Marina Collet Éducatrice canin

Marina Collet Éducatrice canin Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Marina Collet Éducatrice canin, Dresseur de chiens, LIEU DIT TALABOT, Montvalent.

🔸Education du chien et du chiot de famille.
🔸Analyse et modification comportementale.
🔸Accompagnement personnalisé en éducation canine respectueuse et bienveillante. -Bilan éducatif au domicile
-École du chiot
-Balade éducative individuelle en campagne ou en ville selon les besoins
-Balade collective pour un moment convivial de rencontres entre humains
et congénères canins
-Conseils et accompagnement pour le choix d'un chiot ou d'un chien, en élevage ou
refuge

Bonjour a tous,J’essaie habituellement de ne pas prendre part aux débats sur les réseaux sociaux pour plusieurs raisons....
21/12/2025

Bonjour a tous,

J’essaie habituellement de ne pas prendre part aux débats sur les réseaux sociaux pour plusieurs raisons.
Entre autres, m’épargner émotionnellement, parce que c’est énergivore et que je préfère garder mon énergie pour mes clients et je dois l’avouer, parce que l’écriture n’est pas ma plus grande qualité😅 et que d’autres sont bien plus doué(es) que moi.

Certains éducateurs depuis plusieurs années se démènent pour faire évoluer les méthodes éducatives et la perception du chien (et autres animaux) auprès du grand public.
J’estime en faire partie à mon petit niveau auprès de mes clients.
Mais d’autres, vont encore plus loin, visent plus haut. D’où l’évolution des lois autour du bien-être animal (même si il reste du travail) entre autres, dernièrement l’interdiction de l’utilisation du collier électrique, étrangleur, torcatus par les professionnels. Cette lois ne va pas assez loin puisqu’ils sont encore commercialisés mais c'est une première avancée.

Suite à la publication d’une autre éducatrice canin (au Canada) connue pour être en méthode positive et largement suivie par les éducateurs canins français, qui parle de l’utilisation du collier électrostatique qui pourrait pour certains chiens être bénéfique.

Je ne peux me taire cette fois-ci. Je n’y arrive pas.
Pour quelle raisons cette fois-ci?
Pour plusieurs raisons qui n’ont pas beaucoup d’intérêt sur ce post donc revenons au sujet principal.

Rien ne justifie la violence, pas même le fait de l’utiliser avec parcimonie, à basse intensité, Rien.
La violence, même la plus petite soit-elle, a un impact sur un être vivant.
Aucun chien n’a demandé à vivre dans notre société avec les contraintes que cela engage.
Nous avons une responsabilité envers lui.
Selon ma propre vision de l’éducation canine, celle de l’accompagner, le guider et le respecter.

Cela n’empêche pas d’apporter un cadre au chien, bien au contraire mais ce cadre appris avec bienveillance et cohérence, doit être utile pour son bien-être, sa sécurité, le respect des autres et non pour nous valoriser, faire de l’autoritarisme.

Lorsqu’un apprentissage est mis en place pour les raisons citées plus haut, le résultat ne doit pas être le seul objectif, la seule source de motivation.

Ce qui compte vraiment, c’est le chemin emprunté.
Celui qui apportera sécurité physique et émotionnelle au chien.
Celui qui renforcera le lien de confiance entre le chien et l’humain.

Alors si un professionnel utilise, la violence, la menace, si petite soit-elle, vous avez le droit de dire Non. Je dirais même que vous en avez le devoir envers votre chien.

A vous de choisir qui vous souhaitez être pour votre chien.

🐕Prenez soin de vous et de vos poilus.🐕

Comparer l’usage d’un collier électrique à une “nuance” éducative pose un vrai problème de fond.

Dire « ce n’est pas violent parce que c’est à faible dose », c’est exactement le même raisonnement que :

👉 « Ce n’est pas de la violence conjugale, je ne frappe pas fort »
👉 « Ce n’est pas de la maltraitance, ce n’est qu’une claque »
👉 « Ce n’est pas traumatisant, c’est ponctuel et contrôlé »

La violence ne se définit pas par l’intensité ressentie par celui qui l’exerce, mais par :
• l’absence de consentement
• l’imprévisibilité pour celui qui la subit
• la contrainte
• et l’apprentissage par la peur ou l’évitement

Un chien ne choisit pas de recevoir une stimulation électrique.
Il ne comprend pas le cadre moral, l’intention éducative ou la “bonne dose”.
Il apprend simplement : « quand je fais X, quelque chose de désagréable arrive ».

⚠️ Et c’est là que l’analogie avec une personne battue est pertinente — même si elle dérange.

Beaucoup de personnes violentées :
• continuent à fonctionner “normalement”
• semblent joyeuses, actives, sociales
• voient leurs comportements “s’améliorer” extérieurement

➡️ Pourtant, le coût interne est réel : hypervigilance, inhibition, perte de choix, adaptation par survie.

Chez le chien, c’est pareil.
Un comportement qui disparaît n’est pas une preuve de bien-être.
Un chien qui “obéit” n’est pas nécessairement un chien apaisé.

💡 Dire que « l’aversif a amélioré sa vie » est un raccourci dangereux.

Oui, un chien peut courir, jouer, explorer tout en ayant appris que l’erreur fait mal.
Oui, les Tocs peuvent diminuer quand le chien est occupé physiquement.
Mais cela ne valide en rien l’outil utilisé pour y arriver.

👉 Ce n’est pas parce qu’un individu s’en sort après une contrainte qu’elle était justifiée.

La vraie question éthique n’est pas :
❌ « Est-ce que ça marche ? »
❌ « Est-ce que le chien a l’air OK ? »

Mais :
✅ « Avait-il le choix ? »
✅ « Avait-on d’autres solutions sans douleur ni menace ? »
✅ « Est-ce que j’accepterais ce raisonnement appliqué à un enfant ou à un adulte vulnérable ? »

Refuser le collier électrique, ce n’est pas être rigide ou idéologique.
C’est poser une limite claire : la douleur, même faible, n’est pas un outil éducatif acceptable.

Et surtout :
👉 Le bien-être ne se négocie pas à coups de compromis techniques.

Chez Animagick, on ne cherche pas des chiens “fonctionnels”.
On cherche des chiens en sécurité émotionnelle, capables de choisir, d’apprendre et de coopérer sans crainte.

Parce qu’un chien n’a pas à supporter l’éducation pour mériter une “vraie vie de chien”.

Animagick
Ps :
👉 L’éducation n’est pas une prise de pouvoir.
C’est une construction de confiance.
👉Un chien soumis à une stimulation électrique apprend avant tout une chose :
« Celui qui est censé me protéger est aussi capable de me faire mal. »

14/12/2025

LES FONDEMENTS D'UN ATTACHEMENT SAIN

Qu’est-ce qu’un attachement sain entre un chien et la personne qui en a la responsabilité ?

Probablement celui qui permet l’émergence d’un juste équilibre : offrir à l’animal un socle de sécurité affective suffisamment solide pour qu’il puisse, peu à peu, s’en éloigner et déployer son autonomie. Car l’autonomie ne naît ni de l’autorité brute ni du laisser-faire, mais d’une relation où l’on accompagne de manière progressive, où l’on montre la voie, où l’on accepte qu’un jour l’être guidé puisse choisir, décider, s’affirmer.

À bien des égards, la guidance envers un chien domestique se rapproche de la parentalité humaine. Non parce que le chien serait un enfant, mais parce que la philosophie fondamentale est la même : devenir un repère. Être la présence stable qui rassure, l’exemple sur lequel l’animal s’appuie pour comprendre le monde et affiner ses propres comportements. Leadership, accompagnement, humain d’attachement, gardien, dog parent… autant de termes qui décrivent une posture fondée non sur la domination, mais sur la responsabilité, la cohérence et la constance.

LA POSTURE DU GARDIEN
Lorsqu’un chien présente des troubles émotionnels marqués – anxiété, irritabilité, difficulté à gérer la frustration, impulsivité –, il n’est pas rare que l’on interroge la posture du gardien. Non pour désigner une faute, mais parce que le lien relationnel constitue souvent l’une des clés de compréhension du mal-être de l’animal. Certains troubles relèvent évidemment de problématiques médicales ou neuro-comportementales ; mais lorsqu’il s’agit d’un chien en bonne santé, l’hypothèse relationnelle mérite toute notre attention.

L’importance de ce lien est pourtant souvent minimisée. Dans un univers où l’éducation canine est saturée de croyances, de demi-vérités et de méthodes parfois simplistes, la nature profonde de la relation entre un chien et son humain est fréquemment mal interprétée. On confond leadership et autoritarisme, guidance et contrôle, bienveillance et permissivité. Or, rien n’est plus éloigné d’une relation structurante qu’une prise d’ascendant rigide et précoce ou, à l’inverse, un laxisme justifié au nom d’une “positivité” mal comprise.

VERS UNE RELATION FONDÉE SUR LA CLARTÉ ET LA CONFIANCE
Un attachement sain se construit dans la cohérence, l’écoute et la capacité à proposer un cadre clair sans rigidité excessive. Le chien n’a pas besoin d’un chef, mais d’un référent ; pas d’un ordre permanent, mais d’un environnement prévisible et sécurisant ; pas d’une permissivité totale, mais d’un accompagnement patient qui lui permette de comprendre et d’expérimenter. C’est cette posture stable, à la fois contenante et ouverte, qui soutient le chien dans sa maturation émotionnelle et comportementale.

Ainsi, la relation entre le gardien et son chien devient un espace de développement mutuel : l’humain apprend la nuance, la lecture émotionnelle, la responsabilité ; l’animal, lui, gagne en confiance, en autonomie et en capacité d’adaptation. Ce lien, lorsqu’il est respecté et cultivé, n’a rien d’instinctif ou de magique : il se construit, jour après jour, dans une présence attentive, une communication juste et une disponibilité émotionnelle qui font du duo humain-chien un partenariat véritablement équilibré.

Comme l’enfant adolescent en quête de repères et d’identité, le chien en puberté a besoin de sentir que son humain d’attachement est présent pour lui. Il s’opposera souvent, et comme pour l’adolescent, cela fera partie de son évolution, de sa quête personnelle. À l’inverse, si la liberté totale est érigée comme grand principe de vie d’un jeune chien, elle engendrera des travers relationnels : manque de confiance dans le gardien et absence d’écoute.

Pourquoi ?

Parce que cette permissivité qui prend des allures d’indifférence le dépasse et parce que l’incompétence du gardien est souvent fortement ressentie par le chien. Ce sentiment angoissant de devoir tout prendre en charge est exacerbé chez certaines lignées de travail. Ne se sentant pas soutenu, le chien grandit avec la croyance qu’il doit se débrouiller seul ou que ces actes ont peu d’importance aux yeux de son gardien. Et c’est la sécurisation affective avec le parent qui flanche. Un tel chien aura beaucoup de difficulté à accéder à l’attachement sain qui aurait pu faire de lui un adulte capable de supporter que son gardien le quitte momentanément ou ne s’occupe pas de lui en permanence. Plus le détachement est induit par une absence de prise en charge, moins le chien accède à l’autonomie affective. Peut-on alors faire le parallèle avec ce mauvais conseil qui dicte à un parent de laisser pleurer son bébé afin qu’il apprenne à s’endormir seul ?

De mon expérience, chez le chien domestique, le socle sécuritaire est primordial. Il permet au jeune chien de sentir qu’il n’est pas seul au monde et d’ancrer la conviction que même si son humain d’attachement s’absente, il reste présent et reviendra. Mais aujourd’hui, au grand dam du chien domestique, la base sécuritaire affective est devenue très lacunaire.

Audrey Ventura /
MES LIVRES
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🐕‍🦺 APPEL A VOLONTAIRES 🐕‍🦺Bonjour à toutes et à tous,Je recherche des assistants avec leur chien pour venir me donner u...
14/11/2025

🐕‍🦺 APPEL A VOLONTAIRES 🐕‍🦺

Bonjour à toutes et à tous,

Je recherche des assistants avec leur chien pour venir me donner un coup de main sur une séance le dimanche 23 Novembre à 15h00.

📍 Lieu : Turenne

🐕 Profil recherché : chiens de toutes tailles
sociables et calmes.

🎯 Objectif de la séance : Croisements sereins
avec les autres chiens.

Le chien en question peut avoir des difficultés à renoncer à aller voir les congéneres.

Je vous donnerais les instructions sur place mais il vous suffira de balader votre chien sur un parcours déjà établi au préalable.

N’hésitez pas à me contacter par messenger ou par téléphone au 06 43 01 77 04 pour plus de renseignements ou pour participer.

A très bientôt !

Marina Collet
Educatrice canin

24/10/2025

COMMENT PRÉPARER MON CHIEN À DE VRAIES BALADES APAISÉES ?

Votre chien est devenu progressivement désagréable en laisse ou en longe. Non seulement ses balades ne semblent plus le détendre mais en plus, il ne vous écoute plus du tout. Au retour à la maison, il se montre agité, voire surexcité. Alors, vous décidez de le libérer car cela vous soulage. Mais il fait absolument n’importe quoi et son problème d’excitation n’est pas résolu pour autant. Il y a toujours une raison à trouver, et bien souvent, au-delà de la sphère médicale, il faudra souvent accepter que l’écueil provienne de l’encadrement. Quel que soit le mode de balade choisi, il peut se retourner contre vous s’il est mal compris ou repose sur une mauvaise perception des besoins du chien.

L'INCONVÉNIENT DE LA LAISSE COURTE
Le chien n’a aucune marge de décision si elle est utilisée sans observation de ses déplacements. Il est empêché de s’éloigner vers les odeurs qu’il flaire, ou interrompu dans son analyse olfactive par le rythme de locomotion de son gardien. Je vois trop souvent des chiens en laisse courte, contraints de marcher sans jamais s’arrêter, ce qui n’est pas naturel pour l’espèce. Cet outil ne devrait être employé que de manière exceptionnelle. Pour un chien, flairer, analyser des odeurs, communiquer avec ses congénères via les urines et les phéromones est vital ! C’est sa façon de lire le monde et de communiquer avec lui. L’en priver par une laisse courte ou un rythme de marche trop rapide, c’est le frustrer énormément. Je le dis toujours, si un chien n’est pas influencé par son gardien, c’est un animal plutôt lent dans ses déplacements, dans le sens où il s’arrête très souvent pour sentir ou observer. S’il ne le peut pas, ce n’est pas étonnant qu’il rentre les nerfs à fleur de peau.

L'INCONVÉNIENT DE LA LONGE
Sous prétexte que le chien est en longe, on ne va plus du tout l’observer. Ses pauses seront dérangées, ses changements subtils de trajectoire seront incompris, ses positionnements dans l’espace passeront inaperçus. Et sous prétexte qu’il est en longe, on ne va plus communiquer avec lui. Or, la longe n’est pas un blanc-seing pour le laxisme… Elle demande de la technique et quelques connaissances qui manquent à la grande majorité des gardiens qui déclareront ensuite que leur chien ne sait pas marcher en longe. La longe de dix mètres est lourde. Elle doit être portée par le gardien. Elle ne doit jamais être tirée au sol par le chien. Elle se doit d’être manipulée avec précaution pour que le chien ne la sente presque pas car rappelons-le, elle fait figure de semi-liberté. Sans aucune exception, tous les binômes qui ont suivi un coaching personnel avec moi ont eu besoin d’une séance sur le maniement de la longe. La pratique reste assez largement méconnue. Elle est pourtant essentielle à la bonne entente dans l’environnement naturel car elle sécurise, en même temps qu’elle favorise la connexion.

L'INCONVÉNIENT DE LA LAISSE À ENROULEUR
J’ai déjà rédigé un long article sur le sujet. Je vais donc y revenir très brièvement. Cette laisse n’est pas du tout un outil de qualité. Elle stresse beaucoup les chiens car elle est toujours tendue. Le chien la sent énormément. Elle reste une cause de réactivité non négligeable (beaucoup de chiens dit réactifs ont cessé de l’être avec le changement de laisse et la technique qui va avec). Elle peut s’avérer dangereuse à bien des égards, soit à cause du gabarit du chien, soit parce que la câble est trop fin. À moins que pour des raisons médicales et/ou physiques le gardien ne puisse pas manier une longe, il n’y a selon moi aucune justification valable à l’emploi d’un tel gadget qui empêche terriblement la connexion mutuelle.

L'INCONVÉNIENT DE LA LIBERTÉ TOTALE
On sera tous d’accord, la liberté est le sésame convoité par tous. Elle est le résultat suprême d’une relation stable et saine. Elle s’obtient donc au mérite. Rien n’est plus délétère et destructeur pour une relation homme-chien qu’une liberté mal maîtrisée avec un chien qui n’est pas du tout prêt.

QUI SONT CES CHIENS "PAS PRÊTS À LA LIBERTÉ " ?
Commençons par préciser qu’un chien qui n’est pas prêt est souvent accompagné d’un gardien qui ne l’est pas non plus. On veut la liberté trop vite, pour de mauvaises raisons. Mais parlons du chien…
- Le chien qui s’impose à tout le monde, ne fait que ce qu’il veut et n’écoute pas son gardien, représente une gêne pour les autres. S’il ne sait pas se tenir en liberté et si vous ne le maîtrisez pas, c’est qu’il n’est pas encore prêt pour ça, et vous non plus. Ne croyez surtout pas que cette conduite dérangeante se calmera avec le temps ou avec l’âge comme par magie. Elle empirera. Et vous serez le premier à le regretter.
- Le chien qui n’a aucun suivi naturel en longe (elle est toujours tendue) et qui ne regarde jamais son gardien pour entretenir avec lui une communication mutuelle absolument nécessaire dans l’environnement réel n’est pas prêt à être mis en liberté. La technique de longe doit être retravaillée ainsi que le langage non verbal.
- Le chien qui ne sait pas s’arrêter sur demande en longe ou simplement lorsque son gardien se stoppe, n’est pas prêt à la liberté.
- Le chien qui tolère mal d’être remis en longe après une balade en liberté, n’est pas prêt non plus. Ici, soit le chien est trop jeune et la liberté le fatigue beaucoup trop (elle le sature d’informations qu’il a du mal à traiter), soit il a besoin de grandir un peu pour accueillir la remise à l’attache sans frustration.
- Le chien hésitant, qui s’éloigne peu parce qu’il est timoré, n’est pas prêt à être lâché dans l’environnement naturel sans cadre de sécurité. Ici la longe va le rassurer, comme si vous lui teniez la main.
- Comme tout ce qui va sans dire va encore mieux en le disant, le chien agressif avec ses congénères ou avec les humains ne doit jamais être mis en liberté, même si vous étiez persuadé de ne rencontrer personne. Je pourrais vous présenter des dizaines de clients qui croyaient ne rencontrer personne et dont le chien a agressé un autre chien ou a mordu une personne « arrivée de nulle part ».

QUI SONT CES CHIENS "PRÊTS À LA LIBERTÉ" ?
Le chien prêt à la liberté est souvent accompagné d’un humain qui a compris beaucoup de choses, parfois au gré d’un coaching personnel, parfois après avoir commis beaucoup d’erreurs qu’il ne veut plus reproduire. En général, ce chien a d’abord été promené en longe bien maniée par une personne qui privilégie la relation sur tout le reste. Parfois, le chien obtient la liberté rapidement car il a naturellement tendance à ne jamais s’éloigner, à regarder beaucoup son gardien en attente de consignes ou d’un accord non verbal. Le suivi est naturel, l’écoute est bonne et surtout, le chien n’a pas de difficulté émotionnelle particulière.

EN CONCLUSION
Accorder la liberté à son chien n’a rien d’un geste anodin. Ce n’est pas un pari sur la confiance mais le fruit d’un véritable travail de connexion, d’observation et de respect mutuel.
Chaque outil — laisse, longe, liberté — a son intérêt à condition d’être utilisé en conscience. La laisse courte contraint, la longe demande de la technique, la liberté requiert une préparation émotionnelle et relationnelle solide.
La vraie réussite, ce n’est pas d’avoir un chien “qui obéit”, mais un chien qui choisit de rester connecté à son humain, même lorsque rien ne l’y oblige. Cette qualité de lien ne s’impose pas : elle se tisse pas à pas, au rythme du chien, dans l’écoute et la cohérence. Alors, avant de rêver de liberté, prenez le temps de la construire et vous observerez qu’elle apaisera votre chien.

Une liberté précipitée crée de la distance.
Une liberté préparée, crée de la confiance.

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Photo : Sophie et Tara by Inu'Neko : Comportement, Éducation & Naturopathie animalière (stage de mentorat).

17/10/2025

COMMENT DÉVELOPPER L'ÉCOUTE MUTUELLE ?

La véritable richesse de la vie avec un chien réside dans la relation unique qui se construit jour après jour.Cette complicité n’apparaît pas par magie : elle se cultive par une compréhension mutuelle, de petits gestes repères, des habitudes rassurantes, etc. Dans cet article, je vous propose de vous livrer quelques pistes afin de vous rappeler que le bonheur d’une relation se loge souvent dans le simple fait d’apprécier les choses naturelles et sécurisantes.

PARTAGER DES MOMENTS DE QUALITÉ
Ce qui compte pour votre chien, ce sont les interactions directes et sincères.
- Organisez des jeux adaptés à son âge et à sa morphologie (recherche d’objet, compétition sur corde, cache-cache…).
- Proposez-lui des balades où vous êtes vraiment disponible pour lui, sans téléphone ni personne pour vous distraire.
- Instaurez des « rituels plaisir » (le câlin du matin, le brossage agréable, le moment calme du soir…) qui deviennent autant de repères affectifs.
Ne misez jamais sur la quantité, toujours sur la qualité des interactions ;-)

RÉPONDRE À SES BESOINS FONDAMENTAUX
Un chien qui mange sainement, dort bien, bouge, explore, mastique et interagit selon ses besoins personnels sera plus détendu et disponible pour tisser un lien fort.
- Offrez-lui des activités de mastication et d’enrichissement olfactif. Vous trouverez sur cette page un article complet sur toutes les mastications possibles et imaginables (sans aucune publicité), pour chaque type de masticateur.
- Prévoyez des promenades adaptées à sa personnalité et à son niveau d’énergie. Un chiot de 4 mois peut avoir beaucoup d’endurance et de témérité alors qu’un adulte peut être timoré et lent. N’ayez jamais l’objectif de fatiguer votre chien. Détendez-le.
- Respectez son besoin de repos : un chien adulte dort entre 12 et 16 heures par jour alors qu’un chiot dort entre 18 et 20 heures par jour.
Évidemment, certains chiens auront des besoins plus grands, plus exigeants. Ils n’ont pas des troubles pour autant ;-)

COMMUNIQUER DE FAÇON CLAIRE ET CALME
Le chien observe avant tout notre corps : ses gestes, ses mouvements, ses postures. Dans la voix, ce qui le touche avant tout reste l’intonation.
- Il est préférable de privilégier le langage non verbal (orientation du corps, gestes du bras, de la tête, mouvements lents ou rapides…).
- Soyez cohérent dans votre communication orale. Par exemple, évitez de demander l’arrêt si vous continuez à marcher ou n’indiquez pas la droite oralement si votre corps est orienté vers la gauche.
- Parlez d’une voix normale, calme et stable. Inutile de surjouer la joie (elle favorise l’excitation et l’incompréhension) ou de surjouer l’autorité (elle favorise la peur et le sentiment d’absence de maîtrise chez votre chien).
- Apprenez à comprendre le langage de votre chien : étirement, secouement, bâillement, pourléchage, orientation des oreilles, orientation du regard, intensité du regard, positionnement du chien dans l’espace, postures du corps, mouvements, hauteur et orientation de la queue, vitesse de déplacement…
Devenez un chien, communiquez comme lui ;-)

PRIVILÉGIER LA GRATIFICATION, L'AFFECTION, LE COMPLIMENT, LES INTERACTIONS SINCÈRES
Montrez à votre chien que vous êtes fier(e) de lui de manière sincère et toujours justifiée.
- Vrai temps d’affection accroupi, phase de jeu de tiraillement, de course-poursuite, de lancer de b***e, de frisbee, de leurre…
- Ce que le chien préfère restera toujours le fait d’obtenir ce qu’il veut. Il demande à être détaché ? Attendez qu’il arrête de s’agiter et laisse ses quatre pattes au sol. Détachez-le alors.
- Soyez toujours généreux dans vos encouragements quand il réussit, et patient quand il fait des bêtises.
L’éducation repose avant-tout sur la relation ;-)

VARIER LES EXPÉRIENCES PARTAGÉES
Prenez le temps de découvrir le monde avec lui.
- Emmenez-le explorer de nouveaux environnements riches et favorisant la détente : forêt, plage, montagne…
- Dans les activités communes quelle qu’elles soient, demandez-vous toujours si votre chien apprécie vraiment le moment. S’il est excité avant, pendant ou à la fin de l’activité, s’il ne vous écoute plus, il serait peut-être bon de vous interroger…
- Continuez à lui apprendre des petits exercices amusants même à l’âge adulte.
Chaque expérience agréable deviendra un souvenir qui renforce le lien ;-)

OFFRIR UN CADRE SÉCURISANT ET COHÉRENT
La complicité se construit sur la fiabilité de l’humain qui le chien sous sa garde : son gardien.
- Les règles seront toujours stables, justes et justifiées par l’environnement.
- La gestion se fera calme dans les situations nouvelles ou stressantes. Pour cela, soyez indulgent avec vous-même et donnez-vous du temps d’observation et d’analyse avant de foncer avec votre chien dans des situations peu souhaitables.
- La prévisibilité e les routines sont essentielle pour votre chien. Il a besoin de savoir à quoi s’en tenir et surtout qu’il peut compter sur vous.
La sécurité émotionnelle est le ciment de la confiance. ;-)

RESPECTER LA PERSONNALITÉ, LE RYTHME ET L'ÉNERGIE PERSONNELS
Chaque chien est un individu unique.
- Certains aiment le contact physique et direct. D’autres préfèrent une présence discrète, des regards non appuyés, un langage corporel subtil…
- Certains adorent l’eau ou la course, d’autres seront contemplatifs et très olfactifs. Leurs voyages sont immobiles (en apparence).
- Observer son chien, respecter qui il est et qui il devient, c’est lui montrer qu’il compte en tant qu’être à part entière. ;-)

FUYEZ LES GADGETS ET MÉTHODES COMPLIQUÉES
L’instinct, l’observation, la relation, le bon sens doivent toujours primer.
- Ne laissez aucun outil, même connecté, faire le travail à votre place.
- Ne permettez à personne d’éduquer votre chien à votre place.
- N’autorisez personne à vous juger dans la relation que vous entretenez avec lui.
C’est votre chien, vous êtes son gardien, et si tout va bien pour vous deux, c’est le plus important. ;-)

MES LIVRES
Le chien, cet animal qui nous échappe ici : https://shorturl.at/eLNT2
Mon chien, mon coach et moi, ici : https://shorturl.at/cFIV1

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🙂 La sortie du troisième livre d'Audrey Ventura est annoncée courant 2026 🙂
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Photo : Marie-Laure et Nino par Précila 'neko (mentorat)

25/08/2025

À quoi ressemble l'enfance d'un chiot lorsque les humains ne sont pas impliqués ?

Free Ranging Dogs - Chiens en liberté

Un chien en liberté est un chien qui n'est pas confiné. Les chiens en liberté comprennent les chiens des rues , les chiens de village, les chiens errants, les chiens sauvages, etc., et peuvent être "possédés" ou non.

La population canine mondiale est estimée à 900 millions, dont environ 20 % sont considérés comme des animaux de compagnie et donc soumis à une contention.
https://en.wikipedia.org/wiki/Free-ranging_dog

De très nombreuses observations et études ont été faites sur les Free Ranging Dogs à travers le monde.

Nous pouvons en apprendre beaucoup sur leurs besoins, et sur la façon dont les chiens en liberté choisissent naturellement de passer leur temps, de se nourrir, dormir, et d'élever leurs petits.

Voir entre autres nombreuses études, celle de Pal.Ghosh & Roy (1998).

À quoi ressemble l'enfance d'un chiot lorsque les humains ne sont pas impliqués et comment pouvons-nous nous en inspirer?

La recherche a montré que les 2/3 des chiots ne quittent pas leur mère, et ceux qui le font, la quittent vers 9 mois.

Une des périodes de peur se situe vers 8 semaines, et c'est souvent à cette période que les chiens domestiques sont séparés de la mère.

Par contre, les chiens en liberté, resteront plus longtemps auprès de leur maman et seront aussi sevrés plus t**d comparativement à nos chiens de famille.

Le sevrage des chiots en liberté intervient entre la 7ème et la 13ème semaine.

Occasionnellement le père peut être impliqué dans le soins aux chiots.

Bien que les chiens mâles ne manifestent généralement pas d'instinct paternel spécifique, ils interagissent parfois avec les chiots, adoptant des comportements tels que le jeu, le léchage et même une protection générale, ce qui peut être considéré comme une forme d'attention.

Alloparentalité

Des comportements d'aide dirigés par la parenté chez les chiens domestiques en liberté ont déjà été observés par Paul et Bhadra (2018), dont l'étude portait sur le comportement de sevrage des chiens en liberté.

L'alloparentalité existe aussi dans les groupes des Free Ranging Dogs.

Les soins allo-maternels peuvent être prodigués à la progéniture par des individus autres que la mère génétique.
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159120302690²

L'allonursing est donc pratiqué par d'autres chiennes allaitantes qui s'occupent de chiots d'une autre portée.
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0168159120302690

Dans les groupes sociaux en liberté, les chiots ne sont pas laissés seuls, il y a un autre chien pour prendre soin d'eux en cas d'absence de la mère.

Cela devrait nous conduire à nous poser des questions sur le fait de laisser un chiot seul sans personne autour de lui.

Si les chiots pleurent, la mère s'en occupe. Et, l'autre raison, est qu'elle ne laissera pas pleurer, car cela peut aussi attirer les prédateurs.

Cela signifie aussi, que le mythe qui circule de laisser pleurer un chiot et qu'il "va s'habituer" peut être dommageable à divers niveaux.

S'intéresser aux chiens qui ne vivent pas sous la contrainte de l'humain, peut nous en apprendre beaucoup sur les besoins spécifiques des chiens, leur façon de vivre et d'évoluer dans un environnement.

Ces observations peuvent peut-être aussi nous guider dans nos pratiques et habitudes envers les chiens domestiques.

Le fabuleux livre de Sindhoor Pangal "Dog knows" est aussi une pépite si vous aimez découvrir les Streeties d'Inde.

D'autre part, les chiens en liberté constituent un excellent modèle pour comprendre la relation chien-humain dans divers contextes sociaux.

En Inde, on les trouve dans tous les habitats humains possibles. Ils fouillent les ordures, mendient de la nourriture, mettent bas dans des tanières proches des habitations et tissent des liens sociaux avec les humains.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29038310/

Bien sûr, il ne s'agit pas de faire un copier-coller entre la vie des chiens en liberté et celle de nos chiens de famille.

Mais nous pourrions nous en inspirer pour mieux encore répondre à leurs besoins en leur offrant les meilleures alternatives de vie en accord le plus étroitement possible avec leur identité du stade chiot et à travers chaque étape de leur vie.

A suivre, pour d'autres articles sur le chiens en liberté, c'est un de mes sujets de prédilection.

Soyez créatif!

Sylvia Kramer

Qui suis-je?
https://k9byourself0.webnode.be/qui-suis-je/
Certified Canine Behavior Consultant
Turid Rugaas International Dog Trainer Education.
Trust Your Dog - K9BYourself - Choices&Agency.

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