Maxime Christophe - Vétérinaire

Maxime Christophe - Vétérinaire Spécialisé en bovins et équins, pour une pratique alliant proximité, disponibilité et confiance.

Petite période plus calme dans l’activité de vétérinaire rural, puisque les agriculteurs sont affairés autour de la cult...
03/09/2026

Petite période plus calme dans l’activité de vétérinaire rural, puisque les agriculteurs sont affairés autour de la culture du lin!

Alors, de notre côté, s’il y a du temps libre, on peaufine nos connaissances!

Bon courage dans le travail de plaine 💪🏻🚜

31/07/2026

Sous un soleil de plomb, le vétérinaire Jeroen Hannes, réalise sa tournée rurale. Il se déplace dans les fermes et chez les particuliers pour soigner vaches, chevaux etc... Immersion dans le quotidien d’un professionnel pas tout à fait comme les autres.
➡️ https://l.lamontagne.fr/rYL

Vision encore très juste d’un problème d’actualité.Pas de gestation sans IA, la gestion de la problématique est plus com...
25/07/2026

Vision encore très juste d’un problème d’actualité.

Pas de gestation sans IA, la gestion de la problématique est plus complexe! Réfléchissons au moyen de modérer l’impact de la chaleur dans nos troupeaux.

"Avec ces chaleurs, est-ce que ça vaut vraiment le coup d'inséminer ?"

Vous êtes plusieurs à m'avoir posé la question ces derniers jours.
(Et je comprends tout à fait pourquoi)

Alors, je pense que oui.

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit 😉
Ce n'est pas parce que le stress thermique a peu d'impact sur la reproduction... bien au contraire !

On pense souvent aux chaleurs moins visibles.
C'est vrai : les vaches expriment moins leurs chaleurs, ce qui complique leur détection.

Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

Le stress thermique agit bien avant l'insémination.
Il perturbe le fonctionnement du follicule, augmente le stress oxydatif et diminue progressivement la qualité de l'ovocyte. Et même si la fécondation a lieu, les premiers jours du développement embryonnaire sont eux aussi très sensibles à la chaleur.

👉 Résultat : moins de gestations et davantage de pertes embryonnaires précoces.

Et attention : les effets d'une canicule ne s'arrêtent pas lorsque les températures redescendent.
Le follicule qui ovule aujourd'hui a commencé son développement il y a environ trois mois.
Les conséquences les plus marquées concernent souvent les follicules qui arriveront à ovulation dans les 4 à 6 semaines suivant un épisode de fortes chaleurs.
C'est aussi pour cela que les résultats de reproduction mettent souvent plusieurs semaines à revenir à la normale.

Alors, faut-il arrêter d'inséminer ?
Je ne pense pas.
Oui, les chances de réussite diminuent.
Mais une vache qui n'est pas inséminée n'a, elle, aucune chance d'être gestante.

L'enjeu n'est donc pas de suspendre les inséminations, mais de limiter autant que possible les effets du stress thermique : ombre, ventilation, aspersion... Aujourd'hui, ce sont les mesures dont l'efficacité est la mieux démontrée pour préserver les performances de reproduction.
En fait, le meilleur traitement du stress thermique reste... de ne pas laisser les vaches avoir trop chaud.

Et au milieu de tout ça... on n'oublie pas les taries !
Les ovocytes qui ovuleront après le vêlage sont déjà en train de se développer pendant le tarissement. Une bonne gestion du stress thermique à cette période est donc aussi un investissement pour la reproduction des mois à venir.

Petit schéma pour résumer les périodes les plus sensibles 👇

--
Juliette Chauvet, vétérinaire
Rurale Vision
J'accompagne les vétérinaires à développer leurs services de suivi de reproduction en élevages bovins laitiers et allaitants.

Nous sommes équipés pour vos suspicions de Dictyocaulose! 🪱🔬
27/06/2026

Nous sommes équipés pour vos suspicions de Dictyocaulose! 🪱🔬

À nous vétérinaires de demain de prendre le pas! 👊
25/06/2026

À nous vétérinaires de demain de prendre le pas! 👊

🐮💻 𝗟𝗲 𝗻𝘂𝗺𝗲́𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗹𝗲𝘃𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗯𝗼𝘃𝗶𝗻𝘀 !
Colliers connectés, robots de traite, détecteurs de vêlage, caméras, intelligence artificielle... Ces technologies génèrent une quantité considérable de données qui transforment progressivement le travail des éleveurs et des vétérinaires.
𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿, 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲𝘇 :
✔️ Comment les outils connectés peuvent enrichir le diagnostic ;
✔️ Les nouvelles possibilités de suivi sanitaire des troupeaux ;
✔️ Les promesses de la médecine prédictive ;
✔️ Les applications numériques utilisées par les praticiens ;
✔️ Les avancées et les limites de la télémédecine vétérinaire ;
✔️ Les questions éthiques et réglementaires qui accompagnent cette révolution technologique.
Une plongée au cœur de l'élevage connecté et de la médecine vétérinaire de demain.
👉 https://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/article/n-2129/outils-numacriques-en-aclevage-enjeux-pour-la-pratique-rurale.html

17/06/2026

⚠️ L’œil blanc chez vos bovins : attention à la Kératoconjonctivite (KCIB) ! ⚠️
Avec le retour de l’été, vous avez peut-être remarqué des génisses ou des vaches avec un œil qui pleure ou qui devient tout blanc. Il s’agit souvent de la Kérato-conjonctivite Infectieuse Bovine (KCIB), une maladie de l'œil très fréquente et contagieuse.
🧐 Comment la reconnaître ?
La maladie évolue souvent en plusieurs phases :
1. L’œil qui pleure : Un larmoiement abondant et un animal qui craint la lumière (il ferme souvent l’œil).
2. La tache blanche : Un petit point blanc apparaît sur l’œil ; c’est un ulcère de la cornée.
3. L’aggravation : L’œil devient totalement opaque (blanc/bleu), voire très rouge. À ce stade, la douleur est intense : l’animal mange moins, s’isole et sa production chute.
🪰 Comment ça s’attrape ?
Le coupable est une bactérie (Moraxella bovis). Les mouches sont les principales responsables de sa propagation d'un animal à l'autre. Les rayons UV, la poussière ou les irritations (paille, herbes hautes) facilitent aussi l'installation de la maladie.
🛠️ Les bons réflexes à adopter :
• Isoler les malades : Pour limiter la contagion et les protéger des mouches.
• Mettre à l’ombre : La lumière du soleil augmente la douleur.
• Protéger : L’utilisation de masques oculaires (type chevaux) peut aider à protéger l’œil du vent, du soleil et des insectes.
• Agir vite : Plus le traitement est précoce, plus la guérison est rapide et sans séquelles (cicatrices blanches définitives ou cécité).
💊 Quels traitements ?
Il existe plusieurs solutions efficaces que nous pouvons mettre en place ensemble :
• Antibiotiques : Par voie générale, locale (pommade) ou par injection sous la paupière pour une action prolongée.
• Gestion de la douleur : L'utilisation d'anti-inflammatoires est vivement recommandée pour le bien-être de l'animal et le maintien de sa production.
🛡️ La prévention : la clé du succès !
1. Lutte contre les mouches : C'est le pilier n°1 ! Utilisez des insecticides (et/ou des répulsifs) dès le début de la saison et gardez les abords des bâtiments propres.
2. Vigilance : Surveillez particulièrement les jeunes animaux en pâture.
3. Vaccination : Dans les élevages très touchés, des autovaccins peuvent être envisagés après une analyse bactériologique.
📞 Un doute sur un animal ? N'attendez pas que l'ulcère s'aggrave, contactez le cabinet pour un diagnostic et un traitement adapté !
Source : Deslandes D. et Senet A., « La kératoconjonctivite infectieuse bovine (KCIB) : rappels et traitement médical », Bulletin des GTV, n°108, 2022

Petit pic à nos confrères canins 😅💪🏻💪🏻
27/05/2026

Petit pic à nos confrères canins 😅💪🏻💪🏻

Lors d’une césarienne réalisée en pleine nuit dans le Charolais, Vincent, vétérinaire rural, aurait accidentellement déclenché sa montre Garmin sans s’en rendre compte.

Le lendemain matin, il découvre avec stupeur que son activité a été automatiquement publiée sur Strava :
“Césarienne nocturne – 45 min”
FC moyenne : 152 bpm
Pic à 178 pendant l’extraction
Charge d’entraînement : EXCESSIVE
Récupération conseillée : 72h

Mais le plus surprenant reste ailleurs : l’activité récolte plusieurs centaines de kudos en quelques heures.
“Au début je pensais que c’était des confrères qui se foutaient de moi… puis j’ai vu des commentaires comme : gros cardio dans la dernière poussée 💪ou super gestion de l’effort sur la sortie du veau.”
Très vite, le phénomène prend de l’ampleur.
Des vétérinaires ruraux commencent à publier :
• des vêlages compliqués,
• des retournements de caillette,
• ou encore des “urgences sous pluie avec terrain gras”.

Strava aurait même créé discrètement plusieurs segments :
“Césarienne Express”
“Vêlage nocturne”
“Corps étranger XL”

Mais un conflit inattendu est rapidement apparu entre vétérinaires ruraux et canins.
Selon plusieurs sources, de nombreux vétérinaires canins auraient tenté à leur tour de publier leurs chirurgies sur Strava… sans succès.
Le problème : les montres détecteraient une activité physique “insuffisante”.

“J’ai fait trois stérilisations et une masse mammaire aujourd’hui. Ma Garmin m’a demandé si je voulais enregistrer une sieste”, témoigne Gabriel, vétérinaire dans le Sud-Ouest.
Heureusement pour lui, les corps étrangers digestifs permettraient encore “de sauver un peu les statistiques”.

“Sur un Labrador qui a mangé une b***e de tennis, tu peux aller chercher une zone cardio correcte si ça se complique un peu.”
Chez Garmin, les ingénieurs reconnaissent des difficultés :

“Nos systèmes ont du mal à différencier une chirurgie canine d’un utilisateur immobile devant Excel.”

Face à la polémique, plusieurs vétérinaires canins auraient commencé à :
• faire des squats pendant les anesthésies,
• courir chercher volontairement du matériel oublié,
• ou monter les escaliers avant de refermer afin “d’améliorer les stats cardio”.

Un praticien aurait même été surpris en train de faire des fentes dans le chenil afin d’atteindre sa zone 2 avant synchronisation Strava.

Face au succès inattendu du phénomène, Vetodit, cabinet vétérinaire spécialisé dans l’audit et l’expertise terrain, aurait annoncé un partenariat stratégique avec Strava.
Objectif : identifier plus facilement les vétérinaires “réellement opérationnels en montagne”.
“Avant, on regardait les CV. Maintenant on regarde directement les D+ sur les vêlages hivernaux”, explique un consultant.

11/05/2026

Il est 5 heures du matin.
Le téléphone sonne dans le noir complet. Pas la sonnerie agressive d’un smartphone moderne avec cinquante notifications inutiles. Non. Le vrai téléphone de garde. Celui qui sonne rarement pour rien. Celui qui, quand il retentit, signifie qu’un type quelque part vous attend vraiment.

Je décroche à moitié endormi.

— « Philippe ? C’est Thierry… la blonde elle a fait une torsion. Je crois qu’on est mal. », avec son accent du sud ouest !

Dans la voix, il n’y a ni agressivité, ni revendication, ni menace de Google Avis. Juste un homme inquiet pour sa vache.

Je me lève.
Maison froide. Carrelage glacé sous les pieds. Je passe le pull, les bottes encore pleines de terre séchée de la veille. Le café attendra. À cette époque-là, on ne faisait pas un “acte”. On allait aider quelqu’un.

Je monte dans la voiture.
La campagne dort encore. Les phares découpent les haies, les champs humides, les routes étroites du Tarn. Dans la caisse derrière, ça cogne un peu : les flacons de perfusion, les cordes, les gants, le matériel de vêlage.

Et puis le jour commence doucement à sortir du noir.
Le soleil monte derrière les collines. Cette lumière pâle des matins d’hiver. Les toits mouillés. La buée sur le pare-brise. Le monde se réveille lentement pendant qu’on va tirer un veau.

J’arrive à la ferme.

Thierry est déjà là, veste ouverte, cure dents au bec, fatigué mais content de vous voir.

— « Ah Philippe cette p**e elle a fait une torsion… », le tutoiement est chaleureux et sent le respect.

Le vrai langage paysan. Pas méchant. Brut. Vivant.

On rentre dans l’étable.
La chaleur animale vous saute au visage. L’odeur du fumier, du foin humide, de la vapeur qui sort des naseaux. La vache souffle, couchée, épuisée.

Je mets les gants en plastique jusqu’aux épaules.

Le diagnostic vient vite : torsion utérine. Le veau est mal engagé. Ça ne sortira jamais comme ça.

Et là, il y a ce moment très humain que seuls les vétos ruraux connaissent.
Vous avez appris ça. Vous l’avez déjà fait. Mais devant l’animal, dans le concret, avec 700 kilos qui poussent contre votre bras… vous vous dites intérieurement :

« Bon… c’est dans quel sens déjà ? »

Alors on réfléchit deux secondes. Pas plus.
Puis on y va.

On saisit le veau au niveau du cou.
On force.
On pousse.
On tourne.
Le dos casse. Les bottes glissent. Thierry pousse avec vous. On transpire déjà alors que le soleil n’est même pas levé.

Et puis soudain…

Ça passe.

On sent l’utérus se détordre sous les mains.
Instant magique. Instant physique. Presque artisanal.

Alors on met les lacs sur les pattes du veau.
La vêleuse est installée doucement. Pas comme des sauvages. On accompagne. On tire au bon moment.

Et le veau sort enfin.

Vivant.

Toujours ce silence d’une demi-seconde après l’extraction.
Le moment où tout le monde regarde si ça respire.

Puis le veau secoue la tête.

Et là… tout le monde sourit.

La vache est debout quelques minutes après. Pas détruite. Pas ouverte. Pas massacrée. Travail propre.

Et évidemment… on va boire le café.

Ça faisait partie du soin.

La maison se réveille doucement.
La femme de Thierry arrive en robe de chambre. La fille descend les escaliers. Ça sent le café noir, le lait chaud, le pain grillé.

On s’assoit autour de la table.

On refait le monde.
On parle des récoltes, des voisins, de la pluie qui manque, des vêlages de l’année dernière, des enfants qui grandissent.

Et surtout… il y a cette sensation simple :

Le travail est fait.

Pas “optimisé”.
Pas “rentabilisé”.
Pas évalué par une note sur internet.

Fait.

On s’est levés tôt.
On a aidé une bête.
On a aidé une famille.
On a utilisé nos mains, notre expérience, notre fatigue et un peu de jugeote.

Et les gens étaient reconnaissants.

La relation était plus saine parce qu’elle était réelle.
Le vétérinaire n’était pas un “prestataire interchangeable”. Il faisait partie de la vie du village. On connaissait les histoires familiales, les difficultés financières, les drames, les réussites. Les clients savaient aussi qu’à 5 heures du matin, quand ils appelaient, quelqu’un quittait son lit pour venir.

Il y avait du respect mutuel parce qu’il y avait une conscience mutuelle de l’effort.

La médecine rurale était rude, fatigante, parfois ingrate physiquement… mais humainement, elle était souvent beaucoup plus simple et beaucoup plus profonde.

On ne parlait pas de “charge mentale”, de “parcours client”, de “gestion d’image”.
On faisait le boulot. Ensemble.

Et parfois, au lever du soleil, autour d’un café brûlant après un vêlage difficile… on avait simplement le sentiment d’être exactement à la bonne place.

10/05/2026

📌𝗗𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲
👩‍⚕️🐄 « La rurale, ce n’est 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝗺𝗲́𝘁𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 » : vraiment ?
Une enquête réalisée en 2025 auprès de plus de 1 000 éleveurs montre que la majorité ne fait pas de différence entre un vétérinaire homme ou femme. Et lorsqu’une préférence existe, elle est souvent… en faveur des femmes vétérinaires !
Malgré les idées reçues sur la pénibilité du métier ou les contraintes horaires, 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻 𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗰𝗹𝗶𝗰𝗵𝗲́𝘀 𝗻𝗲 𝗹𝗲 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿.
👉 Une étude qui remet en question de nombreux préjugés sur la profession vétérinaire en élevage.
https://www.lepointveterinaire.fr/publications/la-semaine-veterinaire/article/n-2123/femmes-vactacrinaires-qu-en-pensent-les-acleveurs.html
💬 Qu’en pensez-vous ? Avez-vous constaté une évolution des mentalités sur le terrain ?

💥Tu es veto et tu sais que la rurale y’a que ça de vrai ! Viens nous voir ! 💥
08/05/2026

💥Tu es veto et tu sais que la rurale y’a que ça de vrai ! Viens nous voir ! 💥

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