11/02/2026
Mon premier défi quand j’arrive devant un bassin, c’est d’accéder aux patients 😅
Un poisson qu’on ne peut pas capturer est un poisson qu’on ne peut ni examiner, ni soigner.
🥅 Focus sur la pêche à l’épervier :
Contrairement à l’épuisette, elle permet d’intercepter un individu sans poursuite prolongée, sans agitation du bassin et sans vider l’eau, donc c’est moins stressant. Cela permet aussi d’intercepter un poisson ciblé à distance dans des grands bassins quand le manche de l’épuisette est trop court.
Chez un poisson fragilisé, une durée de capture trop longue peut suffire à aggraver une immunodépression, ralentir la cicatrisation voire compromettre le pronostic.
Pourquoi un petit poisson ? Les gros poissons sont lourds et costauds. Dans ce genre de bassin qui a priori va bien, un petit poisson est plus simple à manipuler, on a moins de risque de le blesser et ce sont les plus sujets à développer des maladies.
Je me suis beaucoup entrainé pour maîtriser cette technique qui est un outil indispensable à ma pratique quotidienne. Comment imaginer pêcher ce petit poisson dans un si grand bassin sinon ?
Le lancer doit être fluide, silencieux et anticiper le déplacement du poisson, pas besoin de force !
Quand je fais le bilan sanitaire d’un bassin je procède toujours à ces 3 évaluations :
- le comportement des poissons
- l’analyse des paramètres de l’eau
- le prélèvement cutané et branchiale sur un poisson sentinelle pour repérer les parasites externes
> Dr Jérôme Blanc, vétérinaire pour poissons d’aquarium eau douce, bassins et marin en itinérance sur toute la France et téléconseil, pour les particuliers et structures pro