Écurie de la Grange

Écurie de la Grange Écurie de propriétaires situé entre Guéret et la Souterraine. Venez nous rencontrer 🐴🌾
(1)

�Situé en Creuse (23), entre Guéret et La Souterraine,
L’écurie vous propose des pensions au pré comprenant :
- Abris
- Foin à volonté
- Bloc de sel et de minéraux
- Surveillance quotidienne
- Ration si besoin

À votre disposition:
- Do**he et aire de pansage couvert
- Box en cas de besoin
- Carrière en sable (30x50m)
- Casier sellerie individuel
- Un multitude de chemins de balades


Pour plus d'information n'hésitez pas à me contacter.

◘LOLITA

21/04/2026

LE BOX

Le box, c’est quand même une superbe invention quand on y pense. Une boîte tupperware pour poney...ou le studio étudiant du cheval moderne. Compact, fonctionnel, facile à nettoyer (en théorie).
A l’intérieur, tout est optimisé : L’eau est à portée de museau , la nourriture tombe dans la mangeoire à heure fixe , pas besoin de chercher, de réfléchir ou de se fatiguer.
Le cheval devient la victime d'un concept moderne : un consommateur immobile...Un genre de plante verte en somme.

Mais disons la vérité, côté logistique, y a rien à redire.
Tu poses ton cheval là, et hop, tu fait ta vie. tu sais où il est ,pas besoin de le chercher et courir à travers un champ de 6 hectares, il reste propre , sec et en sécurité , a l'abris de tous les dangers extérieur.
Le rêve... Surtout pour le cavalier.

Parce que pour le cheval… comment dire… c’est un peu comme si on te proposait de vivre toute ta vie dans une seule et même pièce , nettoyée par du personnel et avec livraison de repas , mais sans possibilité de sortie à la demande ( j'avoue , je cracherai pas contre 24/48h enfermé dans ma chambre a me faire livrer mes repas... Mais 3j me suffirait à devenir chèvre ). Je parle bien entendu de box en journée.
Le cheval, à la base, c’est un animal qui marche beaucoup. Tout le temps. Pour manger, pour boire, pour réfléchir à sa vie, pour aller voir si l’herbe est plus intéressante trois mètres plus loin...
Et nous, on lui propose 9m2 comme lieu de vie.
En position statique plusieurs heures , les articulations qui bossent moins qu’un stagiaire du service public en plein mois d'août , parfois un seau qui arrive comme un room service sans pourboire.
Les murs portent les traces d’anciens locataires, une sorte de fresque collective dessinée avec les dents, sabots des occupants précédents... Resultat de l'ennui créatif.

Mais au fil du temps la mécanique s’encrasse doucement, comme un vieux tracteur oublié derrière un hangar. Puis on découvre l’arthrose avec un air surpris : “C’est bizarre quand même…il est pourtant pas sur exploité”
Et c'est bien ça le problème , l'immobilité augmente les risques de développer de l'arthrose...et les douleurs lombaires...et l'emphysème ...et les ulcères.
Alors on met le cheval au repos...en aggravant encore le problème.

Le plus fascinant, c’est leur capacité d’adaptation. Ou plutôt leur capacité de résignation.
Parce qu’au bout d’un moment, le cheval de box, “accepte” son sort. Il attend , mange , boit., regarde le mur ou tente de choper la manche du premier bipède qui passe à portée de dent..
Il peut même demander à rentrer les rares fois où il sort dehors ...surtout quand la seule alternative proposée est un paddock individuel sans amis ni distraction.
Il a alors deux options : soit il pète en l'air et saute comme un cabri en mode " c'est maintenant ou jamais " , soit il pleurniche à la porte ( la flemme de faire le crétin ).
Dans le premier cas , la moindre atteinte suffira a convaincre son propriétaire des dangers du monde extérieur " tu vois , je peux pas le sortir , c'est trop dangereux ".
Parfois, il développe des hobbies très personnels : tic à l’appui, tic a l'ours , head shaking… chacun son truc.
Et quand il ne fait rien de tout ça on s'exclame : “Bah tu vois, Il est calme. Tout va bien ”
Calme… ou éteint?
En réalité, il ne “choisit” pas le box. Il choisit l’eau, la nourriture et la sécurité. Et ça tombe bien, c’est que c’est exactement là qu’on les a mises.
Donc forcément… il y entre volontiers..
Mais là où ça se complique c'est quand tu leur proposes autre chose :
Un pré avec des copains , du mouvement , un buffet à volonté qui sort de terre ( un aliment " vivant ")
Et là… miracle !
Le cheval “qui aime son box” fuit comme en évadé fiscal.
Volatilisé dans 3 hectares avec un vivacité que tu ne lui as jamais connu.
Et étrangement, au bout de quelques semaine ( le temps de se faire des copains et de nouvelles habitudes ) plus de regard suppliant vers la porte du box au coucher du soleil.
Rien.
Certains même ( comme trois des miens qui ont connu la vie en box ) ne le supporte plus du tout.
Même pour attendre son tour quand le maréchal fait sa tournée. Alors que les autres le tolère avec beaucoup plus de facilité , n'ayant pas conscience que dans d'autres conditions ils auraient pu y passer leur journée.

Alors oui, le box, c’est pratique. C’est même carrément confortable… pour nous. Ça simplifie la vie, ça organise, ça sécurise notre quotidien d’humain qui aime que tout soit à sa place , rapide et disponible.
Mais il ne faut pas se tromper de destinataire.
Le box, c’est une solution pour la nuit , l'hivers ou la convalescence.. Pas un lieu de vie.
Et l'esclave c'est vous ...pas lui !

Les crins de verdure

Livre disponible sur le lien en bio

26/03/2026
26/03/2026

On veut une pension parfaite !!

Oui oui ! Même si elle n'existe pas, au sens où les exigences de chaque pensionnaire ne peuvent être entièrement respectées, dans l'infinité des variations que cela représenterait, on veut une pension qui promet les bases fondamentales de bien être et de sécurité des chevaux et des cavaliers.

Car si le propriétaire est souvent insatisfait, il faut le dire... Beaucoup de pensions prêtent à l'insatisfaction !

Et même, certains propriétaires se satisfont de trop peu, laissant l'occasion à ces pensions peu sérieuses de s'épanouir !

Et oui ;) soyons juste, il faut bien que je prenne le parti de la chèvre et du choux à la fois ! Et si la chèvre doit savoir se contenter du choux, quand elle a signé pour un choux...
Le choux se doit d'être toujours à la hauteur !

Car demander aux propriétaires de prendre conscience de ce qu'on leur offre, et d'avoir des demandes raisonnables, c'est important ! Mais se cacher derrière leurs prétendues "trop grandes exigences" pour justifier une offre moyenne voir mediocre... Ce n'est pas non plus très sérieux.

Alors allons y, pour le retour de la médaille, la monnaie de la piece, l'argent du beurre, la crémière, et mémé dans les orties 😂

Le versant II ✌️
Charte de la pension parfaite 😛

☝️Nous voulons une pension où les besoins fondamentaux des chevaux sont respectés: mouvement, nourriture, vie sociale, hygienne et sécurité !!

Qu'elle soit rationnée ou à volonté, la nourriture doit être en quantité suffisante, et disponible de façon à ce que chaque individu y ait facilement accès.
L'abreuvement évidemment doit répondre aux mêmes critères.

Les parcs doivent être gérés de manière à ne pas devenir d'immondes cloaques dégoulinants: quand on n'a pas d'air stabilisé et qu'on habite en Normandie... On ne prend pas 80 chevaux l'hiver sur 1 hectare de flaque.

Les clôtures doivent être soignées !! Propres à l'origine, puis entretenues rigoureusement...
La cloture, c'est L'INFRASTRUCTURE NUMERO UN dans une pension au pré.
C'est inadmissible de voir des moyens de rétentions aussi peu entretenus, ou bien rafistolés avec toutes les rustines les plus improbables du monde.
Les clôtures, c'est la vitrine d'une pension.
Propriétaires, soyez exigeants, et même intransigeants.
La vie de votre cheval en dépend.

Les parcs doivent être entretenus/fauchés/broyés au moins 1 fois par an.

Les chevaux doivent avoir des contacts sociaux, sans pour autant les subir. Tout doit être fait pour que le contact autant que le retrait soient possibles.

✌️Et où les besoins fondamentaux des cavaliers sont pris (prix!🤪) en compte:
Bienveillance, discrétion, respect, communication.

Votre hôte, même si vous devez respecter sa vie privée et sa sérénité, doit se montrer disponible et avenant pour vos questionnements.

Terminés les pensionneurs hautains, malaimables, indisponibles... Et qui vous font subir une pression mentale qui vous dégoûte d'aller profiter de votre cheval.
Ce confort là est au moins aussi important que celui de votre compagnon, et malheureusement, il est très loin d'etre automatique dans le monde équestre, où on se laisse volontier malmener par des pensionneurs irascibles.

La communication doit être fluide, bien que respectueuse des deux côtés, et aucun des deux ne doit s'imiscer dans la vie de l'autre.
Un pensionneurs n'est pas un copain de barbuc, et en général, quand ça commence comme ça... Ça termine mal.

Donc du respect, de la bienveillance, de la disponibilité, mais une distance nécessaire: le professionnalisme.

👌Voici pour la pension "universellement" parfaite. Ce sont les incompressibles.
Vous devez avoir au moins ces exigences, sinon, par voie de conséquence, c'est vous qui les rendez compressibles 😛;)

Si plus personne n'accepte de faire garder son cheval derrière des ficelles à ballot, ni de se faire parler comme à un chien... on peut imaginer que dans un monde meilleur, cela ferait du tris ;)

Pour le reste : installations, distributions de compléments, gestion des couvertures, agro-ecologie en patures, visions équestres, disciplines pratiquées, présence de collègues de balade, philosophie de soins, typologie des terrains, investissements éthiques, emplois solidaires ...

C'est du plus ! Dont on peut tout à fait avoir besoin, et qui définira donc NOTRE pension parfaite ;)

Et le prix... Il est infiniment variable d'un région à l'autre...
Mais il ne devrait jamais descendre en dessous de 200€/moi chez un professionnel, si l'on veut pouvoir etre exigent tout en le remunerant honnêtement.

✊✊✊
Pour des pensions sérieuses, bienveillantes, investies, aimantes, et propres ✊✊✊

09/02/2026

✨ ÉNORME ANNONCE ! ✨

C’est avec une immense joie (et un peu de fierté 🤩) que je vous dévoile…
🔥 UN STAGE EXCEPTIONNEL AVEC LE GRAND THIBAUT VALLETTE 🔥

📅 21 & 22 mars 2026
📍 Écuries de la Grange – Fleurat

Une occasion rare de travailler avec un cavalier d’exception… et les places vont partir très vite 👀

➡️ 16 places seulement !
➡️ Réservations UNIQUEMENT auprès de moi :
• Via ma page Instagram
• Ou par téléphone : 06 15 34 61 62
❗️Aucune réservation ne sera prise ailleurs, attention ❗️

N’hésitez pas si vous avez des questions, je suis là pour vous répondre 💬
On a hâte de vous accueillir pour ces deux jours incroyables ✨🐎

30/12/2025

Un cheval peut il vivre seul au pré ?

Factuellement, la réponse est oui.
Un cheval a la capacité de rester seul au pré, même sur de longues périodes.

Mais la question serait plutôt: un cheval peut il rester seul et être heureux et en bonne santé?

Tous les individus ne le vivent pas pareil, aussi, on ne peut pas répondre franchement non. Mais le cheval est profondément grégaire. Si profondément que l'on pourrait même dire physiologiquement.

Car le tissus social permet tant d'agrément dans le quotidien qu'il contribue forcément en partie à la santé physique et mentale du cheval.

Parmis toutes les techniques de survie immagineables, le cheval a choisit depuis la nuit des temps celle du troupeau.

Aussi, ce dernier lui apporte fondamentalement ce font il a besoin: protection, vie sociale, mouvement...
Entre autre.

🤷Pourtant, on voit de nombreux chevaux vivre seul, et vivre bien...

Je pense qu'il s'agit d'un part, de notre pauvreté d'observation, et d'autre part d'une "sérénité acquise" par le cheval forcé la solitude.

Car bien évidemment, celui ci ne va pas passer tous les jours de sa vie à galoper le long du fil, et à hennir.

Il va donc progressivement accepter l'isolement, et dans certains cas même, le vivre plutôt bien !

⚕️Mais il ne faut pas pour autant sous estimer l'impact de la solitude sur la santé physique et mentale du cheval.

-moins de mouvement (le troupeau créant une émulation propice à la déambulation)
-pas de stimulation sociale, donc eventuelles réaction disproportionnées à la vue d'autres chevaux
-pas de contacts physiques (grooming, papouilles...)
-moins bonne immunité, le troupeau étant en quelques sorte un "bouillon de culture"
-moins de sécurité notemment pour les moments de veille et de sommeil (le cheval seul ne pourra pas compter sur un autre pour surveiller les environs lorsqu'il dors), donc un cheval parfois moins reposé, plus sur le qui-vive, et donc un impact sur son caractère.
-possibilité de "dépression silencieuse" du cheval isolé, qui pourra avoir un impact sur sa santé physique et mentale. Parfois, certains chevaux "revivent" lorsqu'ils retrouvent le troupeau, et même physiquement on les trouve changés (plus beau poil, meilleure morphologie....)
-cheval qui colle son propriétaire, et développe parfois même des problèmes de comportement avec l'homme (hyper attachement, agressivité, ....)

Ainsi, certains comportements et/ou défaillances de santé qui nous paraissent normaux puisqu'habituels sont en réalité causés par la solitude, et trouvent solution dans le retour au troupeau. Bien souvent, c'est d'ailleurs à ce moment que nous nous apercevons que quelque-chose n'allait pas, puisque désormais nous remarquons une amélioration sur tel ou tel soucis

Par exemple, il est toujours plus rassurant qu'un cheval vous ignore totalement lorsque vous arrivez, plutôt qu'il vous court dans les bras en hénissant... Ça flatte l'ego, mais ce n'est pas forcémentment normal...
😁Là où vous pouvez être vraiment fiers, c'est quand il vous court dans les bras alors qu'il a des copains!

🏇 Toutefois, il arrive que la vie de troupeau soit mal vécue par certains individus.

Pas forcément parce qu'ils sont mal codés ou ont un problème, mais peut être préfèrent ils un environnement plus calme. Un seul compagnon suffira peut être à ceux là.

⚠️Attention, ce n'est pas parce qu'un cheval est mal dans UN troupeau, et que ponctuellement il vit vraiment mieux tout seul, qu'on peut en déduire qu'il a BESOIN de solitude. Essayez plusieurs assortiments avant de dire qu'un cheval DOIT vivre seul pour toujours

De plus, nos chevaux ne choisissent jamais les compagnons qu'on leur attribue. Et il est tout a fait possible que deux chevaux ne s'aiment tout simplement pas. Il finiront bien sûr par se supporter, mais ne créeront pas de véritable affinité.

À l'inverse, des chevaux développent un attachement pathologique l'un pour l'autre (alors même qu'ils n'avaient pas forcément eu de problèmes d'hyper attachement au précédent). Cette situation devrait être rapidement interrompue si elle met en danger l'ingrité physique et psychologique des individus concernés. Dans l'idéal il ne faudrait pas les laisser développer un attachement anormal.

Il y aussi des chevaux qui sont dangereux pour les autres et pour eux même, lorsqu'ils sont avec des congénères... Les assortir avec un compagnon sera alors soit impossible, soit difficile.
Ces cas là sont extrêmement rares, et bien souvent le problème vient de l'homme (comme le chien qui adopte exactement le comportement agressif que son maître attend qu'il adopte). Je ne saurait que conseiller d'essayer encore et encore la sociabilisation, tout en restant évidemment très prudent !

Et aussi, la présence de jeunes fous trop énergiques peut déranger la sérénité de papis qui aspirent aux calme... Ou simplement de gros écarts de caractères peuvent créer des dissensions dans les troupeaux.
Ou à l'inverse, certains chevaux peuvent s'apporter mutuellement beaucoup de leurs différences !

👉Il est également primordial que les chevaux aient le droit à leur moment de tranquilité, et certains plus indépendants que d'autres auront tendance à s'isoler d'eux même.
Veillez donc à leur offrir des conditions d'hébergement qui leur permette la prise de distance à leur guise !

En captivité, le troupeau peut vite devenir une pression si l'accès aux ressources n'est pas bien réparti et organisé.
Il nous revient donc de faire attention du mieux que nous pouvons à faire cohabiter les chevaux confortablement

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La compagnie est donc primordiale pour les chevaux dans la majorité des cas .

Cependant, comme il n'ont pas le loisir de la choisir, ni de choisir les conditions d'hébergement, il faut veiller attentivement aux signes envoyés par chaque individu.

Cela passera comme toujours par une longue observation, et une bonne connaissance du langage equus.

Il faudra aussi faire des essais pour assortir au mieux les troupeaux, et parfois, cela passera par des erreurs.

Il existe des liens d'affinité variables entre les chevaux, dont les raisons sont difficilement mesurables. Ils peuvent passer des années ensemble sans réellement avoir d'interaction, ou s'aimer infiniment au premier regard...
L'idéal étant de trouver à assortir des couples capables d'un juste milieu...

Bien souvent, on n'a pas le choix: nous possédons deux ou trois chevaux que nous sommes obligés de garder ensemble.
S'ils s'entendent, tant mieux.
Et parfois, ils prendront juste ce qu'il y a a prendre de la cohabitation (protection, surveillance...) sans réussir à s'en offrir plus (grooming, jeux, câlins...)

Il faut donc faire au mieux en fonction de ce qui est possible, veiller à ce que chaque cheval puisse se reposer des autres, et ne pas hésiter à changer si l'un ou l'autre semble souffrir de la situation en place

29/12/2025

🧥Faut il couvrir le cheval au parc ?

1️⃣Je commencerai par le côté pratique.

Si un cheval au boxe est théoriquement toujours disponible sous la main, et soumis à de moins grandes variations de température qu'à l'extérieur, les chevaux de pré, eux, imposent une gestion plus compliquée des couverture, et dont la moindre erreur peut avoir plus de conséquences qu'à l'intérieur.

Le mode d'hébergement au pré est bien souvent plus éloigné de chez nous, ou encore, les gérants de la pensions sont moins à côté des chevaux sans arrêt...

C'est difficile de gérer les couvertures et découvertures plusieurs fois par jour si nécessaire...

Pourtant, le cheval au pré est d'autant plus soumis aux variations de température qui peuvent survenir dans une même journée, imposant couverture et decouverture successives.

A défaut, le cheval transpirera aux heures les plus chaudes, puis attrapera froid au refroidissement des températures... Ou encore aura des problèmes de peau liés a la transpiration....

De plus, une couverture au pré est énormément plus sollicitée (boue, mouvement, branches....) Et il est souvent difficile de la garder bien sèche, en bon état, et propre... Ce qui peut avoir de multiples impacts sur la santé du cheval

2️⃣venons en au côté sécurité

Une couverture offre de nombreux points d'accroche dans les divers dangers du pré.

Elle peut par ailleurs tourner, se décrocher, restée pendu à l'encolure... Et être source de blessures ou d'accident

Il faudra donc être plus vigilant si on a des chevaux couverts.

Par ailleurs, une couverture est la meilleur des isolations électriques... Garre aux fugueurs

3️⃣et enfin, abordons le primordial côté santé.

Quoiqu'il arrive, même avec la meilleur volonté du monde, et toute la disponibilité possible, vous ne pourrez pas gérer les variation de température aussi bien que la dilatation ou rétractation du poil le permet, en temps réel, et avec progressivité.

Vous ne serez pas capable d'estimer précisément à quel moment il faudrait découvrir, enlever ou rajouter une couche.... Ce n'est pas possible de le faire aussi parfaitement que le poil du cheval

Le port d'une couverture portera donc nécessairement atteinte à la capacité d'adaptation du cheval

ℹ️Cependant, certaines technologies de couvertures commencent à émerger... Thermoregulantes, anti UV qui ne chauffent pas au soleil...
Si elles restent rares et chères, elles permettraient une plus grande marge de manoeuvre et donc une meilleure adaptation au cheval en fonction des variations de température...

On observe aussi que les chevaux ayant été longtemps couverts mettent parfois plusieurs années à réussir à s'en passer, et seront toujours plus prompts à tomber malades l'hiver. J'ai aussi observé qu'ils ne produisent plus la même qualité de poil parfois des années après avoir été couverts.

Enfin, les couvertures apportent leur lot de frottements, de blessures, de maladies de peau (dermatophilose, champignons....)

🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥🧥

Pourtant, une foi qu'on a accepté et compris que le port d'une couverture ne peut par definition pas répondre aux besoins naturels, il convient toutefois de nuancer la restriction d'usage.

Car si les inconvénients sont évidents, de nombreuses situations méritent d'être examinées au cas par cas!

👉Un cheval près du sang, à fortiori s'il a toujours vécu couvert au boxe, aura parfois du mal à se faire aux températures trop basses, qui pourront lui causer des problèmes d'état.
Surtout s'il est en période de transition, n'allez donc pas trop vite, et évitez lui la violence d'un changement trop radical !
Soyez attentifs, observez ce qui lui conviendra, et essayez de gérer au plus précis la pose et la dépose tout au long de la journée.

👉Les chevaux affaiblis, vieux ou malades, peuvent avoir besoin d'un soutien de chaleur pour éviter une perte calorique incompatible avec leur état de fragilité. On essaiera de ne pas trop les couvrir, pour leur apporter une protection, sans toutefois stopper la stimulation de leurs défenses naturelles.
Souvent, un simple coupe vent suffira.

👉La couverture anti dermite a fait des preuves irréfutables, et elle est malheureusement indispensable pour de nombreux chevaux atteints

👉La couverture séchante est un bon compromis pour qui n'a pas tondu son cheval, et n'a pas le temps de l'emmener marcher pour qu'il sèche sans se refroidir après une séance.

👉Selon le rythme et l'intensité de travail, il peut être plus pratique de tondre et couvrir... Ou simplement de couvrir pour minimiser la prise de poil

👉Certaines pathologies et/ou certains traitement nécessitent la mise en sec du cheval (dermatophilose, terre de diatomée....)

👉Je connais même une personne qui couvre son cheval martyre pour éviter qu'il ne se fasse trouer le cuir par les morsures incessantes de son congénère... Même si le problème vaudrait de chercher d'autres solutions (en l'occurrence, trouver un congénère plus bienveillant)... Temporairement, cela peut se défendre !

🐎🐎🐎Il convient de toute façon d'écouter son instinct, et de ne pas suivre le dictat de "la mode du naturel", juste parce que ça fait bien, si dans tel ou tel cas particulier, cela devait impacter la santé du cheval.
Bien sûr que la couverture n'a rien de naturel, et que dans l'ensemble, tout laisse penser qu'il vaudrait mieux s'en passer.
Mais chaque cas doit être évalué à part, et la santé du cheval passer en premier🐎🐎🐎

Adresse

Lieu-dit La Grange
Fleurat
23320

Site Web

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