11/06/2026
𝐋𝐄𝐓𝐓𝐑𝐄 𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐓𝐄 : 𝐂𝐎𝐌𝐁𝐈𝐄𝐍 𝐃𝐄 𝐑𝐄𝐅𝐔𝐒 𝐅𝐀𝐔𝐃𝐑𝐀-𝐓-𝐈𝐋 𝐄𝐍𝐂𝐎𝐑𝐄 ?
À Monsieur le Préfet du Finistère, aux membres du collège départemental du FDVA (fond de développement de la vie associative) et à l'ensemble des décideurs chargés de la répartition des aides à la vie associative dans notre département,
Avant toute chose, rappelons une réalité : 𝟔𝟏 % 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐞̀𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐢𝐞. Pour beaucoup, ils ne sont pas « seulement des animaux » : ils sont des compagnons de vie, des soutiens au quotidien, des membres à part entière de la famille.
Et pourtant…
Aujourd'hui, nous souhaitons vous adresser un message empreint de déception, d'incompréhension… et de colère.
𝐔𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐚 𝐝'𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐛𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐭𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐅𝐃𝐕𝐀.
Et nous ne pouvons plus nous taire.
𝐋𝐞 𝐦𝐨𝐭𝐢𝐟 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 :
➡️ « 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞𝐬. »
Ces quelques mots peuvent sembler administratifs.
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐮𝐬, 𝐢𝐥𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞.
Depuis des années, nous répondons présents lorsque des animaux sont abandonnés, blessés, maltraités ou livrés à eux-mêmes. Nous répondons présents lorsque les communes nous sollicitent pour gérer l'errance animale. Nous répondons présents lorsqu'il faut sensibiliser, prévenir, expliquer et accompagner. Nous répondons présents lorsque plus personne ne sait vers qui se tourner.
𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐝 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐚𝐠𝐢𝐫.
𝐄𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟓, 𝐋𝐚 𝐏𝐚𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐂œ𝐮𝐫 𝐁𝐙𝐇 𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝟒𝟏𝟔 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱, 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝟑𝟔𝟎 𝐜𝐡𝐚𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝟓𝟔 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧𝐬.
𝐏𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟗𝟎 𝟎𝟎𝟎 € 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐯𝐞́𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 ont été engagés, auxquels se sont ajoutés 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟐𝟎 𝟎𝟎𝟎 € 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 : alimentation, litière, matériel, événements et fonctionnement courant.
➡️ 𝐀𝐮 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥, 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟏𝟎 𝟎𝟎𝟎 € 𝐪𝐮𝐢 𝐨𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐞𝐧 𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐮 𝐅𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞.
Nous organisons également des collectes solidaires dans les commerces du territoire. Nous faisons travailler les cliniques vétérinaires du Finistère, commandons notre alimentation auprès de fournisseurs locaux, achetons du matériel auprès d'entreprises du département et collaborons avec de nombreux partenaires finistériens.
𝐍𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞 : 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞.
Et pourtant, malgré cette réalité de terrain, malgré l'utilité publique évidente de notre action et malgré l'engagement sans faille de nos bénévoles, 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐣𝐮𝐠𝐞́ « 𝐧𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 ».
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟒𝟎𝟎 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐚𝐫 𝐚𝐧, 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝟏𝟏𝟎 𝟎𝟎𝟎 € 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐮 𝐅𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞, 𝐧𝐞 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 ?
Qui ramasse les animaux blessés sur le bord des routes ? Qui répond aux appels le soir, les week-ends et les jours fériés ? Qui annonce à des particuliers désespérés qu'il n'y a plus de place ?
➡️ 𝐂𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞.
𝐋𝐚 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐞́ 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐬.
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫, 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐫, 𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫, 𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬.
➡️ 𝐒𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧, 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫.
𝐒𝐢 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐬, 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥'𝐞𝐫𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐛𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧𝐬 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐪𝐮'𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐥'𝐞𝐬𝐭 ?
𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐮 𝐅𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱. 𝐋𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢.
L'équipe de La Patte sur le Cœur BZH