08/03/2026
🏳️🇫🇷🤠 Un peu d'histoire ... 🤠🫶🏻
Folco de Baroncelli et la Camargue, terre de traditions et valeurs de coeur.
Né en 1869 à Aix-en-Provence, Folco de Baroncelli‑Javon s’installe aux Saintes Maries de la mer pour vivre sa passion : la Camargue, ses chevaux blancs, ses taureaux noirs et ses traditions. Poète et manadier, il défend le patrimoine local et se lie très tôt au mouvement littéraire félibre autour de Frédéric Mistral.
En 1905, le Wild West Show de Buffalo Bill arrive en Europe. Folco rencontre Buffalo Bill, le cavalier et acteur Joë Hamman, et l’Indien Oglala Sioux Jacob White Eyes, dit “Yeux‑Blancs”. Une amitié sincère naît, scellée par plus de 20 ans de correspondance, souvenirs et costumes cérémoniels.
Pour Folco, les Indiens étaient le miroir des Camarguais : des hommes et des femmes profondément attachés à leur terre et à leurs traditions. Les Indiens participent aux ferrades et abrivados de Camargue, mêlant deux cultures de cavaliers et de grands espaces.
Cette relation inspira Folco dans ses idées de tradition camarguaise et facilita aussi la réalisation des premiers westerns tournés en France, avec Joe Hamman, dans lesquels gardians, chevaux et taureaux de Camargue jouèrent un rôle de premier plan.
En 1909, il à l’idée de fonder la Nation Gardiane, une confrérie pour préserver les traditions camarguaises.
Les gardians respectent des codes précis : protéger leurs chevaux et taureaux, transmettre chants et gestes anciens, et défendre la Camargue.
Pour symboliser cette identité, en 1924 il commande au peintre Paul Hermann la création de la croix camarguaise.
Elle sera réalisée en fer forgé par l’artisan Gédéon Barbanson (forgeron et maréchal ferrant aux Saintes Maries de la mer de son vrai prénom Victor) et inaugurée le 7 Juillet 1926.
Elle représente les 3 Vertus de La Camargue :
La Foi (Les Tridents croisés)
L’espérance (L’ancre des pécheurs)
La Charité (Le Cœur).
"Le Mas de l’Amarée et Lou Simbèu"
Installé d’abord au Mas de l’Amarée, il doit en partir en 1930 à cause de difficultés financières. Les habitants lui offrent alors un terrain pour rebâtir une ferme camarguaise qu’il nomme Lou Simbèu. C’est là qu’il vit ensuite.
Malheureusement, pendant la Seconde Guerre mondiale, sa nouvelle ferme est réquisitionnée puis détruite par les troupes allemandes.
Il joue aussi un rôle important dans la revalorisation du pèlerinage des Gitans aux Saintes Maries de la mer, notamment en favorisant la procession de Sarah la Noire en 1935, qui deviendra une tradition majeure encore aujourd’hui.
Ainsi naît, grâce à Folco Baroncelli, un héritage culturel vivant : la Camargue devient un lieu de mémoire et de liberté, où chaque cheval, chaque taureau et chaque gardian portent encore aujourd’hui l’esprit du Marquis et la sagesse des Indiens du Far West.
Affaibli par la maladie, il meurt à Avignon en décembre 1943.
Fidèle à ses derniers souhaits, ses cendres sont transférées en 1951 aux Saintes‑Maries‑de‑la‑Mer, sur l’emplacement même de Lou Simbèu, où un tombeau lui rend hommage.
Texte MagaliB tiré de diverses sources web.