12/12/2025
🔔 Message publié par l’association Les Attelages d’Horace
Comme beaucoup le savent, nous sommes une association engagée dans la récupération d’animaux maltraités, abandonnés ou destinés à la boucherie.
Notre mission est simple, mais essentielle : sauver quand c’est possible, reconstruire, reconvertir, offrir une seconde chance à ceux que l’on a décidé de ne plus voir vivre.
Habituellement, sur cette page, nous communiquons surtout sur nos actions, nos animaux, nos animations, nos événements — notamment en cette période de fêtes.
Oui, nous faisons de la visibilité.
Oui, nous parlons de nos activités.
Parce que c’est ce qui nous permet de faire vivre l’association et de subvenir aux besoins de nos animaux, chaque jour, toute l’année.
Mais aujourd’hui, ce post n’a rien de promotionnel.
Aujourd’hui, ce n’est ni une animation, ni un événement, ni une annonce.
Aujourd’hui, c’est une prise de parole nécessaire.
Car au-delà du sauvetage animal, nous défendons une vision plus large et plus profonde du bien-être animal.
Pas un mot à la mode.
Pas un slogan.
Mais des valeurs réelles.
Le bien-être animal, c’est aussi savoir ce que l’on mange, d’où cela vient et comment cela est produit.
C’est défendre l’agriculture, la vraie.
Celle de la vente directe, celle où l’on va chez l’agriculteur chercher sa viande, ses légumes, ses produits.
Celle qui permet aux agriculteurs de vivre correctement de leur travail, sans intermédiaires inutiles, sans écrasement des prix.
Manger mieux, c’est manger responsable.
C’est redonner du sens à ce que l’on met dans nos assiettes.
C’est revenir aux valeurs d’avant : le respect du vivant, du travail, du temps et de l’animal.
Les Attelages d’Horace, nous croyons qu’il faut réfléchir avant d’optimiser l’animal.
Réfléchir avant de produire plus.
Réfléchir avant de sacrifier le bon sens au profit du rendement.
Je parle ici en mon nom.
Je suis Carla, j’ai 24 ans, je ne suis pas fille d’agriculteurs, je ne suis pas agricultrice moi-même.
Je suis simplement une passionnée du vivant.
Quelqu’un qui a fait ses études dans ce milieu, qui travaille chaque jour avec des animaux, qui mène l’association Les Attelages d’Horace avec le cœur, et dont la majorité des amis sont agriculteurs.
Des femmes et des hommes passionnés, engagés, qui vivent pour leurs animaux et leur métier.
Et aujourd’hui, dans ce monde devenu fou, je me dois de prendre la parole.
Ce qu’il se passe actuellement dans le monde paysan devient scandaleux.
Des centaines, des milliers d’animaux abattus pour rien.
Des vies supprimées non pas parce qu’elles sont malades, non pas parce qu’elles souffrent, mais parce qu’un protocole l’ordonne.
Froidement.
Aveuglément.
👉 La maltraitance animale, on n’en parle pas là ?
Pour un oui, pour un non, on nous parle de bien-être animal.
Mais abattre des bêtes saines, les arracher à leurs éleveurs, à leurs troupeaux, à leur raison d’être… ça, ça ne dérange personne ?
🐾 Services vétérinaires, regardez-vous dans un miroir.
Si aimer ce métier, c’est protéger le vivant, comment accepter d’exécuter ce que l’on sait injuste ?
Aimer son métier, c’est aussi savoir dire non.
Refuser l’inacceptable.
Refuser de tuer quand ce n’est ni nécessaire, ni juste.
🌾 Les agriculteurs, eux, paient encore le prix fort.
Ils nous nourrissent.
Ils travaillent du 1er janvier au 31 décembre, sans pause, sans week-end, sous la pluie, la canicule, la fatigue, parfois la maladie.
Ils ne font pas ce métier pour l’argent — sinon, ils seraient millionnaires… et honnêtement, ils le mériteraient.
Chaque année, le sort s’acharne un peu plus sur eux.
Chaque année, on leur enlève un peu plus : leurs animaux, leur travail, leur passion, parfois même leur dignité.
❓ Mais au final, que cherche-t-on ?
La peur ?
La soumission ?
La disparition progressive de l’agriculture paysanne ?
Ou simplement la facilité, au détriment du bon sens et du vivant ?
Derrière chaque animal abattu, il y a un éleveur brisé.
Derrière chaque décision prise loin des terrains, il y a des familles, des années de travail, des vies sacrifiées dans le silence.
Ce combat n’est pas politique.
Il est humain, agricole et animal.
Se taire aujourd’hui, c’est accepter que demain cela devienne la norme.
Et ce jour-là, il sera trop t**d pour dire que l’on ne savait pas.
📢 À bon entendeur.
Le vivant mérite mieux que des décisions aveugles.