La Main à la Patte - Educatrice et comportementaliste canin

La Main à la Patte - Educatrice et comportementaliste canin Coach en éducation et comportement canin en méthode positive, diplômée de l'ACCEFE

29/05/2026

Attention aux baignades de fin de printemps : tous les points d’eau ne sont pas sans danger pour nos animaux ☀️💧

Avec les températures qui remontent, beaucoup de chiens retrouvent le plaisir des baignades dans les lacs, rivières ou étangs.

Et pourtant, à cette période de l’année, certains points d’eau peuvent représenter un vrai risque.

Je pense notamment aux eaux stagnantes, plus fréquentes à partir de fin mai, où commencent à se développer certaines bactéries, parasites ou algues potentiellement toxiques.

Les signes peuvent parfois apparaître rapidement après la baignade :
⚠️ diarrhée
⚠️ vomissements
⚠️ fatigue brutale
⚠️ démangeaisons
⚠️ irritation de la peau ou des yeux
⚠️ troubles neurologiques dans les cas les plus graves

Un autre point souvent sous-estimé : beaucoup de chiens boivent l’eau pendant la baignade.

Or, une eau trouble, chaude ou avec une odeur inhabituelle doit toujours alerter.

Quelques gestes simples peuvent vraiment faire la différence 🐾

👉 éviter les eaux stagnantes ou verdâtres
👉 privilégier les zones d’eau vive
👉 rincer le chien après la baignade
👉 bien sécher les oreilles des chiens sensibles aux otites
👉 proposer systématiquement de l’eau propre pour éviter qu’il ne boive l’eau du point de baignade

Après une sortie, je conseille aussi de surveiller l’apparition de symptômes inhabituels dans les 24 à 48h.

En naturopathie animale, certaines plantes comme le calendula peuvent être intéressantes pour apaiser les irritations cutanées légères après baignade 🌼

Mais la prévention reste essentielle.

Car la vraie question n’est pas seulement :

❓ “Mon chien aime-t-il l’eau ?”

Mais aussi :

❓ “Dans quelle eau le laisse-t-on se baigner ?”

💬 Votre animal adore-t-il les baignades ? Plutôt rivière, lac… ou plage ? 🌊

Dr Patrick Durand






09/05/2026

IGNORONS LES CHIOTS

Appeler un chiot que vous ne connaissez pas alors qu’il est en promenade avec son gardien n’est pas un comportement très sympathique ;-)

Un chiot qui vient vers vous ne le fait pas parce qu’il vous trouve particulièrement attirant, ou parce que vous avez sur vous des odeurs qui l’attirent, ou parce que vous avez « un feeling » particulier avec les chiens…

Le chiot va vers tout le monde et donc, vers n’importe qui.

Pour le protéger et l’éduquer, la personne qui s’occupe de lui est en train de lui apprendre à rester avec elle, de construire la connexion avec lui dans l’environnement naturel, ou de se promener tranquillement sans aucune envie d’interaction extérieure.

C’est son droit.

Appeler son chiot ou l’attirer vers vous n’est pas respectueux.
Vous lui compliquez la tâche.
Vous mettez son chiot en danger car il risque de vouloir reproduire la situation.
Et vous fâcher parce qu’elle vous répond « non, je ne préfère pas » après lui avoir demandé l’autorisation de le caresser, est incompréhensible.

Si vous ne comprenez pas qu’une personne n’ait pas envie que son chiot soit touché ou appelé par des gens qu’elle ne connaît pas, demandez-vous simplement comment vous réagiriez si un humain inconnu appelait votre enfant de deux ans ou lui caressait la tête quand il passe à côté de vous.

C’est la même chose.

Les chiots ont besoins d’apprendre à rester avec leurs gardiens pour leur sécurité et leur éducation.
Si vous aimez vraiment les chiots, faites preuve de distance avec eux.
Observez-les si vous le souhaitez mais ne les appelez pas et ne les touchez pas sans autorisation.

VOUS AIMEZ LES CHIOTS ?
MONTREZ-LE EN RESPECTANT LEUR APPRENTISSAGE EN COURS... ❤

🙂 La sortie du troisième livre d'Audrey Ventura est annoncée pour juin 2026 ! Préparez votre lecture de vacances ! 🙂

LES LIVRES
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05/04/2026

Ce paillage naturel que tout le monde achète en jardinerie peut tuer votre chien : les vétérinaires alertent
Source Pause maison du 2/04/2025

Le printemps réveille peu à peu nos extérieurs, et avec lui, l'envie irrépressible de redonner de l'éclat à nos massifs. C'est presque un rituel pavlovien : dès les premiers rayons de soleil, les pépinières sont prises d'assaut. Mais prenez garde au moment de choisir votre matériau pour rafraîchir la terre ; derrière un produit végétal particulièrement en vogue ces jours-ci se cache un poison foudroyant pour votre chien. Ne laissez pas l'esthétique de vos parterres de fleurs se transformer en piège mortel pour votre animal de compagnie. Il est grand temps d'aborder une réalité cynique bien souvent ignorée des amateurs de beau jardinage.

Le parfum irrésistible des coques de cacao masque une toxicité d'une ampleur insoupçonnée
L'illusion parfaite d'un revêtement printanier plébiscité pour son rendu visuel et olfactif
Chaque saison apporte son inévitable lot de tendances, et l'aménagement paysager n'y échappe pas. Actuellement, le paillis de coques de cacao s'arrache littéralement dans les rayons. Visuellement, sa belle couleur brune offre un contraste saisissant avec les jeunes pousses vertes fraîchement sorties de terre. Olfactivement, il dégage une légère odeur torréfiée qui flatte les narines des jardiniers... et endort tout bon sens. C'est précisément cette délicate effluve chocolatée qui attire irrémédiablement les truffes humides de nos canidés, systématiquement à l'affût de la moindre trouvaille à grignoter.

La présence massive de théobromine dans les fèves qui dépasse largement les dangers du chocolat noir
Si l'écrasante majorité des propriétaires est aujourd'hui consciente que la tablette de chocolat familial doit impérativement rester hors de portée, peu de gens s'attendent à trouver une menace similaire étalée à ciel ouvert. Les enveloppes qui entourent la fève de cacao sont littéralement saturées de théobromine, une molécule alcaloïde que le métabolisme canin traite avec une lenteur accablante. Dans ce paillage naturel de fin mars, les concentrations de cette substance s'avèrent bien supérieures à celles mesurées dans le chocolat noir le plus corsé. Déverser cette matière sur ses plates-bandes revient à étaler un tapis neurotoxique sur le propre terrain de jeu de l'animal.

Quelques gourmandises picorées précipitent votre compagnon dans une urgence vétérinaire absolue
Un seuil toxique effroyablement bas où vingt grammes terrassent un molosse de vingt kilos
La douceur des journées printanières peut basculer dans le drame en l'espace d'un instant. Ce qui rend les coques de cacao si redoutables, outre leur appétence trompeuse, c'est la quantité absolument dérisoire nécessaire pour provoquer une tragédie. L'ingestion de seulement 20 grammes de ce matériau par un chien pesant 20 kilos suffit à déclencher une intoxication majeure. Pour les races de petit gabarit pesant à peine quelques kilos, picorer deux ou trois morceaux croquants au pied d'un rosier suffit à saturer dangereusement l'organisme.

Tachycardie brutale et convulsions violentes qui comptent les heures de survie de votre animal
Contrairement aux simples dérangements gastriques occasionnés par l'ingestion de terre ou d'herbe, les ravages physiologiques de la théobromine sont d'une brutalité extrême. En l'espace de quelques heures, le système nerveux central s'emballe complètement. Le premier stade s'apparente à de l'hyperactivité couplée à des vomissements, avant que ne se manifestent de sévères tremblements musculaires. Très vite, la dégradation s'accélère vers des convulsions ininterrompues et une tachycardie fatale si une prise en charge d'urgence absolue n'est pas initiée. Face à un tel tableau clinique, il n'existe aucune fatalité clémente : chaque minute de perdue anéantit les chances de sauvetage.

Tourner définitivement le dos à ce produit pour sécuriser le terrain de jeu de nos animaux
Le constat sans appel d'une incompatibilité totale entre ce paillis odorant et la présence canine
Il est vain de s'obstiner à vouloir marier l'inconciliable par de mauvais compromis esthétiques. La belle couleur chatoyante et l'aspect écologique de ce résidu de torréfaction ne pèseront jamais lourd face à la sécurité primordiale d'un compagnon à quatre pattes. L'utilisation du broyat de coques de cacao est strictement incompatible avec la présence de chiens sur la propriété. Aucune clôture basse, ni aucun dressage fondé sur le refus d'appât, ne garantira à cent pour cent qu'un carnivore curieux résistera indéfiniment à l'envie d'avaler cette matière mortelle.

Se tourner vers les nombreuses alternatives naturelles et inoffensives pour sublimer nos plantations sans trembler
Fort heureusement, les jardineries regorgent d'options réellement adaptées et dénuées de tout risque métabolique sévère pour notre faune domestique. Voici quelques valeurs sûres pour habiller la terre de vos massifs :
Le traditionnel paillis de chanvre, particulièrement efficace comme isolant thermique naturel.
Les écorces de pin de calibre moyen, idéales pour acidifier doucement la terre des bruyères.
Les paillettes de lin, une solution parfaite pour empêcher la levée des mauvaises herbes.
Les galets ronds décoratifs, réclamant un investissement de départ plus élevé, mais imputrescibles et totalement inertes.
Protéger son compagnon à quatre pattes exige d'accepter une concession simple : sacrifier nos envies de cacao au jardin. La tranquillité n'a pas de prix, et certainement pas celui de l'apparat éphémère d'un massif floral saisonnier. Choisissez sans regret un revêtement parfaitement sûr et profitez enfin du retour des beaux jours en observant votre animal explorer les herbes hautes, l'esprit totalement libéré de toute inquiétude.

10/02/2026

🌿 En naturopathie animale, je commence toujours par l’environnement

Quand un animal ne va pas bien, on cherche souvent quoi lui donner : plante, complément, solution naturelle 🌱
Pourtant, ma première question est ailleurs.
Je commence toujours par observer son environnement 🏡

Un animal ne vit pas isolé.
Il vit dans un lieu, un rythme, une atmosphère.
Sons, odeurs, habitudes, tensions… tout compte 🎧👃

Son organisme s’adapte en permanence. Et quand il n’y parvient plus, le corps s’exprime 🐾

L’environnement, ce n’est pas seulement un espace. C’est aussi :
• des repères stables
• des moments de calme 😴
• des interactions équilibrées 🤍
Un changement minime pour nous peut être une vraie rupture pour lui.

En naturopathie animale, le symptôme n’est pas un ennemi.
C’est un message 💬
Souvent lié à une difficulté d’adaptation.

Avant de chercher un outil, je cherche à comprendre le contexte 🔍
Je ne cherche pas la perfection.
Je cherche l’équilibre possible, ici et maintenant ⚖️

Observer l’animal dans son environnement, c’est souvent là que commence le véritable mieux-être 🌿🐾

Animalement vôtre 🐕

Dr Patrick Durand

09/02/2026

Les signaux de communication sont importants à connaître et à repérer.

Des années que j'essaye de transmettre sur ce sujet a la fois simple et hyper complexe m, entre autres par le partage de vidéos commentées accessible à tous , ou par des visios privées ponctuellement.

Mes clients voient leurs vidéos ou leurs chiens en live commentés et apprennent encore plus à le lire.

Avant d'en arriver à la morsure, le chien peut utiliser tout un panel de communication pour exprimer un malaise.

👉Ne pas respecter cette communication c'est l'emmener vers l'accident qu'il tente pourtant d'éviter à tout prix.

Un chien ne mord pas sans raison, il y a des causes, une histoire de vie, un contexte, une pathologie, un ...une.... plein de choses à comprendre de lui.

Apprendre à comprendre son chien, ses besoins, sa façon de communiquer c'est mettre toutes les chances vers un bon vivre ensemble.

Christel - Le chien simplement
Comportementaliste canin éthique
Mantrailing ludique éthique
Formation chien catégorisé

Visio partout -présentiel Aisne

09/02/2026

COMMENT SAVOIR SI MON CHIEN A FROID ?

Tous les chiens ne sont pas égaux face aux intempéries. La sélection artificielle s’est en effet occupée de retirer a beaucoup d’entre eux ce que la nature leur avait intelligemment donné pour se protéger. Le résultat de cette sélection est que certaines races ont le poil très court, voire ras, ou pas de sous-poil imperméable ou isolant, ou la peau très fine, ou une masse musculaire réduite, ce qui revient pour elles à sortir nues sous la pluie, ou quand il gèle.

Et puis aussi, il y a l’âge… certains chiens deviennent frileux en vieillissant. Et à l’inverse, les chiots seront plus sensibles au froid car ils ne peuvent pas encore réguler leur température comme les adultes.

L’idée persiste pourtant qu’un chien n’a jamais froid, que le couvrir c’est faire épreuve de sensiblerie ou le fragiliser. Le chien doit s’endurcir… Sauf que la fourrure ne va pas apparaître sur son dos avec le temps.

Alors, je vois en ce moment beaucoup trop de chiens sans manteau… des chiens qui montrent clairement qu’ils ont froid. Si vous le dites gentiment, vous vous entendez répondre que c’est un chien, et qu’il n’a pas froid, quand on ne vous demande pas de vous mêler de vos affaires.

Mais un chien qui a froid, l’exprime clairement. Ce n’est pas une question de point de vue… Et si certaines personnes ne savent pas encore l’observer, peut-être alors que l’écrire et le partager pourra leur enseigner comment comprendre avec certitude que leur chien leur dit « Hey copain, j’ai super froid là…».

Quelques signes imparables :

- Il tremble (oui, je sais, ça a l’air évident, mais ce que j’observe montre bien que non…).
- Il est en posture basse, comme affaissé sur lui.
- Ses mouvements sont ralentis (car il est transi par le froid), ou accélérés (car il essaie de se réchauffer).
- Il cherche les jambes de son gardien ou le contact avec les autres chiens ou les autres personnes (pour trouver une source de chaleur).
- Il lève les pattes une par une, comme s’il marchait sur des braises car les coussinets du chien sont sensibles au froid et au gel).
- Il refuse de sortir de la voiture, d’avancer, s’arrête souvent ou veut rentrer.
- Ses oreilles et son ventre sont glacés au toucher.
- Il cherche les endroits abrités du vent (il se plaque contre les murs, les haies, les troncs, les voitures…).
- Il refuse de s’asseoir ou de se coucher sur le sol.
- S’il est dehors dans son jardin, il est couché en boule (pour conserver sa chaleur), dans un coin ou dans la terre (géothermie).

On voit bien qu’un chien qui a froid n’est pas discret. Il n’encaisse pas en silence. Son inconfort est réel et bien visible. IL s’agit donc de respecter sa physiologie.

COMMENT PROTÉGER SON CHIEN DU FROID ?

En le protégeant, vous n’en ferez pas un chien douillet. Vous lui permettrez d’évoluer normalement malgré des conditions climatiques qui sont devenues hostiles à cause de la sélection artificielle. Le chien de famille n’est pas un loup. Il n’a pas à endurer le froid ou à dormir dehors. Beaucoup de races ont été sélectionnées uniquement pour l’esthétique, au détriment de leur protection naturelle. Alors désormais, à nous de les aider à s’adapter.

1° Offrez-lui un manteau
Ce n’est pas une lubie esthétique. Un vrai manteau chaud, imperméable, qui couvre le dos, les reins et le ventre est une nécessité pour certaines races comme le petit lévrier italien ou le whippet ou le chihuahua… Rappelons-nous que le ventre est une énorme zone de déperdition de chaleur.

2° Évitez l’immobilité
Les chiens qui attendent en laisse devant les écoles, les commerces ou pendant les discussions entre humains se refroidissent très vite. En début et en fin de balade, ne restez pas statiques.

3° Séchez-le en rentrant
Un chien mouillé est un chien qui se refroidit très vite, même à l’intérieur. Si vos vêtements sont trempés, le simple fait de rentrer au chaud et de tamponner vos habits ne suffira pas à vous réchauffer. Séchez votre chien correctement et utilisez une cape d’après la pluie s’il tremble encore, ou une couverture.

4° Un couchage isolé du sol
Les couchages performants ne sont pas directement posés sur le carrelage ou le béton. Soit ils sont très épais et éloignés du sol, soit ils sont posés sur un support.

5° Surveillez les coussinets
Le sel, le gel et la neige peuvent provoquer gerçures et brûlures. Un baume protecteur peut être utile, et l’huile de coco fait très bien l’affaire. En cas de blessure, le baume de Pyrénées (cire d’abeille et Propolis) est d’une efficacité redoutable pour désinfecter et cicatriser. Si besoin, il existe des chaussons pour aider le chien dans la neige.

Alors oui, évidemment, certains chiens supportent très bien le froid. Ils sont sélectionnés pour ça, leur fourrure en est le témoignage. Je demande alors aux gardiens de sibériens, alaskans, akitas, samoyèdes, laïkas, etc. qui auraient envie d’intervenir pour dire que non, un chien n’a pas besoin de manteau, de finalement s’abstenir. 😉 Toutes les races sont dans la nature, et chacune a des besoins particuliers. À cela s'ajoutent les singularités de l'individu lui-même... Bref, pas de généralités.

Il n’y a rien de ridicule à protéger son chien frileux avec un manteau.
Il n’y a aucune sensiblerie à ne pas vouloir qu’il ait froid.

Audrey Ventura / Cynoconsult

LES LIVRES
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La sortie du troisième livre d'Audrey Ventura est annoncée courant 2026 ! Son sujet sera dévoilé dans les semaines à venir, restez connectés !

16/10/2025

🐾🐾 Encore un petit sujet bien Ouf, quand on parle de respect oublié !!!🐾🐾

Ils tiennent dans nos bras, dans nos sacs, parfois même dans nos manteaux.
On dit d’eux qu’ils sont « pratiques », « faciles à vivre », « peu sportifs ».
Mais derrière ces mots se cache souvent une grande incompréhension de leurs besoins.

Les chiens de petite taille — qu’ils soient Chihuahua, York, Spitz, Bichon ou autres — restent avant tout… des chiens.
Avec un cerveau de chien, un système émotionnel de chien, et des besoins de chien.

Le paradoxe du petit chien : mignon, donc négligé

Leur taille minuscule les rend vulnérables, alors on les surprotège.
Mais en voulant les “protéger du monde”, on les prive du droit d’exister en tant qu’individus capables.

On les porte pour “les rassurer”, alors qu’ils aimeraient souvent marcher, explorer, sentir.

On les empêche d’interagir avec leurs congénères, “par peur qu’ils se fassent mal”, alors qu’ils ont besoin de ces rencontres pour apprendre les codes sociaux.

On les prend sans leur consentement, on les embrasse, on les manipule… en oubliant que, pour eux aussi, le contact physique doit être choisi, pas imposé.

Les études récentes en cognition canine montrent que la privation d’autonomie (même bien intentionnée) augmente les comportements anxieux et diminue les capacités d’adaptation.
Un petit chien qu’on empêche de vivre ses expériences développe souvent :

des aboiements excessifs,

de l’hyperattachement,

une hypersensibilité sensorielle,

voire des comportements d’agression liés au stress ou à la peur.

Un petit corps certes, mais le cerveau lui il est grand!

Les neurosciences animales l’ont démontré : les structures cérébrales impliquées dans les émotions (amygdale, cortex préfrontal, hippocampe) sont proportionnellement similaires chez tous les chiens, quelle que soit leur taille.
Leur perception du monde, leur sensibilité au stress, leur besoin de mouvement et d’autonomie ne sont pas moindres — seule leur morphologie change.

Autrement dit :
👉 un Chihuahua a le même besoin de renifler qu’un Berger Australien,
👉 un Bichon a le même besoin d’espace qu’un Border Collie (simplement adapté à son format),
👉 et un Spitz a autant besoin de rencontres sociales qu’un Golden Retriever.

Le consentement, ce n’est pas que pour les grands chiens

Attraper un petit chien sans prévenir, c’est un peu comme si un géant nous saisissait sans un mot pour nous déplacer “par sécurité”.
L’intention est bonne, mais l’effet émotionnel peut être catastrophique.

L’apprentissage du consentement tactile — approche, signal, pause, respect du “non” — est essentiel, quelle que soit la taille du chien.
Le respect du choix de contact diminue le cortisol, renforce la confiance et favorise des interactions stables et sécures.

Pour conclure... Et ça c'est pas si Ouf

La liberté, l’autonomie, la marche, la rencontre, le reniflage, le repos, le choix :
ce sont des besoins biologiques, pas des privilèges réservés aux grands chiens.

🐾🐾 Bienvenue dans Un monde de Wouf 🐾🐾

11/09/2025
17/08/2025

L’agression redirigée :

Désigne une attaque dirigée vers une cible « de substitution » plutôt que vers la cause réelle de l’excitation ou de la frustration.

Mécanisme

• Un stimulus déclencheur provoque une forte activation émotionnelle chez le chien (peur, frustration, excitation, colère).

• Le chien ne peut pas atteindre la véritable source de cette émotion (obstacle physique, distance, interdiction, danger).

• L’énergie accumulée se décharge sur une cible accessible (autre chien, humain, objet).

C’est un peu l’équivalent canin du « je me suis énervé contre mon ordinateur, alors je claque la porte ».

Exemples

• Deux chiens derrière un portail aboient sur un intrus ; ne pouvant l’atteindre, ils finissent par se bagarrer entre eux.

• En promenade, un chien excité par un autre chien derrière une clôture mord la laisse… ou la main du maître.

• Lors d’un jeu, une sur-excitation provoque une morsure accidentelle sur un congénère plutôt que sur le jouet.

Causes

• Frustration (ne pas pouvoir rejoindre ou fuir un stimulus).

• Barrières physiques (grilles, vitres, laisse tendue).

• Accumulation de stress (trop de stimulations successives).

• Douleur ou inconfort qui amplifie la réactivité.

Préconisations et gestion

• Réduire les situations de frustration : éviter les contacts visuels prolongés avec le déclencheur si on ne peut pas agir.

• Travailler la désensibilisation pour diminuer la réactivité.

• Offrir une échappatoire ou une alternative comportementale (ex. : se tourner vers le maître pour une récompense).

• Utiliser des outils de gestion : distance de sécurité, longe, gestion des accès.

• Observer les signaux précurseurs (raideur, fixité du regard, tension musculaire) pour intervenir avant le basculement.

À retenir
• Ce n’est pas un signe que le chien est « méchant » ou « traître » ; c’est un mécanisme émotionnel et contextuel.

• L’agression redirigée est souvent imprévisible pour un œil non averti, mais détectable en observant les signaux de stress.

• Le traitement passe par la gestion de l’environnement + travail comportemental progressif.

Pour une autre vision du chien

13/08/2025

Adresse

Roussillon
38150

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