06/06/2026
"𝑳𝒂 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓 𝒓𝒆𝒇𝒖𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒍'𝒊𝒏𝒄𝒐𝒎𝒑𝒆́𝒕𝒆𝒏𝒄𝒆." (Isaac Asimov)
Récemment j'ai entendu une personne déclarée en tant que professionnelle en éducation et comportement canin s'exprimer suite à une séance de travail de réactivité avec un chien.
Cette personne expliquait qu'elle avait mis immédiatement de l'autorité en gueulant un bon coup et que ça avait fait décrocher le chien.
Alors je vais remettre tout de suite les pendules à l'heure !
🚨 Un chien réactif n'a pas besoin d’autorité.
Travailler la réactivité nécessite des compétences.
Quand un professionnel utilise :
- l’intimidation
- les cris
- les sanctions systématiques
- les saccades au collier
- la contrainte physique
pour “gérer” un chien réactif, cela montre surtout une chose : 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐭𝐢𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞𝐬 𝐞́𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐡𝐢𝐞𝐧.
Un chien réactif n’est pas un chien qui “défie” son humain.
C’est un chien en difficulté émotionnelle, en surcharge, en stress, en frustration ou en insécurité.
La sanction inhibe régulièrement les signaux…
Mais inhiber n’est pas rééduquer.
Le problème est toujours là, souvent aggravé, jusqu’au jour où le chien explose encore plus fort.
"Ce que la violence t'a fait gagner, une violence encore plus grande te le fera perdre." (Gandhi)
Travailler la réactivité, c’est savoir :
➡️ lire le chien
➡️ gérer les seuils émotionnels
➡️ utiliser le bon timing
➡️ mettre en place des associations positives
➡️ travailler la désensibilisation et le contre-conditionnement
➡️ construire des comportements alternatifs fiables
➡️ respecter les capacités émotionnelles du chien
La brutalité n’a jamais été une compétence.
Et l’autorité utilisée comme outil principal masque très souvent un manque total de maîtrise technique.
Un vrai professionnel ne cherche pas à “casser” un comportement.
Il cherche à comprendre pourquoi il existe… et à donner au chien les moyens de réussir autrement.
Chrystel Herbulot / Édu'Cat Pat - Malinois et Vous Formations
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