Écuries des Cordeliers. SCEA de LOR. Saint Pourçain Sur Sioule

Écuries des Cordeliers. SCEA de LOR. Saint Pourçain Sur Sioule Un écurie pour tous!

01/06/2026

Après quelques séances de remise en route sur le plat, Guinness retrouve les barres en compagnie d’Ozvan ! après une grosse glissade à l’automne dernier, Guinness avait quelques séquelles au niveau du bassin. Et après intervention de Natacha Garnon en ostéopathie. Nous lui avons laissé le temps de se remettre de tout ça et aujourd’hui elle est prête à se remettre au travail !

25/05/2026

Bonsoir, Mesdames, et Messieurs les promeneurs des cordeliers… Un petit message pour vous informer que nous avons attaqué les foins et que vous êtes donc susceptible de rencontrer des machines agricoles sur les parcelles concernées. Merci de votre compréhension et de votre prudence.

Réservez votre journée pour venir partager avec nous la fête de fin d’année ! Dimanche 14 juin de 10 heures à 17h.
21/05/2026

Réservez votre journée pour venir partager avec nous la fête de fin d’année ! Dimanche 14 juin de 10 heures à 17h.

12/05/2026

LA CHUTE 2

Tomber de cheval fait partie du programme.
Ba ouais mon gars...ça sert à rien de t'accrocher au pommeau , tu boufferas de la poussière toi aussi tôt ou t**d.
On à beau vouloir l'eviter , il y a dans tous les clubs un professionnel du decapsulage. Un poney qui soigne les excès d'égo ou les inquiets. Alors des fois ça fait du bien par où ça passe... D'autre fois ça casse certains ambitions. Cela dépend de la chute...et du cavalier ( s'il rebondit bien ou pas ...).

La chute c'est un peu la discipline cachée de l’équitation. On parle souvent de dressage, d’obstacle, de cross… mais on oublie cette épreuve fondamentale.
D'ailleurs depuis peu quelques club font des " cours de chute " pour limiter les blessures ! Sous la pression des assureurs.
( Arrête de chouiner Marie-Caroline je plaisANteeeuu ..c'est de l'humour hein ! De l'HUMOUR !)

Car oui, toutes les chutes ne se ressemblent pas.
La chute pédagogique c’est la plus classique.
Le cavalier est concentré, appliqué, fier de sa position. Le cheval, lui, décide soudain qu’un papillon mérite une étude scientifique approfondie, réalisant un écart , provoquant le déséquilibre du cavalier et la séparation des corps.
Le cavalier se retrouve par terre, les fesses dans le sable, avec cette expression universelle qui signifie :
" Je vais très bien. Vraiment. Laissez-moi juste comprendre ce qui vient de se passer"
S'en suis un long briefing avec le coach :
" alors à ton avis...qu'est ce qui s'est passé la ?
- j'ai sauté avant lui ?
- depuis le temps que je te dis , pose tes mains ,.redresse toi et attend ...c'est quand même pas compliqué Bo**el de m**d* de b*te à queue !
( Lui c'est jean Michel , il va bientôt être licencié mais il ne le sait pas encore ).

Puis il y la chute au ralenti
Un grand classique aussi.
Le cheval s’arrête gentiment pendant que le cavalier, lui, continue.
Pendant trois secondes, le temps semble suspendu.
Le cavalier glisse doucement le long de l’encolure comme une valise oubliée sur un tapis roulant d'un aéroport.
Espérant que dans un moment de salut le cheval se redresse pour rattraper le coup.
Mais tout le monde voit très bien ce qui va arriver.
Le cavalier entame alors un monologue intérieur "
" Pas la tête ! Pas la tête ! Non , pas la clavicule non plus , ni le coccyx. PAS LE COCCYX BO**EL. J'en ai besoin "
Il commence à négocier avec la physique : " Si je pivote de 17°, je tombe en roulade comme dans Matrix… "
Pendant ce temps les spectateurs observent la selle , bouche ouverte.
Personne ne peut rien faire .. et personne ne VEUT rien faire surtout , car la chute reste la promesse d'un gâteau la semaine suivante.
C'est ce qu'on appelle un " plouf-miam" ( une chute pas grave , qui fini en goûter ) démonstration en vidéo dans les prochaines heures grâce à la chute
" Plouf-miam" d'anthologie d'Elodie , que je tien ABSOLUMENT à partager avec vous.

La chute surprise.Celle-là elle est perfide.
Celle qui te met dans le même état de nerf qu'un eclatage d'orteil sur un pied de table basse.
Tout allait bien, le cheval trottait tranquillement.
Puis soudain il décide de se faire un écart en secouant la tête tout en toussant-petant-eternuant au milieu de la réalisation d'une figure non reconnue par la FFE.
Le cavalier n’a même pas le temps de comprendre.
Il est déjà au sol, en train de se demander si ce qui vient de se passer respecte bien les loies de la gravité et de la physique.

Et puis il y a la chute spectaculaire
Celle que tout cavalier espère secrètement évite mais qui impressionne toujours un peu.
Le cheval part au galop pendant que le cavalier résiste héroïquement. Le public retient son souffle jusqu'à ce moment dramatique où l’on sent que la situation devient… créative.
Le cavalier quitte alors la selle avec une trajectoire digne d’une fusée Space X.
Il vit l'expérience d'un astronaute le temps d'une demi seconde.
PAF !
( Vous noterez la sonorité très différente du " plouf-miam" de toute a l'heure )
Silence.
Puis quelqu’un demande :
" Ça va ? "
Et la réponse arrive ( souvent ), du sable plein la bouche
" je crois oui ".
Cette chute jete souvent un froid pour le reste de la séance et nécessiterait parfois qu'on mette en place une cellule psychologique au club.
Et puis la chute de l'ancien
Celle qui arrive après plusieurs années d’équitation.
Le cavalier tombe, se relève, époussette son pantalon… et remonte sans discuter.
Ça c'est pour les cavaliers confirmés...mais pas trop confirmé non plus.
Parcequ'a partir d'un certain âge , on rebondit plus comme avant , et souvent ça fini chez le mecano.
Parce que les réflexes sont encore bien là ...mais dans la tête!
Le corps,lui, répond :
" attends, on a 50 piges, on ne va quand même pas se la faire à la Mario Lurashi ...c'est fini ça ! ".
C’est le larguage lourd, comme le sac de patates qui tombe de la remorque du tracteur.
Les bras partent en moulin à vent (réflexe primitif), mais trop t**d et trop raide surtout...
Les jambes restent un peu coincées dans les étriers une demi-seconde de trop ce qui provoque un effet de catapulte inversée.
Atterrissage en triphasé , pas la crêpe plate des débutants, non… c’est l’atterrissage « assis-debout-sur le dos » en trois impacts distincts.
Se relever prend 47 ans ( donc si le calcul est bon , une fois debout il aura pas loin de 90 printemps ).
D’abord à quatre pattes un genou après l'autre , appui sur la cuisse, grognement primal d'homo sapiens , et enfin debout… mais penché comme la tour de Pise.
Les jeunes autour : " Ça va ??? "
Lui, sourire crispé : " Ouais ouais… juste un peu rouillé. J’ai connu pire lors de la grande chute de 92 . " (En vrai, il sait qu’il va dormir avec une bouillotte pendant 3 jours et qu’il va devoir annuler le cross du week-end.)
À force de manger du sable, on finit par comprendre un principe simple :
tomber ce n'est pas echouer,
la chute apprend et s'apprend aussi....
La chute à une certaine forme de pédagogie et fait partie du langage secret entre les chevaux et les cavaliers.
Elles apprennent l’équilibre, l’humilité… et surtout une qualité essentielle en équitation :
la capacité à rire de soi… avant de remonter en selle.
Car le danger d’une chute n’est pas seulement la blessure ... C’est la peur de ne plus oser remonter. Mais ça , c'est encore un autre sujet...

Texte de Les crins de verdure
Illustration de F***y Ruelle.

18/04/2026

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©️📸

06/04/2026

Le luxe du détail

Il existe une frontière subtile entre l’ordinaire et le luxe.
Elle ne se mesure ni au prix d’une selle, ni à l’élégance d’une écurie, mais à la qualité de l’attention.

Dans le monde du cheval, cette frontière est encore plus subtile.
Elle sépare le cavalier… de l’homme de cheval.

Car l’homme de cheval ne fonctionne pas par habitude.
Il observe, ressent, ajuste.
Il comprend que chaque détail compte, et que c’est précisément dans ces détails que naît la relation.

Ne pas sangler trop vite.
Ne pas monter immédiatement.
Prendre le temps.

Après avoir sellé, éviter de serrer excessivement la sangle.
Marcher son cheval en main, au minimum quelques minutes, permet à son dos de se mettre en route, à ses muscles de s’échauffer progressivement, et à sa respiration de s’adapter à l’effort à venir.
Ce moment, souvent négligé, est pourtant fondamental : il prépare le cheval physiquement, mais aussi mentalement.

Puis, seulement ensuite, ajuster la sangle.
Monter dans un corps déjà disponible.

Ce ne sont pas des contraintes.
Ce sont des preuves de respect.

Le cheval, lui, ne triche pas.
Il lit notre état intérieur avec une précision remarquable.

Un cavalier pressé crée de la tension.
Un cavalier présent ouvre un espace.

Alors, quelque chose change.

Son regard devient grand, animé, curieux.
Il s’intéresse. Il s’engage. Il choisit.

Même un cheval gourmand n’hésitera pas à quitter sa nourriture pour venir à la rencontre de celui qui compte pour lui.
En prairie, il reconnaît les pas, l’énergie, l’intention.
Il ne vient pas par obligation.
Il vient par lien.

C’est ici que commence le véritable luxe :
celui de la relation.

Laisser son cheval se rouler après le travail en est une illustration forte.
Ce geste, parfois mal perçu, est en réalité profondément bénéfique.

Se rouler permet au cheval de relâcher les tensions musculaires, notamment au niveau du dos.
Il mobilise sa colonne, se détend, se rééquilibre naturellement — comme une forme d’auto-ajustement corporel.

Mais il y a plus encore.

En se roulant, le cheval entretient son pelage : il répartit les huiles naturelles de sa peau (le sébum), élimine certaines impuretés et parasites, et crée une couche protectrice contre les insectes et les agressions extérieures.

Ce que l’homme voit comme de la saleté…
le cheval le vit comme un soin.

L’accepter, c’est déjà mieux le comprendre.

Après l’effort, proposer de l’eau est tout aussi essentiel.
Contrairement à certaines idées reçues, un cheval peut boire après le travail — et c’est même recommandé — à condition de respecter sa récupération et de proposer l’eau progressivement.

Des observations montrent qu’une eau tempérée, autour de 15 à 20°C, favorise l’ingestion.
Elle est plus confortable pour le cheval, surtout par temps frais, et participe efficacement à sa réhydratation, à sa récupération musculaire et à sa thermorégulation.

Là encore, ce n’est pas un détail.
C’est une attention.

Observer s’il boit.
S’il hésite.
S’il en a besoin.

Toujours revenir à l’essentiel :
être à l’écoute.

Le pansage devient alors bien plus qu’un simple entretien.
C’est un moment de connexion.

Chaque outil a son rôle.
L’étrille pour décoller les impuretés,
le bouchon pour nettoyer en profondeur,
la brosse douce pour lisser et apaiser,
le gant pour faire briller,
l’éponge pour les zones sensibles.

Mais au-delà de la technique, c’est la manière qui compte.
Le rythme.
La présence.
L’intention.

On ne prépare pas un cheval.
On entre en relation avec lui.

Et cette relation se construit aussi hors du travail.

Prendre le temps de brouter en main.
Se promener sans monter.
Partager des moments sans objectif.

Dans la nature, un cheval parcourt des dizaines de kilomètres chaque jour, en mouvement constant, curieux de son environnement.
Lui offrir des instants de découverte et de liberté contrôlée, c’est répondre à une partie essentielle de sa nature.

Au fil des années, cette approche ne s’est pas construite dans la recherche de reconnaissance, ni dans la poursuite d’une carrière sportive.

Elle s’est simplement imposée comme une évidence.

Ne jamais brûler les étapes.
Toujours chercher à comprendre plutôt qu’à contraindre.
Prendre le temps, encore et toujours.

Les résultats, eux, ont parlé d’eux-mêmes.

Des chevaux bien dans leur corps, harmonieusement musclés, entretenus avec soin… et des élèves qui progressent, eux aussi, dans cette recherche de justesse.
Mais surtout, des chevaux disponibles, connectés, profondément attachés à la relation.

C’est sans doute là que se trouve la vraie reconnaissance.

Pas dans les titres.
Mais dans le regard des chevaux… et dans celui des hommes qui observent.

Transmettre cela a toujours été une intention sincère.
Non pas pour imposer une manière de faire, mais pour ouvrir un regard.

Car au fond, rien ne s’impose vraiment avec le cheval.
Tout se propose, s’observe, se ressent.

Aujourd’hui encore, il ne s’agit pas de convaincre.
Simplement d’être là, cohérent, attentif.

Et laisser à chacun la liberté de voir…
et peut-être, d’apprendre autrement.

Car le cheval, lui, ne demande pas le luxe tel que nous l’entendons.

Il ne demande ni performance, ni apparence.

Il demande de la justesse.
De la cohérence.
De la sincérité.

Et peut-être que le plus grand luxe que l’on puisse lui offrir…

C’est de devenir, pour lui, quelqu’un en qui il peut totalement avoir confiance.

Sportivement votre,
Éric


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02/04/2026

🤠Il reste quelques places pour le stage western du 11 et 12 avril, encadré par Marlène fétiveau initiation ou perfectionnement avec un cheval d’instruction ou votre cheval, ouvert aux cavaliers extérieurs , 📞renseignements, tarifs et inscriptions par téléphone au 06 35 49 50 40

04/03/2026

L'ARMURE DE BOUE : LA SCIENCE DU MANTEAU INVISIBLE
Au milieu d'un pré balayé par les vents de mars, un cheval se laisse lourdement tomber. Il se roule avec insistance, frottant ses flancs et son dos contre la terre détrempée. Lorsqu'il se relève, sa robe est méconnaissable, recouverte d'une épaisse carapace brune. Pour le cavalier qui s'approche avec sa brosse, c'est une catastrophe esthétique. Pour le biologiste, c'est un acte de survie parfaitement calculé : l'application d'un enduit thermique de haute technologie.

1) L'IDÉE REÇUE : « UN CHEVAL PROPRE EST UN CHEVAL EN BONNE SANTÉ »
Nous transposons notre hygiène à l'animal. Nous voyons la boue comme une source d'infection, d'humidité stagnante et de négligence. Le réflexe est donc de brosser vigoureusement l'animal jusqu'à ce que son poil brille. C'est oublier que le cheval sauvage a évolué dans les steppes froides pendant des millions d'années sans la moindre brosse humaine, utilisant son environnement pour modeler son imperméabilité.

2) LA RÉALITÉ SCIENTIFIQUE : L'EFFET « COUPE-VENT »
Le pelage d'un équidé en hiver est conçu pour emprisonner une couche d'air chaud près de la peau grâce à la piloérection (les poils se dressent).

La faille du vent : Le pire ennemi de cette isolation n'est pas le froid, c'est le vent. Un vent fort sépare les poils et chasse l'air chaud.

Le scellage thermique : En se recouvrant de boue, le cheval crée un coupe-vent naturel. La boue séchée scelle la couche supérieure du pelage, protégeant les follicules pileux contre les rafales glacées et permettant à la poche d'air chaud de rester intacte en dessous.

La barrière physique : Cette carapace d'argile agit également comme un bouclier impénétrable pour les parasites (tiques, poux) qui commencent à s'éveiller avec les premiers redoux de mars.

3) CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT MAINTENANT (MARS)
Nous sommes dans la période de l'année la plus critique pour la thermorégulation des grands herbivores. Le soleil de mars stimule la glande pinéale, déclenchant la mue. Le cheval perd ses poils d'hiver par poignées, son manteau naturel devient hétérogène et perd en efficacité. Or, les "giboulées de mars" projettent des pluies glaciales à l'horizontale. Un cheval brossé à blanc, privé de son isolation, se mettra à trembler de froid au premier coup de vent humide. La boue est sa seule armure de transition.

4) POURQUOI C’EST ÉCOLOGIQUEMENT CAPITAL
Respecter ce comportement, c'est préserver le métabolisme de l'animal. Un cheval qui tremble pour se réchauffer brûle des quantités astronomiques de calories. Si cette perte d'énergie s'ajoute à l'herbe encore rare de ce début de printemps, l'animal puise dans ses réserves profondes, affaiblissant son système immunitaire.

5) DES GESTES SIMPLES POUR AUJOURD'HUI
La brosse sélective : Si votre cheval vit au pré, ne le brossez (étrille et bouchon) qu'aux emplacements stricts du harnachement (sous la selle et la sangle) pour éviter les blessures liées aux frottements.

Laissez la carapace : Sur les flancs, le dos et la croupe, laissez la boue séchée intacte. Laissez-le être "sale" pour rester au chaud.

Surveillez l'humidité, pas la terre : Assurez-vous simplement que le cheval dispose d'un abri ou d'une zone stabilisée pour ne pas avoir les sabots dans l'eau en permanence (risque de gale de boue aux paturons), mais ne touchez pas à son pelage.

CONCLUSION
L'esthétique humaine est souvent l'ennemie du confort animal. En mars, un cheval couvert de boue n'est pas un cheval négligé ; c'est un animal qui a intelligemment adapté son pelage aux caprices de la météo. Rangez vos brosses, acceptez cette beauté brute et boueuse, et laissez la nature faire son travail de thermorégulation.

RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES & DONNÉES
IFCE (Institut Français du Cheval et de l'Équitation) : Notes scientifiques sur la thermorégulation des équidés au pâturage et l'impact du vent/pluie sur la déperdition de chaleur.

INRAE : Études sur le bien-être animal, les comportements de "rolling" (se rouler) et la gestion de la mue printanière.

Notre petit coin de paradis ce matin !
26/02/2026

Notre petit coin de paradis ce matin !

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