LafermedePoissy

LafermedePoissy Elevage de vaches charolaises
Vente directe de viande

23/05/2026

La Fédération départementale des syndicats des exploitants agricoles de Haute-Saône (FDSEA 70) dénonce la présence, dans un menu concocté par le Groupe hospitalier (GH70), de viande importée d’Amérique du Sud.

23/05/2026
29/04/2026
04/02/2026
01/02/2026

👉🚨 comment être sûre de consommer Francais à partager un maximum s’il vous plaît🙏

01/02/2026

J’en ai marre que ceux qui ont la bouche pleine passent leur temps à critiquer l’agriculture. Marre des leçons données depuis un canapé, une ville confortable ou une assiette déjà servie.
J’en ai marre aussi qu’on nous rajoute toujours plus de normes, et surtout des normes environnementales, souvent décidées loin du terrain, par des gens qui ne les appliquent d’ailleurs pas à eux-mêmes dans leur quotidien. On exige toujours plus de l’agriculture, pendant que d’autres continuent à consommer, polluer et jeter sans jamais se remettre en question.
Derrière chaque repas, il y a pourtant des femmes et des hommes qui travaillent dehors, par tous les temps, qui prennent des risques, qui respectent des règles toujours plus nombreuses et qui continuent malgré tout à nourrir ce pays.
La France n’a pas assez faim pour se soucier de ceux qui la nourrissent. Tant que les rayons sont pleins, beaucoup se permettent de juger sans connaître la réalité du terrain, sans venir voir, sans chercher à comprendre.
Et l’agriculture n’est pas la seule à être au bord du gouffre. L’artisanat, la santé, l’enseignement, tant d’autres métiers essentiels tiennent encore debout pendant qu’on leur complique la vie, qu’on les surcharge et qu’on les fragilise.
Nous, on continue. À produire, à faire vivre nos campagnes, à entretenir des paysages vivants et à nourrir la population. Pas pour être applaudis, mais simplement pour être respectés.
Avant de critiquer, il faudrait peut-être se souvenir d’une chose simple : quand l’assiette est pleine, c’est qu’il y a encore quelqu’un, quelque part, qui tient bon.

28/01/2026

Boycotte le salon de l'agriculture 2026
A la
Porte de Versailles
Et étant solidaire avec les agriculteurs
Qui ont perdu des vaches 🐄🐮
Et
Le problème du Mercosur

23/01/2026

🔴 La vraie origine du malaise agricole (et ce n’est pas celle qu’on croit)

Si l’agriculture française va mal, ce n’est ni par manque de travail ni par manque de compétitivité, mais à cause d’un effondrement organisé de sa rentabilité.

Comment la PAC a détruit la rentabilité depuis 1992

En 1992, l’Union européenne a profondément transformé sa politique agricole avec la réforme dite MacSharry. Jusqu’alors, l’agriculture européenne reposait sur un système de prix garantis, avec des mécanismes d’intervention et de protection aux frontières, assurant aux agriculteurs une rentabilité minimale. Cette réforme a volontairement abaissé les prix agricoles afin d’aligner l’Europe sur les marchés mondiaux et de répondre aux exigences des accords internationaux.

La Commission européenne reconnaît elle-même que cette réforme a consisté à remplacer le soutien des prix par des paiements directs afin de compenser la perte de revenu résultant de la baisse des prix d’intervention. Ces paiements, appelés aides compensatoires, n’ont jamais été conçus comme une subvention gratuite ou facultative, mais comme la compensation partielle d’un revenu agricole. Le Sénat français confirme également que la baisse des prix garantis a provoqué une diminution directe du revenu des exploitations, seulement partiellement compensée.

Il est donc fondamental de rappeler que ces aides ne sont pas de l’argent public distribué arbitrairement, mais du revenu agricole préexistant, amputé par la réforme de 1992 puis restitué de manière incomplète. Juridiquement et économiquement, ces aides constituent un socle de revenu agricole et non un budget librement redistribuable au gré de nouveaux objectifs sociétaux.

Depuis lors, la rentabilité agricole s’est encore dégradée sous l’effet de l’inflation. Les aides compensatoires n’ont jamais été indexées sur l’évolution des prix. Entre 1992 et 2025, l’inflation cumulée en France atteint environ 80 %. Cela signifie qu’un euro de 1992 équivaut à environ 1,8 euro en 2025 en termes réels. Cette non-indexation a provoqué une perte continue de rentabilité, année après année.

Prenons l’exemple d’une exploitation céréalière de 250 hectares située dans le sud de l’Aisne. En 1992, cette exploitation percevait environ 400 à 450 euros d’aides PAC par hectare, dépendant des historiques et des productions. Converti en euros constants de 2025, ce montant correspondrait à environ 720 à 810 euros par hectare..

Or en 2025, cette même exploitation perçoit environ 200 euros par hectare. L’écart est considérable. Cela représente une perte d’environ 75 % de la valeur réelle des aides compensatoires depuis leur mise en place, sans compter la perte initiale.

La Commission européenne affirme pourtant que la future PAC doit garantir un revenu durable et stable aux agriculteurs. Dans les documents officiels de la PAC 2028-2034, elle indique que la PAC est cruciale pour soutenir et stabiliser le revenu des agriculteurs et que les paiements directs contribuaient en moyenne à 19 % du revenu agricole en 2023. Elle précise également qu’au moins 293,7 milliards d’euros sont garantis pour soutenir les revenus agricoles sur la période 2028-2034 et que ce financement permettra un soutien stable et prévisible.

Cependant, ce financement est exprimé en euros courants, sans mécanisme d’indexation sur l’inflation. La Commission estime que le niveau actuel de financement est suffisant et concentre son action sur une redistribution jugée plus juste et mieux ciblée, notamment par la mise en place d’un soutien dégressif fondé sur la surface afin de tenir compte des économies d’échelle et d’améliorer l’efficacité de l’argent public. Dans notre exemple du sud de l'Aisne, cela représente encore une diminution de 15 à 20 % du montant en euros courants des aides compensatoires.

Cette approche ignore le fait que le socle de ces aides correspond déjà à du revenu agricole amputé. Redistribuer ces aides pour financer des objectifs environnementaux ou climatiques revient à reprendre une partie d’un revenu qui n’a jamais été intégralement compensé et qui a déjà été fortement érodé par l’inflation. Le Pacte vert européen, aussi légitime soit-il, ne peut être financé par la ponction du revenu agricole de base. Il doit disposer d’un financement additionnel propre.

La dégradation de la rentabilité est également visible sur les marchés. En 1992, une tonne de blé se vendait environ 180 euros. En 2025, le prix de vente des agriculteurs sera bien inférieur à 180 euros. En tenant compte de l’inflation, le prix du blé devrait se situer autour de 325 à 350 euros par tonne pour équivaloir aux prix de 1992 en euros constants. Le prix réel du blé a donc perdu plus de 50 % de sa valeur.

Dans le même temps, les coûts de production ont pleinement intégré l’inflation. Le coût de production d’un hectare de blé, estimé autour de 1 000 euros en 1992, atteint aujourd’hui 1900 à 2 100 euros. Les charges agricoles ont donc augmenté plus que l'inflation, contrairement aux aides et aux prix de vente qui ont fortement diminué en euros constants.

Cette situation est aggravée par la concurrence internationale et intra-européenne. Certains pays européens disposent de niveaux de charges et de salaires mensuels très inférieurs à ceux de la France, ce qui se traduit par des coûts de production nettement plus bas. Comparer la compétitivité de l’agriculture française avec celle de pays à bas niveaux de vie n’a pas de sens économique. Il est impossible de rivaliser avec des agricultures dont les coûts sociaux, énergétiques et réglementaires sont structurellement inférieurs.

Il s’agit donc d’un choix de société. Soit la France accepte de protéger son agriculture et sa souveraineté alimentaire, soit elle décide d’importer massivement son alimentation, au risque d'accélérer la disparition des exploitations. Quelques mesures ponctuelles sur le gazole ou les charges sociales ne changeront rien à cette crise structurelle.

Il n’existe que deux issues possibles. La première consiste à rétablir la rentabilité agricole de 1992 en revalorisant les aides compensatoires à leur niveau réel, soit environ 800 euros par hectare : ce qui paraît ni réaliste, ni souhaitable, car les agriculteurs ne veulent pas vivre d’aides compensatrices, qui ont un effet délétère face à une société amnésique historiquement. La seconde est de compléter le système des aides compensatoires par un mécanisme de prix garantis assurant une rentabilité suffisante, de réintroduire la préférence communautaire, ainsi qu'une gestion modulée des stocks, pour pallier la variabilité toujours plus grande des récoltes.
Les exploitations agricoles sont arrivées au bout de leurs efforts de productivité. L'État doit maintenant accompagner la recherche de compétitivité par des réformes structurelles, fiscales, réglementaires et d’aides à l'investissement. La souveraineté alimentaire stratégique tant souhaitée, ne peut advenir que par la survie économique de nos exploitations agricoles.

Toutes les filières agricoles sont concernées. Les exploitations sont des entreprises. Lorsque l’excédent brut d’exploitation devient négatif, l'investissement n'est plus possible, et la survie économique est en jeu. Sans changement de modèle, leur disparition progressive est inévitable.

Sources

Commission européenne – Présentation de la PAC
https://agriculture.ec.europa.eu/common-agricultural-policy_fr

Commission européenne – PAC post-2027
https://agriculture.ec.europa.eu/common-agricultural-policy/cap-post-2027-next-eu-budget_en

EUR-Lex – Réforme de la PAC 1992
https://eur-lex.europa.eu/EN/legal-content/summary/reform-of-the-common-agricultural-policy-cap.html

Sénat – Analyse de la réforme MacSharry
https://www.senat.fr/rap/r97-466/r97-466_mono.html

INSEE – Indice des prix à la consommation
https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001759970

Trading Economics – Inflation France
https://tradingeconomics.com/france/inflation-cpi

FranceAgriMer – Données céréales
https://www.franceagrimer.fr/Donnees-et-analyses/Cereales

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La Ferme De Poissy
Fénay
21600

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