25/12/2025
UNE RÉPONSE POUR CEUX QUI NE COMPRENNENT PAS QUE LES FONDATEURS (VÉGÉTARIENS) DU REFUGE INAYA SOUTIENNENT LES AGRICULTEURS…
Je vous explique pourquoi il est tout à fait cohérent :
- Avec tout notre coeur nous luttons pour le bien-être animal. Pour cette raison nous sommes contre les fermes usines, qui sont des enfers sur terre où la souffrance animale n’a aucune limite. Il est donc important de préserver les fermes de familles, les petits élevages..
- En tant que végétariens, nous sommes assez réalistes pour comprendre que tout le monde ne va pas arrêter de manger de la viande. Nous pouvons seulement demander que les gens réduisent leur consommation et qu’ils achètent en direct chez nos paysans, dans des petits élevages, que la France est en train de tuer. Dans ces fermes les animaux connaissent des pâturages, l’espace, l’herbe, les bons aliments, le troupeau, l’environnement naturel. Bien sûr qu’ils se terminent dans les abattoirs. Mais leur vie était infiniment meilleure que dans les élevages industriels.
- Sous prétexte de la sécurité sanitaire, le gouvernement est en train de tuer des milliers d’animaux sains. Ce massacre est totalement contraire au bien-être animal. La DNC est une maladie virale qui n’est pas contagieuse pour l’homme et qui ne pose pas de vrai danger pour les bovins, vu que les vétérinaires parlent d’une mortalité de seulement entre 0,5% et 1%. Il est complètement déraisonnable de sacrifier des cheptels entiers dès qu’il y un seul cas détecté. Sur le plan sanitaire il n’y a aucune nécessité !
A côté d’une perte affective (oui, il y des éleveurs qui donnent des noms à leurs animaux) il y a la perte financière. Abattre les cheptels tue des familles, efface en quelques heures le travail de générations de sélection pour arriver aux troupeaux d’aujourd’hui. On ne peut pas indemniser une génétique que l'on a mis plusieurs générations à mettre en place. Et en cas de ce fameux “indemnisation”, le fermier a droit à une prime de 2100 euros, soit environ la moitié (et selon les cas même pas) de la valeur d'une vache. Après une perte d’au moins 50% sur la valeur d'une bête, les 2100 euros sont imposés à 44%, car c'est un revenu exceptionnel. Avec le reste de 1170 euros, l'état propose de retrouver une vache, gestante de préférence, pour ne pas perdre trop de temps. C'est une mission impossible, vu que les prix avant la DNC étaient bien plus hauts. En réduisant le cheptel français, il est logique que le prix augmentera encore plus. Par exemple : des belles blondes avec de super origines (comme les 200 abattues en Ariège) le fermier se retrouve à 1/5ème de la valeur de chaque bête tuée. La MSA se sucrera aussi sur le revenu exceptionnel et surtout collera des majorations de re**rd. Puis il y a aussi la perte d'exploitation le temps de ranger la machine ( lait, viande, veaux ..) et n’oublions pas les banques, qui elles aussi, prendront des intérêts soit pour les prêts non remboursés.
- Donc pourquoi ce gouvernement n’écoute pas la raison et veut à tout prix éliminer les bovins de nos éleveurs ? C’est clair ou pas ? Ils ont déjà programmé “leur façon” de nourrir le peuple. Oui, avec le Mercosur… La viande viendra d’ailleurs, où les normes (imposées ici) n’existent pas. Et ne vous faites pas d’illusions, le bien-être animal y n'existe pas non plus. Une situation totalement inacceptable pour ceux qui aiment les animaux.
- Avec le Mercosur, et la destruction systématique de nos agriculteurs, les pays Européens sont en train de perdre leur souveraineté, leur indépendance alimentaire. Après ce sera le gouvernement qui va décider ce qu’on mange, quand on mange, combien on mange, à quel prix on mange et peut-être aussi… qui pourra manger. Un scénario à réfléchir profondément.
- Si on regarde les moyens déployés pour exécuter les abattages forcés. Gazer les paysans et les citoyens qui vont jusqu’au bout pour défendre leur bêtes. Les bovins, chiens, poneys, … tous les animaux présents dans les fermes, tous sont gazés sans pitié. C’est du jamais vu et, on ne peut pas le nier, c’est de la maltraitance animale.
- Pendant ce genre d'événements épouvantables, il est tout à fait normal que certaines personnes remettent en question leur mission. Une dizaine de vétérinaires ont déjà refusé d’euthanasier des vaches saines. On leur a suspendu leur agrément sanitaire. Certains gendarmes ont enlevé leur casque et désobéis aux ordres. C’est là que l’humanité s’unit, quand tout le monde a compris que la doctrine sanitaire est devenue un DOGME, qui dépasse le bon sens, la raison, la science, et surtout le bien-être de tous. Cette violence n’a aucun sens.
Donc oui, nous sommes cohérents et nous ne nous laissons pas décourager par les jugements de certains. Soyez ouverts d’esprit, regardez un peu plus loin, et vous verrez que oui, on peut être végétarien et soutenir nos éleveurs car c’est tellement important sur plusieurs plans. Nous appelons les agriculteurs à résister, et tous les Français, tous les Européens, à s’unir et d’être solidaires avec nos paysans. L’agriculture est la base de la société. C’est la main qui nous nourrit. Sans, nous serons trop vulnérables et soumis aux caprices d’un gouvernement corrompu, qui se fiche totalement du bien-être humain et animal. Merci pour votre lecture.
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