19/03/2026
Vous vous réveillez d’un coup, sans bruit familier. Pas de téléphone. Pas de télévision. Pas d’internet. Rien pour remplir le vide. Juste vous… et cet espace autour de vous.
Vous vous levez. L’air est immobile, toujours le même. Vous faites quelques pas, puis d’autres. Rapidement, vous comprenez : vous avez déjà fait le tour. Vous recommencez quand même. Peut-être que quelque chose va changer.
Mais rien ne change.
Vous regardez au loin. Toujours le même décor. Les mêmes détails, encore et encore. Rien de nouveau à explorer, rien à découvrir.
Votre corps est éveillé, prêt à bouger, mais votre monde est trop petit.
Alors vous marchez. Encore.
Vous tournez. Vous vous asseyez. Vous vous relevez. Impossible de tenir en place. Il y a cette tension en vous, diffuse, qui ne redescend pas.
Le temps s’étire.
Un bruit au loin. Vous vous figez. Votre attention explose d’un coup. Enfin quelque chose. Vous vous rapprochez, vous tendez tout votre être vers ce mouvement, ce son, cette vie qui passe… mais ce n’est pas pour vous.
Ça disparaît aussi vite que c’est venu.
Le silence retombe. Plus lourd.
Vous ressentez ce manque sans pouvoir le nommer. Ce besoin de bouger, de voir autre chose, de croiser du mouvement, de vivre autre chose que cette boucle sans fin.
Vous attendez.
Quand enfin quelqu’un vient, tout s’allume. Vous donnez tout, d’un coup. L’énergie, la joie, l’envie. Peut-être que cette fois…
Mais ça s’arrête vite.
Trop vite.
Et vous vous retrouvez à nouveau seul, avec ce trop-plein qui n’a nulle part où aller.
Alors vous recommencez à marcher.
Parce que vous n’avez rien d’autre à faire.
Vous n'êtes pas dans un cauchemar, juste dans la tête d'un chien qui ne sort jamais de chez lui...
Là où rien n'arrive...