25/03/2026
On pourrait être tenté de faire un raccourci confortable en pensant que c’est exclusivement grâce au renforcement positif que l’on construit et préserve la motivation de son cheval.
Alors oui, bien évidemment, le renforcement positif, dont l’efficacité repose sur l’activation du circuit de la récompense, permet de développer la motivation de notre cheval, mais cette affirmation doit être nuancée car cela n’est pas toujours garanti !
Pour des acquisitions cognitives relativement simples, ne nécessitant pas un engagement physique important du cheval, l’utilisation de la friandise constitue un puissant levier qui vient en effet nourrir sa motivation.
Mais dès lors que l’engagement physique intervient, le renforcement positif ne suffit plus. En effet, il faut que l’exercice proposé reste confortable pour le cheval, et le seul moyen pour y parvenir c’est de rechercher en permanence le juste équilibre.
Or, cet impératif d’équilibre, ne peut à son tour être atteint sans respecter un autre impératif, celui de l’impulsion dans la décontraction…
Mais bien en amont des considérations précédentes, le moyen le plus efficace, et le premier des piliers pour préserver la motivation de notre cheval, c’est de veiller à ce qu’il puisse nous comprendre facilement. En effet, il n’y a rien de plus décourageant pour un cheval que de ne pas comprendre ce que l’on attend de lui.
La motivation se construit donc avant tout sur une communication claire, puis sur une recherche permanente d’équilibre et enfin sur l’utilisation du renforcement positif.
Alors, la prochaine fois que vous constaterez une baisse de motivation chez votre cheval, questionnez la qualité de votre communication, celle de l’équilibre et de l’impulsion, avant de mettre en cause le renforcement positif qui ne peut bien souvent générer à lui seul une motivation durable…