25/07/2019
Bonjour à vous,
Comment je m’appelle ? En fait je ne m’appelle pas car je n’ai pas assez vécu pour ça.
Alors disons que je suis Némo, ce qui veut dire personne en grec.
Je vous raconte :
Je suis né il y a dans les 3 semaines environ. J’étais un joli chaton.
Je ne me souviens pas bien du début de ma vie.
Ce matin, 24 juillet, une dame de l’association chats là là m’a trouvé, pas bien du tout au lotissement du champ fleuri.
Que s’est-il passé ? Je ne sais pas bien car je suis, ou plutôt j’étais trop petit.
Je sais que j’avais faim, j’avais soif et c’est bizarre mes pattes de derrière ne me portaient plus. J’avais tellement envie de vivre, de grandir, de jouer, de manger, de ronronner, de câliner …
Mais un gros sauvage en a décidé autrement : quand on m’a amené immédiatement chez le docteur-chat, on a vu que j’avais reçu des plombs, de la chevrotine parait-il, dans ma colonne vertébrale.
Ma moelle épinière était brisée, mes pattes arrières à jamais paralysées. Alors le docteur-chat m’a endormi, pour toujours …
C’est ce qu’on pouvait faire de mieux pour moi ! Et pourtant j’avais tellement envie de vivre, de profiter du soleil, de la pluie, de tout ce qui est beau et bon !
Victor Hugo dans son poème l’Aiglon écrivait que « le berceau touche à la tombe » , ben dites-moi, ça se touchait vraiment très beaucoup pour moi !
Et je sais que je ne suis pas le seul !!!!!!!
Qui peut tirer au fusil sur un chaton d’un mois à moins d’être gravement débile ????
Moi, Némo, je clame haut et fort que si ce sont nous, chats, chiens, furets, chevaux, moutons ou autres que vous appelez des bêtes, qu’êtes-vous les humains ?? ? Certainement pas humains quoique vous prétendiez.
Alors avec mes amis de l’association chats là là, je lance un appel pour que vous aidiez à stériliser mes congénères, que vous nous protégiez car nous avons un rôle dans l’écosystème et aider à l’équilibre d’une planète qui va de plus en plus mal. Que vous dénonciez les excités de la gâchette et les adeptes de la solution finale.
Je suis parti, vraiment trop tôt, vers le paradis des chats, mais je vous en supplie, arrêtez votre voisin et son fusil, arrêtez cette tuerie épouvantable, il y a d’autres solutions, entre autre la stérilisation pour éviter la surpopulation de mon espèce.
Et puis, pensez bien à informer, que même si les meurtriers ne sont pas toujours pris, ils le sont assez souvent, et risquent au minimum 2 ans de prison ferme et au moins 30 000€ d’amende.
L’association chats là là, avec l’aide d’associations nationales, va porter plainte pour moi pour que jamais, plus jamais on enlève l’avenir d’un chaton d’à peine un mois.
Je vous en prie, soyez solidaires pour arrêter ce massacre et trouver des solutions respectueuses pour nos deux espèces.
Je vous dédie un ronron, que je commençais à peine à expérimenter.
Némo le chaton lâchement assassiné au lotissement champ fleuri
Bonsoir à lire avant de critiquer l euthanasie du chaton Némo!!!!
Le chaton a été emmené en urgence à la clinique vétérinaire de Nyons.
La plaie causée par les plombs commençait à cicatriser, le chaton a dû être blessé 2 ou 3 jours avant que nous le découvrions.
La vétérinaire a fait une radio de la partie lésée afin de se rendre compte des possibilités de soins.
Il s’est avéré que la moelle épinière et les nerfs sciatiques étaient sectionnés. Vu qu’il n’avait plus aucune sensation ni possibilité de mouvement sur le bas du corps, la vessie et les intestins étaient distendus car il ne pouvait pas faire ses besoins. Si nous ne l’avions pas trouvé il serait mort de septicémie dans d’intenses souffrances.
A supposer que nous ayons trouvé une bonne âme qui aurait voulu l’adopter. Il aurait fallu lui masser vessie et intestins plusieurs fois par jour pour lui faire évacuer urine et selles.
En prenant de l’âge, le haut de son corps aurait atteint une taille adulte mais le bas de son corps serait rester celui d’un chaton d’1 mois.
De plus la circulation du sang ne se faisant que difficilement, il aurait fallu également le masser plusieurs fois par jour. Il serait mort jeune d’une embolie en raison de sa paraplégie.
L’association chats là là soigne avant tout les chats errants mais à un certain moment, il y a la dignité de l’animal en jeu, sa souffrance et l’euthanasie, qui bouleverse tous les bénévoles, est la mesure la plus charitable et respectueuse pour l’animal concerné.