Ecurie Ferrarini

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12/11/2025
Il y a des instants où tout s’arrête.Un cheval, un cavalier, un décor… et le temps suspend son souffle.Dizzaro, éclat de...
22/08/2025

Il y a des instants où tout s’arrête.
Un cheval, un cavalier, un décor… et le temps suspend son souffle.
Dizzaro, éclat de lumière dans l’histoire, écrit sa propre légende.

Mes deux poulains de la maison Frère et Sœur 🥰 ….. Heureusement que l’orientation crinière n’est pas la même 🤪
22/08/2025

Mes deux poulains de la maison Frère et Sœur 🥰 ….. Heureusement que l’orientation crinière n’est pas la même 🤪

11/08/2025

Regarde, suis et découvre encore plus de contenus tendance.

Enfin, à un niveau plus avancé, un enseignement fractionné permet de dissocier un élément du mouvement pour l’isoler et ...
08/08/2025

Enfin, à un niveau plus avancé, un enseignement fractionné permet de dissocier un élément du mouvement pour l’isoler et le travailler séparément, amenant à l’amélioration du petit détail qui fera, peut être, toute la différence. ❤️ «Mon cheval Dizzaro ❤️ 📸

30/07/2025

TOUT LE MONDE VEUT UN BON CHEVAL
Mais tout le monde n’est pas prêt pour devenir la personne qui rend ce cheval si bon.

Les gens attendent des résultats rapides.
De la gratification instantanée.
Un peu comme maintenant : faire défiler, cliquer, fini.
Les gens veulent réussir avec les chevaux comme on passe une commande sur Amazon : une commande rapide, facile, et avec le sourire.

Ils veulent transformer leur cheval brut en cheval « fini » sans jamais investir en eux, (ou pas trop, ni en lui, et encore moins le temps qu’il faut pour réellement le comprendre.

La maîtrise du savoir être ne se télécharge pas.

Une relation réciproque ne se précipite pas. Elle se construit avec le temps, avec ses hauts et ses bas.

Ce que d’autres ont mis des années à apprendre, à rater, à observer, à affiner, beaucoup pensent qu’en lisant deux articles, qu’en suivant quelques stages, qu’en lisant une vidéo de 10 minutes, etc. ils sauront suffisamment.

Les raccourcis que l’on poursuit sont souvent des détours qui nous ramènent exactement là où on a commencé — sauf qu’on devient plus frustré.

On veut le « ressenti », mais pas les retours que notre cheval nous donne.

On veut le lien, la connexion, mais pas l’humilité quand celle-ci vacille.
On veut que le cheval change, mais on ne veut pas changer soi-même.

Personne ne peut vous transmettre le timing, le ressenti, le calme et le leadership régulier qu’un cheval attend.

Ce n’est ni achetable, ni téléchargeable.

Cela se mérite.
Cela se cultive, un pas à la fois, une répétition après l’autre.
Avec patience. Avec clarté. En choisissant d’être un élève du cheval pour toute la vie.

En étant présent, même les jours où c’est dur, ennuyeux, frustrant ou inconfortable.

Faites ce travail. Prenez le temps. Vivez chaque moment.

Parce que vous et votre cheval méritez cette version-là de vous, et si vous avez lu ces lignes jusqu’au bout, vous êtes déjà sur une magnifique route.

Jour 5🗓 Jeudi 24 juillet 2025Aujourd’hui, je prends la décision de changer Orgulloso de parc. Je choisis de le replacer ...
26/07/2025

Jour 5
🗓 Jeudi 24 juillet 2025
Aujourd’hui, je prends la décision de changer Orgulloso de parc. Je choisis de le replacer dans une configuration qui lui est familière : un parc encadré de deux autres. Une disposition qu’il a toujours connue depuis cinq ans à la maison, même si les chevaux alentour ne sont plus les mêmes.

Quand j’arrive, il vient immédiatement à ma rencontre, pose sa tête dans le licol avec calme. Je le sors sans résistance, paisible. Je le place d’abord dans un parc provisoire, le temps de libérer celui de Pastor. Très vite, il s’anime, joue un peu… puis l’excitation bascule. En moins de cinq minutes, il est trempé, débordé par un stress incontrôlable.

Je le récupère, lui remets le licol, et l’installe finalement dans le parc de Pastor. Je fais donc l’échange entre eux.

Mais à peine dedans, il explose. Il galope sans relâche, fait des allers-retours le long des clôtures, le corps en tension extrême. Il passe au foin quelques instants, mais reste en hypervigilance. Le cadre lui est familier, pourtant tout l’agite. Ce nouveau changement semble l’avoir désorienté, comme si l’environnement ne suffisait plus à lui offrir des repères. Il est pris dans une tempête intérieure, submergé par un trop-plein d’alerte.

Dans la nuit, à minuit trente, je redescends le voir, inquiète. À peine arrivée, je distingue sa silhouette paisible près de la botte de foin. Il semble enfin calme. Je ne m’approche pas davantage, de peur de rompre ce fragile apaisement. Je repars, rassurée.

À 4h du matin, je me réveille avec lui en tête. Je redescends. Cette fois, je le retrouve trempé, efflanqué à force de déambuler. L’agitation a repris le dessus. Il tourne, il use son corps et son mental.

Je repars, le cœur lourd.

Journal – Jour 3Mardi 22 juillet 2025 – midiJe vais remplir la barrique d’eau. Orgulloso est à son foin. Entre lui et mo...
24/07/2025

Journal – Jour 3
Mardi 22 juillet 2025 – midi
Je vais remplir la barrique d’eau. Orgulloso est à son foin. Entre lui et moi, un arbuste. Un rideau végétal qui coupe la vision, mais pas la présence.

Je m’approche doucement. Il me sent le bras. Je m’assieds sur la botte de foin. Il était à droite, il passe derrière moi, repasse à gauche, revient devant, puis retourne à droite, dans une boucle fluide et muette. Il repart vers la clôture, en direction de Pastor.

Ma présence le gêne, ou le met simplement mal à l’aise. Il reste là, à distance, face à Pastor. Ce dernier n’est même pas près de la clôture. Il est loin, mais visible. Orgulloso baisse la tête, renifle son propre tas de crottins, regarde au loin, puis repasse la tête au-dessus de la clôture, comme pour s’assurer que l’autre est toujours là. Deux minutes plus t**d, il défèque à nouveau sur le tas. Puis il le sent. Puis regarde encore. C’est précis, presque rituel.

Il revient vers moi. Pose son nez sur mon bras droit. Il me sent. Puis passe derrière, se retrouve à ma gauche, et me sent à nouveau sans contact réel. Il mange.

Dresser un cheval, c’est savoir observer.

Il fuit quand j’entre dans sa bulle. Et il n’est pas prêt à ce que je lui en demande plus. Mais ça, je le sais depuis longtemps.

Ce cheval est là pour me ramener à mes racines. À ce que j’ai toujours su faire avec les chevaux, avant la technique, avant les exigences, avant les protocoles. J’ai appris beaucoup. La précision. L’excellence. Mais parfois, à force de poursuivre la perfection, on oublie l’essentiel : le temps.

Le temps qu’il faut au cheval pour comprendre, accepter, coopérer.

Un appel brise ce moment. Il repart aussitôt vers la clôture, s’abrite sous l’ombre de l’arbre. Tête basse. Tranquille.

Je me lève. Je m’en vais. Il ne me regarde pas. Pas une oreille. Pas un souffle. Pas un geste.

Peut-être qu’il m’avait déjà vue. Peut-être qu’il me suivait du coin de l’œil depuis le début. Et que mon départ n’était qu’une évidence.

Journal – Jour 2Lundi 21 juillet 2025Ce matin, j’entre dans son parc. Il s’approche, curieux et méfiant à la fois, comme...
23/07/2025

Journal – Jour 2
Lundi 21 juillet 2025
Ce matin, j’entre dans son parc. Il s’approche, curieux et méfiant à la fois, comme à son habitude. Il me renifle à peine, un contact furtif, presque une vérification de routine. Je m’assois près de lui, sans geste brusque. Juste là, à sa hauteur.

Il fait trois fois son crottin, exactement au même endroit : sur le tas qui sépare son espace de celui de Pastor, l’autre entier. Il ne tient pas en place. Il tourne, regarde au loin, franchit la clôture du regard, revient. À l’extérieur, tout semble calme. Mais en lui, je sens que ça frémit.

Il ne me regarde même pas.

Je m’éloigne un peu, doucement, sans bruit. Je vais m’installer à l’ombre des arbres, un peu plus loin dans le parc. Je m’allonge dans l’herbe. Je m’endors un peu, bercée par la chaleur et le chant régulier des cigales.

Je l’entends bouger, pas très loin, mais il ne vient pas vers moi. Il reste près de Pastor, tourné vers lui, l’esprit occupé ailleurs. Il bâille plusieurs fois. Moi, je me rendors.

Quand je me réveille à nouveau, il est toujours là-bas, dos à Pastor. Lui aussi somnole. Il est dans un entre-deux, un moment suspendu. Il ne s’occupe pas de moi. Alors je baisse les yeux. Je retiens mon regard. Je sais qu’un regard trop direct, trop franc, pourrait le déranger. Je respecte ce silence-là.

Pastor finit par se déplacer. Et c’est comme si ce simple mouvement réveillait quelque chose en lui. Il l’observe, puis se tourne, et d’un pas décidé, vient vers moi.
Il s’arrête juste à côté. Renifle mes affaires posées dans l’herbe. Il s’att**de un peu sur les deux crottins ramassés pour l’analyse de Coproculture: le sien et celui de Pastor. Il passe tout près sans vraiment me voir. Il continue son chemin. Contourne le buisson. Là, il y a son foin. Il mange.
L’atmosphère est calme. Tout est suspendu. Le vent souffle à peine. Les cigales chantent. Il n’y a que cette lente chorégraphie entre nous deux, rythmée par le sable et les herbes sèches.Il repasse derrière moi, s’arrête à nouveau sur les prélèvements, puis va boire. ➡️ suite en commentaire

Journal – Jour 1Le temps que je ne lui ai pas donné.Je commence ce journal aujourd’hui, parce que j’ai besoin de poser l...
22/07/2025

Journal – Jour 1
Le temps que je ne lui ai pas donné.
Je commence ce journal aujourd’hui, parce que j’ai besoin de poser les mots. Parce que, peut-être, c’est le seul moyen de comprendre ce que nous sommes devenus, lui et moi.

Ce cheval, je ne l’ai pas choisi par coup de cœur. Il est arrivé dans ma vie pour le travail : un dépôt-vente, un cheval espagnol, pas encore débourré, à valoriser en un mois. C’était simple, professionnel. C’était censé l’être.

Je suis allée le chercher en Espagne. Six heures de route, puis enfin, la maison. Pour la première fois, il passait d’un box à un grand pré. Une liberté soudaine. Une immensité. Et moi, face à lui, déjà incapable de l’approcher. Parfois, on mettait 45 minutes à deux pour lui passer un simple licol.

Et puis, une fois attrapé, il se figeait. Comme s’il disparaissait à l’intérieur de lui-même. Plus un geste, plus une pensée qui filtre, sauf celle de se contenir. Son corps disait “je suis là”, mais son esprit criait “je n’ose pas”.

Chaque brossage, chaque tapis posé, chaque tentative de préparation réveillait une crispation. Une tension sourde dans ses muscles. Il n’était pas là, pas avec moi, pas dans son corps. Et moi, je devais le débourrer. Vite. Parce qu’il fallait le vendre. Parce qu’il n’était pas à moi. Parce que je croyais savoir faire.
Mais ce que je faisais, c’était violer son temps.

Et il me l’a rendu au centuple. Il m’a montré la force brute, les explosions sans avertissement. Il transformait ses muscles en catapulte. Un jour calme, le lendemain dangereux. Moi, à côté, je sautais, j’évitais, je gérais. Et pourtant, il ne m’a jamais fait mal. Il m’a bousculée, oui, mais jamais brisée.

C’est moi qui ai fini par l’acheter. Pour pouvoir, enfin, lui offrir ce temps que je ne lui avais pas laissé.
Mais la vie a continué à me bousculer. Mon activité professionnelle a pris de l’ampleur, je n’avais plus le temps.
Et puis, l’été 2022. Une sortie en bouée tractée. Une chute. Une fracture de vertèbre. Le genre d’accident absurde qui fige tout.
Convalescence. Immobilité. Silence. ➡️Suite en commentaire 📸

Ce jour-là, la poussière volait, le public retenait son souffle, et lui… il était là.Fier. Concentré. Vibrant d’une éner...
21/07/2025

Ce jour-là, la poussière volait, le public retenait son souffle, et lui… il était là.
Fier. Concentré. Vibrant d’une énergie brute maîtrisée au millimètre.

Ce n’était pas juste un spectacle, c’était un dialogue.
Une tension entre le feu et le calme, entre la puissance et la finesse.
Un instant suspendu, où chaque geste comptait. Où chaque battement de cœur résonnait jusqu’aux sabots.

Et moi ?
Moi, j’étais là, ancrée dans la selle, à l’écoute de cette force qui me traversait.
À la merci… mais en confiance. 😍 Dizzaro 😍 📸

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Mardi 12:30 - 18:00
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