10/07/2026
Un nombre croissant d'agriculteurs français, en viticulture, en arboriculture et en grandes cultures, installe des nichoirs à chouette effraie le long de leurs parcelles comme alternative documentée aux anticoagulants rodenticides, dont l'usage soulève des problèmes environnementaux liés à l'intoxication secondaire des prédateurs qui consomment des rongeurs empoisonnés.
Le principe repose sur une observation simple : la chouette effraie est naturellement présente dans les paysages ruraux français, mais sa population a souffert de la diminution des sites de nidification disponibles avec la rénovation des vieux bâtiments agricoles et la disparition des granges en pierre. L'installation d'un nichoir en bois adapté, placé à bonne hauteur dans un secteur ouvert, reconstitue artificiellement cette disponibilité de site.
Une famille reproductrice, composée des deux adultes et d'une nichée de cinq à sept jeunes dans les bonnes années, peut consommer entre deux mille cinq cents et quatre mille campagnols, mulots et rats taupiers au cours d'une saison active. Ce chiffre, régulièrement documenté par des études en collaboration avec des opérateurs agricoles, représente une pression de régulation significative sur les populations de rongeurs d'une parcelle.
Le coût d'un nichoir adapté varie entre trente et soixante euros pour un modèle durable, sans aucun coût de fonctionnement ou de renouvellement une fois en place.