31/03/2026
Stop aux reproches systématiques envers les associations lorsqu’elles refusent une prise en charge :
Non, ce n’est pas à elles d’assumer seules la gestion des chats errants. La loi est claire : ce sont les communes qui en ont la responsabilité.
👉 L’article L.211-24 du Code rural impose au maire de gérer les animaux en divagation.
👉 L’article L.211-27 prévoit la capture, la stérilisation et l’identification des chats libres sous autorité municipale.
👉 Et tout cela doit se faire dans le respect du bien-être animal (article L.214-1).
Donc quand une situation vous choque : tournez-vous en priorité vers votre mairie.
Ce réflexe est essentiel car il permet aussi aux élus de prendre pleinement conscience de l’ampleur de la misère féline sur leur territoire. Sans remontées de terrain, le problème reste invisible… et donc trop souvent ignoré.
Et si la commune ne fait rien ? Saisissez le procureur de la République.
Les élus doivent agir. Ils ont un rôle central et obligatoire dans la gestion des populations animales sur leur territoire. Cette responsabilité n’est ni facultative ni transférable intégralement aux associations.
Par ailleurs, il est important de comprendre que les associations fonctionnent majoritairement grâce aux dons et à l’engagement bénévole. Elles ne disposent pas systématiquement de refuges ni de structures d’accueil adaptées et leurs moyens financiers sont limités.
Dès lors, s’interroger sur ce que « font les associations » mérite d’être élargi : au-delà du signalement, chacun peut contribuer, que ce soit en soutenant les collectes, en participant aux actions locales ou en apportant une aide concrète.
La protection animale est une responsabilité collective, qui repose à la fois sur les pouvoirs publics et sur l’implication citoyenne.