13/08/2026
Il y a dix ans, à la création de l’écurie, le principal défi était de faire vivre les chevaux en extérieur toute l’année sans que les sols ne se transforment en champs de boue l’hiver… J’avais un box ou deux, au cas où, pour infirmerie. On a créé beaucoup de zones stabilisées et de stabulations pour que l’hiver soit confortable pour les chevaux. C’est toujours d’actualité, puisque les pluies, quand elles arrivent, sont maintenant diluviennes et ininterrompues pendant des semaines…
Mais à cela s’est ajoutée la problématique des canicules et des sécheresses. Herbe grillée, sols poussiéreux, consommation de foin précoce, chaleur extrême… Au début ce n’était que des pics de chaleur passagers, des petites canicules toutes gentilles qui ne duraient que quelques jours. Je me souviens bien de 2022, un petit avant goût de ce que l’on vit actuellement.
J’arrosais encore la carrière… J’ai complètement arrêté depuis l’année dernière, tellement ça me parait aberrant de consommer une eau si précieuse pour juste «mouiller» du sable.
Deux années de suite, j’ai dû arroser des petites parcelles pour limiter la poussière pour des chevaux sensibles des voies respiratoires. Cette année, je ne voulais pas le faire, mais j’ai dû m’y résoudre. Et comble du comble, on continue d’aménager des box… Pourquoi ? Je constate que ceux qui vont le mieux sont ceux qui passent du temps en journée dans des box frais ou bâtiment en pierre, avec ventilation traversante, et qui peuvent se reposer.
Parce que les chevaux 100% en extérieur sont harcelés par les insectes, en ont marre de la chaleur et pour certains toussent à cause de la poussière ambiante. Les sols, le vent, les travaux agricoles, la pollution, les fumées des incendies, le sable du Sahara… On a l’embarras du choix cette année 😏
Alors on do**he, on brumise, on ventile, on rentre au box… Et on va aussi désormais nébuliser !
Quelle sera l’étape suivante ?
Il y a de quoi se poser la question…