15/12/2025
Aujourd’hui, je prends position publiquement.
Parce que ce qui se passe me révolte et dépasse largement le cadre d’une simple crise sanitaire.
La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) est une maladie animale non transmissible à l’homme, rarement mortelle (dans une grande majorité des cas, les animaux survivent), et pourtant, la réponse apportée est l’abattage massif et systématique, y compris d’animaux sains, sans distinction, sans nuance.
On abat des troupeaux entiers pour une maladie qui ne tue que dans une infime proportion des cas.
On détruit des années de travail, de sélection, de génétique, de soins, pour appliquer un protocole rigide décidé loin des fermes, loin des réalités agricoles.
Et quand des éleveurs osent questionner, demander des explications ou simplement du temps, la réponse n’est pas le dialogue…
➡️ ce sont des forces de l’ordre, des blindés, de la pression, envoyés contre des civils honnêtes, dont le seul tort est de vouloir défendre leur outil de travail et leurs animaux.
Pendant ce temps-là, il existe en France des zones en grande difficulté : sociales, sécuritaires, humaines ... où l’État est absent.
Mais pour contraindre des agriculteurs déjà à bout, là, soudain, les moyens sont disponibles !
On parle de “sanitaire”, mais ce qui est appliqué relève davantage d’une logique administrative aveugle, incapable de s’adapter à la réalité du terrain.
Aucune réflexion sur des alternatives, aucune prise en compte de la proportion réelle de risque, aucune confiance accordée aux professionnels.
Ce n’est pas une gestion de crise, c’est une démonstration de force.
Une politique de la peur et de l’obéissance, exercée sur un monde agricole déjà fragilisé, déjà épuisé, déjà sacrifié depuis des années !
La DNC n’est pas seulement un problème vétérinaire.
Elle met en lumière une chose beaucoup plus grave :
● un État qui ne sait plus écouter,
● qui ne sait plus dialoguer,
● et qui préfère détruire plutôt que réfléchir.
Et tant que cette logique perdurera, ce ne seront pas seulement des troupeaux qui disparaîtront, mais des fermes, des vocations, et une agriculture vivante...