01/06/2026
Je ne voyage pas au hasard.
Je ne choisis pas une destination parce qu'elle est à la mode, parce qu'elle est "instagrammable" ou parce qu'elle apparaît dans les catalogues de voyage.
J'aime que mes choix aient du sens.
Cette année, nous avons choisi El Hierro, la plus petite des Canaries, classée Réserve de Biosphère par l'UNESCO.
Pourquoi ?
Parce que cette île porte des valeurs qui résonnent profondément avec les miennes.
Des valeurs que j'essaie déjà d'appliquer chaque jour auprès de mes chevaux, dans ma pension comme dans le développement d'Hippo'Mets :
👉 Comprendre plutôt qu'exploiter.
👉 Observer plutôt qu'imposer.
👉 Travailler avec le vivant plutôt que contre lui.
Je suis convaincue que l'on protège mieux ce que l'on connaît réellement.
Alors plutôt que de simplement "consommer" un voyage, nous allons prendre le temps de découvrir un écosystème exceptionnel, de randonner, d'observer, de plonger dans une réserve marine protégée et de comprendre comment l'Homme peut cohabiter avec la nature sans chercher à la dominer.
C'est aussi un voyage particulier pour notre fille qui souhaite devenir biologiste marine.
Nous allons y passer notre Niveau 1 de plongée en famille, au cœur d'un environnement préservé où la protection des océans n'est pas un slogan mais une réalité quotidienne.
Et puis, il y a une autre réalité que j'assume pleinement :
Depuis bientôt dix ans, ma vie tourne autour des chevaux 365 jours par an.
Une pension ne ferme jamais.
Les chevaux ont besoin de nous tous les jours, quelles que soient la météo, la saison ou les circonstances.
Cette vie m'apporte énormément, mais elle demande aussi une concentration, une implication et une disponibilité permanentes.
Alors une fois par an, j'ai besoin de partir ailleurs pour mieux revenir.
J'ai besoin de voir autre chose.
J'ai besoin de découvrir d'autres paysages.
J'ai besoin de nourrir ma curiosité.
Et oui, j'ai aussi besoin, pendant quinze jours, de ne pas voir un seul cheval.
Non pas parce que je les aime moins.
Mais parce que cette parenthèse me permet de revenir avec encore plus d'envie, d'énergie et d'idées pour eux.
Finalement, que l'on parle d'un troupeau de chevaux dans le Gers ou d'une réserve marine au milieu de l'Atlantique, la philosophie reste la même :
Le vivant n'est pas quelque chose que l'on contrôle.
C'est quelque chose que l'on apprend à comprendre, à respecter et à accompagner.
Et c'est probablement l'une des plus belles leçons que la nature puisse nous offrir.