27/04/2026
Il y a dans l’élevage, une part de lumière que l’on choisit, et une part d’ombre que l’on subit. On s’engage avec le cœur, avec l’espoir de voir naître, grandir, s’épanouir… et parfois, malgré toute l’attention, les soins, les nuits sans sommeil, la vie ne tient qu’à un fil trop fragile.
Perdre un poulain à la naissance, c’est une épreuve brutale et injuste. C’est ce moment où tout ce qui devait être promesse devient silence. On se refait chaque geste, chaque décision, en cherchant une explication qui souvent n’existe pas. Mais la vérité, aussi dure soit-elle, c’est que certaines pertes échappent à tout contrôle, même aux mains les plus expérimentées et les plus dévouées.
Ce chagrin-là est à la hauteur de l’investissement, de l’attente, et de l’amour porté à nos animaux. Il dit aussi quelque chose de profondément vrai : on ne fait pas ce métier à moitié. On y met tout.
Avec le temps, la douleur s’apaise un peu, sans disparaître totalement. Et c’est souvent elle qui rappelle pourquoi on continue malgré tout : pour ces instants de vie, rares et précieux, qui donnent du sens à tout le reste.
Le 26 avril comme prévu à 6h30, Giselle a pouliné mais pas comme le fait si souvent et si bien la nature, le poulain a souffert au cours de l'expulsion et est né en détresse respiratoire, il n'a survécu que quelques heures malgré les soins d'urgence vétérinaire. On a tout tenté mais cette fois la vie nous a échappé.
Giselle va mieux aujourd'hui mais nous a fait peur aussi. Elle se remet et c'est ce qui me redonne un peu d'espoir.
Merci à ceux qui nous ont aidé et rendu service dans cette épreuve.
Une autre petite 🌟 est dans le ciel 😪