05/05/2026
LA LIBERTÉ COMMENCE LÀ OÙ LA MAÎTRISE EXISTE
Dernièrement, on lit partout que du 15 avril au 30 juin les chiens doivent être tenus en laisse en forêt, sous peine d’une forte amende. Oui… mais...pas seulement.
La loi est plus précise : la laisse est obligatoire en dehors des chemins forestiers et sentiers balisés, et dès lors que le rappel du chien n'est pas fiable.
Concrètement, un chien peut évoluer librement sur un chemin matérialisé… tant qu’il reste sous contrôle. S’il s’en éloigne ou que vous devez insister pour qu’il revienne, il ne l’est plus.
Cette règle existe toute l'année (un chien est considéré en divagation dès lors qu'il est à plus de 100 mètres de son maître) et d'autant plus pendant ces deux mois et demi afin de protéger la faune sauvage pendant la période sensible de reproduction. La liberté n’est pas supprimée, elle est encadrée.
Et finalement, la question dépasse largement la règle elle-même.
Un chien ne devient pas libre parce qu’on le détache, mais parce qu’on lui a appris à évoluer avec cette liberté. Le cadre, dans ce sens, n’est pas une contrainte, mais un repère.
Et le rappel en est la base. Ce n’est pas un mot, c’est un choix. Un choix qui dépend de ce que vous représentez pour lui. Celui que le chien fait, entre vous et le reste.
Avec le temps, on réalise souvent qu’on ne construit pas seulement une réponse mécanique, mais une habitude, une tendance à revenir, à rester connecté. On ne travaille pas une obéissance, mais une préférence.
Un chien revient parce que cela a du sens pour lui. Parce qu’il y trouve quelque chose de positif, de cohérent, de sécurisant. À l’inverse, si revenir signifie perdre ou subir, il évitera.
Un chien accompagné, stimulé et compris devient plus stable, plus disponible, et peut évoluer avec plus de liberté, sans se mettre en difficulté ni impacter son environnement.
Au fond, la vraie question n’est pas « ai-je le droit ? », mais « est-ce que je maîtrise vraiment mon chien ? »
Et c’est souvent là que ça coince. Il est plus simple de parler de restriction des libertés ou de défendre une vision idéalisée du chien libre… que d’accepter, avec lucidité, ses propres limites dans son éducation.
En résumé : liberté possible, à condition qu’elle soit maîtrisée, pas supposée. 365 jours/an.
M.J. «Be wild & free»