04/12/2025
Être éleveur de Bergers Australiens, c’est un peu comme être le gérant d’une boutique de luxe où les clients entrent en demandant :
“Vous auriez le même modèle… mais en bleu merle, yeux bleus, queue longue, et si possible livré avec le mode d’emploi anti-bêtises ?”
Élever des Aussies, c’est aussi vivre dans un documentaire animalier permanent :
là où les chiots merles sont admirés comme des étoiles de cinéma, pendant que les petits noirs tricolores, eux, sont les acteurs talentueux qu’on oublie au casting parce qu’ils n’ont pas “les yeux de la bonne couleur”.
Et pendant que les gens rêvent du combo ultime “merle + yeux bleus”, toi, éleveur, tu sais que les vrais trésors sont parfois ces chiots sobres, élégants, avec un cœur plus grand que leur caboche et une capacité à aimer qui ferait rougir la Lune elle-même.
Bien sûr, l’éleveur d'Aussies doit être multitâche :
mi-psychologue (“Non madame, un Aussie n'est pas une déco assortie au canapé”),
mi-négociateur (“La queue longue ne rajoute pas 20 points d’obéissance”),
mi-magicien (“Oui, je fais disparaître le pipi… souvent malgré moi”).
Et quand un visiteur demande le chiot parfait “bleu merle, deux yeux bleus symétriques svp”, tu te sens un peu comme un vendeur de licornes :
tu t’attends à devoir expliquer que oui, c’est joli, mais non, ça ne détermine ni l’intelligence, ni la gentillesse, ni la capacité à ne pas manger les chaussures.
Mais malgré tout, être éleveur de Bergers Australiens, c’est vivre chaque jour un festival d’amour en HD,
une tornade de joie à poils longs,
un feu d’artifice d’émotions, de câlins, de roulades dans la boue et de regards malicieux.
Parce qu’au fond, qu’ils soient merle, noir, rouge, yeux bleus, marrons, vairons, queue longue, queue courte…
un Aussie reste toujours un Aussie :
un cœur ambulant, un sourire sur pattes,
et le seul animal capable de transformer ton salon en zone sinistrée et ton cœur en chamallow en moins de trois secondes.
Ps: le texte n’est pas de moi mais d’un autre élevage.