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« Les interactions sont le ciment de la relation. »Alors avant toute chose, je préfère le préciser : si votre chien est ...
24/08/2026

« Les interactions sont le ciment de la relation. »

Alors avant toute chose, je préfère le préciser : si votre chien est en état de se promener et de profiter allégrement d'enrichissements alimentaires, faites-lui en profiter ! Ici, il ne s'agit pas de revenir sur l'importance que revêtent les sorties en extérieur pour les chiens pleinement sereins, ni sur l'intérêt que peuvent représenter des occupations à la maison de façon générale. Il ne s'agit pas d'un plaidoyer contre les dépenses physiques et mentales, très loin de là, car elles ont leur importance aussi bien pour muscler que pour occuper sainement les individus qui peuvent en profiter.

Lorsque je me suis retrouvée confrontée aux soucis digestifs de Shani ou même, dernièrement, à ceux d'Osa, j'ai aussi réalisé qu'il fallait oublier bon nombre d'enrichissements alimentaires. Plus question de mastication pouvant être ingérée, de jouets d'occupation ou de tapis à lécher. J'ai dû remettre en question le fonctionnement même d'une journée type que je pouvais leur proposer, pour la simple et bonne raison que tout écart de leur ration était prohibé.

Comme vous le savez, Shani a eu durant très longtemps une santé digestive qui lui faisait défaut. Les écarts conduisaient toujours à une aggravation de son état et pourtant, je faisais des essais de temps en temps. Autant dire qu'ils se soldaient constamment, ou presque, par des échecs. Osa, quant à elle, avait au contraire un système digestif solide, ou plutôt que je croyais solide. Jusqu'à ses six ans à peu près. A la suite de son pyomètre et du diagnostic de son insuffisance rénale, il a néanmoins commencé à démontrer des faiblesses de plus en plus grandes. J'ai dû aménager : plus de mastication qu'elle pouvait ingérer, plus de friandise autre que ses propres croquettes, une cuillère de pâtée supplémentaire lors de la prise des traitements mais c'était tout ce que je lui proposais.

Autant dire que les enrichissements que je proposais sur une semaine se sont drastiquement réduits, jusqu'à ne devenir qu'une partie de la ration dans un tapis de fouille ou réhydraté dans un jouet d'occupation. Et ça a été sans compter les jours sans promenade qui ont dû être mis en place par la force des choses ; la muqueuse colique d'Osa se remettait à saigner (et donc ne parvenait pas à cicatriser) dès qu'elle marchait plus de dix minutes et Shani pouvait être complètement en diarrhée durant le même temps de balade alors qu'elle était en pleine transition alimentaire, à ça s'ajoutaient en prime des vomissements. Quand on en arrive à ce point précis, on se demande bien comment on va pouvoir occuper nos chiens...

Alors pour les petits curieux : non, les problématiques d'Osa et de Shani n'avaient rien à voir l'une avec l'autre, j'en parlerai plus en détails dans de futures publications. Et sachez que la situation est en constante amélioration ; Osa est presque totalement rétablie et Shani va elle aussi beaucoup mieux.

Peut-être que pour certains d'entre vous, il serait tout simplement inenvisageable d'arrêter de balader son chien ou de cesser de lui proposer la majeure partie des occupations qu'il adore. Du côté d'Osa et Shani, il n'y avait tout simplement pas le choix. Alors j'ai mis en place d'autres choses, ou plutôt j'ai multiplié des moments tout aussi importants, si ce n'est davantage. J'ai proposé plus de présence, non pas seulement en étant simplement là mais en étant pleinement disponible pour elles plus souvent. Shani voulait venir sur mes genoux pour se faire papouiller mais j'avais un compte-rendu à rédiger ? Le compte-rendu attendait. Osa demandait à aller se poser dans le jardin pour observer les alentours ? J'y restais autant de temps qu'elle le souhaitait, même si ça voulait dire avoir un peu de re**rd quelque part. J'ai continué certaine activités comme des moments de massage, des jeux sans renforçateur alimentaire ou l'utilisation de jouets en interaction. En résumé, notre relation a pris une place d'autant plus importante dans notre quotidien.

Ni l'une ni l'autre n'a démontré de signe de mal-être durant toute cette période compliquée. D'ailleurs, lorsque les balades ont repris, petit à petit, aucune n'est partie en courant droit devant à tirer comme jamais. Au contraire, elles étaient toutes les deux aussi posées qu'elles l'ont toujours été dans ces moments-là. La reprise aurait pu être rock'n'roll mais finalement, pas du tout.

Tout ça pour dire qu'il est important d'enrichir le quotidien de son chien mais pas au détriment de la relation. Lui donner une mastication qui dure plus longtemps pour qu'il vous laisse tranquille et qu'il dorme après, ça peut être sympathique de temps en temps mais ça ne devrait jamais se substituer à des moments de réelles interactions. De la même façon, les balades sont un moment qui peut être particulièrement agréable mais en allonger la durée pour « cuire » un chien dans l'espoir qu'il ne bouge plus à la maison, ça n'est pas le but. D'autant plus si c'est pour être constamment sur son portable alors qu'il fait sa vie en liberté durant cette dernière.

Si je devais résumer l'idée principale de cette publication, ça serait : soyez avec votre chien, profitez pleinement du moment présent avec lui. Je ne vous dis pas de devoir constamment répondre présent(e) mais voyez les interactions que vous lui offrez comme étant partie intégrante de son bien-être au quotidien, ne les substituez pas à des activités en autonomie mais rendez-les complémentaires. Lâchez vos écrans et observez votre chien, riez de ses mimiques, notez ses préférences, enthousiasmez-vous de ces moments simples du quotidien qui revêtent une importance que vous n'imaginez pas.

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Et si on parlait un peu des chiens douloureux ? Parce qu'aménager l'environnement, ça peut aussi vouloir dire réduire le...
23/08/2026

Et si on parlait un peu des chiens douloureux ? Parce qu'aménager l'environnement, ça peut aussi vouloir dire réduire les balades, les aménager différemment, voire les supprimer pendant un temps donné. Pour autant, ça ne signifie pas que vous ne comblez pas les besoins de votre chien. Au contraire même, vous vous focalisez simplement davantage sur ses besoins médicaux.

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« L'observation devrait toujours être une priorité. »Quand je dis que l'observation devrait toujours être une priorité a...
17/08/2026

« L'observation devrait toujours être une priorité. »

Quand je dis que l'observation devrait toujours être une priorité avec nos chiens, je le pense vraiment. Avant toute mise en mouvement, avant même de penser à une quelconque action, il faut se demander pour quelle(s) raison(s) un comportement survient et observer votre chien. C'est le point de départ de toute réflexion. Car sans observer ce qui se passe, vous raterez sans doute la cause mais aussi et surtout la motivation principale de certains comportements.

Je ne dis pas qu'observer est facile car il faut parfois collecter des données et ce, de façon importante. Parce que les causes ne sont pas toujours celles qu'on croit et surtout, elles peuvent être liées à une problématique d'origine interne qui n'a absolument rien à voir avec l'environnement dans lequel évolue votre chien.

Ça a été le cas de Shani jusqu'à il y a peu. Alors ici, je vais parler d'une problématique au niveau de sa santé qui crée notamment certains comportements qui pouvaient sembler incompréhensibles pour un œil non initié. Lorsque j'étais absente dans l'après-midi, Shani restait sereinement couchée et dormait ; en revanche, lorsque j'étais présente au même moment de la journée, elle s'agitait. Et je ne vous parle pas ici d'une agitation légère mais bien de faire les cent pas, de couiner parfois. Cela allait jusqu'à des léchages de truffes, des bâillements, des déglutitions à vide, le fait de s'asseoir juste en face de moi à me fixer et parfois, elle demandait de façon obsessionnelle une mastication voire à aller dans le jardin pour ingérer de l'herbe dans les pires moments.

Comme vous le savez, Shani avait des troubles digestifs intenses ponctués de reflux, de diarrhées presque continues depuis cinq ans et de vomissements. Je vous passe les examens effectués pour tenter de voir ce qui n'allait pas et les transitions alimentaires infructueuses, en plus de certains commentaires comme « pour certains chiens, ça peut arriver » sans réellement chercher de cause (et donc de solution...). Alors peut-être que si je n'avais pas eu tout cet historique la concernant, je n'aurais pas fait plus attention que ça à ces moments d'agitation en plein après-midi (parce que ça ne débouchait pas forcément sur une grosse crise ponctuée de vomissements, c'était simplement fréquent) mais il se trouve que je l'avais en tête, et que les différents comportements décrits correspondent justement à une crise de reflux.

Peut-être que certains se seraient dit que Shani était « enquiquinante », qu'elle « cherchait de l'attention » puisque elle était tout à fait capable de rester calme en notre absence à somnoler. Ce que ces personnes ignorent sans doute, c'est qu'en l'absence de l'humain, beaucoup de chiens inhibent leurs réactions. Non pas qu'ils soient plus confortables qu'en notre présence mais ils se doutent simplement qu'ils ne pourront pas être aidés dans cette situation. Qui plus est, pour Shani, le fait d'être laissée au calme, sans qu'elle n'ait à bouger, avait un impact positif dans le sens où la crise de reflux pouvait alors ne pas se déclencher.

Cet été, j'ai eu l'occasion de prendre des « semi-vacances », j'étais donc plus souvent à la maison. J'ai alors décidé de mettre en place une collecte de données importantes récapitulant tout ce qui pouvait se passer dans une journée. Sans surprise, l'agitation suite à un repas était notée tous les jours mais petit à petit, alors que j'ajoutais de plus en plus de détails, je me suis aperçue que cette agitation survenait toujours après un laps de temps bien précis suite à un repas. Ça m'a donné l'occasion de faire des recherches. Plein de recherches. Et de creuser ce qui allait potentiellement pouvoir l'aider. C'est finalement ce que j'ai réussi à faire après une transition alimentaire, cette fois ci avec la réflexion de ce qui pourrait réellement la soulager en partant des observations faites à la maison. Et devinez quoi ? Cette semaine, Shani n'a eu qu'une petite agitation dans l'après-midi sur sept jours. C'est la première fois depuis cinq ans en ma présence. Et le signe qu'elle va mieux. Réellement mieux.

Si je m'étais dit qu'elle m'embêtait lorsqu'elle s'agitait, si je l'avais juste mise dans une pièce isolée à chaque fois pour qu'elle « se calme », j'aurais totalement ignoré ses besoins et donc la cause de ses comportements. J'aurais laissé son inconfort se poursuivre au fil du temps, l'abîmer un peu plus de l'intérieur, sans même en avoir conscience.

Un chien ne s'agite pas pour rien. Il ne fait pas exprès d'énerver l'humain. Avant d'agir en l'isolant, en le « punissant », posez-vous la question de ce qui se passe réellement. Avant de vouloir faire cesser un comportement, observez-le et demandez-vous dans quel(s) contexte(s) il survient. Parce que vous êtes la seule personne au monde à pouvoir comprendre ce qu'il cherche à vous dire.

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Alors je sais qu'on pourrait penser au vu des dernières photos que nous avons un micro-climat neigeux ici, en Sud Vendée...
14/08/2026

Alors je sais qu'on pourrait penser au vu des dernières photos que nous avons un micro-climat neigeux ici, en Sud Vendée... Mais absolument pas. La preuve en image : Osa et Shani profitent à fond de l'intérieur de la maison au vu de la fournaise dehors.

Autant dire que les balades sont drastiquement réduites... Même si pour le coup, ça n'a pas forcément grand-chose à voir avec la canicule. Je vous en dirai davantage d'ici quelques temps sur leur état de santé respectif. En tout cas, ce sont de bonnes nouvelles, notamment pour Shani mais pour Osa aussi. 🥰

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« On parle d'approche ou de méthode là où on devrait parler de posture. »Pour beaucoup, éduquer de façon bienveillante e...
10/08/2026

« On parle d'approche ou de méthode là où on devrait parler de posture. »

Pour beaucoup, éduquer de façon bienveillante est une méthode ou une approche. En réalité, plus le temps passe et plus je réalise qu'il ne s'agit ni de l'un ni de l'autre. Il s'agit avant tout de sa propre posture face au chien, de la façon dont on perçoit le lien qui nous unit à lui. Est-on dans une relation de confiance ou de défiance ? Dans une découverte ou dans une confrontation à l'autre ?

Lorsqu'on accueille un chien, avec des idées plein la tête et parfois malheureusement aussi avec des attentes toutes faites, on découvre bien vite que tout ne se passe pas exactement comme prévu. A ce moment là, deux choix s'offrent à nous : l'accepter et découvrir réellement qui est l'individu au sein de notre foyer ou bien au contraire le contraindre à rentrer dans un moule ; par la force ou par une « coopération » dont il ne sera l'acteur que de notre volonté.

A mon sens, la posture que nous devrions tous avoir face à un chien est celle de la curiosité, celle qui nous pousse à nous questionner sans voir ses actions comme des défis permanents à relever ou des atteintes à notre intégrité. Un chien n'arrive pas sur Terre pour faire plaisir à l'humain, quand bien même beaucoup penseraient le contraire. Qu'importe ce qu'on pourrait croire, il n'arrive pas dans notre société pour nous plaire.

Notre posture présuppose que nous ne percevions pas un chien comme un inférieur mais comme un égal. Ainsi, en vous adressant à votre chien, plutôt que de le voir comme un être inférieur à soumettre ou à plier à notre volonté, voyez-le comme un individu avec ses besoins et ses émotions. Cela ne signifiera pas « laisser tout faire », de la même façon qu'on ne laissera pas un(e) ami(e) se mettre en danger tant que nous sommes présent(e), mais guider de façon à ce que les émotions négatives ne soient pas le carburant de décisions hâtives.

Si un ami ne vous écoute pas et prend des décisions qui vous dérangent (et ne le mettent pas spécialement en insécurité), allez-vous vous énerver sur lui ? Tout faire pour le plier à ce que vous auriez souhaité en premier lieu ? Si la réponse est oui, il y a possiblement un problème plus grand que le seul rapport au chien. En revanche, si la réponse est non, que vous observez et écoutez en cherchant à comprendre plutôt qu'à imposer, alors pourquoi ne le faites-vous pas également avec votre chien ? Qu'est-ce qui change exactement ?

On donne l'impression qu'éduquer c'est contraindre et forcer, éventuellement « coopérer » mais pour suivre un chemin tout tracé, qu'éduquer c'est correspondre à ce que dicte la société. On donne l'illusion qu'un chien bien éduqué est un chien qui ne bouge pas et ce, qu'il ait six mois ou six ans. On donne l'image de ce chien qui écoute et marche au pied, qui ne réagit à rien d'autre qu'aux mots qu'on peut prononcer. Mais un chien est en réalité tellement plus qu'une carte de visite que vous pourriez montrer.

Un chien peut aboyer, creuser, chevaucher, sauter, tirer, pincer, se rouler, mordiller... Parce qu'au départ, un chien n'est pas un humain et c'est une des seules espèces qu'on cherche à faire vivre dans nos maisons en pensant que sans rien aménager, il présentera toujours des comportements adaptés. Accueillir un chien ne nous donne pas des droits mais des devoirs. Personne n'oblige à ce qu'un chien rejoigne notre foyer, aussi la moindre des choses est de ne pas le lui faire payer car envers lui, nous n'avons que des responsabilités.

La façon dont nous regardons nos chiens, dont nous percevons leurs actions, en dit bien plus sur nous que sur eux. Peu importe la façon dont nous les définissons ; nos actes seront bien plus parlants sur qui nous sommes plutôt que sur qui ils sont. En France et dans d'autres pays partageant la même doxa, l'éducation est perçue majoritairement via la punition. « Comme ça, il va comprendre et il ne recommencera plus. » Nous avons donc une interprétation des comportements canins qui tend à la défiance : il faut s'en méfier sinon le chien va « prendre le dessus ». En réalité, punir n'a jamais empêché de recommencer (à part en faisant suffisamment peur ou mal pour que notre présence ne permette aucune récidive), la seule chose que cela apporte à l'humain, c'est le fait de se dire « au moins, j'ai fait quelque chose ». Comme si tout comportement indésirable demandait une réponse équivalente... Alors qu'en réalité, il demande une compréhension constante.

Le webinaire « réactivité : les causes peu connues » est disponible ! Retrouvez le lien pour y accéder dans le premier commentaire sous cette publication.

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« S'il réagit encore, c'est que tu ne le travailles pas suffisamment ! »Si la réactivité était seulement une affaire d'e...
02/08/2026

« S'il réagit encore, c'est que tu ne le travailles pas suffisamment ! »

Si la réactivité était seulement une affaire d'entraînement, ça se saurait ! En réalité, pour bien des individus, plus vous les exposerez, plus vous verrez les réactions s'aggraver face aux stimuli dans l'environnement. Et ce, pour une raison très simple : le cerveau ne fonctionne pas comme une machine. Si on peut parfaitement huiler des rouages pour qu'ils tournent de mieux en mieux, ce n'est pas le cas de votre chien pour qui la surexposition aux stimuli peut faire bien pire que mieux, notamment s'il se retrouve en immersion. Alors certes, vous aurez peut-être l'impression, sur le moment, que le « problème » est réglé mais en réalité, le « calme » apparent ne sera que la partie émergée de l'iceberg. Et nous le savons tous : la partie immergée d'un iceberg est toujours bien plus conséquente que celle qui est visible hors de l'eau.

Si pour certains chiens, le manque d'habituation à l'environnement est à l’œuvre, pour d'autres en revanche ce ne sont pas les stimulations qui manquent lors des promenades quotidiennes. Alors que fait-on ? On arrête de les sortir ? Non, on aménage, de telle sorte à ce que l'environnement ne soit plus une menace perpétuelle qui immerge leur cerveau dans une alerte permanente qui va parfois jusqu'à impacter leur sommeil dans leur propre maison. Il n'est pas rare que la « réactivité » soit un symptôme d'autre chose et c'est en ce sens qu'il vaut mieux connaître les tenants et aboutissants de ces comportements pour mieux accompagner votre chien. Il n'est pas question de le faire taire à tout prix mais bien de se demander : pour quelle(s) raison(s) est-ce qu'il réagit ? Les causes sont nombreuses et certaines demeurent incomprises pour une majorité de personnes vivant avec des chiens.

Si on colle sur la réactivité canine un modèle de productivité humaine, on va droit dans le mur. « Quand on veut, on peut ! » Eh bien non, pas forcément car la productivité ne correspond tout simplement pas à une réalité biologique. La réactivité n'est pas un manque d'obéissance, elle n'est pas davantage une lacune d'apprentissage. Ce qu'elle est, c'est avant tout une réponse émotionnelle. Et devinez quoi ? Les réactions émotionnelles, ça ne s'automatise pas comme une chaîne de production.

Pour l'humain, tout comme pour le chien, l'impression d'avoir du contrôle sur son environnement est un renforçateur important. C'est la raison pour laquelle bon nombre de personnes cherchent une réponse simple à un problème complexe ; si on retire les nuances et les complexités, il ne reste qu'un « si tu n'as pas de résultat avec ton chien, c'est que tu ne travailles pas assez ». Alors que la réactivité est tout sauf une équation simple comme « travail + effort = résultat ». Un peu comme si on vous disait que pour résoudre vos propres traumatismes : quelques séances de thérapie et hop, c'est réglé, vous n'aurez plus de problème ! Bien sûr que c'est impossible, parce que le cerveau est un milieu complexe par nature au sein duquel se jouent bon nombre de choses.

Ce qui fait réellement progresser un chien dit « réactif » ? Travailler moins mais mieux, privilégier la qualité à la quantité. La fatigue chronique engendrée par un trop-plein de stimuli jour après jour ne permettra jamais un apprentissage de qualité, là où en revanche aller au rythme de votre chien changera tout. De la même façon, chercher à le comprendre autant que possible et vous mettre à son niveau vous permettra d'être plus serein(e) au quotidien en arrêtant de projeter vos attentes sur lui.

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Osa, aujourd'hui, tu as huit ans.J'en prends conscience depuis ce matin et à vrai dire, je ne sais pas comment tourner l...
31/07/2026

Osa, aujourd'hui, tu as huit ans.

J'en prends conscience depuis ce matin et à vrai dire, je ne sais pas comment tourner les mots pour qu'ils prennent le sens que je veux leur donner. Tu es tellement précieuse à mes yeux que je ne sais pas comment arranger les phrases pour qu'elles jouent le jeu. J'ai l'impression que les mots m'échappent autant que les années qui passent. Il me semble que c'était hier que tu arrivais à la maison et nous ne nous attendions pas à tout ce que tu nous as apporté. Tu es tellement plus que ma chienne, tu es à la fois ma meilleure amie et ma partenaire, celle qui m'a tant appris et qui m'a invité à tout remettre en question.

A huit ans, c'est vrai que tu n'es plus un chiot mais une partie de moi refuse de te voir vieillir. Parce que ce n'est tout simplement pas possible que ton museau blanchisse, que peu à peu tes pas soient moins nombreux et que tu faiblisses. Dans ton regard de guerrière, je vois tant de choses ; ces balades dans des endroits improbables, ces moments passés à jouer ensemble, les siestes près du canapé. Tu as toujours été cette guerrière inébranlable dont la sensibilité dépasse celle que personne n'aura jamais. A travers tout ce que tu as vécu, je vois l'image d'une âme bien plus grande que la mienne.

J'aimerais mettre des mots sur la relation que nous avons ensemble mais aucun ne serait assez fort, même mes rimes finissent par se perdre dans le décor. J'aurais aimé t'écrire quelque chose de beau qui te ressemble, quelque chose d'aussi fort que toi qui jamais ne tremble. Mais à vrai dire je n'en serai pas capable car tout en toi est indicible, peu importe de quels mots je souhaiterais te vêtir. J'aimerais un mot qui a la douceur du coton et la force du volcan, l'impulsivité d'une émotion et la sensibilité d'une feuille dans le vent. Tu es tout ça à la fois sans que je ne puisse en choisir aucun, tu es cette présence invisible et ce soutien quotidien. Tu es ce regard qui se perd à l'horizon tout autant que celui qui se ferme à la maison, tu es ce corps qui ne flanche jamais et qui pourtant se fragilise avec les années. Tu es ces aboiements graves qui protègent et éloignent tout autant que ce silence qui soigne.

Du haut de tes huit ans, je te décris toujours aussi maladroitement. Parce que tu n'es pas n'importe qui, parce que tout semble insuffisant lorsque je te décris. Je voulais juste te dire que je te remercie d'être entrée dans ma vie.

Joyeux anniversaire Osa, ma précieuse amie. 💓

« Un cadre se pose, jamais on ne l'impose. »Avec un chien, qui ne comprend ni notre langue ni notre façon de nous compor...
26/07/2026

« Un cadre se pose, jamais on ne l'impose. »

Avec un chien, qui ne comprend ni notre langue ni notre façon de nous comporter, un cadre devrait toujours être posé en prenant en considération ses émotions et comportements naturels. Je vois le cadre de la même façon qu'une feuille sur l'eau qui se retrouvera empêchée dans sa trajectoire par des obstacles naturels sans pour autant que cela ne freine son cheminement.

Nos chiens n'ont pas besoin de contraintes supplémentaires, ils ont besoin d'accompagnement et de patience. Vouloir punir à tout prix, c'est oublier que les comportements naissent à cause d'émotions spécifiques et que sans les comprendre, sans poser des mots sur les maux, ils ne disparaîtront que par la force (si toutefois ils finissent par disparaître ainsi). Est-ce cependant vraiment le type de relation que nous voulons avec eux ?

En comprenant la raison d'apparition de certains comportements, il ne sera plus question de les percevoir comme une façon de « tester » l'humain mais comme une expression naturelle et instinctive de la part d'un animal qui n'a que ça pour se faire entendre. L'humain a la parole mais les chiens, eux, n'ont pas cette possibilité. Et s'ils ne sont pas en capacité de s'adapter à cette communication, c'est à nous d'avoir une oreille plus attentive encore à leurs besoins. Ils ne sont pas incapables d'observer mais nos habitudes demeurent un mystère. Eux ne se prennent pas dans les bras pour se souhaiter la bienvenue, ils ne se croisent pas frontalement sur des chemins de façon détendue, ils ne se regardent pas dans les yeux... En résumé, leur compréhension du monde n'est pas la nôtre ; ils ne perçoivent pas avec la même facilité le fait de vivre dans une maison, d'emprunter nos rues, d'être immergés parmi d'autres personnes. Pour eux, tout est à observer et à décrypter, tout demande un effort particulier.

Les haussements de ton répétés, les saccades sur la laisse, les tapes sur le museau... Tant de gestes que le chien ne perçoit pas comme une « punition justifiée » mais comme une violence de la part de l'humain sur l'instant où un comportement est produit. Il ne se dira pas : « oups, j'ai fait une bêtise » mais simplement : « mon humain est imprévisible et ses agressions peuvent être aléatoires »... Ou dans le pire des cas : « mon humain peut me faire mal lorsque je recherche de l'aide ». Parce qu'ils sont nombreux, ces chiens avec un inconfort ou une douleur chronique, à chercher de l'aide comme ils peuvent par de l'agitation, des mordillements, des sauts et des destructions. Si on répond à cela par des violences éducatives ordinaires, que comprend le chien ? Que l'humain n'est pas là pour l'aider et ce, même alors qu'il éprouve des sensations particulièrement désagréables dans son corps.

Je me souviens encore de Shani alors qu'elle était chiot. Elle ne se posait presque pas dans la journée, harcelait énormément Osa et ne se posait que lorsqu'elle avait quelque chose dans la gu**le. Je savais que le fait de perdre ses dents de lait lui faisait mal mais elle avait aussi à l'époque des douleurs digestives que j'ignorais. Si j'avais choisi alors de lui donner une tape sur le museau à chaque fois qu'elle aurait cherché à embêter Osa, qu'aurait-elle appris ? Que la présence d'Osa est négative ? Que ma présence lui fait peur ? Que ses douleurs s'intensifient sans qu'elle ne soit aidée ? Une tape, une saccade, un haussement de ton et tant d'autres actions se font sous le coup d'un énervement, non pas pour « poser un cadre ».

J'ai posé un cadre avec Shani en ne lui laissant pas avoir accès à Osa dès lors qu'elle essayait de la harceler. C'est tout. Les comportements qu'elle présentait sur elle n'étaient pas acceptables, Osa n'avait pas à la subir alors qu'elle voulait se reposer ; elle n'était pas là pour l'éduquer, ça n'était pas son rôle. Alors bien sûr, je les laissais communiquer jusqu'à un certain point, jusqu'à ce qu'Osa dise qu'elle en avait marre et que Shani n'était alors plus, de par son inconfort ou ses douleurs digestives, en état de l'écouter. Le cadre a été posé en lui montrant que certains comportements ne lui apportaient rien là où d'autres en revanche amenaient du plaisir et de l'apaisement.

Éduquer en prenant en considération les émotions de son chien et en ne voyant pas par le prisme de la récompense et de la punition, ça n'est pas être laxiste. Cela ne signifie pas « laisser tout faire » mais simplement se mettre au niveau de compréhension de notre chien et lui permettre d'apprendre sereinement, sans la menace constante d'une action brutale de la part de l'humain. Un individu n'apprend rien dans la peur et dans la confrontation, si ce n'est peut-être la soumission. Et cette dernière ne permet à un chien ni de s'apaiser ni d'exprimer pleinement ses émotions.

Le webinaire « réactivité : les causes peu connues » est disponible ! Voici le lien pour y accéder : https://toutougether.systeme.io/68232127.

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J'ai une grande nouvelle à vous annoncer si vous n'avez pas regardé les stories... A savoir la création et la mise en li...
12/07/2026

J'ai une grande nouvelle à vous annoncer si vous n'avez pas regardé les stories... A savoir la création et la mise en ligne de mon tout premier webinaire : "Réactivité, les causes peu connues". Il est désormais en ligne et voici le lien pour y avoir accès : https://toutougether.systeme.io/68232127 ! Vérifiez que votre adresse mail est la bonne car c'est sur celle-ci que vous sera envoyé le lien du webinaire par la suite.

Il est destiné avant tout à des particuliers, de sorte à mieux comprendre ce qui se joue lorsqu'on parle de "réactivité". Il a pour but de vous aider à décoder les raisons pour lesquelles votre chien réagit. Ici, il n'est pas question de parler d'émotions mais bien de facteurs précis pouvant créer ou aggraver des comportements de mise à distance. L'idée n'est pas ici de substituer ce webinaire à un accompagnement mais bien de vulgariser des informations pour vous permettre de comprendre ce qui se joue chez votre chien s'il se sent obligé d'éloigner ce qu'il considère comme une menace.

D'une durée d'une heure, j'ai voulu le faire aussi condensé que possible avec des explications de plusieurs points qui sont peu voire non abordés lorsqu'on arrive sur le sujet de la réactivité canine. Il est volontairement nuancé et ne pose pas de vérité universelle sur la prise en charge ; mon objectif est que vous puissiez comprendre votre chien et pour ce faire, il faut en passer par des explications qui ne correspondent pas à tous les individus mais qui s'interprètent différemment selon chacun d'entre eux.

Si vous optez pour ce webinaire, je vous en remercie et n'hésitez pas à m'en faire un retour ! Et allez, c'est cadeau : pour vous donner un peu frais, j'illustre le tout d'une photo d'Osa cet hiver qui profitait de la neige dans le jardin. 🤪

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Adresse

Luçon
85400

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