Au paradis du vieux sabot

Au paradis du vieux sabot L’écurie active / Paddock Paradise constitue un mode de logement alternatif.

Ici, le cheval 🐴 retrouve sa vraie nature.
🌸 Vie en troupeau, liberté, foin à volonté, alimentation sans céréales. 🌿
J’accorde à chacun une attention quotidienne, physique et émotionnelle, pour une vie équilibrée, respectueuse et sereine 💚 Le principe de l’écurie active / Paddock Paradise a pour objectif d’offrir aux chevaux un cadre de vie qui correspond à leurs besoins naturels fondamentaux tou

t en facilitant le travail des personnes qui entretiennent les écuries. Le principe consiste à héberger les chevaux en groupe pour qu’ils expriment leurs comportements sociaux et à réguler leur alimentation de façon à ce que celle ci soit répartie sur l’ensemble de la journée. Les chevaux restent libres de leur déplacement mais sont incités par un agencement judicieux de l’écurie active / Paddock Paradise à marcher sur des distances comparables à celles observées à l’état naturel. L’ambiance d’une écurie active / Paddock Paradise est calme car les chevaux ne se battent pas pour l’accès à la nourriture ils gardent une activité physique régulière mais en douceur et un super moral.

🌍 **Retour d'El Hierro : une leçon d'adaptation**Je reviens de vacances sur cette petite île des Canaries — 12 000 habit...
27/08/2026

🌍 **Retour d'El Hierro : une leçon d'adaptation**

Je reviens de vacances sur cette petite île des Canaries — 12 000 habitants, un sol volcanique aride, peu d'eau. Et pourtant : des vaches, des chèvres, des moutons, et même 3 chevaux qui y vivent, s'y nourrissent, s'y sont adaptés depuis des générations, sur une terre qui n'a rien de généreux au premier abord.

Ça m'a fait réfléchir, forcément, en tant que professionnelle qui pense en permanence protection du troupeau et plantations dans mon environnement.

On s'acharne souvent à vouloir replanter des essences dites "autochtones", celles qui correspondaient au climat d'avant. Mais ce climat d'avant, il ne reviendra pas. Alors pourquoi ne pas anticiper plutôt que réparer ? Pourquoi ne pas regarder du côté des espèces méditerranéennes, habituées aux sols arides et aux étés brûlants, plutôt que de s'obstiner sur des variétés qui vont continuer à souffrir année après année ?

🌳 **Mes pistes actuelles pour le bosquet brise-vent**

Je me projette déjà concrètement sur une structure en triangle, pensée comme un vrai rempart progressif face au vent d'ouest :

- **1er rang (côté ouest, le rempart)** : pin pignon, micocoulier — ce sont eux qui encaissent le choc initial
- **2e ligne de défense** : orme champêtre, aubépine — enracinement profond, bois souple ou épineux
- **Corps du bosquet** : charme, tilleul argenté — déjà à l'abri partiel des deux premières lignes
- **Sous-strate** : cornouiller mâle — profite de l'ombre et de l'abri de la canopée naissante
- **Pointe est (zone la plus calme)** : caroubier, olivier — là où le vent est le plus atténué une fois qu'il a traversé tout le bosquet

⚠️ C'est une réflexion qui mérite clairement d'être creusée — je ne prétends pas avoir toutes les réponses, et il faudra du temps pour valider ce qui prend vraiment sur mon sol argilo-calcaire. Mais la direction me semble claire : anticiper plutôt que subir.

À suivre. 🌱

Les vacances approchent et je pars me ressourcer un peu ! Je serai injoignable du 14 août au 31 août, avant de revenir e...
11/08/2026

Les vacances approchent et je pars me ressourcer un peu ! Je serai injoignable du 14 août au 31 août, avant de revenir en pleine forme le 1er septembre. 🌴

LA DÉSHYDRATATION, ÇA NE SE VOIT PAS TOUJOURS DANS L'ABREUVOIR 💧"Il a de l'eau, donc il va bien."Non. Voir un cheval boi...
06/08/2026

LA DÉSHYDRATATION, ÇA NE SE VOIT PAS TOUJOURS DANS L'ABREUVOIR 💧

"Il a de l'eau, donc il va bien."

Non. Voir un cheval boire ne veut pas dire qu'il boit assez. Surtout avec la chaleur qu'on se prend en ce moment.

Ce qui aide vraiment : le foin à volonté. Un cheval qui mâche, salive — et la salivation, c'est un vrai coup de pouce à l'hydratation. Pas juste le ventre plein, c'est la mécanique entière qui tourne.

Le pli de peau, tout le monde connaît. Mais ça ne suffit pas tout seul. Je regarde aussi l'état des muqueuses, le temps de recoloration, et en cas de doute sérieux : la température, apathie, comment sont les yeux, ect. Un signe isolé, on ne panique pas. Plusieurs ensemble, on agit.

Chez moi : râteliers à l'ombre, sel dans les rations + pierre à sel à volonté, abreuvoirs isothermes à niveau constant automatique. Pas d'eau qui stagne, pas d'eau qui cuit au soleil.

Non, "il a de l'eau" n'est pas une réponse suffisante quand on vous demande comment va votre cheval en canicule. L'eau à disposition, c'est le strict minimum. Ce qui compte, c'est ce qu'il en fait — et ça, ça se surveille, ça ne se suppose pas.

Et vous, vous vérifiez comment que vos chevaux sont bien hydratés ? 👇

04/08/2026

🐴 UN BON ALIMENT NE SUFFIT PAS SI LE CHEVAL NE PEUT PAS VIVRE COMME UN CHEVAL.

Je le répète souvent, et je le pense encore plus fort à chaque fois que je regarde mes chevaux dehors : la ration et le mode de vie vont ensemble. On peut donner le meilleur aliment du monde, si derrière le cheval passe 20h par jour au box avec un accès limité au fourrage, quelque chose ne va pas.

Quand un cheval n'a pas un accès continu au foin ou à l'herbe, il peut développer des stéréotypies : tic à l'air, tic à l'appui, tic à l'ours… Ces gestes répétitifs traduisent un mal-être. Mais ce n'est pas tout : ça peut aussi jouer sur l'équilibre digestif, le comportement au quotidien, la relation avec l'humain. Un cheval qui a faim, ou qui a peur de manquer, n'est jamais complètement serein.

Alors chez moi, je cherche un maximum de liberté, avec une organisation pensée selon les saisons 🍂☀️

📅 D'octobre à février : les chevaux ont du foin à volonté, sur piste. L'objectif, c'est de préserver les pâtures pendant que la pousse est à l'arrêt et que le sol est plus fragile.

🌱 De février à octobre : je passe en pâtures tournantes. Les chevaux changent de parcelle régulièrement, parfois au bout de 3 jours seulement, 6 jours maximum, selon l'état de l'herbe. Ce système de rotation permet à l'herbe de repousser dans de bonnes conditions, évite le surpâturage, et donne aux chevaux une herbe de qualité en continu.

⚠️ Cette année est particulière : face à la sécheresse, j'ai fait le choix, exceptionnellement, de retirer les chevaux des pâtures dès fin juin, bien plus tôt que d'habitude. Et clairement, ça m'a fendu le cœur de voir mes prés vides en plein été, alors que d'habitude ils devraient encore y être.

Mais je préfère perdre quelques semaines de pâturage plutôt que de perdre mes prairies pour de bon. Une herbe qui souffre de la chaleur et du manque d'eau, c'est une herbe fragile, presque à bout de forces. Si on continue à la faire brouter dans cet état, on l'achève : elle n'a plus rien pour repartir, et on se retrouve à l'automne avec des zones qui ne repoussent plus, ou pire, envahies de mauvaises herbes à la place. J'ai déjà vu ce scénario chez d'autres, je n'avais pas envie de le vivre chez moi.

Alors oui, ça complique l'organisation, ça veut dire plus de foin à sortir en plein été alors que ce n'est pas prévu au budget ni au planning. Mais je préfère anticiper et "mettre mes prés au repos" un peu plus tôt, plutôt que de les épuiser et de mettre des mois, voire des années, à m'en remettre.

Ce n'est pas juste une question d'organisation pratique : c'est une façon de respecter le rythme naturel du cheval, celui d'un animal fait pour se déplacer et manger presque en permanence, plutôt que par gros repas espacés. Et c'est aussi une façon de respecter le bien-être et l'équilibre des plantes et du sol, sans qui rien de tout ça ne serait possible.

Un cheval bien nourri, c'est un cheval qui a accès à du fourrage en continu ET qui vit dans des conditions qui respectent ses besoins physiologiques. Les deux sont indissociables. 🐎💚

🔬 LE FAMEUX KIT COPRO + MICROSCOPE, ON EN PARLE !Alors là, vous avez été NOMBREUSES à me demander où j'avais acheté mon ...
31/07/2026

🔬 LE FAMEUX KIT COPRO + MICROSCOPE, ON EN PARLE !

Alors là, vous avez été NOMBREUSES à me demander où j'avais acheté mon matériel pour faire mes copros moi-même. Du coup, plutôt que de répondre 50 fois la même chose en MP (mes pouces vous remercient 😅), je centralise tout ici !

Mon matériel :
🔗 Le microscope : https://www.amazon.com/dp/B01MUGKL1U?ref=ppx_yo2ov_dt_b_fed_asin_title
🔗 Le kit de coprologie : https://www.amazon.fr/dp/B001NL9UNS?ref=ppx_yo2ov_dt_b_fed_asin_title&th=1

Petite précision : je ne pourrai pas répondre individuellement à chacune de vos questions sur le sujet (matériel, réglages, dosages...). Ces deux liens contiennent tout ce qu'il faut pour démarrer.

Et LA question qui revient sans cesse : "tu proposes une formation ?"
Non, et c'est important que ce soit clair : je ne suis PAS vétérinaire. Je suis une propriétaire passionnée qui s'est formée en autodidacte parce que ça me tenait à cœur de mieux comprendre la santé parasitaire de mes chevaux. Je ne suis donc pas habilitée à dispenser une formation officielle sur le sujet.

Si vous voulez apprendre sérieusement à faire vos copros, je vous invite à chercher une formation près de chez vous (certains vétérinaires ou associations en proposent). C'est la meilleure garantie d'avoir les bonnes bases !

En tout cas, ravie que ce sujet vous intéresse autant, ça prouve qu'on est de plus en plus nombreux à vouloir sortir du "vermifuge systématique sans réfléchir" 🐴💚

🐴 VERMIFUGE : JE NE FAIS PAS COMME TOUT LE MONDE, ET C'EST VOULUOn me pose souvent la question : "tu vermifuges tous les...
30/07/2026

🐴 VERMIFUGE : JE NE FAIS PAS COMME TOUT LE MONDE, ET C'EST VOULU

On me pose souvent la question : "tu vermifuges tous les combien tes chevaux ?" Ma réponse va peut-être en surprendre certains, parce que chez moi, je ne vermifuge PAS systématiquement. Et ce n'est pas de la négligence, bien au contraire.

Ma méthode à l'écurie :
🔹 1 seul vermifuge chimique par an (Equest Pramox, un duo qui couvre large sur les parasites internes)
🔹 2 coproscopies par an pour évaluer la charge parasitaire réelle de chaque cheval
🔹 Un vermifuge naturel si besoin, en fonction des résultats
🔹 Un ramassage régulier du crottin dans les paddocks (je vous en parlais dans un post précédent, ça change tout sur la pression parasitaire au pré)

Et oui, je fais mes coproscopies moi-même !
Microscope de lycéen acheté 150€, kit de coprologie à environ 100€ commandé aux États-Unis (parce qu'en France, difficile de trouver ce type de kit accessible en vente directe !). Résultat : je peux analyser mes crottins sur place, quand je veux, sans attendre un rendez-vous ni multiplier les frais de labo.

Pourquoi je fais comme ça ?
Un chiffre qui change tout : seulement 20% des chevaux d'un troupeau hébergent environ 80% des parasites. Autrement dit, vermifuger systématiquement TOUS les chevaux revient à traiter inutilement une grande majorité d'entre eux — tout en accélérant les résistances chez les parasites qui survivent.
Le Paturon

La preuve chez moi, sur nos coproscopies du printemps 2025 (24 chevaux testés) :
📊 8 chevaux à 0 OPG, aucun parasite détecté
📊 13 chevaux entre 0 et 150 OPG, aucun traitement nécessaire
📊 Seulement 9 chevaux au-dessus du seuil de traitement (200 OPG), avec Pêche en tête à 1275 OPG

Résultat : sur 24 chevaux, moins de 40% ont reçu un traitement ciblé. Les autres ont simplement été surveillés. C'est exactement le principe de la vermifugation raisonnée : traiter seulement ceux qui en ont besoin, quand ils en ont besoin.

Une référence vétérinaire recommande d'ailleurs de viser un maximum de 2 traitements par cheval et par an pour freiner l'apparition de résistances.
VetCompendium

Les résultats chez moi :
✅ Des chevaux sains
✅ Pas de poils piqués
✅ Pas de crins en pétard
✅ Un poil brillant toute l'année

Vermifuger moins mais mieux, c'est possible — et ça protège aussi l'efficacité des traitements pour l'avenir.

Je ne demande pas de conseils hein, ma page, mes choix.

🐴 10 ANS D'ÉCURIE : L'HISTOIRE (PAS TOUJOURS GLAMOUR) DE MES STABILISATIONSOn me demande souvent "comment t'as fait pour...
28/07/2026

🐴 10 ANS D'ÉCURIE : L'HISTOIRE (PAS TOUJOURS GLAMOUR) DE MES STABILISATIONS

On me demande souvent "comment t'as fait pour avoir des sols aussi propres et des chevaux aussi sains ?" Alors aujourd'hui, je vous emmène en coulisses, avec les photos à l'appui — parce qu'une écurie qui tourne bien, c'est un travail de très longue haleine. Spoiler : ça n'a pas toujours ressemblé à ça 👇

🌱 LES DÉBUTS : DE LA TERRE, DE LA PLUIE, ET BEAUCOUP DE PATIENCE

Au début, seuls les râteliers étaient stabilisés avec des dalles Ecoraster, et un tout petit bout pour les zones d'abreuvement. Je n'avais pas encore les deux bâtiments, beaucoup de boue, moins de chevaux... mais un ramassage du crottin dans la boue jusqu'aux chevilles, épuisant physiquement et mentalement. Autant dire que la motivation pour améliorer les choses n'a pas manqué très longtemps 😅

🛠️ LA GRANDE ÉPOQUE DES TRAVAUX

Et puis les chantiers se sont enchaînés, année après année, au rythme des priorités et des économies :

📅 Juillet 2019 — Agrandissement devant un abreuvoir, avec 100 m² supplémentaires en dalles Ecoraster. Celui-là, je l'ai fait entièrement moi-même : décaissement, géotextile, dalles, granulat en 0/20. J'avais un tractopelle, alors autant dire que j'en ai profité 🚜

📅 Octobre 2021 — Chantier plus costaud : stabilisation du chemin principal, celui que tous les chevaux empruntent au quotidien (150 mètres linéaires sur 4 mètres de large !), plus une grande zone stabilisée de 300 m², plus un agrandissement de 300 m² supplémentaires autour du râtelier dit "du milieu". Décaissement, stabilisation en 0/100 puis 0/20, compactage. Des semaines de travail, mais un vrai tournant pour la propreté générale du site.

📅 2025 — Le gros coup : pétage de tirelire total avec 500 mètres de dalles Valisol posées. Décaissement sur 10 cm, géotextile, dalles alvéolées, remplissage en sable. Le chantier le plus important à ce jour, et clairement pas le moins cher 💸

POURQUOI LES VALISOL GAGNENT LA PALME CHEZ MOI

Après un hiver complet passé dessus, le verdict est sans appel : le crottin se ramasse hyper bien sur ce type de sol. Et pour aller encore plus loin, j'ai investi dans une lame à neige, installée sur un de mes quads. Résultat : j'ai facilement gagné 1 heure par rapport à avant, car la lame me permet de regrouper tout le crottin à un seul et même endroit — je n'ai plus qu'à le charger à la main dans la remorque électro-hydraulique (Vilkan).

Et ce n'est pas fini : l'hiver prochain sera encore meilleur, puisque j'ai acheté un valet de ferme qui se chargera de mettre le crottin mouillé directement dans la remorque. Mes bras jubilent déjà à cette idée 😂

10 ans, plusieurs chantiers, un tractopelle, une lame à neige et bientôt un valet de ferme... la preuve qu'une écurie propre, ça se construit brique par brique (ou plutôt dalle par dalle) 🧱

Suite de mon coup de gu**le…Il y a quelques jours, j'ai posté un coup de gu**le contre celles et ceux qui, bien planqués...
23/07/2026

Suite de mon coup de gu**le…

Il y a quelques jours, j'ai posté un coup de gu**le contre celles et ceux qui, bien planqués derrière leur écran, décident qu'ils savent mieux que vous ce qui est bien pour vos chevaux. Brumisateurs, ventilateurs, do**hes : "ça consomme de l'eau et de l'électricité", disaient-elles.
Comme si le confort et la survie d'un animal qui étouffe pesaient moins lourd que leur bonne conscience écologique de comptoir.

Suite à ce post, j'ai eu droit à des commentaires désobligeants. J'ai viré les auteurs. Et ça m'a donné envie d'aller plus loin, parce que visiblement, il faut illustrer pour que certaines personnes comprennent. Et ce post n'est pas là pour me justifier non plus, j'ai passé l'âge de me justifier, et surtout mon travail avec mon troupeau est largement satisfaisant pour moi. Mais je pars du principe que l'éducation doit aussi passer par des pages comme la mienne.

Alors voilà une histoire, une vraie, avec un nom, un dossier médical, et neuf ans de suivi :
Bainoa, petite louloute de 15 ans, porte et fenêtre avec tendance arabe, est chez moi depuis 9 ans. C'est une jument qui a été récupérée par ses propriétaires actuels avec un emphysème lorsqu'elle avait 4 ou 5 ans. Certaines années ont été plus difficiles que d'autres, mais 2026 est clairement la plus dure depuis qu'elle est arrivée.

Cette année, elle a déclaré un emphysème sévère. Une endoscopie a été réalisée (la troisième en 15 ans de vie) pour vérifier l'absence de bactéries ou de champignons : rien de ce côté-là. Elle est allergique, point. Elle a eu le protocole de nébulisation pendant 15 jours, bronchodilatateurs et corticoïdes : ça va mieux, mais c'est pas ouf. Elle a aussi eu des corticoïdes en intramusculaire lors des crises les plus fortes, mais avec ses propriétaires nous avons décidé de ne pas en abuser, parce que oui, il y a des conséquences sur le long terme. Je lui ai proposé de l'enrubanné, elle n'en a pas voulu. Je m'apprête à lui faire cuire son foin.

Pourquoi un emphysème sévère cette année précisément ?
Depuis avril, le temps est beaucoup trop sec, les pollens s'en sont donnés à cœur joie, l'air était saturé de particules allergisantes. Et ce n'est pas moi qui invente ça toute seule dans mon coin : le changement climatique, couplé à la pollution de l'air, est aujourd'hui reconnu comme un facteur d'augmentation des allergies au pollen, d'intensification des symptômes et d'allongement des périodes à risque. Une concentration plus élevée de CO2 dans l'atmosphère augmente la production de pollen, et la pollution facilite la pénétration de ces particules jusque dans les voies respiratoires profondes des chevaux comme des humains. Alors sur des poumons déjà fragilisés depuis qu’elle est petite ? Ben voilà le résultat.

C'est exactement ce que je disais dans mon coup de gu**le : on reproche aux gens comme moi les brumisateurs, les ventilateurs, les do**hes, sans jamais se demander pourquoi on en a besoin. La réponse est là, noir sur blanc, dans un dossier vétérinaire.
L'asthme équin, c'est une réaction inflammatoire des voies respiratoires à des particules ou allergènes inhalés, qui peut endommager durablement les alvéoles et provoquer un essoufflement permanent. La prise en charge exige une gestion environnementale rigoureuse, parce que les médicaments seuls ne suffisent pas si l'exposition aux allergènes n'est pas réduite. Dans les cas les plus graves, un cheval peut même nécessiter un environnement climatisé. Moi je n'ai qu'un tuyau d'arrosage, des brumisateurs, des ventilateurs et de la bonne volonté. On fait avec ce qu'on a.

J'ai donc mis Bainoa au repos dans le parc d'acclimatation avec une copine, pour qu'elle ne soit pas seule. Trois rations par jour, bouchons de foin réhydratés, huile de lin, ration largement mouillée. Je la mets à l'ombre pour qu'elle mange, je la do**he pour qu'elle se refroidisse, elle a sa couverture Equisea tous les matins, en alternance entre programme immunité et programme respiratoire.

Alors oui, je la do**he. Oui, je dépense de l'eau pour elle. Parce qu'elle en a BESOIN. Que devrais-je faire ? Dire à sa propriétaire qu'il faut l'endormir ? Non. Les chevaux n'ont rien demandé. Ils subissent ce que l'humain fait de pire : détruire la branche sur laquelle il est assis, et laisser les plus fragiles payer la note.

J'ai aussi un papi de 31 ans à la maison, et un pur-sang piro chronique de 25 ans. Je les do**he quand il fait trop chaud, eux aussi : le premier parce qu'il ne ressent plus la chaleur ni la soif comme avant, comme nos vieux humains ; le second parce qu'il est affaibli par la maladie. Je les nourris trois fois par jour tous les trois, je vérifie que tout va bien.
Mais non, tout ne va pas bien. Même avec la meilleure volonté du monde, je suis impuissante face à tout ce que l'humain a détruit. Je me sens parfois comme Don Quichotte contre des moulins à vent. Sauf que Bainoa, elle, a été ma toute première pensionnaire, avec Paco. Pour elle, je me bats. Je ne baisserai pas les bras.

Alors non, je ne tolère pas la critique facile. Celle qui se fait confortablement installée derrière un écran, sans jamais avoir posé les mains sur un cheval qui lutte pour respirer, sans avoir compté les respirations par minute, sans avoir eu à discuter avec un vétérinaire des risques d'une énième injection de corticoïdes. Il est facile de juger une pratique quand on n'a jamais eu à l'expliquer à un professionnel. Il est facile de donner des leçons quand on n'est confronté ni à la maladie, ni à la vieillesse, ni à rien du tout, en fait, à part son propre reflet devant l'écran.

Alors avant de me dire ce que nous devrions faire de l'eau, de l'électricité, de notre temps : informez-vous. Lisez. Renseignez-vous sur ce qu'est réellement un emphysème équin, sur ce que le dérèglement climatique fait concrètement à des poumons déjà fragiles.
Ou alors, si lire vous ennuie, venez. Venez ici, chez moi, constater par vous-même ce que je fais et pourquoi je le fais. On verra si vous la ramenez encore autant. Mais si c'est pour balancer un jugement sans connaître ni l'animal, ni son dossier, ni son historique : gardez-le pour vous. Ce n'est pas un avis, C’EST DU BRUIT, et j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps avec du bruit.

C'est exactement ce que je disais dans mon coup de gu**le : je ne veux pas qu'on m'impose ses certitudes, ses dogmes, sa culpabilisation facile. Je veux qu'on ouvre le débat, qu'on informe, qu'on guide, au lieu de juger depuis un confort qu'on ne remet jamais en question soi-même.

Bainoa, elle, n'a pas de temps pour les théories de comptoir. Elle a besoin de soins, de rigueur, et de quelqu'un qui ne baisse pas les bras. C'est exactement ce qu'elle a.

Pour celles et ceux qui préfèrent vérifier plutôt que de juger dans le vide :
https://equipedia.ifce.fr/sante-et-bien-etre-animal/maladies/systeme-respiratoire-et-cardiaque/asthme-equin
https://www.equidiva.com/blogs/conseils-veto/impact-dereglement-climatique-sante-cheval

Je ne demande pas de conseils, ma page, mes choix.

🐴 LE CROTTIN, ON EN PARLE (presque) JAMAIS... ET POURTANT 💩Derrière chaque piste propre, il y a une routine qu'on ne voi...
21/07/2026

🐴 LE CROTTIN, ON EN PARLE (presque) JAMAIS... ET POURTANT 💩

Derrière chaque piste propre, il y a une routine qu'on ne voit pas sur les photos "écurie idéale". Alors aujourd'hui, je lève le voile 👇

🧹 365 JOURS PAR AN
Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'on crève de chaud en pleine canicule : je ramasse les crottins tous les jours, sur toutes les parties stabilisées : pistes stabilisées et stabulation libre dans les 2 bâtiments. Pas de pause, pas d'exception. C'est répétitif, ça prend du temps, mais c'est la base de tout le reste.

🌾 DES PISTES ENTRETENUES, PAS SEULEMENT NETTOYÉES
Une fois par semaine, je herse mes pistes pour aérer le sol et limiter l'accumulation. Seules exceptions : les épisodes de forte pluie, ou en ce moment, où je préfère lever le pied pour éviter de créer un nuage de poussière à chaque passage. J'adapte, je n'applique pas les règles bêtement.

🛠️ ET LA STABILISATION, ÇA S'EST FAIT COMMENT ?
Question qu'on me pose souvent ! En 10 ans, j'ai testé plusieurs méthodes :
-des dalles alvéolaires Ecoraster
-un décaissement avec "encailloutage" en 0/100, puis 0/20 voire 0/11 pour la finition
-des dalles lourdes Valisol

Avec le recul, ma préférence va clairement aux dalles lourdes Valisol : c'est la solution je préfère.

🌱 STOCKAGE ET VALORISATION
Le crottin ramassé n'est pas perdu : je le stocke, puis je l'épands en début d'automne sur mes prairies. En général, une prairie par an passe à l'épandeur. Rien ne se jette, tout se recycle à l'échelle de l'écurie.

🌿 EN PRAIRIE, UNE AUTRE LOGIQUE
Sur les parties stabilisées je ramasse, mais dans les prairies je fais l'inverse : quand mes chevaux sont à l'herbe, je laisse le crottin sur place. Il apporte de la matière organique qui nourrit le sol. Selon la saison, je herse et je broie pour aérer, casser les mottes et exposer les larves de parasites au soleil et à la sécheresse, ce qui limite leur survie. En période de sécheresse en revanche, je ne touche pas aux prairies : passer un engin sur un sol déjà stressé ne ferait que l'abîmer davantage.

🦟 LE VRAI BÉNÉFICE : LA GESTION DU PARASITISME
Tout ce travail a un objectif très concret : casser le cycle des parasites internes et externes. Le crottin est la principale source de contamination des sols et des pâtures, et selon les recommandations de l'IFCE, un ramassage régulier et rapproché (idéalement 2 à 3 fois par semaine) permet de limiter fortement la pression parasitaire, en particulier pour les strongles dont les œufs deviennent infestants en seulement 3 à 4 jours. Perso, je le fais tous les jours pour éviter l'accumulation, c'est mon choix.

Résultat : seulement des petites mouches, pas de culicoïdes, quelques taons en été mais rien de comparable à ce qu'on peut voir ailleurs. Seules les mouches plates résistent, elles sont coriaces partout !

💪 OUI, C'EST DUR MAIS OUI, C'EST NÉCESSAIRE.
Je ne fais pas ça pour que ce soit joli sur les photos. Je le fais parce que la santé de mes chevaux, leur confort et la qualité de mes sols en dépendent directement. Le bien-être animal, ce n'est pas qu'un mot sur une plaquette : c'est du c**a que je ramasse tous les jours de l'année. 🚜

(Je ne demande pas de conseils hein, ma page, mes choix😅)

🌾 LE FOIN À VOLONTÉ, 365 JOURS PAR AN : POURQUOI CE CHOIX N'EST PAS UN HASARD 🐴Chez moi, mes 25 chevaux ont accès au foi...
17/07/2026

🌾 LE FOIN À VOLONTÉ, 365 JOURS PAR AN : POURQUOI CE CHOIX N'EST PAS UN HASARD 🐴

Chez moi, mes 25 chevaux ont accès au foin toute l'année, même quand ils sont à l'herbe. Ce n'est pas un excès de prudence : c'est un choix réfléchi, au cœur de ma façon de penser le bien-être équin.

🔑 LE PRINCIPE : LEUR LAISSER LE CHOIX

Un cheval au naturel passe la majorité de son temps à manger de petites quantités, en continu, aussi bien de jour que de nuit. Son appareil digestif est conçu pour un flux quasi permanent de fibres, pas pour de gros repas espacés. Quand le fourrage manque plus de 4 heures d'affilée, l'estomac continue de sécréter de l'acide alors qu'il n'y a plus rien à digérer : c'est l'un des facteurs de risque les mieux documentés dans l'apparition des ulcères gastriques.

C'est pour ça que je refuse de couper l'accès au foin dès que l'herbe est disponible. Mes chevaux ont le CHOIX : brouter l'herbe fraîche ou aller chercher du foin au râtelier, selon leurs besoins du moment. Une étude menée par l'INRAE en partenariat avec l'IFCE (présentée aux Journées Sciences et Innovations Équines de Saumur 2024) le confirme : les chevaux savent parfaitement autoréguler leur consommation de fourrage quand ils y ont un accès libre, et cela n'entraîne pas de surpoids (ce n'est pas par contre vrai pour l'herbe). À l'inverse, une restriction crée frustration, stress et comportements stéréotypés. C'est le concept des « 3F » : Forage, Freedom, Friends — trois piliers du bien-être équin aujourd'hui reconnus par la recherche.

🕒 UNE GESTION DU PÂTURAGE TOUT AUSSI RÉFLÉCHIE

En saison, mes chevaux ne sont pas au pré 24h/24 : je les mets en pâture de 8h30 à 17h, en ajustant ces horaires selon la météo et l'état des parcelles. En dehors de ces créneaux, ils retrouvent leur accès libre au foin. Cette organisation me permet de préserver mes prairies.

📊 CE QUE MONTRE MON SUIVI

Depuis 2023, je note chaque jour les quantités de foin distribuées. Résultat sans appel sur mon graphique : la consommation chute nettement dès que les beaux jours reviennent et que l'herbe pousse (à peine 12 à 25 balles/mois entre avril et septembre, contre 35 à 47 balles/mois en plein hiver). Preuve, s'il en fallait une, que mes chevaux ne se jettent pas sur le foin par gourmandise quand l'herbe est disponible et de qualité : ils font leurs propres arbitrages. Le foin à volonté n'est donc absolument pas synonyme de gaspillage : c'est un filet de sécurité qu'ils utilisent avec discernement.

🌱 POURQUOI 2026 SERA UNE ANNÉE À FORTE CONSOMMATION

Depuis fin juin, mes chevaux sont exclusivement au foin, sans accès aux pâtures. Ce n'est pas non plus un hasard : mes prairies ont besoin de repos car elles sont plus que stressées avec les canicules successives. Le surpâturage appauvrit le couvert végétal et ouvre la porte à des adventices indésirables, en particulier la porcelle enracinée, une plante qui colonise en priorité les sols pauvres et les prairies surexploitées. Chez certains chevaux, sa consommation peut provoquer le harper australien, un trouble neuromusculaire des postérieurs. La meilleure prévention reste, de très loin, d'éviter le surpâturage et de laisser les prairies se régénérer.

Je préfère donc assumer une facture de foin plus élevée sur cette période plutôt que de sacrifier la qualité, la sécurité de mes pâtures pour les mois à venir et la santé de mon troupeau. C'est un investissement à long terme, pour l'herbe comme pour mes chevaux.

🐎 En résumé : chez moi, le foin est toujours disponible à volonté, sans exception. Ce sont les pâtures qui sont mises au repos pour de bonnes raisons agronomiques, jamais l'accès au foin qui est restreint. Le bien-être de mes 25 pensionnaires guide chacune de mes décisions, y compris les plus coûteuses.

(Je ne demande pas de conseils hein, ma page, mes choix😅)

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