13/09/2025
Mr Pupier a toujours les bons mots, et ce texte est un exemple typique de ce que je tente de vous expliquer en séance ! https://www.facebook.com/100064561157803/posts/1195085152653512/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v
« Oui mais on met des règles… »
Oui. Et heureusement.
Parce que dès qu’on met une règle à un chien, on coupe court à une illusion : celle qu’il peut tout faire selon ses envies. Non, il n’est pas un électron libre livré à ses caprices et ses envies.
Mettre une règle, c’est contredire ses volontés, c’est imposer une limite. Et assumer que certaines choses ne sont pas négociables.
Mettre une règle, c’est lui dire d'une façon ou d'une autre: « ça, tu ne le feras pas. Point. »
Que ça plaise ou non.
Chaque laisse, chaque collier, chaque longe, chaque “non”, chaque entrave, chaque sortie dirigée, c’est un rappel : “tu vis avec nous, pas seulement pour toi.” Et tu te dois de passer par certains de mes désidératas.
Oui, ça contrarie ses envies. Oui, ça “frustre”. Et alors ? La frustration fait partie de l’éducation, qu’elle soit canine ou humaine.
On peut lui parler avec des gazouillis dans l’oreille, des caresses sirupeuses avec une plume d'oie et des phrases mielleuses… ou on peut le dire clairement. Mais dans tous les cas, la réalité est la même : mettre une règle, c’est placer notre décision au-dessus de la sienne. Pas à égalité. Pas en dessous. **Au-dessus.**
Et c’est précisément un langage qu’ils comprennent. Parce qu’entre eux, les chiens n’ont pas de philosophie new age : ils ont des codes simples, parfois secs, parfois plus prévenants mais ils savent faire et faire comprendre que dans certains cas, certaines situations il se positionnent hiérarchiquement.
Alors oui, déjà je vois les azimutés du bulbe s’agiter, brandissant leurs études scientifiques, leurs tirades aseptisées, leurs grands discours où le mot *hiérarchie* devient un monstre imaginaire, forcément violent, forcément brutal.
Mais qu’on se détende : la hiérarchie existe sans brutalité. L’autorité existe sans coups. Ça s’appelle l’éducation tout simplement.
Comptez seulement le nombre de décisions que vous prenez chaque jour à la place de votre chien. Vous restreignez son champ de liberté sans même y penser… et c’est très bien ainsi. Parce que c’est là que naît la confiance : dans ces limites qui structurent et rassurent. Dans cette présence qui guide quand la peur ou l’agressivité montrent le bout du museau, parce que le chien ne doit et ne peut se fier qu'à lui.
Alors oui, on met des règles. Parce que sans elles, il ne reste qu’un chien perdu… et un maître absent de son rôle.
Et, donc, n'en déplaise, tous ceux qui disent "je mets des règles", se positionne hiérarchiquement au dessus de lui situationnellement.
Amicalement. Hervé Pupier