30/07/2025
N’est pas ostéopathe bovin qui veut !
Aujourd’hui, je me rends compte que je ne me suis jamais présentée à vous.
Alors, rapidement :
J’ai toujours su que je travaillerais avec les animaux. J’ai eu la chance d’exercer un métier qui m’a rapidement choisie. On appelle ça une vocation.
J’aurais été une très mauvaise vétérinaire, car je tourne de l’œil à la moindre goutte de sang. Mais même sans cela, mon amour pour l’ostéopathie animale est né avant tout de la relation de confiance qui se crée entre le patient et son praticien, grâce à l’écoute.
C’est cela qui m’a fait ressentir mon premier coup de cœur professionnel.
Au cours de mes études, mon second coup de cœur a été pour l’ostéopathie bovine.
Les vaches ! Leur curiosité, leur intelligence, leur fonctionnement, leur caractère… tout en elles m’a touchée !
J’ai su que je ferais tout ce qui est possible pour les comprendre, les soulager, leur apporter du bien-être.
Ayant fait un bac agricole, l’école d’ostéopathie animale ne m’apportait pas toutes les réponses face à la réalité du terrain en tant qu’ostéopathe bovin.
On n’y abordait pas les maladies spécifiques à l’espèce, ni les protocoles pour les vaches couchées, accidentées ou en post-vêlage. On ne voyait pas non plus les taureaux, ni les veaux, ni d’ailleurs beaucoup de races bovines différentes, qu’elles soient laitières ou allaitantes.
J’ai donc décidé de m’initier par moi-même, et j’ai créé !
En fonction des cas rencontrés dans les fermes, j’ai développé de nouvelles techniques ostéopathiques : plus efficaces, plus sûres pour la vache et pour le praticien, et aussi plus économiques pour moi, qui suis une femme.
J’ai mis au point des protocoles de soins : pour le veau sans réflexe de succion, pour les sciatiques, pour les veaux dérotulés, pour les vaches couchées…
Mais la réalité de l’ostéopathie bovine, c’est qu’on ne peut pas sauver tout le monde… Et ça, je ne m’y habituerai jamais.
À l’école, on ne te l’apprend pas. Tu le découvres…
À la différence des autres domaines de l’ostéopathie animale – canine ou équine – qui bénéficient souvent de plus de soins.
La vache reste un animal de rente, de production, et dans certains cas de lésions anatomiques, la chirurgie n’est pas envisageable.
C’est ainsi…
Alors mes journées sont traversées par un tourbillon d’émotions.
De la tristesse à un moment donné, puis de la joie juste après.
Comme hier, lorsque j’ai diagnostiqué une luxation de hanche chez une vache, puis, quelques heures plus t**d, quand j’ai expliqué à une éleveuse comment aider son veau à téter sa mère.
Et ce matin, au réveil, j’ai reçu la douceur d’une vidéo : la fameuse petite velle qui tète goulûment sa maman.
L’ostéopathie bovine, c’est ça :
Accepter qu’on peut en sauver… mais pas toutes.
A tout mes éleveurs et éleveuses, vous savez que je donne le maximum pour vos animaux mais ceux qui en donne le plus : c'est vous !