08/06/2026
[🎧 PODCAST VET'O MICRO - 𝗢𝗿𝗴𝘂𝗲𝗶𝗹, 𝗣𝗿𝗲́𝗷𝘂𝗴𝗲́𝘀 & 𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝘃𝗲́𝗲𝘀]
Caroline Devieilhe, vétérinaire (ENVA, 2009) au 🎤 de Marine
Pour Caroline, amoureuse des animaux ayant un goût prononcé pour les enquêtes, le cursus vétérinaire a toujours coulé de source. D’abord tentée par la rurale, un taureau 🐂 un peu trop démonstratif la convainc de bifurquer vers la canine. 𝗚𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗮𝘀𝘀𝘂𝗺𝗲́𝗲, elle veut tout faire, sans choisir. 𝗣𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲, 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗰𝗹𝗮𝗾𝘂𝗲. Pour Caroline, l’entrée dans la vie active ressemble à un bond dans le passé : radios développées à la main, fiches Bristol et gestion des stocks jusqu’à minuit, tout ça sans accès au bloc. Frustration maximale pour cette amoureuse de chirurgie, qui serre les dents un an (merci maman !) et apprend au passage la relation client, version terrain.
𝗗𝗲𝘂𝘅𝗶𝗲̀𝗺𝗲 𝗿𝗼𝘂𝗻𝗱 : 𝗹𝗲 𝗚𝗿𝗮𝗮𝗹 𝗽𝗮𝗿𝗶𝘀𝗶𝗲𝗻, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲𝘀 🥳. Cette fois, on la pousse au bloc, quitte à lui laisser le manuel ouvert pendant une entérotomie. Stress, erreurs, mais apprentissage accéléré et naissance d’une “culture de l’erreur” qu’elle revendique encore. Elle découvre aussi que véto, c’est (beaucoup) d’humain : comprendre les “pet parents”, manager une équipe, faire la paie… la généraliste élargit son spectre.
En 2014, une annonce atypique attire son œil : 𝗱𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗶𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 chez VetOne. Trois heures d’entretien plus t**d, la voilà prête à parier sur un modèle encore mal vu. Elle bouscule les codes sans jamais rester dans la fameuse “zone de confort” et tout roule… jusqu’à une 𝗴𝗿𝗼𝘀𝘀𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲́𝗲. Alitée des mois, elle découvre la solidarité du groupe : leçon de leadership et révélation sur la “symétrie des attentions”.
Propulsée au siège, elle structure, rassure, déploie des projets et gère la crise Covid 😷. Avec le 𝗿𝗮𝗰𝗵𝗮𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗜𝗩𝗖 𝗘𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝘀𝗶𝗮, son périmètre passe de 60 à 260 cliniques, ambiance start-up remplacée par grand groupe international. En 2024, elle quitte le géant pour retrouver son souffle entrepreneurial.
Après une pause⏳de 6 mois, Caroline retrouve vite son moteur : l’innovation. Elle décide donc de se lancer en consulting et se retrouve à accompagner le 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗖𝗛𝗘𝗩 𝗱’𝗨𝗻𝗶𝗟𝗮𝗦𝗮𝗹𝗹𝗲. Son objectif : 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗲́𝘁𝗲́𝗿𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 🥼 𝗽𝗿𝗲̂𝘁𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻, armés en compétences humaines autant que médicales, capables de s’épanouir durablement.
Mais le ticket d’entrée pour une école vétérinaire privée (16 000 euros par an) fait un peu tousser. La vraie question n’est donc pas seulement académique, mais économique : l’élitisme aurait-il changé de visage ? Toutes les écoles tentent d’amortir le choc financier car derrière les chiffres, il y a un sujet autrement plus brûlant : la santé mentale. Charge de travail, pression, relations avec les enseignants, dette… Le 𝗺𝗮𝗹-𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗲́𝘁𝘂𝗱𝗶𝗮𝗻𝘁 n’est plus un tabou et serait même le miroir d’un malaise plus large dans la profession 🩺.
👉 Sa réponse ? Repenser la formation. Face à la pénurie et aux débats sur les écoles privées, Caroline plaide donc pour la curiosité plutôt que les procès d’intention. L’enjeu n’est pas tant le statut que le contenu : préparer au terrain, valoriser la médecine générale et apprendre à travailler en équipe. Bref, former autrement pour exercer mieux. Car demain, entre crises sanitaires et monde ultra-changeant, 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀’𝗮𝗱𝗮𝗽𝘁𝗲𝗿, sans perdre le nord… ni le sourire 😄!
Caroline Devieilhe, vétérinaire (ENVA, 2009) au 🎤 de Marine Pour Caroline, amoureuse des animaux ayant un goût prononcé pour les enquêtes, le cursus vétérinaire a toujours coulé de source. D’abord tentée par la rurale, un taureau 🐂 un peu trop démonstratif la convainc de bifurquer ...