Il Etait une Patte - Educateur Comportementaliste Canin

Il Etait une Patte - Educateur Comportementaliste Canin Méthodes bienveillantes
Éducation, rééducation, balade éducative, pet-sitting
Bassin d'Arcachon

30/06/2025
20/06/2025

Quelques mots pour commencer...
Un chien dit "sensible" ne se réduit pas qu'à cet adjectif. Ce terme me permet simplement de mettre en lumière une sensibilité plus profonde qu'ont certains chiens face à leur environnement, sans pour autant les réduire à cette seule caractéristique.
Cette histoire est avant tout la mienne, la nôtre, celle de Koda et moi.
Je l'écris pour partager mon expérience, celle d'un quotidien façonné par les défis, les remises en question, mais surtout par une relation hors du commun.
Mettre ces mots à l’écrit a été plus difficile que je ne le pensais. Parce que reprendre une relation aussi intense, avec tout ce qu'elle comporte d'émotions et d'apprentissages, n'est pas des plus évidents.

L’arrivée de Koda
Koda est entré dans ma vie par hasard. Trouvé errant, la patte fracturée, il avait besoin d’une famille d’accueil pour sa convalescence. À l’époque, je travaillais dans un refuge. Je l’ai donc accueilli au départ pour 2 mois.
J’ai alors rencontré un chien prostré, fuyant le regard, cherchant à se faire oublier.
Il avait peur des gestes, des portes, du moindre contact sur son corps. Collier, harnais, laisse… tout était une source de panique. Quand la laisse frôlait son dos, il hurlait et se jetait au sol.
Après sa convalescence, Koda a été adopté pendant quatre jours avant de revenir à la maison, son adoption n’ayant pas abouti. Depuis, il n’est plus jamais reparti.

Les premières sorties
Après deux mois de convalescence sans balades ni mouvements brusques, les premières sorties sont arrivées.
Lors de sa première sortie, il était timide, en alerte, restant près de nous tandis que nos autres chiens exploraient. Tout semblait nouveau pour lui. Il lui fallait du temps. Progressivement, il a pris confiance. Nous avons pu changer son harnais et lui mettre une longe. Il a creusé ses premiers trous, commencé à s’éloigner à 10 mètres, découvrant enfin les balades… à son rythme.
Curieux, Koda passait son temps à renifler, à scruter chaque détail de son environnement. Il s’arrêtait souvent, figé et à l’écoute du moindre bruit dans les bois, analysant avec prudence ce qui l’entourait. Il observait aussi beaucoup les deux autres chiens, étudiant leurs réactions, comme s’il cherchait à comprendre comment se comporter.

Le calme avant la tempête
Au début, Koda était curieux et craintif, un chien à la fois fragile et fin observateur. Pendant un mois, nous avons évolué dans un environnement plutôt contrôlé, le temps que sa patte continue de cicatriser. Tout semblait progresser lentement.
Puis, il y a eu ce jour où il s’est approché d’un homme. Au moment où celui-ci l’a touché, tout a basculé. Pris d’une panique intense, Koda a pris la fuite, emportant sa longe avec lui, disparaissant dans les bois. Je me souviens encore de cette terreur comme si c’était hier...
Il y a eu cette seconde fois où ses pattes se sont emmêlées dans sa longe. Tétanisé, il s’est enfui comme si sa vie en dépendait.
Après ces deux épisodes, quelque chose a changé. Il s’est mis à réagir. D’abord aux humains. Puis aux vélos. Puis aux enfants. Puis… à tout.

La culpabilité : le poids de mes erreurs
Je me souviens de ce sentiment : la culpabilité. Elle m’a envahie, m’écrasant sous son poids. Je me sentais coupable de ne pas l’avoir protégé, de lui avoir fait vivre ces situations. J’étais en colère contre moi-même, persuadée de ne pas avoir été assez vigilante.
Après ces événements, Koda a changé. De craintif, il est devenu anxieux en extérieur, scrutant le moindre humain, chien ou voiture… non plus pour fuir, mais pour foncer dessus en aboyant. Il n’évitait plus le danger, il l’affrontait.
Ce sentiment d’échec a été brutal. Mais plutôt que de me laisser submerger, j’ai décidé d’agir. Je voulais l’accompagner, l’aider à dépasser cette réactivité, à retrouver une forme d’apaisement. C’était ma manière de me racheter, de transformer mes erreurs en apprentissages, pour lui… et pour nous.

L’épuisement : quand tout devient trop
J’ai tout donné pour aider Koda. Je me suis formée encore et encore sur la réactivité, cherchant tous les moyens possibles pour qu’il se sente mieux dans certains environnements. Après tout, c’est mon métier de travailler avec des chiens. Alors on s’entraînait dur, presque tous les jours.
Mais les progrès venaient avec leur lot d’échecs. J’ai encaissé, encore et encore. Jusqu’au jour où, en pleine balade, après un énième déclenchement que je n’avais pas su anticiper, j’ai craqué. Les larmes ont coulé, et j’ai compris que ma coupe était pleine.
Je ne pouvais plus. J’étais épuisée. Koda aussi. Cela faisait six mois que nous travaillions ensemble. Il avait appris tant de choses, et pourtant, certains points restaient terriblement compliqués. On était fatigués, l’un comme l’autre.

La vérité derrière la rééducation
À ce moment-là, je ne pensais pas vraiment avoir pleinement conscience du chien que j’avais en face de moi. J’étais tellement focalisée sur sa rééducation, sur l’idée d’avoir un chien “bien”, un chien qui ne déclenche plus, un chien “parfait”. J’ai fait tout ce que je pouvais pour gérer son environnement, pour le mettre en réussite.
Mais vivre avec un chien sensible, c’est aussi accepter que l’on ne maîtrise jamais vraiment l’environnement. Je me suis retrouvée à en vouloir à ces humains qui surgissaient de nulle part en forêt, à ces chiens “gentils mais un peu brusques” qui arrivaient sans prévenir. J’en ai voulu à ceux qui disaient : “Il ne gère pas sa frustration.” J’en ai voulu à tout le monde, à moi-même de ne pas y arriver, à Koda d’être aussi complexe...
Admettre cette réalité a été un long chemin... et une grande remise en question.

Faire une pause pour mieux avancer
À ce moment-là, épuisée et sur les nerfs, j’ai demandé à mon conjoint de prendre le relais. J’avais besoin de prendre du recul, de comprendre pourquoi tout échouait. J’ai commencé à analyser chaque situation, chaque échec, chaque déclenchement, et là, j’ai compris.
J’ai compris qui était réellement mon chien, ses capacités et ses limites. Dans ma volonté de "rééduquer" Koda, j’avais oublié l’essentiel : travailler avec lui, en tenant compte de son individualité.
Enfermée dans mon système et mes attentes, j’avais négligé le plus important : Koda, mon chien, qui était unique, avec ses propres capacités...
J’ai pris une grosse claque. Et j’ai décidé de tout reprendre, depuis le début. De revenir à l’essentiel. Je basais ma relation avec lui sur une rééducation coûteuse, à chercher à transformer mon chien en un individu qu’il n’était pas...

Un nouveau départ : Koda et moi, sans pression
J’ai pris le temps de retrouver mon chien, mon Koda. Lui qui est sensible n’est pas seulement cela. Il est curieux, adore apprendre, jouer et passer des moments dehors de qualité, sans pression, sans travail.
Nous avons recommencé à reconstruire notre relation sur la confiance, en travaillant sur l’essentiel : une proximité que j'avais perdue. À force de me concentrer sur la rééducation, j’avais oublié ce que c’était qu’une vraie balade, juste nous deux, sans aucune attente.
J’ai redécouvert mon chien. Il passait plus de temps près de moi, me demandait de jouer, d’aller dans l’eau… des moments simples qui avaient disparu. Ces petites choses, ces situations banales mais essentielles, sont revenues petit à petit. C’était un nouveau départ, plus léger et plus authentique.

Et si le vrai changement, c'était moi ?
Vous me direz, et après ?
Après toute cette remise en question, j'ai fait le point. Koda est un chien sensible, réactif. Il a du mal à se rassurer dans un environnement bruyant, et dans ces moments-là, son anxiété atteint des niveaux trop élevés.
Koda apprend vite, mais chaque mauvaise situation est vécue comme un véritable obstacle pour lui. Il a peu de résilience, et lorsqu’il traverse une mauvaise expérience, il faut repartir de loin. Koda est un chien qui a besoin de temps. Il n’a pas confiance en lui. Il est régi par la peur et a besoin de temps pour s’adapter. Le monde qui bouge l’angoisse, et il prend tout sur lui.
Et moi, mon constat, c'est que je ne veux pas qu'il prenne sur lui. Je veux juste qu'il soit bien. Alors, j’ai changé de stratégie pour nous permettre de vivre mieux, heureux, tout en respectant ses limites.

Notre nouvelle vie ensemble
Notre nouvelle vie, je l’ai basée sur la confiance. On a travaillé son rappel, pour qu’il puisse être en liberté tout le temps, et créé des environnements où il se sent bien, où il ne déclenche pas, où il joue, se repose, et même dort. J’ai décidé de repartir à l’essentiel : lui offrir une vie heureuse.
Koda a des copains, sélectionnés avec soin, et les rencontres sont toujours cadrées pour éviter trop de stress. Je suis devenue sa safe place, son humain de confiance. Il sait que quoi qu’il arrive, je serai là pour lui, et je ferai tout pour le protéger.
Aujourd’hui, il n’a plus peur des humains au loin, il ne cherche plus à les éloigner de lui. Il sait que je gère la situation s’il a besoin. Tout comme les chiens, même si parfois je suis moi-même coincé pour l’aider.
Le constat depuis tout ça ?
J’ai un chien bien dans ses pattes, qui prend des décisions, qui gère des situations dans des environnements adaptés, qui sait se faire confiance et qui me fait confiance.

La réactivité n'est pas synonyme de mauvaise éducation
On pense souvent qu'un chien bien éduqué est un chien qui obéit sans broncher. Mais moi, j'ai horreur de cette idée. Un chien qui obéit juste pour obéir, ça ne m'intéresse pas. Ce qui compte pour moi, c'est la coopération.
Un chien qui ne réagit plus à ses déclencheurs, ce n'est pas un chien qui "écoute mieux", c'est un chien qui a moins peur, qui a appris à s'apaiser dans des situations autrefois difficiles. La réactivité n'est pas un problème d'éducation, c'est une réponse émotionnelle à une situation difficile.
Quand on a un chien sensible et réactif, on ressent souvent le poids du regard des autres. Ceux qui n'ont jamais vécu avec un chien comme le nôtre peuvent être prompts à juger, à donner des conseils non sollicités, ou pire, à nous faire sentir incompétents.
Ce qui compte, c'est de comprendre que ces chiens et leurs humains font de leur mieux pour avancer ensemble.

Vivre avec un chien sensible, le quotidien d'un super chien
Le constat de vivre avec un chien sensible, c'est avant tout d'apprendre. Apprendre à s'adapter, à comprendre les limites de notre chien, à ajuster notre environnement pour qu'il se sente bien. Parce qu'un chien sensible n’est pas simplement un chien difficile, c’est un super chien. Il fait de son mieux, avec ses émotions, ses peurs et sa manière de voir le monde.

Il m’a fallu plusieurs mois pour cesser de vouloir absolument travailler coûte que coûte, mon chien. J’ai finalement fait le choix de m'adapter à lui, à son rythme. Il m'a tellement appris au fil du temps, et surtout, il a montré une résilience incroyable. Malgré mes erreurs, il a su me pardonner.

La sensibilité et la réactivité d'un chien ne sont pas une fin en soi. Nos chiens sensibles ne se résument pas à ces traits seulement. Ils sont bien plus que cela. Ils sont géniaux, uniques et, chaque jour, ils font de leur mieux pour s’adapter à notre monde, même quand tout semble être contre eux.

20/05/2025

Le vent tourne et c'est tant mieux...

Depuis quelque temps, j’observe, et je ne suis sûrement pas le seul, une montée de tensions sur les réseaux autour de l’éducation canine. Et franchement… tant mieux, cette tension est nécessaire et symptomatique d'un problème profond, qui reflète notre société pré-postpatriarcat.

Je parle ici de certains éducateurs, souvent très bien installés, avec une communauté forte et nombreuse, qui rejettent tout ce qui s’approche de la bienveillance, du respect du chien, ou même simplement du progrès. Ceux qui hurlent qu’il ne faut pas donner de friandises, qu’il faut réaffirmer son autorité, qu’il faut “affronter les obstacles”, “ne pas céder”... Toujours la même rengaine. Toujours cette peur de perdre le pouvoir. Et toujours les mêmes postures viriles, autoritaires, usées jusqu’à la corde.

Quand je lis ou entends ça, je ne vois pas des éducateurs. Je vois des gens terrorisés par la remise en question. Des gens qui pensent qu'évoluer grâce aux études scientifiques, c'est simplement "se mettre à la mode", mais le pensent ils vraiment ? Ne sentent ils pas simplement le vent tourner, prêt à les écarter définitivement de l'éducation canine ? N'ont ils pas simplement... peur ?

Et cette peur, elle transpire partout. Sur YouTube, sur Facebook, sur Instagram, dans les discours. On sent leur inquiétude face à une nouvelle génération qui fait les choses autrement. Et plutôt que de se poser des questions, plutôt que d’ouvrir un nouveau livre, de lire une nouvelle étude, de tendre l’oreille à une nouvelle manière d'agir... ils attaquent. Ils caricaturent. Ils simplifient jusqu’à l’absurde pour mieux décrédibiliser.

Parce qu’en réalité, dans les faits, dans les preuves et dans les arguments, ils n’ont pas grand-chose à dire. Alors ils hurlent “ultra-positif !” comme on crie au loup. Ils inventent des hommes de paille qu’ils peuvent démonter à coups d’arguments faciles. Comme si vouloir le bien-être du chien faisait de nous des extrémistes.

Je ne suis pas extrémiste. Je suis éducateur. Et je ne veux pas dresser un esclave. Je veux vivre avec un chien, l’aider à trouver sa place, à comprendre le monde, à s’adapter avec ses forces, ses limites et son histoire.

Quand j’entends que pour éduquer un chien réactif ou agressif, il faut “de l’expérience”… je me demande : quelle expérience ? L'expérience de 30 ans de métier ? Celle-là même qui applique les mêmes recettes, à l’ancienne, avec du collier à pointes ou même étrangleur, avec des coups de saccades ? Celle de faire 10 000 chiens à la chaîne sans jamais remettre en question ses méthodes ?

Est-ce que cette “expérience” inclut la capacité à gérer ses propres émotions ? À écouter ? À apprendre ? À communiquer avec le chien avec respect et bienveillance ?

Parce que le savoir, il ne s’hérite pas. Il se travaille. Et le travail dans ce métier il n'est pas uniquement sur le terrain, il est dans ce que nous apportent les dernières avancées et parfois les remises en question de la science...

Je viens du monde scientifique. J’ai fait de la recherche en géochimie marine. Je sais ce que ça implique de produire du savoir. Je sais ce que c’est que de lire des études sérieuses, de formuler des hypothèses, de chercher la nuance. La plupart des personnes dont je parle ne savent même pas ce que c'est que de produire ce type d'énoncé, de s'intéresser à la fiabilité de sa propre étude, d'essayer d'être le plus précis possible sous peine de se prendre une bronca de la part de la communauté scientifique dans un premier temps.

Quelque chose à savoir, une étude scientifique, elle ne parait pas dans "Le Monde, "Le figaro", "Libé", "Charlie Hebdo".. une étude scientifique c'est d'abord dans une r***e où ce sont les autres scientifiques qui vont la critiquer et demander des comptes aux auteurs s'ils ont fait une ou des bourdes dedans. Cette discussion là est invisible aux yeux du grand public, qui ne voit que la partie "ultra vulgarisée", voir parfois "mensongère" de certains journaux populaires qui n'ont peut être pas lu plus loin que l'abstract d'un article... qui ne prennent pas le temps de poser au conditionnel une phrase qui l'était pourtant dans l'article d'origine

Et je sais que dans le champ de l’éthologie canine, ce savoir est jeune, fragile, mais passionnant de débats entre scientifique dans un premier temps, puis entre éducateurs dans un second temps. C’est ce savoir là que je veux transmettre, quitte à dire un jour "je me suis trompé, il y a mieux maintenant pour éduquer un chien, je suis prêt à renoncer à la plupart des actions que j'engageais avec un chien, prêt à me réinvestir dans le pluralisme des connaissances qui me restent à acquérir.

Ce que je constate depuis quelques années, c’est surtout un refus violent de la science. Un rejet en bloc des études, des articles, des avancées. Parce qu’ils ne les comprennent pas, ou qu’ils n’ont pas envie de les comprendre.

Et je vois aussi un autre phénomène : l’émergence de femmes dans ce métier. Souvent jeunes, souvent formées, souvent pédagogues. Elles ne cherchent pas à dominer. Elles cherchent à comprendre. Et ce n’est pas un hasard si elles sont souvent tournées vers l’éducation bienveillante. Et ça dérange. Ça dérange beaucoup. Parce qu’elles incarnent autre chose. Elles prennent la place. Elles remettent en question les dogmes. Et les anciens, les réacs, les “mecs à poigne”, ceux qui disent encore “faut une main de fer dans un gant de velours”... ils paniquent.

Moi, je dis merci. Merci à ces femmes. Merci à ces éducatrices qui réfléchissent, qui doutent, qui observent, qui cherchent. Merci à celles qui veulent changer les choses, pas imposer leur autorité.

Et j'encourage tous les hommes qui sont réellement sensibles au bien être animal, qui sont prêt à se remettre en question en termes de bienveillance, en termes de violence physique ou psychologique, à tourner la page d'une masculinité beaucoup trop toxique dans tous les pans de la société.

Je veux que mon métier reflète cette vision : une vision d’équilibre. D’où le nom de mon activité, Équilibre Canin. Parce que je crois qu’aujourd’hui, les gens veulent vivre avec leur chien. Pas le dominer. Pas le contrôler. Pas le faire taire. Juste vivre avec lui, en harmonie, dans leur foyer, avec leur rythme de vie, leurs contraintes, leurs émotions.

Et parfois, ils ne savent pas comment faire. Et c’est normal. C’est notre rôle en tant qu'éducateurs et éducatrices de les accompagner, pas de les juger.

Je souhaite qu’ils comprennent leur chien. Qu’ils lui proposent des choix. Qu’ils apprennent à décoder ses signaux. Qu’ils prennent le temps. Qu’ils s’améliorent chaque jour, avec humilité. Pas avec des saccades. Pas avec des “non” gueulés toutes les 5 secondes, pas en se faisant défoncer par un autre chien, pas en le terrorisant avec une canette, même pas en lui lançant de l'eau sur la truffe , le feriez vous à votre enfant de 3 ans par exemple ?

Et surtout, je souhaite qu’ils arrêtent d’avoir peur de ne pas être “assez autoritaires”.

Car le respect ne se gagne pas dans la contrainte.

Le respect naît dans l’écoute, l’exemple et la clarté.

Alors non, je ne veux plus de ce monde masculinisé à l’extrême, saturé d’ego et de compétition. Je veux un monde où on éduque dans le calme, où on protège dans la nuance, et où on accompagne sans écraser.

Parce que le respect, ce n’est pas la soumission. Le respect, c’est la compréhension. C’est l’écoute.

Je préfère une main tendue, qu’une main de fer.

Je préfère un regard curieux, qu’un regard dominateur.

Je préfère une relation équilibrée, fondée sur la confiance, pas sur la peur.

Et je continuerai à travailler avec ceux qui croient en ça.

Pas parce que c’est à la mode.

Mais parce que c’est juste.

Et si, comme moi, tu ressens le besoin de remettre du sens, de l’éthique et de l’intelligence émotionnelle dans ton lien avec ton chien, je t’invite à découvrir tous les articles du blog ici, à commencer par celui-ci.
https://equilibre-canin.com/le-vent-tourne-et-cest-tant-mieux
https://equilibre-canin.com/blog-equilibre-canin

Tu verras que le changement, il est déjà en marche. Et qu’il commence avec toi.

24/04/2025

🧠 On rencontre plus de problèmes de comportement liés à un excès de cadre qu’à un manque de cadre.

Oula, mais que n’ai-je pas dit là 😱 ! Encore une phrase de bisounours laxiste qui laisse tout passer à son chien 👀 !

Et pourtant, tel est mon constat : dans la majorité des cas que je suis amenée à suivre, je retrouve la même chose :
⚡ Des cris
⚡ De la fermeté
⚡ Des punitions
⚡ De l’énervement
⚡ De l’autorité
⚡ Des règles (souvent sans aucun sens) appliquées avec zèle
⚡ Une volonté d’obéissance absolue…

Bref, de la pression 🧨.

Ces chiens sont des cocottes-minute, prêtes à exploser 💣. Et souvent, quels conseils sont donnés à ces humains désemparés face aux comportements de leur chien ?

❌ Sois plus ferme !
❌ Pose un cadre !
❌ Ajoute du contrôle !
❌ Travaille l’obéissance !

En d’autres termes : ferme bien le couvercle de la casserole et allume le feu à fond 🔥😬.

Mais la pression trouve toujours un moyen de s’évacuer…
👉 Réactivité
👉 Malpropreté
👉 Excitation
👉 Mauvais rappel
👉 Aboiements
👉 Comportements compulsifs
👉 Destructions
👉 Mordillements
👉 ...

🧘‍♀️ Tous ces comportements peuvent être drastiquement atténués… rien qu'en relâchant la pression qu’on met (parfois sans le vouloir) sur son chien.

À l’inverse, chez les humains plutôt babacools 🌿, on retrouve souvent… des chiens babacools 😌.
Pas forcément capables de s’asseoir à 30m sur commande, mais globalement bien dans leurs pattes, et plutôt capables de gérer leurs émotions 💛.

Oui, chaque chien est unique, et certains facteurs comme la génétique ou les diverses expériences précoces font qu'on peut galérer avec son chien même si on est cool avec lui. Mais clairement... On galèrera moins.

🚫 Attention, je ne dis pas qu’il ne faut aucun cadre et qu'on doit tout accepter. Je dis :

👉 Arrondissez un peu les angles de votre cadre, parce qu’ils sont souvent trop saillants.
👉 On peut fixer un cadre sans jamais s’énerver, crier ou punir.
👉 « Avoir un cadre », ce n’est pas être sur le dos de son chien en permanence et ne lui laisser aucune autonomie.
👉 Ce n’est pas faire attendre son chien assis devant sa gamelle ou le promener en laisse de 2m « parce qu’un chien ça marche au pied ».
👉 Ce n’est pas tout interdire "parce qu'il doit rester à sa place de chien".
👉 Ce n’est pas “montrer qu’on est le chef” en appliquant des règles absurdes 👑🙄.
👉 Ce n’est pas qu’une vulgaire question de contrôle, c’est apprendre à son chien à prendre les bonnes décisions.
👉 On ne travaille pas les « auto-contrôles » ou la gestion émotionnelle de son chien en augmentant notre propre contrôle sur lui.
👉 L’apprentissage ne passe pas forcément par l’obéissance.
👉 Ce qu’on apprend par soi-même marque plus que ce qu’on nous impose 💡.

❤️ Tout individu – humain ou chien – a besoin de se sentir en parfaite sécurité physique, émotionnelle et affective pour évoluer sereinement dans son environnement (et de facto, ne pas avoir de "problèmes de comportement ").

Ne sacrifiez pas ça juste parce qu’on vous a dit qu’il fallait « poser un cadre » à votre chien.

🌈 Vivez avec votre chien, pas contre lui.

© Charlotte Warrant - WAF the fck - 2025

19/03/2025
24/02/2025

Adresse

Le Teich
33470

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Lundi 09:00 - 20:00
Mardi 09:00 - 20:00
Mercredi 09:00 - 20:00
Jeudi 09:00 - 20:00
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