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Tetramorium semilaeve 🐜🐜Nom latin : Tetramorium semilaeveTaxonomie : Sous - famille : Myrmicinae Tribus : TetramoriiniNi...
21/10/2022

Tetramorium semilaeve 🐜🐜

Nom latin : Tetramorium semilaeve

Taxonomie : Sous - famille : Myrmicinae Tribus : Tetramoriini

Niveau d'élevage : Débutant

Répartition géographique : Europe, Afrique du Nord, Asie du Sud-Ouest

Habitat : Paysages ouverts, lisières de forêt exposées au soleil, chemins de terre, zones urbaines souvent sur des surfaces isolées.

Colonie forme : Monogyne

Reine : Taille : 6 - 7mm Couleur : Brun rougeâtre
Ouvrières : Taille : 2 - 3mm Couleur : Brun rougeâtre

Major : Non

Mâle : Taille : 5-7mm Couleur : Noir

Nourriture : Principalement insectivores, comme vers de farine, mouche, moustique, grillons etc...Du miellat et quelques graines de temps en temps.
Humidité : Aire de chasse : 30 - 50% Nid : 50 - 60%
Température : Aire de chasse : 20 - 28 ° C Nid : 22 - 27 ° C

Hibernation : Oui, de début Novembre à début mi-Mars entre 8 et 14 ° C

Type de nid : Nid en plexiglas, nid avec des tubes, nid en pierre reconstitué.

Description : Tetramorium semilaeve est une petite espèce à développement rapide, elles sont très agressives avec les autres espèces de fourmis et très bonnes chasseuses.
Développement : Essaimage de Juillet à Août.

Fondation : Se déroule de manière claustrale (sans alimentation) Développement : 30 jours de l’œuf au travailleur (en fonction de la température)
Taille de la colonie : Jusqu'à 10 000 individus, la reine peut atteindre l'âge de 15 ans.

Pheidole Pallidula1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :FAMILLE : FormicidaeSOUS-FAMILLE : MyrmicinaeTRIBU : AttiniGENRE :...
21/10/2022

Pheidole Pallidula
1) CLASSIFICATION ET SIGNIFICATION :
FAMILLE : Formicidae
SOUS-FAMILLE : Myrmicinae
TRIBU : Attini
GENRE : Pheidole
ESPÈCE : Pheidole pallidula

TAXONOMISTE ET ANNÉE DE DESCRIPTION : Nylander, 1849
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Aucun synonyme n’est actuellement encore utilisé.
ÉTYMOLOGIE GENRE : du grec Pheidolos, « économe ».
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : du latin pallidula, « pâle ».
2) MORPHOLOGIE ET IDENTIFICATION :
TAILLE OUVRIÈRES : 2 mm / TAILLE MAJORS : 3-4 mm / TAILLE MÂLES : 4-5 mm / TAILLE GYNES : 8 mm
MORPHISME : l’espèce est très polymorphe avec des individus appelés “majors” bien plus imposants que les plus petits individus appelés “minors”.
FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Non, à l’heure actuelle, Pheidole pallidula n’a pas d’égal dans la faune française, bien qu’il ne soit pas exclu que des espèces cryptiques soient décrites dans le futur.
DESCRIPTION ET PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Pheidole pallidula est la seule espèce française présentant un polymorphisme non continu. Il n’y a ainsi pas d’intermédiaire de taille entre les minors et les majors.
Les minors de cette petite espèce se reconnaissent par un corps frêle et de longues antennes surmontées d’une massue de trois articles ; mais, sur le terrain, le plus simple élément d’identification reste la présence de majors dans les colonies. La tête imposante de ceux-ci est immédiatement reconnaissable.
3) BIOLOGIE :
DESCRIPTION DU BIOTOPE : L’espèce est très ubiquiste et peut s’établir dans n’importe quel biotope, pourvu qu’il soit assez exposé au soleil afin qu’elle puisse y trouver la chaleur nécessaire à son développement. Il n’est pas rare de la retrouver dans les milieux urbains, où elle s’invite régulièrement dans les maisons. Elle est également commune en garrigue ou en forêt.
NIDIFICATION : Les nids sont généralement terricoles, et peuvent être polydomiques ; leur architecture ne présente pas de caractéristique notable. L’on peut retrouver Pheidole pallidula dans la terre, le sable, sous les pierres, dans les maisons ou dans le bois morts.
DÉMOGRAPHIE : Les colonies peuvent atteindre une démographie très importante, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’ouvrières. Certains observateurs indiquent des populations jusqu’à 200 000 individus bien que ce type de colonie ne soit que très rarement observé. Pour rester dans l’ordre de l’entendement, l’on pourra considérer qu’une colonie peut aisément dépasser les 60 000 individus.
PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Pheidole pallidula fait preuve d’une extrême agressivité et voracité, et est largement dominante là où elle est présente. Des recrutements très rapides et efficaces lui permettent de monopoliser les ressources alimentaires de son biotope. La croissance de la colonie est rapide, et le couvain abondant, afin de compenser une durée de vie très réduite des ouvrières (de l’ordre d’environ trois mois seulement). Dès la vingtaine d’ouvrières, les colonies se mettent à produire des majors, ceux-ci serviront de réserve de nourriture dans la première partie de leur vie, avant de servir à la découpe et au rapatriement de la nourriture lorsqu’ils sont plus âgés.
ALIMENTATION : Notamment avide d’insectes en tout genre, Pheidole pallidula est très opportuniste et se contente de tout, des substances sucrées jusqu’aux graines.
ESSAIMAGE : Les essaimages, qui se déroulent de façon classique avec l’envol d’un grand nombre de gynes et de mâles, ont lieu de juin jusqu’à début août. Ils ont généralement lieu en soirée et sont souvent massifs. Il n’est pas rare qu’ils s’étalent sur plusieurs soirs d’affilée si les conditions météorologiques s’y prêtent.
GYNIE : Il est admis que l’espèce est monogyne, et les tentatives de polygynie en élevage échouent systématiquement. Des colonies comportant plusieurs gynes ont néanmoins été observées in natura, en particulier en Corse. Il semblerait que ces dernières ne soient pas des polygynies mais plutôt des oligogynies secondaires (gyne fraîchement fécondée qui retourne dans son nid natal) mais rien n’a encore été prouvé.
FONDATION : Claustrale. Après l’essaimage, les gynes creusent une loge dans la terre et ne se nourrissent pas jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.
CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Cas unique parmi les fourmis françaises, Pheidole pallidula est exogène-homodynamique, la diapause imposée par les basses températures de l’hiver n’est qu’une contrainte à son développement.
4) RÉPARTITION :
Pheidole pallidula est localisée au pourtour méditerranéen. En France, on ne la trouve que dans le tiers Sud du pays, y compris en Corse. Elle s’observe également autour de la mer Noire et de la mer d’Azov. L’espèce est classée comme invasive en Allemagne, au Danemark, en Norvège, au Pays bas, à Madère et aux Canaries, bien que son impacte sur la biodiversité locale soit modéré par rapport à d’autres espèces plus invasives.
5) ÉLEVAGE :
TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 22-28°C cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain.

HYGROMÉTRIE : Entre 20 et 80 % de la surface du nid doit être humidifiée, ces fourmis n’étant pas regardantes sur ce paramètre.

SET UP : Comme le témoigne son ubiquisme in natura, l’espèce peut se contenter de la plupart des installations. Néanmoins, la véritable contrainte est de réussir à contenir cette experte de l’évasion qui fera tout pour s’échapper : le nid devra être blindé, et l’aire de chasse protégée par un anti-évasion efficace comme le téflon, ou au mieux fermée.
FOREUSE ? : Oui. Elles tenteront de creuser tout ce qui peut l’être, c’est pourquoi le nid se doit d’être blindé.
FONDATION : Indépendante et claustrale ; les gynes n’ont donc pas besoin d’être nourries avant l’arrivée des premières ouvrières. Celle-ci aura lieu rapidement, puisque le développement ne prend qu’un peu moins d’un mois de la ponte à l’ouvrière adulte dans des conditions favorables.
ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Elles sont très opportunistes et se contentent de tout. Comme la plupart des fourmis, elles seront principalement nourries de substances sucrées (pseudo-miellats, beetle jelly, fruits…) et d’insectes. Il est cependant conseillé de ne leur distribuer les liquides sucrés qu’imbibés dans du coton afin d’éviter les noyades, qui arrivent facilement chez une petite espèce comme celle-ci.
DIAPAUSE : Cas exceptionnel parmi les espèces françaises, Pheidole pallidula est homodynamique, et la diapause n’est en conséquent pas nécessaire. Cette information est cependant à mitiger. En effet, bien que Pheidole pallidula soit homodynamique, elle n’en reste pas moins une espèce dite “thermophile”, la chaleur influence donc le développement de son couvain ainsi que sa fréquence de ponte. Chez Pheidole pallidula, la diapause peut être réalisée pour rallonger l’espérance de vie de la gyne, en diminuant sa fréquence de ponte pour la reposer. Chez Antariums, nous vous conseillons donc une diapause “douce” à environ 15 ou 16 °C, dès la deuxième année, pendant une période de 6 à 8 semaines durant laquelle vous continuerez à nourrir la colonie.
DÉTAILS À AJOUTER : Même si sa petite taille, sa propension à l’évasion et la grande taille des colonies matures peuvent en rebuter certains, son agressivité, son développement rapide et son polymorphisme étonnant sont autant de raisons expliquant sa popularité en élevage.
DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Facile. Les colonies, très robustes, grandissent rapidement et ne nécessitent pas de soin particulier. Même sans expérience, il est très simple de les faire prospérer. La vraie difficulté porte sur la gestion des colonies sur le long terme : en effet, celles-ci deviennent très populeuses et voraces, et tentent de s’évader par tous les moyens ; c’est pourquoi il peut devenir rapidement assez compliqué de les contenir.

Camponotus Cruentatus1) Classification et Signification :FAMILLE : FormicidaeGENRE : CamponotusESPÈCE : cruentatus NOMS ...
21/10/2022

Camponotus Cruentatus
1) Classification et Signification :
FAMILLE : Formicidae
GENRE : Camponotus
ESPÈCE : cruentatus
NOMS VERNACULAIRES : Fourmi ensanglantée
SYNONYMES ET ANCIENS NOMS UTILISÉS : Formica opaca
ÉTYMOLOGIE GENRE : “Campo” est une racine du grec “kampé”, signifiant “courbé” et
“notus” une racine latine signifiant “dos“.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : “cruentatus” est une déclinaison du latin “cruentus”, qui signifie “ensanglantée“.

2) Morphologie et Identification : Taille gyne : 16 à 18,5 mm / Taille ouvrière : 7 à 13 mm / Taille major : 12,5 à 15,5 mm / Taille mâle : 9 à 10 mm
MORPHISME : Cette espèce est fortement polymorphe avec des individus parfois 2 fois plus gros que d’autres au sein d’une même colonie.
FAISANT PARTIE D’UN GROUPE D’ESPÈCES CRYPTIQUES : Non, cette espèce se distingue aisément avec toutes les autres Camponotus. Seul bémol avec Camponotus barbaricus où une confusion est possible dans certains cas.

DESCRIPTION : Camponotus cruentatus est une très grande espèce de Camponotus européenne de couleur noir mat et à l’avant du gastre rougeâtre. Elle possède 3 castes ouvrières (major, média, minor). Les majors sont très imposants, mesurant presque la taille de la gyne et possédant de très puissantes mandibules. D’après les observations, les médias serviraient principalement de « pots de miel » et s’occuperaient de déplacer le couvain.

PARTICULARITÉS PHYSIQUES : Les ouvrières arborent une physogastrie développée en signe de bonne santé.

3) Biologie :
DESCRIPTION DU BIOTOPE : Camponotus cruentatus se rencontre aisément en garrigue et zones bien exposées du bassin méditerranéen au sol calcaire. La densité de nids peut être, par endroits, très élevée. Malheureusement l’espèce subit un léger déclin depuis quelques années à cause de Linepithema humile. Les ouvrières peuvent parfois fourrager relativement loin du nid (environ 150 mètres). A noter qu’aucune colonie n’a été recensée au-delà de 600m d’altitude.

NIDIFICATION : Les colonies nichent sous les pierres en garrigue, dans les forêts sèches et près des côtes. Souvent en milieu rocailleux autour des arbres ou des plantes grasses. Il y a souvent plusieurs entrées aux nids et elles sont de taille imposante.

DÉMOGRAPHIE : Cette espèce fait des colonies d’environ 12 000 individus à taille adulte.
PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Cette espèce est très dominante dans son milieu, la colonie exerce une forte pression et est très agressive. Elles sont capables de se défendre en déposant des gouttes d’acide formique sur leur proie/agresseur. Chez cette espèce, on observe un nombre important de rapports trophiques (trophallaxies).
Chez Camponotus cruentatus, il existe une forme de cannibalisme assez prononcée au sein de la caste larve. C’est une forme de sélection qui va réduire drastiquement le nombre de larves au fil des mues.

ALIMENTATION : Dans la nature, cette espèce se nourrit principalement de miellat et de nectar provenant des pucerons qu’elle élève et des plantes grasses présentes dans son écosystème. Cette espèce est également frugivore, charognarde et se nourrira donc d’insectes ou plus rarement de viande. C’est donc une espèce omnivore et plutôt opportuniste bien qu’en captivité, certaines colonies puissent devenir difficiles avec le temps.
En captivité, on nourrira cette espèce avec des liquides sucrés à base de miel, de lait, de sucre roux ou tout autre mélange, de quelques fruits BIO et d’insectes vivants (adapter les proies à la colonie), fraîchement tués ou congelés.
ESSAIMAGE : Les essaimages se font de fin juin à la mi-août. Les essaimages ont souvent lieu en milieu de soirée ou en pleine nuit durant les nuits chaudes.

GYNIE : Cette espèce est strictement monogyne et ne pratique ni l’oligogynie, ni la pléometrose.

FONDATION : La fondation est indépendante et claustrale. La gyne ne sort pas de sa loge et nourrit ses larves avec ses réserves jusqu’à l’arrivée des premières ouvrières.

CYCLE DE DÉVELOPPEMENT : Le cycle de développement de Camponotus cruentatus est endogène hétérodynamique, la diapause est déclenchée par l’horloge biologique de l’animal indépendamment des conditions extérieures.

4) Répartition :
Camponotus cruentatus s’observe sur les côtes méditerranéennes de Gênes (Italie) jusqu’à Jérusalem (Israël) en passant par toute la Péninsule ibérique. De rares cas ont été signalés à Madère. Elle ne serait pas présente aux Baléares, en Corse et en Sardaigne, mais une présence très locale sur ces île a de nombreuses fois été théorisée.
5) Élevage :
TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23 à 29 °C cette espèce est thermophile, la température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière minor à la température idéale, il pourra aller jusqu’à deux mois et demi pour les majors. La nymphose se fait dans un cocon, les larves se transformant en nymphe sont un signe d’hygrométrie trop importante, ils donneront généralement des imagos handicapés ou ne donneront rien et seront mis au dépotoir.
FONDATION : Il faudra placer la gyne dans un tube à essai préparé pour la fondation. La première génération compte généralement cinq ou six ouvrières. Comme pour beaucoup de Camponotus françaises, la fondation est longue et difficile. Il faudra maintenir la gyne dans le plus grand calme à l’abri de la lumière et des vibrations. Dès l’arrivée des ouvrières, placez une ADC et nourrissez régulièrement avec des liquides sucrés.
HYGROMÉTRIE : Entre 25% et 55%, cette espèce tolère un gradient d’humidité faible.

FOREUSE ? : Oui, si la colonie manque de place, elles se mettront à creuser.
SET UP : En élevage, on privilégiera le tube (18mm ou 20mm) pour la fondation, puis la majorité des éleveurs proposera un nid en béton cellulaire ou en ciment. Cependant certains ont choisi avec succès, une option plus naturelle : le terrarium.


DIAPAUSE : Chez Camponotus cruentatus les larves hivernent avec la colonie. Elles stoppent leur croissance au deuxième ou au troisième stade larvaire et prennent une coloration jaunâtre due à une augmentation du taux de glycérol dans leur hémolymphe pour mieux résister au froid. Tous ces paramètres sont des signes qu’une vernalisation (période de mise au froid) est sur le point de commencer. Il sera alors nécessaire de leur faire effectuer une diapause de 3 mois entre 8 et 15°C. Une absence d’exposition aux températures fraîches les dérèglera complètement, pouvant entraîner un déclin, voire la mort de la gyne puis de la colonie.

DÉTAILS À AJOUTER : Une espèce géniale qui, par ses nombreuses qualités, ravira plus d’un éleveur. On peut le dire, Camponotus cruentatus n’a pas démérité sa place de best-seller français de la Camponotus.

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Cette espèce, bien que très souvent conseillée aux éleveurs connaissant un peu les fourmis et souhaitant se lancer dans des fourmis aux conditions plus rigoureuses, requiert deux qualités importantes : la rigueur et la patience.

Aphaenogaster Senilis 🐜NOMS VERNACULAIRES : Gypsy ant (anglais), fourmi bohème (français).ÉTYMOLOGIE GENRE : Du grec anc...
21/10/2022

Aphaenogaster Senilis 🐜
NOMS VERNACULAIRES : Gypsy ant (anglais), fourmi bohème (français).

ÉTYMOLOGIE GENRE : Du grec ancien, préfixe a- privatif + phaeno, pouvant signifier « brillant » ou « apparent » + gaster, « ventre ». Aphaenogaster peut donc signifier « gastre mat » ou « gastre caché » selon les interprétations.
ÉTYMOLOGIE ESPÈCE : Du latin senilis, se rapportant à la vieillesse.

TAILLE OUVRIÈRES : 6,4-7,7 MM / TAILLE GYNE : 8,4-9,7 MM / TAILLE MÂLES : 4,7-6 MM
PARTICULARITÉS COMPORTEMENTALES : Les ouvrières de cette espèce active et diurne fourragent essentiellement en solitaire ; très agressives, ce sont d’efficaces chasseuses parcourant inlassablement le sol et la basse végétation à la recherche de nourriture. Elles ramènent au nid des pétales de fleur, même si elles ne semblent pas s’en nourrir.
Cette espèce est notamment connue pour son mode de reproduction particulier. Lorsqu’une colonie se retrouve sans reine après la mort de celle-ci ou une fission coloniale, une ou quelques nouvelles gynes seront produites à partir du jeune couvain restant. Si plusieurs de ces princesses émergent, l’aînée est toujours dominante, et tuera ses jeunes sœurs avant de s’accoupler avec un unique mâle pour prendre la tête de la colonie.
ALIMENTATION : Aphaenogaster senilis est une fourmi opportuniste, pouvant se contenter d’une large gamme de nourriture : les élaïosomes de graines, les fruits, et autres divers débris végétaux feront ainsi ventre. Elles raffolent également des insectes en tout genre, morts ou vifs. À cause d’un jabot social peu développé, elles n’effectuent pas de trophallaxie ; la nourriture est donc directement rapportée au nid pour être partagée entre tous les membres de la colonie, y compris les larves particulièrement mobiles et voraces. Lorsque les ouvrières trouvent une nourriture liquide, elles en imbibent un débris quelconque afin de pouvoir la transporter au nid.

RÉPARTITION : L’aire de répartition d’Aphaenogaster senilis se limite à l’Ouest du pourtour méditerranéen. Essentiellement ibérique, en France on la rencontre surtout dans le département des Pyrénées-Orientales ; elle est moins commune plus à l’Est.
ÉLEVAGE : TEMPÉRATURE DE MAINTIEN : 23-28 °C.
SET UP : Opportuniste, cette espèce saura se contenter de la plupart des installations classiques qui lui seront proposées. Néanmoins, veillez à fournir un substrat à la colonie afin que les ouvrières puissent ramener les liquides sucrés au nid.

HYGROMÉTRIE : Entre 20 et 30 % de la surface du nid humidifiée.

DIAPAUSE : Cette espèce méditerranéenne nécessite une diapause particulièrement douce ; dans les faits, une simple baisse de température aux alentours de 15 à 17 degrés durant environ 3 mois (généralement de mi-novembre à mi-février) s’avère idéale.

ALIMENTATION EN ÉLEVAGE : Les Aphaenogaster senilis sont particulièrement opportunistes, et se contentent de tout. Comme elles n’effectuent pas de trophallaxie, il est nécessaire de leur fournir un substrat granuleux (du sable, de la perlite ou de la vermiculite fait parfaitement l’affaire) pour leur permettre de ramener les liquides sucrés au nid ; elles apprécient également les sources de nourriture sucrée solides, comme les fruits ou encore la beetle jelly. Il est bien sûr nécessaire de leur fournir de la nourriture protéinée, via des arthropodes vivants ou fraîchement tués. Très agressives, elles n’ont pas peur des insectes vivants, qu’elles exécutent rapidement avant de rapatrier au nid pour en nourrir les larves.

FOREUSE ? : Oui. Lorsqu’elles manquent de place, les Aphaenogaster senilis n’hésitent pas à creuser ce qui peut l’être

DIFFICULTÉ D’ÉLEVAGE : Assez facile. Bien que relativement simples à vivre à priori, ces fourmis demandent cependant des conditions de maintien assez précises pour s’épanouir.

20/10/2022
Kit premières fourmis.Pour tube de 16.
17/10/2022

Kit premières fourmis.
Pour tube de 16.

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