14/05/2026
Quand l’inquiétude s’invite au milieu du bonheur d’accueillir des bébés 😔
Dans l’élevage, il y a ce que l’on voit… et ce qui ne se montre pas.
Les moments de joie, les jeux, les câlins, les photos de chatons en pleine forme… font partie de ce que l’on partage naturellement.
Et puis il y a l’autre réalité.
Celle du suivi quotidien, de l’observation attentive, et parfois de l’inquiétude face à un chaton qui ne se développe pas exactement comme les autres.
Sur la portée de Uka, l’une de nos chatonnes, Bree présente une évolution particulière nécessitant une surveillance rapprochée. Les premiers signes sont apparus très tôt, autour de 3 à 4 semaines, au moment où les chatons commencent à s’appuyer sur leurs pattes. Elle a alors présenté des tremblements très importants et impressionnants.😔
Évidemment, dans ce type de situation, une atteinte neurologique est rapidement suspectée, notamment des troubles du développement moteur de type ataxie ou autre atteinte neurologique congénitale.
En accord avec notre vétérinaire, nous avons fait le choix de la laisser évoluer dans un premier temps et de passer la phase critique de la transition alimentaire, tout en la surveillant de près.
Cette situation est d’autant plus marquante qu’il s’agit d’une lignée que nous travaillons depuis de nombreuses années, avec un grand nombre de chatons issus de celle-ci, sans aucun antécédent particulier à ce jour. Le caractère totalement isolé de ce cas est donc à la fois surprenant et, dans une certaine mesure, rassurant.
Aujourd’hui, son évolution reste différente mais globalement encourageante :💪💪
🐾 elle grandit normalement
🐾 elle prend du poids correctement
🐾 elle mange seule
🐾 elle joue, interagit et grimpe comme les autres chatons
🐾 elle reste vive, curieuse et très réceptive
Les tremblements sont encore présents, principalement en action et sur l’arrière-train, mais n’altèrent pas sa qualité de vie ni son comportement général de chaton actif et éveillé.
Dans ce type de situation, plusieurs hypothèses neurologiques congénitales peuvent être envisagées, notamment une hypomyélinisation (syndrome du chaton trembleur) ou une atteinte cérébelleuse légère. Ces troubles peuvent entraîner des tremblements d’action, tout en laissant parfois une évolution globale stable, voire améliorative selon les individus.
Un suivi vétérinaire est bien entendu en place, et des examens complémentaires, notamment un scanner, seront réalisés au moment le plus adapté afin de mieux comprendre l’origine exacte de ces signes.
Ce qui est rassurant aujourd’hui, c’est l’absence d’aggravation et surtout sa progression constante dans ses apprentissages, son comportement et son adaptation à son environnement.
Mais derrière ce suivi, il y a aussi la réalité de l’élevage : la responsabilité, les décisions à prendre, les doutes, et parfois le poids émotionnel que certaines situations peuvent représenter.
Être éleveur, ce n’est pas uniquement accompagner les belles histoires.
C’est aussi observer, s’adapter, chercher à comprendre et toujours agir dans l’intérêt de chaque chaton.
Et malgré tout cela, ils continuent chaque jour à nous rappeler pourquoi nous faisons ce métier
À ce jour, Bree profite pleinement de sa vie de chaton et ne se différencie de ses frères et sœurs que par ses tremblements… et son petit talent pour nous rappeler que rien n’est jamais totalement écrit à l’avance 😼🙏🤞💖
Petite vidéo des 11 bébés d'Ulani et Uka