27/04/2026
*Bergerie Galoya : la visite de Sonko au carrefour de l’élevage et de l’espoir*
À la FIARA, au milieu de l’effervescence des stands, des innovations agricoles et de la fierté de notre terroir, j’ai vécu un moment que je considère comme particulièrement fort dans mon parcours d’éleveur : la visite du Premier ministre Ousmane Sonko au stand des Bergeries Galoya.
Ce fut pour moi bien plus qu’une visite protocolaire. C’était l’occasion de présenter, à l’une des plus hautes autorités du pays, le fruit de longues années de passion, de sacrifices et de conviction autour de l’élevage comme moteur de transformation sociale.
Lorsque je lui ai remis mon ouvrage « Une vie pour l’élevage », j’ai observé avec intérêt son réflexe immédiat : il a ouvert le livre presque spontanément et s’est arrêté sur la page 151, dans la cinquième partie intitulée « Une niche pour les jeunes ». J’y ai vu un symbole fort. Comme si, naturellement, son attention se portait vers cette dimension essentielle de mon combat : faire de l’élevage une voie d’avenir pour notre jeunesse.
Ses mots m’ont profondément marqué :
« Abou Kane, je vais lire ton livre rapidement car j’ai ouvert et je suis tombé sur une partie qui m’intéresse beaucoup. »
À cet instant, j’ai ressenti une immense satisfaction. Car cette partie de mon livre est sans doute l’une des plus importantes. Elle raconte comment l’élevage du Ladoum peut offrir à des jeunes sans grands moyens une véritable opportunité économique, capable de rivaliser avec les illusions de l’émigration.
À travers Galoya, j’ai toujours voulu démontrer qu’un jeune Sénégalais peut partir de presque rien, investir avec discipline, apprendre avec rigueur, et bâtir progressivement un avenir solide. Les exemples de Moussa Yade et de Ngagne Diene ne sont pas de simples anecdotes. Ils incarnent la preuve vivante que l’élevage peut devenir un ascenseur social.
Le Premier ministre n’a donc pas seulement visité une bergerie. Il a découvert une vision. Celle d’un secteur capable de créer des emplois, de stimuler des activités annexes, de renforcer notre souveraineté alimentaire et d’offrir une réponse concrète au chômage des jeunes.
Cette rencontre m’a conforté dans une certitude : l’élevage ne doit plus être perçu comme une activité traditionnelle limitée, mais comme une véritable industrie nationale en devenir.
À la FIARA, Galoya a présenté ses plus beaux sujets, certes, mais surtout une ambition. Celle de montrer que derrière chaque Ladoum d’exception se cache une économie, un savoir, une discipline et parfois même le destin transformé d’un jeune.
Recevoir l’attention du Premier ministre sur cette vision constitue pour moi un encouragement majeur. Cela signifie que le plaidoyer pour faire de l’élevage une niche stratégique pour la jeunesse sénégalaise trouve désormais un écho au sommet de l’État.
Je reste convaincu que notre pays possède, dans ses terres, son savoir-faire et sa jeunesse, des ressources immenses. Il nous appartient de les organiser, de les moderniser et de leur donner toute leur valeur.
*Abou Kane*