Au chien de Stanislas

Au chien de Stanislas Educatrice canin - Comportementaliste - Sans violence ni coercition.

Fermé définitivement.
28/02/2026

Les éducateurs canins ont beaucoup développé leur activité sur les réseaux sociaux. Leurs méthodes "clef en main" interpellent les spécialistes. Peut-on leur faire confiance ?

10/02/2026

🌪️ 𝗟𝗘 𝗣𝗨𝗣𝗣𝗬 𝗕𝗟𝗨𝗘𝗦 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝘁𝗼𝗻 𝗿𝗲̂𝘃𝗲 𝗽𝗼𝗶𝗹𝘂 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗲𝗻 𝗺𝗶𝗻𝗶-𝗴𝗿𝗲𝗺𝗹𝗶𝗻 🐶😅

Tu l’as attendu.
Tu as regardé 472 photos.
Tu as acheté 3 paniers, 12 jouets, 18 colliers…
Tu as projeté des tas de situations, tu as lu, tu as prévu une éducation au poil pour ne rien louper.

𝑬𝙩 𝙥𝒖𝙞𝒔… 𝙞𝒍 𝒂𝙧𝒓𝙞𝒗𝙚.

Il pleure la nuit.
Il mord. Tout le temps.
Il fait p**i. Partout.
Il te regarde avec ses yeux d’ange… juste après t’avoir grogné dessus.

Et là, dans un moment de solitude entre deux lessives :

😱 “Mais… qu’est-ce que j’ai fait ? POURQUOOOOOI ?”

🥺 “Je ne suis peut-être pas fait(e) pour ça…”

😭 “Je l’aime… mais là, j’en peux plus.”

🥵 « Je ne l’aime pas tant que ça en fait… »

𝗥𝗲𝘀𝗽𝗶𝗿𝗲.
C’est normoul ! Tu n’es pas un monstre !!

Tu es probablement en plein 𝙥𝙪𝙥𝙥𝙮 𝙗𝙡𝙪𝙚𝙨.

🧠𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲 𝘁𝗿𝘂𝗰 ?

C’est un état émotionnel transitoire que peuvent ressentir certains nouveaux adoptants :

𝘧𝘢𝘵𝘪𝘨𝘶𝘦 𝘪𝘯𝘵𝘦𝘯𝘴𝘦, 𝘴𝘵𝘳𝘦𝘴𝘴, 𝘥𝘰𝘶𝘵𝘦, 𝘪𝘳𝘳𝘪𝘵𝘢𝘣𝘪𝘭𝘪𝘵𝘦́, 𝘱𝘢𝘳𝘧𝘰𝘪𝘴 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘵𝘳𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴𝘴𝘦 𝘰𝘶 𝘳𝘦𝘨𝘳𝘦𝘵.

Ça ressemble beaucoup au baby blues chez les jeunes parents.

Et ce n’est PAS un manque d’amour.

🔬 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗶𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 :

Même si le terme “puppy blues” est récent et surtout populaire dans les pays anglo-saxons, plusieurs recherches montrent que :

🔹L’arrivée d’un chiot augmente significativement le niveau de stress et de privation de sommeil (𝑆𝑒𝑟𝑝𝑒𝑙𝑙, 1995 ; 𝑀𝑐𝐶𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙, 2002).

🔹Les troubles du sommeil et la charge mentale sont des facteurs majeurs de détresse émotionnelle (𝑃𝑎𝑙𝑎𝑔𝑖𝑛𝑖 𝑒𝑡 𝑎𝑙., 2013).

🔹Les premières semaines avec un chiot sont décrites comme les plus difficiles dans les études sur la relation humain-chien (𝐻𝑜𝑤𝑒𝑙𝑙 𝑒𝑡 𝑎𝑙., 2016).

𝑩𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆 :

👉 Ce passage est temporaire.
👉 L’attachement augmente avec le temps et les interactions positives.

⚡ Pourquoi ça secoue autant ?

Parce qu’on nous vend souvent :
🐶 “𝘜𝘯 𝘤𝘩𝘪𝘰𝘵 = 𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳 + 𝘤𝘢̂𝘭𝘪𝘯𝘴 + 𝘣𝘢𝘭𝘢𝘥𝘦𝘴.”

𝗟𝗮 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ :

🦈 Un bébé mammifère avec des dents, un cerveau immature, zéro contrôle émotionnel et zéro propreté.

Un chiot, ce n’est pas un chien miniature.
C’est un bébé.

❤️ 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 :

✔ Dormir dès que possible (oui, vraiment).
✔ Fractionner les objectifs.
✔ Demander de l’aide (pro, entourage).
✔ Normaliser ce que tu ressens.
✔ Te rappeler que l’attachement se construit.

Et surtout :
Ne prends pas de décisions radicales au pic de fatigue.

🌱 𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 :

Les études montrent que, passé le cap des premières semaines/mois, la majorité des adoptants rapportent :

✨ 𝘜𝘯𝘦 𝘧𝘰𝘳𝘵𝘦 𝘢𝘶𝘨𝘮𝘦𝘯𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘴𝘦𝘯𝘵𝘪𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥’𝘢𝘵𝘵𝘢𝘤𝘩𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵,
✨ 𝘜𝘯𝘦 𝘢𝘮𝘦́𝘭𝘪𝘰𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘣𝘪𝘦𝘯-𝘦̂𝘵𝘳𝘦 𝘦́𝘮𝘰𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭,
✨ 𝘜𝘯𝘦 𝘳𝘦𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘱𝘦𝘳𝘤̧𝘶𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘦𝘯𝘳𝘪𝘤𝘩𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘵𝘦.

Bref : le mini-gremlin devient partenaire de vie.

🙏🏽 Si tu es dedans en ce moment :
Tu n’es pas nul(le).
Tu n’es pas ingrat(e).
Tu es fatigué(e).
Et ça, ça se traverse.

Si tu l’as vécu, raconte-le en commentaire 👇

Normalisons le puppy blues au lieu de le cacher derrière des photos parfaites

Toute dernière balade collective du week-end, bien sympa, merci à tous pour tous ces bons moments, ça va nous manquer ! ...
08/02/2026

Toute dernière balade collective du week-end, bien sympa, merci à tous pour tous ces bons moments, ça va nous manquer ! 🫠

Et voilà ! Une page se tourne après 10 années d’existence : Mon petit chien de Stanislas prend sa retraite ! Et moi auss...
31/01/2026

Et voilà ! Une page se tourne après 10 années d’existence :
Mon petit chien de Stanislas prend sa retraite ! Et moi aussi !

Je voulais ici remercier plein de monde :
Mon mari, Frédéric pour son indéfectible soutien dans les bons comme dans les moins bons moments.

Mes enfants pour leurs encouragements, leur aide technique : un site web, ça se fait pas comme ça. Des logos, des idées non plus 😉.

Mes chiennes, mes clients canins à poils court, ras, longs, drus, avec et/ou sans noeuds…ils m’ont tellement appris.
Mahé nous manque tous les jours…Twix aussi…

Mes formateurs, Jennifer, Audrey, Anne-Sophie…pardon à ceux que je ne cite pas mais que je n’oublie pas.

Mes clients, Lorrains comme Savoyards, merci pour votre confiance et pour votre amitié. Elles me sont précieuses.

À bientôt au détour d'un chemin de forêt qui sait ?!

Sylvie.

Les personnes qui ont encore des séances ou des forfaits de balades peuvent me contacter pour les finaliser.

29/01/2026

Et si nous parlions du chien qui tire en laisse....
Pourquoi les chiens tirent-ils en laisse ? Nous allons parler de biomécanique, de neurosciences et d’éthologie pour mieux décrypter et comprendre avant de faire ou ne pas faire.
Le comportement des chiens en laisse, et notamment la tendance à tirer, est une problématique courante pour les humains et les éducateurs canins. Pourtant, cette manifestation n’est pas simplement une question d'éducation ou d’entêtement. Elle repose sur des bases physiologiques, comportementales et environnementales bien réelles, souvent méconnues.
A la base, le chien est conçu pour se déplacer plus vite que l’humain. D’un point de vue biomécanique, les chiens sont naturellement faits pour se déplacer à une vitesse supérieure à celle de l’homme. Selon Hildebrand (1966), le chien choisit spontanément un trot naturel autour de 4 à 6,5 km/h (2,5 à 4 mph), tandis que la vitesse moyenne de marche humaine est de 3 à 5 km/h (2 à 3 mph) (Kirtley, 2006). Ce décalage entraîne une tension mécanique quasi inévitable lorsque le chien est tenu en laisse. La laisse, en tant que contrainte physique, limite la liberté de mouvement naturelle du chien et crée une résistance.
L’un des facteurs aggravants est l’usage fréquent d’une laisse courte et tendue, souvent tenue serrée. Cette configuration crée une tension constante qui empêche le chien d’adopter un mouvement fluide et naturel. Une laisse courte limite l’amplitude des déplacements du chien et augmente la pression sur son cou ou son harnais, ce qui peut provoquer inconfort, douleur et stress. Cette tension permanente peut même entraîner des blessures physiques (lésions cervicales, troubles respiratoires) et accentuer la résistance du chien.
Paradoxalement, cette technique de contrôle ne fait qu’accentuer le problème : le chien, frustré et limité dans sa liberté de mouvement, tire davantage, ce qui augmente la tension sur la laisse, créant un cercle vicieux difficile à briser.
Autre aberration fréquente : exiger que le chien marche systématiquement " au pied ", c’est-à-dire strictement à côté de l'humain, au même rythme et sans distractions, sans même mettre le nez au sol parfois. Cette attente ne correspond pas aux besoins naturels du chien. En effet, obliger un animal à réprimer ses instincts exploratoires, flairer, changer de rythme, s’arrêter, pour s’aligner constamment sur un rythme humain très lent est une source d’inconfort et de frustration.
Cette demande exige une auto-régulation constante et une inhibition comportementale importante, ce qui sollicite fortement les fonctions exécutives du cerveau du chien. Or, les neurosciences montrent que cette capacité d’inhibition est limitée, surtout si le chien est stressé ou peu entraîné. De plus, cette attente va à l’encontre des comportements innés liés à la locomotion et à l’exploration.
Certes la laisse est un outil nécessaire pour la sécurité, mais elle représente aussi une restriction. Lorsque le chien tire, il exprime souvent un inconfort physique lié à cette restriction. La tension exercée sur la laisse ne se limite pas à un simple effort musculaire, elle agit aussi sur le bien-être émotionnel du chien. Une étude menée par Dogs Trust a révélé que 30 % des propriétaires considèrent la difficulté à marcher en laisse comme une raison majeure de se séparer de leur animal, soulignant l’impact émotionnel de ce problème.
Au-delà de la contrainte mécanique, le fait de tirer en laisse est très souvent, en plus, une réaction au stress ou à l’inconfort environnemental. Les chiens sont des animaux explorateurs, très sensibles à leur environnement sensoriel. La restriction de la laisse limite leur capacité à exprimer leurs comportements naturels : flairer, explorer, changer de rythme, interagir avec leur environnement et ce manque de liberté peut provoquer frustration, anxiété et stress, qui se traduisent souvent par des comportements de tirage. Or, le stress chronique altère les circuits neuronaux impliqués dans la régulation émotionnelle et le contrôle inhibiteur chez le chien (Mendl et al., 2010). Un chien stressé aura donc plus de difficulté à se contrôler et à adopter un comportement calme en laisse.
Sur le plan éthologique, bouger chez le chien est un comportement essentiel, lié à ses besoins physiologiques et psychologiques. En plus de ces besoins liés à l'espèce canine, les races de travail et de chasse, par exemple, ont été sélectionnées pour leur capacité à couvrir de grandes distances rapidement. Leur demander de marcher calmement au pas de l’humain, en ignorant odeurs et distractions, revient à leur demander de réprimer des besoins fondamentaux. L'alternative, une fois que l'on a compris en quoi cette demande était contraire aux besoins du chien et provoquait plus de problème que de solution à terme, c'est l'utilisation d'une laisse de 5-6 mètres, de laisser le chien naviguer de droite à gauche et explorer, et ponctuellement, quand cela est nécessaire, une laisse de 5m peut se raccourcir,
Derrière ce comportement se cachent fréquemment des causes bien plus profondes qu'un simple manque d'apprentissage. Un chien sous-socialisé, privé de contacts réguliers avec ses congénères pendant ses premiers mois, peut tirer frénétiquement vers chaque chien croisé, non par indiscipline, mais par frustration, crainte ou autres causes. Un chien anxieux peut tirer pour fuir rapidement un environnement qu'il perçoit comme menaçant, cherchant désespérément à raccourcir l'exposition au stress. Un chien ayant peur de la nouveauté tire pour rentrer au plus vite dans la sécurité du foyer, chaque promenade étant vécue comme une épreuve plutôt qu'un plaisir. Certains chiens tirent aussi par sur-excitation liée à un manque de stimulations et la promenade devient l'unique moment de liberté, générant une intensité émotionnelle ingérable ou à l'inverse, une surstimulation chronique ayant générer une quasi addiction à l'activité .......
Avant de penser techniques d'éducation, il est important d'identifier la ou les causes racine : manque de socialisation, anxiété généralisée, peurs spécifiques, frustration sensorielle, ou réel déficit d'apprentissage ? Un chien qui tire par peur ne répondra pas aux mêmes approches qu'un chien qui tire par enthousiasme débordant. Comprendre le « pourquoi » permet d'adapter la réponse : désensibilisation progressive après une mise au vert totale, rencontres canines contrôlées , enrichissement quotidien etc..... et seul un vrai bilan complet par un professionnel à jour dans ses connaissances, permet de creuser et de trouver les causes, parce qu'il s"agit presque toujours d'un cumul.
La laisse ne devrait jamais devenir un champ de bataille, mais un lien de confiance. Et cette confiance se construit en comprenant d'abord ce que le chien tente de dire à travers ses tractions.
Conclusion
Tirer en laisse n’est pas simplement un problème d’éducation ou de discipline. Il est le reflet d’une interaction complexe entre les capacités physiques et émotionnelles du chien, ses besoins comportementaux, et les contraintes imposées par la laisse, son usage, et l’environnement humain. En s’appuyant sur les connaissances récentes en biomécanique, neurosciences et éthologie, les professionnels du chien peuvent adopter une approche plus respectueuse, efficace et durable, favorisant le bien-être animal et la qualité de la relation humain-chien.
Cynotheque Formation - Corinne Martin

25/01/2026
Balade du jour par -8, bravo les motivés ☺️👌!!!
06/01/2026

Balade du jour par -8, bravo les motivés ☺️👌!!!

01/01/2026

Bonne et heureuse année 2026 à tous,
Humains et animaux ! 🥳

31/12/2025

« Les petits chiens sont agressifs parce qu’ils ne sont pas éduqués »

C’est confortable comme explication.
Et surtout, ça évite de regarder ce qui se passe vraiment.

Mes petits chiens ont reçu la même éducation que mes grands.
Même cadre. Même exigences. Même attention.
La différence n’est pas là.

La différence, c’est qu’un petit chien vit dans un monde de géants.

Mes grands se font beaucoup moins foncer dessus, bousculer, harceler par des chiens deux, quatre ou dix fois plus lourds qu’eux.
Mes petits, si. Régulièrement.
Et trop souvent sous les rires ou la minimisation des humains.

Pour eux, ce n’est pas du jeu.
C’est une intrusion.
C’est une agression.

Alors au début ils évitent.
Ils se figent.
Ils détournent la tête.
Ils grognent.

Quand ça ne suffit pas, ils changent de stratégie.
Ils anticipent.
Ils repoussent avant d’être envahis.

Et là, on décrète qu’ils sont “hargneux”.

Puis on critique les humains qui les portent.
Sans jamais se demander si ce portage n’est pas la conséquence d’un monde où personne ne protège leur espace.

Les petits chiens ne sont pas agressifs parce qu’on les porte.
Ils sont souvent portés parce qu’à force de se faire envahir, ils ont appris à se défendre.

Crédit photo: Layloue Photo

24/12/2025

Nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël et des fêtes de fin d’année chaleureuses et ressourçantes.

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Le Viviers-du-Lac
73420

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