Caroline B - Bien Etre et Santé du Cheval

Caroline B - Bien Etre et Santé du Cheval Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Caroline B - Bien Etre et Santé du Cheval, Service pour animaux, Sens.

🐴🐶🐈🐁Naturopathie
🐴 Iridologie Massages Algothérapie Énergétique
👩🏼‍🏫 Cours d’Equitation
🙌🏼 Access Bars
➡️ En 2026 : soins énergétiques humains et myofascialogie

29/08/2026

Le RESPE, association au service de l'ensemble de filières équines, surveille les maladies rencontrées chez les équidés grâce à un réseau de vétérinaires sentinelles.

10/08/2026

**Herbe grillée par la canicule, ce que nous dit la science **.

“piège biochimique pour les chevaux”

Imaginez la scène en plein mois d'août, alors que depuis plusieurs semaines, une canicule implacable s'est abattue sur la région, poussant le thermomètre à afficher quotidiennement 37 à 38°C, avec des pointes dépassant les 40°C à l'ombre, si bien que dans les prés, il ne reste plus qu'un tapis végétal ras, complètement jaune, sec et craquant sous le pied.
À l'œil nu, cette herbe ressemble à de la paille morte, ce qui pourrait logiquement laisser penser qu'elle a perdu toute sa valeur nutritionnelle pour n'être plus qu'une fibre inerte, vide d'énergie et de nutriments, mais pourtant, la science agronomique et la biologie végétale nous révèlent une réalité totalement contre-intuitive, car pour le métabolisme d'un cheval, cette herbe rase et grillée n'est pas un aliment pauvre, s'avérant au contraire être un concentré biochimique explosif, une véritable bombe de sucres cachés.
Cet article décrypte la biologie de cette survie végétale extrême et révèle les véritables valeurs nutritionnelles, notamment les UFC, MADC, GNS et fructanes, de ce que l'on appelle à tort de l'herbe morte.

** La réaction de survie

Pour comprendre le paradoxe de l'herbe grillée, il faut d'abord plonger à l'intérieur de la plante, car les graminées qui composent nos prairies, comme le ray-grass, la fétuque ou le dactyle, sont des plantes dites en C3, qui sont programmées par l'évolution pour prospérer sous des climats tempérés avec une température idéale de croissance située entre 15 et 25°C, ce qui fait qu'au-delà de 30°C, elles souffrent, et à 40°C, c'est l'état d'urgence absolu.
En biologie végétale, la vie d'une herbe est régie par un équilibre entre ce qu'on appelle la source et le puits, la source étant les feuilles vertes qui, grâce à la lumière du soleil, font de la photosynthèse et fabriquent des sucres pour l'énergie, tandis que le puits représente la croissance, phase durant laquelle la plante utilise ces sucres pour fabriquer de nouvelles feuilles, s'allonger et grandir.
Lors d'une sécheresse sévère, la terre s'assèche complètement et, pour éviter de perdre toute son eau par évaporation, la plante ferme les petits pores de ses feuilles, appelés les stomates, de sorte que sans eau, la pression interne des cellules chute, ce qui l'empêche physiquement de s'allonger et arrête net sa croissance, donc le puits.
Cependant, la photosynthèse, bien qu'au ralenti, continue de fonctionner un peu plus longtemps que la croissance, ce qui conduit la plante à continuer de fabriquer des sucres grâce au soleil estival écrasant sans pouvoir les utiliser pour grandir, l'obligeant ainsi à stocker tout ce sucre excédentaire.

** Le premier centimètre “le coffre-fort”

Puisque la plante ne grandit plus, elle rapatrie massivement ses sucres vers son organe de stockage principal qui, chez les graminées de nos régions, ne se trouve pas dans de grosses racines, mais dans la base même de la tige, dans ce qu'on appelle le plateau de tallage ou la couronne, et c'est ici que la hauteur prend toute son importance, car à cette hauteur, la partie consommée n'est plus la feuille large et nutritive du printemps, mais exclusivement la base de la plante, c'est-à-dire l'endroit précis où tous les sucres de survie ont été entassés et concentrés.

** L'effondrement des protéines (MADC)

Dans le système d'alimentation français, la valeur en protéines d'un fourrage pour le cheval est mesurée en matières azotées digestibles cheval (MADC), une valeur qui tourne autour de 70 à 110 g/kg de matière sèche pour une herbe de printemps, mais qui s'effondre dramatiquement sous plusieurs semaines de canicule, car d'une part, l'absence d'eau dans le sol empêche les racines d'absorber l'azote de la terre, qui est l'ingrédient de base des protéines, et d'autre part, face à la chaleur mortelle qui détruit ses cellules aériennes, la plante sacrifie ses feuilles en démontant ses propres protéines par un processus appelé protéolyse, envoyant ainsi l'azote vers ses racines profondes pour tenter de le sauver en vue des pluies d'automne, si bien que le peu d'azote qui reste dans le chaume sec est souvent emprisonné dans des parois devenues dures comme du bois, le rendant totalement inaccessible à la digestion du cheval.

- Bilan protéique :
La valeur en MADC tombe dans une fourchette extrêmement basse de 15 à 30 g de MADC par kilo de matière sèche, ce qui signifie qu'à ce stade, l'herbe est chimiquement carencée en protéines, affichant une valeur souvent inférieure à celle d'une simple paille de blé.

** L'illusion de la fibre et l'énergie (UFC)

L'énergie apportée au cheval est mesurée en unité fourragère cheval (UFC) et, face au manque d'eau, la plante accélère son vieillissement pour survivre en durcissant ses parois cellulaires par la production massive de lignine, qui est la molécule composant le bois, un processus qui verrouille complètement les fibres de la plante pour les rendre indigestibles, ce qui devrait logiquement ramener l'énergie de cette herbe à une valeur proche de zéro, mais paradoxalement, la valeur énergétique se maintient autour de 0,40 à 0,50 UFC par kilo de matière sèche, car le manque absolu de fibres digestibles est artificiellement compensé par le volume massif de glucides emprisonnés à l'intérieur des cellules mortes.

** Le paradoxe de l'aridité “explosion des GNS et des fructanes”

Nous arrivons ainsi au cœur du problème, puisque les sucres stockés par les graminées ne sont pas de l'amidon, mais des polymères complexes appelés fructanes, qui font partie des glucides non structuraux (GNS), et qui jouent un rôle de bouclier lors de la canicule en agissant comme un stabilisateur thermique estival à l'instar de leur rôle d'antigel hivernal, car en remplissant ses cellules de fructanes, la plante tente d'empêcher son eau résiduelle de s'évaporer tout en protégeant ses membranes cellulaires de la destruction par la chaleur, un phénomène connu sous le nom d'immunité sucrée.
C'est d'ailleurs à ce stade que l'absence totale de pluie pendant plusieurs semaines verrouille le piège, car si l'herbe était morte à cause du gel hivernal, les pluies consécutives viendraient lessiver les sucres solubles de la plante morte, alors que sous une canicule absolue, il n'y a pas d'eau pour rincer la plante, ce qui fait que les cellules végétales meurent, se dessèchent et laissent l'eau s'évaporer, abandonnant derrière elle des sucres littéralement lyophilisés sur place, transformant la base de l'herbe en une capsule de sucre concentré.

- Bilan glucidique :
Les taux explosent pour atteindre des sommets physiologiques, puisque les glucides non structuraux totaux atteignent 250 à 350 g/kg de matière sèche, ce qui représente 25 à 35 % du poids de la plante, et que les fructanes, à eux seuls, représentent 150 à 250 g/kg de matière sèche, soit 15 à 25 % du total.

** Le voyage explosif dans le ventre du cheval

Concrètement, lorsqu'un cheval consomme cette biomasse, alors que son système digestif est initialement conçu pour digérer lentement des fibres complexes dans son gros intestin et sécréter des enzymes dans son intestin grêle pour traiter les sucres simples et l'amidon, il se heurte à une réalité métabolique délicate, étant donné que les mammifères, dont le cheval, ne possèdent aucune enzyme capable de digérer les fructanes.
Ainsi, cette masse colossale de fructanes, pouvant représenter jusqu'à 25 % de l'ingestion, traverse l'estomac et l'intestin grêle de façon totalement fantôme et sans être digérée pour atterrir d'un seul coup dans le compartiment arrière du cheval, composé du caecum et du gros intestin, qui agit comme une immense cuve à fermentation remplie de bactéries où l'arrivée soudaine de cette avalanche de glucides purs, très faciles à fermenter, provoque un choc microbien poussant les bactéries avides de sucre à se multiplier de façon exponentielle en sécrétant de l'acide lactique lors de la dévoration de ces fructanes.
Cette accumulation d'acide lactique fait chuter le pH du gros intestin pour le rendre très acide, ce qui détruit les bonnes bactéries responsables de la digestion des fibres et irrite la paroi intestinale, prouvant que bien que l'herbe semble visuellement inoffensive et pauvre, son impact fermentaire dans l'intestin du cheval s'apparente finalement à celui d'une ration excessive de céréales très riches.

** Le double effet collatéral “choc insulinique et toxicité fongique”

Au-delà du piège des fructanes, l'herbe caniculaire dissimule deux autres menaces majeures souvent ignorées, d'une part le stress hydrique ne concentre pas seulement les fructanes, mais également des sucres simples (glucose, fructose, saccharose) qui, absorbés rapidement dans l'intestin grêle, provoquent un pic d'insuline redoutable, cette hyperinsulinémie peut déclencher à elle seule une fourbure endocrinienne chez les chevaux prédisposés (atteints du syndrome métabolique équin ou de la maladie de Cushing).
D'autre part, pour survivre à la sécheresse extrême, des graminées comme la fétuque et le ray-grass s'appuient sur des champignons symbiotiques invisibles (les endophytes) qui se mettent alors à sécréter massivement des toxines appelées alcaloïdes (notamment l'ergovaline), l'ingestion de ces toxines par le cheval provoque une violente vasoconstriction périphérique entravant la circulation sanguine, ce qui aggrave l'hypoxie dans le pied et potentialise considérablement le déclenchement de la fourbure, tout en exposant l'animal à des troubles neurologiques ou d'hyperthermie.
Ceci est fourni à titre d'information uniquement. Pour un avis médical ou un diagnostic, consultez un professionnel.

** Conclusion

En apparence, le pâturage d'août, après plusieurs semaines de canicule, ressemble à un désert stérile où les tiges résiduelles de 1 à 2 centimètres sont jaunes, dures et semblent mortes, mais l'analyse biochimique révèle une tout autre histoire, car même si les protéines ont effectivement disparu pour laisser une valeur en MADC effondrée entre 15 et 30 g/kg de matière sèche et que la fibre est devenue du bois indigestible maintenant de justesse l'UFC entre 0,40 et 0,50, c'est finalement la fraction glucidique qui définit ce fourrage.
En effet, piégés par l'arrêt de la croissance et conservés par l'absence de pluie, les glucides hydrosolubles transforment cette base de tige en une capsule hyper-concentrée affichant 250 à 350 g/kg de glucides non structuraux, dont 150 à 250 g/kg de fructanes purs, prouvant que cette herbe rase n'est pas une simple paille, mais s'avère être, au niveau microscopique, un substrat extrêmement réactif et potentiellement déstabilisant pour l'écosystème digestif de l'équidé, rappelant ainsi par la science que l'apparence visuelle d'un végétal dans la nature est souvent le masque d'une réalité métabolique beaucoup plus complexe.

Sources des citations

*(PDF) Forage and pasture management for laminitic horses - ResearchGate, https://www.researchgate.net/publication/238775794_Forage_and_pasture_management_for_laminitic_horses
*Spring grass: separating the facts from the fear - Equus Care Nutrition, https://equuscarenutrition.com.au/blogs/copper-zinc-and-white-line-disease/spring-grass-separating-the-facts-from-the-fear
*Seasonal Trends in Nonstructural Carbohydrates in Cool- and Warm-season Grasses,https://hexahedron-pear-xlt9.squarespace.com/s/NSC-seasonal-trends.pdf
*Does Short Grass Increase Laminitis Risk in Horses? – Ask A Vet, https://askavet.com/blogs/news/carbohydrate-concentrations-affected-by-grass-height-for-grazing-horses-vet-advice
(*PDF) Understanding Sugar and Nonstructural Carbohydrates in Equine Pasture and Hay, https://www.researchgate.net/publication/379047587_Understanding_Sugar_and_Nonstructural_Carbohydrates_in_Equine_Pasture_and_Hay
*Forages and grazing in horse nutrition - Brill,https://brill.com/downloadpdf/edcollbook/title/68889.pdf
*Nourrir 100% à l'herbe : possible et économique - équipédia - IFCE, https://equipedia.ifce.fr/economie-et-filiere/economie/references-technico-economiques/nourrir-100-a-l-herbe-c-est-possible-et-c-est-economique
*Carbohydrate and amino acid composition in phloem sap of Lolium perenne L. before and after defoliation | Request PDF - ResearchGate, https://www.researchgate.net/publication/237155008_Carbohydrate_and_amino_acid_composition_in_phloem_sap_of_Lolium_perenne_L_before_and_after_defoliation
*Métabolisme des fructanes au cours du développement et après récolte chez la fléole des prés (Phlemum pratense L.) - Depositum (UQAT),https://depositum.uqat.ca/id/eprint/505/1/maroufouldahmed.pdf
*Factors affecting the nutritional composition and digestibility of corn for silage - VTechWorks, https://vtechworks.lib.vt.edu/bitstream/handle/10919/78909/Brown_AN_D_2017.pdf?isAllowed=y&sequence=1
*(PDF) The impact of drought stress on the yields and food value of selected forage grasses, https://www.researchgate.net/publication/304663996_The_impact_of_drought_stress_on_the_yields_and_food_value_of_selected_forage_grasses
*Comment réussir la récolte de foin ? - équipédia - IFCE, https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/alimentation/fourrage/comment-reussir-la-recolte-de-foin
*(PDF) A review of unlikely sources of excess carbohydrate in equine diets - ResearchGate, https://www.researchgate.net/publication/237387660_A_review_of_unlikely_sources_of_excess_carbohydrate_in_equine_diets
*Fructan Metabolism in Grasses and Cereals - ResearchGate, https://www.researchgate.net/publication/234836984_Fructan_Metabolism_in_Grasses_and_Cereals
*Plant fructans in stress environments: Emerging concepts and future prospects, https://www.researchgate.net/publication/5248774_Plant_fructans_in_stress_environments_Emerging_concepts_and_future_prospects
*Fructans in pasture grasses - PC-Horse, https://pchorse.se/index.php/de/articles/topic-of-the-month/topics-topics/5094-june2018-de
*What is the Real Nutrient Content of Grass for Horses? | Equine Science Matters - Feedmark, https://www.feedmark.com/fuel-or-filler-what-is-the-real-nutrient-content-of-grass-for-horses

09/08/2026
29/07/2026

🌾 𝐁𝐚𝐫𝐨𝐦𝐞̀𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐢𝐧𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 🌾
Nouvelle année / nouveau printemps, nouvelles conditions climatiques.

🔥 Si notre été est marqué par des successions de canicules et une sécheresse intense qui ont un effet désastreux sur la végétation, les sols, les récoltes, et évidemment les organismes de manière générale, le début de printemps a été marqué, dans la majorité des régions, par des intempéries assez régulières qui ont permis une belle pousse de l’herbe.

🌦 Avec une météo variable au moment des récoltes, qui ont été plus ou moins précoces selon les régions (mais moins que l’année 2025 dans l’ensemble), on aura donc des fourrages ramassés relativement tôt (donc plutôt riches) mais qui ont pour beaucoup subi des épisodes pluvieux avant d’être rentrés (possible développement de mycotoxines avec des températures plutôt hautes), et d’autres fourrages qui ont été fauchés plus t**d (donc théoriquement un peu moins riches) mais plus secs.

🔬 Nous ne sommes qu’au début de cette saison d’analyses de fourrages, mais sur les (déjà) nombreux échantillons analysés, cela se traduit par :
📍 Des fourrages plutôt secs mais – à récolte équivalente l’année dernière – un peu moins verts et appétents dans certains cas.
📍 Des taux de sucre élevés pour certains, mais globalement moins élevés que certains extrêmes relevés en 2025.
📍 Des fourrages souvent un peu plus riches en énergie, mais encore une fois dans des proportions moins extrêmes qu’en 2025.
📍 Des taux de protéines qui restent plutôt bas, même si nous notons (pour l’instant) moins de fourrages vraiment très pauvres en protéines (mais il y en a).
📍 Des taux de calcium/phosphore/magnésium plutôt corrects, avec une légère tendance à la baisse cependant (lessivage des sols tout l’hiver ?).
📍 Des taux de fer/manganèse globalement moins excessifs que les années précédentes, très corrects pour certains (avec toujours des exceptions très hautes)
📍 Cuivre et zinc (mais aussi soufre) : rien ne change, ils sont toujours très bas, voire vraiment très bas !

➡ Les volumes de récoltes semblent corrects, mais il y aura très peu de deuxièmes coupes. Certains récoltants ont donc tendance à couper plus court, ce qui peut entraîner des contaminations à la terre et beaucoup de poussière.
➡ Il faudra anticiper les stocks, la repousse d’automne risque déjà d’être difficile pour les zones préservées et elle sera sûrement très difficiles pour de nombreuses zones pâturées et parfois mises à nu (avec des conséquences en termes de développement de plantes indésirables type porcelle enracinée).
➡ De même, les plantes toxiques et notamment le séneçon de Jacob ont pu arriver à maturité (ou en tout cas à des stades plus avancés) plus tôt et représenter, pour les parcelles non gérées, des volumes plus importants dans les récoltes. S’il est évident qu’il faut utiliser des foins sans séneçon, la réalité sur le terrain est souvent moins simple …

⚠ Il ne s’agit ici que de tendances générales, qui peuvent varier d’une zone à l’autre, selon la météo, les sols, les variétés de graminées, les conditions de récoltes, etc. Mais ces tendances sont précieuses pour ceux ne pouvant pas faire analyser leur fourrage.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐢𝐭 :
➡ Les chevaux sensibles aux sucres devront être surveillés de près encore cette année (en 2025/2026, beaucoup de chevaux qui arrivaient à maigrir pendant la période au foin sont sortis déjà très gros de l’hiver) : rappelons qu’un foin pour cheval SME ne devrait pas dépasser plus de 100g de sucre par kilo de matière sèche (10%).
En 2025, nous étions sur des fourrages autour de 12 voire 16% alors que l’on était plutôt sur une moyenne de 7 ou 8% en 2024.
En 2026, les analyses indiquent fréquemment des valeurs entre 100 et 140g, avec quelques exceptions au-dessus, et heureusement des valeurs entre 70 et 80 de façon plus régulière.
Note : La restriction en quantité peut entraîner un manque de protéines également pour ces chevaux à faibles besoins malgré leur capacité à bien les assimiler.

➡ Les chevaux à forts besoins en énergie risquent d’être encore plus impactés qu’en 2025.
Le manque d’herbe précoce a mis à mal les organismes des chevaux âgés, des poulinières, et parfois de certains jeunes en les faisant puiser bien trop tôt dans ce qui devrait être leurs réserves pour la saison automne/hiver. Il faut donc compenser avec du foin (ce qui a parfois été fait un peu t**d), et les foins de 2025 et 2026 sont loin de faire les mêmes apports qu’une herbe de printemps.
🔴 On observe donc un risque de perte de masse musculaire en premier lieu, dégradation de la qualité des tissus (peau, tendons, mauvaise cicatrisation), fatigue, moins bonne synthèse de nombreuses hormones qui ont besoins d’acides aminés (qui composent les protéines), etc. qui se cumule parfois avec de la déshydratation, un manque de mouvement, etc.
✅ Une complémentation en qualité et quantité plus importante qu’à l’accoutumée (comprendre : mettre en place une ration équivalente ou presque à la ration d’hiver) est indispensable dès maintenant, particulièrement pour les chevaux au travail, les chevaux âgés et les chevaux d’élevage.
Dans certains cas, avoir recours à un (excellent !!) enrubanné peut devenir une solution pour augmenter les apports via le fourrage.

🟧 Petit point sur l’état actuel de l’herbe : les minéraux et oligo-éléments bougent assez peu dans les fourrages, qu’ils soient cuits sur pied ou non (donc on a toujours plus ou moins les mêmes carences et excès que l’herbe soit jaune ou verte). Toutefois, les vitamines et oméga 3 eux sont très sensibles à l’état de l’herbe. Actuellement, il convient donc de complémenter les chevaux qui seraient encore à l’herbe, comme s’ils étaient au foin (vitamine A, E, D et oméga 3 notamment).

N’hésitez pas à nous parler de vos récoltes en commentaires, savoir si elles sont visiblement dans la tendance ou font plutôt exception 💬

26/07/2026

🐄 APPEL À LA PRUDENCE — ÉLEVEURS, PROTÉGEZ VOS TROUPEAUX
Cyanobactéries neurotoxiques : le risque d'abreuvement est actuellement très élevé

⚠️ NEUF GÉNISSES MORTES EN QUELQUES HEURES
En région Bourgogne, neuf génisses sont mortes en quelques heures après s'être abreuvées dans un ruisseau. La cause : une intoxication aux neurotoxines (cyanotoxines) présentes dans l'eau d'abreuvement.

Ce n'est pas un cas isolé ni un scénario théorique. C'est la réalité de cet été, et elle concerne directement chaque exploitation dont les animaux ont accès à une eau naturelle.

🌡️ POURQUOI LE RISQUE EXPLOSE CET ÉTÉ
La baisse des niveaux d'eau est le facteur aggravant majeur conjointement à une longue période d'ensoleillement. Ruisseaux, rivières, mares, lacs et retenues voient leur volume diminuer. Or moins il y a d'eau, plus les nutriments , azote et phosphore , s'y trouvent concentrés, et plus les cyanobactéries prolifèrent. Entre autre, la baisse des niveaux d'eau permettant la luminosité d'atteindre les fonds des cours et plan d'eau, les cyanobactéries Benthiques s'y développent. Un point d'eau qui semblait sûr hier peut devenir mortel.

🚱 LE DANGER EXISTE PAR DEUX VOIES
- L'abreuvement direct : l'animal boit au ruisseau, à la mare ou au lac.
- Le pompage : une eau naturelle pompée pour alimenter des abreuvoirs ou des bacs transporte les toxines jusqu'à l'étable ou le pré. Le fait de pomper ne filtre rien : les cyanotoxines dissoutes passent.

Dans les deux cas, le risque est actuellement très élevé.

Une intoxication foudroyante ne laisse pas le temps d'agir. La seule protection efficace est la prévention : contrôler l'eau.

⚠️ Ce risque ne concerne pas que le bétail. Les chiens de troupeau et de ferme sont tout aussi exposés — leurs seuils toxiques sont 7 à 8 fois plus bas que ceux de l'humain.

----------------------------------------
👉Adhésion association (avec carte); bit.ly/4sAnEne
👉Carte des alertes sans adhérer ; bit.ly/4t3N8KI
--------------------------------------
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
📣 SIGNALER, C'EST PROTÉGER

Face à une suspicion d'exposition ou de prolifération de cyanobactéries, la déclaration est essentielle : elle permet une remontée rapide des cas vers les acteurs compétents, une meilleure cartographie des situations à risque et une surveillance sanitaire renforcée.

🐾 En cas de suspicion d'intoxication de votre animal, contactez votre vétérinaire ET le Centre AntiPoison Animal et Environnemental de l'Ouest (CAPAE-Ouest) :
👉 https://www.facebook.com/CAPAE.Ouest
👉 https://www.instagram.com/capae.ouest/

📝 En complément des CAP vétérinaires, vous pouvez aussi nous signaler tout cas d'intoxication animale suspectée ou confirmée via notre formulaire dédié :
👉 https://www.cyanobacteries.com/intoxication-animal.M.htm

📞 Déclarer un cas directement au CAPAE-Ouest :
👉 https://www.centre-antipoison-animal.com/empoisonnement.html

Ces signalements complètent les dispositifs officiels et participent à une vigilance collective indispensable en période estivale. 🙏

26/07/2026

Adresse

Sens
89100

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 19:00
Mardi 08:00 - 19:00
Mercredi 08:00 - 19:00
Jeudi 08:00 - 19:00
Vendredi 08:00 - 19:00
Samedi 09:00 - 18:00
Dimanche 09:00 - 18:00

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Caroline B - Bien Etre et Santé du Cheval publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Caroline B - Bien Etre et Santé du Cheval:

Raccourcis

Partager