Sauvetage Galgos&Pods

Sauvetage Galgos&Pods Association loi 1901 pour le sauvetage des galgos, podencos et des chiens espagnols invisibles qui passent de longues années en fourrière. Bonjour à tous !

Nous sommes une association pour l'adoption de lévriers espagnols, podencos et autres chiens invisibles des refuges espagnols. Le siège de l'association est basé en Haut-Savoie mais les adoptions se font sur toute la France. Bien sûr peut être, vous vous direz encore une association ! Mais avec 50000 abandons par an, il y a de quoi faire pour chaque association et cela démultiplie les possibilités

d'adoptions. Notre priorité est de trouver la famille qui correspondra le mieux à chaque chien, le physique compte bien sûr, mais le caractère et les besoins du chien sont à prendre en priorité pour nous. Nous mettrons tout notre cœur et toute notre énergie à aider les refuges espagnols et leurs bénévoles, qui en première ligne, sauvent ces loulous, et leur offrent une renaissance. C'est grâce à vous tous, qui participerez à votre façon, que nous pourrons avancer et offrir une nouvelle vie à nos protégés. Nous vous en remercions d'avance !

08/03/2026

La corneille noire dans votre jardin reconnaît votre visage. Et elle l'a déjà transmis à ses petits.

Ce n'est pas une exagération. Les études le confirment : les corneilles apprennent à leurs descendants quels humains sont dangereux et lesquels sont inoffensifs. Si vous avez lancé quelque chose vers elle il y a trois ans, elle s'en souvient. Ses enfants aussi. Des oiseaux que vous n'avez jamais vus vous connaissent déjà.

La corneille noire est probablement l'animal le plus intelligent de votre jardin. Sa densité de neurones est comparable à celle des primates. Elle utilise des outils — elle plie des tiges pour extraire des larves du bois. Elle pose des noix sur les passages piétons pour que les voitures les écrasent, puis elle attend le feu rouge pour aller les ramasser.

Elle est monogame à vie. Le couple fonctionne comme une équipe — défense du territoire, élevage des jeunes, toilettage mutuel des plumes. Si l'un disparaît, l'autre reste en détresse visible pendant des semaines.

En ce moment, en février, les couples sont en train de consolider leurs nids pour la saison de reproduction. Les vieux nids dans les grands arbres ne servent pas qu'aux corneilles — les faucons crécerelles, les chouettes et les hiboux les réutilisent régulièrement.

Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c'est que la corneille rend des services écologiques importants. Elle consomme des milliers de cadavres sur les routes, limitant la propagation de maladies. Elle mange les larves de tipules et les vers gris qui ravagent les cultures. Elle est classée parmi les espèces susceptibles d'occasionner des dégâts, mais le bilan réel entre ce qu'elle prend et ce qu'elle apporte penche largement en sa faveur.

🌿 Comment cohabiter avec les corneilles :

- Si vous avez de grands arbres avec des nids, évitez de les élaguer entre novembre et mars — les nids anciens servent d'abri hivernal et sont réutilisés par d'autres rapaces au printemps
- Une corneille qui revient régulièrement dans votre jardin n'est pas un problème — elle patrouille et nettoie les insectes ravageurs, les limaces et les déchets organiques
- Si vous prenez 10 minutes pour observer un couple, vous verrez des comportements de coopération et de tendresse qui changent complètement le regard qu'on porte sur cet oiseau

Elle n'est pas un oiseau de malheur. C'est une sentinelle qui sait exactement qui vous êtes. Et elle n'oublie pas. 🖤

08/03/2026

Il a survécu au froid.
Il a survécu à la neige.

Mais la fin de l’hiver est souvent plus dangereuse que l’hiver lui-même.

En février–mars, les hérissons sortent d’hibernation avec des réserves presque épuisées.
Les insectes sont encore rares. Les nuits restent glaciales.

Chaque sortie devient un risque.

Vous pouvez l’aider :

🌿 Laissez un coin de jardin sauvage
💧 Mettez une coupelle d’eau (jamais de lait)
🍂 Vérifiez avant de brûler ou déplacer un tas de feuilles
🚗 Ralentissez la nuit

Le printemps commence pour nous.
Pour lui, c’est une épreuve.

Partagez pour ceux qui ne savent pas encore. 🦔💚

04/03/2026

Si les animaux pouvaient parler, l’humanité pleurerait.

Elle pleurerait de honte.
Elle pleurerait de regret.
Elle pleurerait peut-être aussi de reconnaissance tardive.

Ils nous diraient qu’ils ont toujours compris plus que ce que l’on croit.
Que nos silences lourds, nos colères rentrées, nos tristesses cachées… ils les sentent.
Ils nous diraient qu’ils n’ont jamais eu besoin de nos mots pour nous aimer.

Ils parleraient des forêts coupées trop vite,
des océans devenus bruyants,
des terres que l’on use sans écouter leur souffle.

Ils demanderaient pourquoi l’homme, si intelligent,
agit parfois comme s’il était seul au monde.

Mais ils ne parleraient pas que de douleur.

Ils raconteraient aussi la main douce qui caresse.
L’enfant qui rit en courant derrière un chien.
La femme qui sauve un oiseau blessé.
Le regard complice entre un cheval et celle qui le soigne.

Ils diraient :
“Nous ne vous avons jamais jugés.
Nous avons seulement attendu que vous vous souveniez.”

Ils nous rappelleraient que la Terre n’est pas une propriété.
C’est un foyer partagé.

Et peut-être que, ce jour-là,
en entendant leur voix claire et simple,
l’humanité comprendrait enfin que la grandeur ne se mesure pas au pouvoir…
mais à la manière dont on protège les plus vulnérables.

Si les animaux pouvaient parler, l’humanité pleurerait.
Mais elle pourrait aussi changer.

Le Renard Chic

(Tous droits réservés. 🦊)

25/02/2026

Février. Mars.
La saison la plus silencieuse.
La plus fragile.

Les réserves sont presque vides.
Le froid persiste.
La survie tient à peu de choses.

Ils ne demandent pas notre pitié.
Seulement notre respect.

🌿 Ralentir en forêt.
🚗 Lever le pied sur les routes.
🌲 Protéger ce qui reste vivant.

La coexistence n’est pas un geste généreux.
C’est notre responsabilité.

22/02/2026

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas encore, je vous présente Andrea Cisternino.
Il vit en Ukraine et choisit d’y rester, aux côtés de ses quelque quatre cents chiens qu’il a sauvés.
Il a même confié qu’il préfèrerait mourir avec eux plutôt que de les laisser derrière lui. Malgré tout, il continue chaque jour à les soigner, les nourrir et à tendre la main à ces animaux trop souvent oubliés.
Un courage incroyable ❤️👏

22/02/2026

🐾 Pourquoi les chiens roumains, espagnols, créoles, marocains... ne mangent pas, ne font pas leurs besoins ou semblent "parfaits" à leur arrivée? 🐾

Beaucoup d’adoptants s’inquiètent dans les premiers jours quand leur chien ne mange pas, n’élimine pas, semble bloqué. D’autres, au contraire, se réjouissent: “Il est incroyable, il est sage, il ne dit rien, il n’a aucun problème!”

👉 Dans les deux cas, il est essentiel de comprendre ce qui se joue au niveau physiologique.

🟦 Le système nerveux autonome: deux modes de fonctionnement.

Le corps du chien fonctionne grâce à ce que l’on appelle le système nerveux autonome, qui comporte deux grandes branches:

👉le système sympathique
👉 le système parasympathique

Ces deux systèmes ne peuvent pas dominer en même temps. Quand l’un s’active fortement, l’autre se met en retrait.

🟦 Le système sympathique: le mode survie.

Le système sympathique est le mode survie. Il s’active lorsque l’animal perçoit une menace ou une insécurité. On connaît les réponses classiques : combattre (fight), fuir (flight) ou se figer (freeze). Mais il existe aussi une quatrième réponse, moins connue: le "fawn", que l’on peut traduire par coopération excessive ou soumission adaptative.

Lorsque le système sympathique s’active, le cœur accélère, les muscles se tendent, l’hypervigilance augmente. L’organisme mobilise son énergie pour faire face au danger. Et dans cet état, tout ce qui n’est pas indispensable à la survie immédiate est mis en veille.

🟦 Pourquoi la digestion et l’élimination se bloquent?

La digestion ralentit, l’appétit diminue, l’élimination devient difficile. Un chien qui arrive d’un long transport, après avoir vécu l'errance, le refuge, bref, un environnement instable, ne perçoit pas encore votre maison comme un lieu sécurisé. Son cerveau traite l’environnement comme incertain.

👉 Il n’est donc pas en mode repos, il est en mode survie.

Digérer nécessite un état de relâchement. Dans la nature, un animal ne mange pas lorsqu’il se sent en danger. De la même manière, l’élimination demande un relâchement musculaire incompatible avec une tension interne élevée. Il n’est donc pas rare qu’un chien se retienne parfois plusieurs jours. Ce n’est pas un caprice, ce n’est pas de l’opposition, c’est une réponse biologique (et les humains ont la même réponse face au danger).

🟦 Le “chien parfait”: comprendre la réponse "fawn".

Il est tout aussi important de parler des chiens qui semblent extrêmement sages à leur arrivée. Ceux qui ne protestent jamais, qui acceptent tout, qui sont collants, hyper coopératifs, et que l’on qualifie de “chiens parfaits”.
Il peut s’agir d’une réponse de type fawn. Lorsque ni la fuite, ni la lutte, ni le figement ne semblent possibles ou efficaces, l’organisme choisi parfois la coopération pour réduire la menace. Le chien s’adapte, s’efface, anticipe, évite toute confrontation. Ce n’est pas nécessairement un état de détente. C’est parfois une stratégie de survie.

🟦 Le système parasympathique: le mode sécurité.

Le véritable indicateur de sécurité se trouve du côté du système parasympathique, celui du repos, de la digestion, de la récupération et du sommeil profond. Ce système ne peut se réactiver que lorsque le cerveau perçoit une sécurité stable et répétée.
Cela ne vient ni par la pression, ni par la stimulation excessive, ni par la multiplication des interactions sociales ou la volonté "d'être gentil".

👉 Cela vient par la prévisibilité, la cohérence, le calme et le temps. Et surtout, NE RIEN FORCER.

🟦 Quand la vraie personnalité émerge.

Quelques semaines après l’adoption, l’appétit s’installe vraiment, les éliminations se régularisent, le sommeil devient plus profond… et la personnalité réelle du chien commence à apparaitre. Parfois avec des peurs. Parfois avec de la réactivité.
Ce n’est pas une régression. C’est l’émergence d’un chien qui commence enfin à se sentir suffisamment en sécurité pour exprimer autre chose que la survie.

🐶 En conclusion.

Adopter un chien roumain, ce n’est pas seulement accueillir un animal. C’est accompagner un système nerveux qui doit réapprendre à quitter l’alerte permanente. Comprendre cela change profondément le regard que l’on porte sur les premiers jours, et permet d’ajuster ses attentes avec plus de justesse et de bienveillance 🤍

21/02/2026

Toujours personne pour maman yoda départ mercredi

Ces bébés vont partir ne la laissons pas toute seule

🐶 Yoda – Maman courage à l’adoption 🐾
💖 Femelle – 2 ans

Yoda est une maman au cœur immense 🥺
D’une douceur incroyable, gentille, posée et très proche de l’humain, elle a tout donné pour ses bébés… et aujourd’hui, elle se retrouve dans l’ombre 💔

Ses chiots vont bientôt être adoptés, mais Yoda, elle, attend encore.
🙏 Ne la laissons pas seule après tout ce qu’elle a traversé.

✨ Son caractère
✔️ Très douce et affectueuse
✔️ Calme et équilibrée
✔️ OK enfants
✔️ OK chiens, chats et même oiseaux 🐕🐈🐦
✔️ Parfaite pour une vie de famille

📏 Gabarit
• 34 cm au garrot
• Environ 11 kg
• Petit gabarit, pattes courtes
• Queue normale

🩺 Santé
✔️ Stérilisée
✔️ Vaccinée
✔️ Identifiée
✔️ Prête à voyager fin février 🚐

📍 Localisation
Actuellement au refuge en Roumanie
➡️ Arrivée possible en Alsace ou en Belgique
➡️ Déplacement obligatoire de l’adoptant sur le lieu d’arrivée

💰 Frais d’adoption : 290 €
Ils comprennent la mise en conformité, les soins vétérinaires et le transport.

🤍 Yoda a été une maman exemplaire.
Aujourd’hui, elle mérite à son tour une famille, un panier au chaud et une vie remplie d’amour 🏡🐾

📩 Formulaire de demande d’adoption :
➡️ https://forms.gle/FDGpWAKP6gsL8Cc47

🙏 Un partage peut aussi changer toute sa vie.

26/01/2026

Les amis, merci de partager en stories etc ...
Et de liker ❤️ pour que ce post soit visible
Groot a disparu à Chamrousse.
Avec ses maîtres, nous l'avons cherché partout, dans les bois, sur les routes...
Une belle et grande mobilisation n'a pas suffi...
Soyez attentif, il a pu être récupéré d'une manière ou d'une autre...

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Sur les réseaux Une cabane par jour
Le blog : uneaventureparjour.fr
📚 En librairie : https://www.fnac.com/ia10896218/Frederic-Desfrenne

26/01/2026

Mon fils de six ans a été envoyé chez la direction aujourd’hui. Pas parce qu’il s’est battu. Pas parce qu’il a juré. Mais parce qu’il a refusé d’effacer notre chien de son devoir sur « l’arbre de la famille ».

Son enseignante lui a dit : « Les animaux, ce n’est pas la famille, Noé. Ça n’a rien à faire sur un arbre généalogique. »

Quand je l’ai récupéré à la sortie de l’école, l’air dans la voiture était lourd, comme si quelque chose s’était cassé. Noé est un enfant doux. Le genre de petit garçon qui s’accroupit pour déplacer un ver de terre du trottoir, pour éviter qu’on lui marche dessus. Il s’est assis à l’arrière, serrant une feuille de papier cartonné toute froissée, les larmes qui coulaient sans qu’il arrive à les arrêter.

« Elle m’a mis faux, papa… » a-t-il soufflé. « Elle a dit que je devais recommencer. »

Je me suis garé un peu plus loin, j’ai coupé le moteur, et je me suis retourné vers lui. « Montre-moi, mon cœur. »

C’était un exercice classique de CP : Dessine ton arbre généalogique. En bas, il avait dessiné moi et ma femme. Au-dessus, les grands-parents, en branches qui montent.

Et au milieu, pile au centre, avec des gros coups de crayon plein d’amour, il avait dessiné une masse marron : une oreille dressée, l’autre un peu tombante.

En dessous, en lettres maladroites : BASTIEN.

Sur le dessin, il y avait une remarque au stylo rouge : « Incorrect. Famille = humains. À refaire. »

J’ai levé les yeux vers Noé. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Il a reniflé, s’est essuyé le nez avec sa manche. « J’ai dit que Bastien, c’est mon frère. Elle a dit que la famille, c’est que les gens. Que c’est quand on a le même sang. Et que les chiens, c’est… c’est juste des animaux. Mais papa… un vélo, ça vient pas te lécher les joues quand tu pleures. »

Et là, du haut de ses six ans, il m’a lancé une phrase qui m’a cloué sur place.

« Papa… toi et maman, vous avez pas le même sang, hein ? »

« Non, mon cœur. »

Il a hoché la tête, comme s’il venait de confirmer quelque chose d’évident. « Mais vous êtes une famille. Vous vous êtes choisis. Alors pourquoi moi, j’ai pas le droit de choisir Bastien ? »

Je suis resté silencieux. Parce qu’il avait raison, tout simplement.

Bastien n’a rien d’un chien “parfait”. On l’a adopté il y a quatre ans à la SPA du coin—pardon, au refuge, un endroit sans nom, juste des boxes, des aboiements et des gens fatigués qui font ce qu’ils peuvent. C’est un croisé boxer-labrador, la queue un peu tordue, le museau qui grisonne déjà, et une histoire qu’on devine à sa façon de sursauter quand une porte claque trop fort.

Mais depuis qu’il est chez nous, il dort tous les soirs au pied du lit de Noé. Tous les soirs, sans exception. L’hiver dernier, quand Noé avait la grippe, Bastien n’a pratiquement pas quitté sa chambre. Il posait sa grosse tête sur le torse de mon fils et restait là, des heures, comme un gardien silencieux.

Je ne pouvais pas laisser ça glisser.

Le lendemain, j’ai demandé un rendez-vous avec l’enseignante. Je ne suis pas venu seul. J’ai emmené Noé. Et j’ai emmené Bastien.

On a attendu dehors, après la sortie, quand le portail s’est vidé et que le bruit s’est calmé. Bastien en laisse, tranquille, collé à la jambe de Noé. Puis on s’est approchés de la salle.

Madame Leroy rangeait des cahiers sur son bureau. Une femme d’un certain âge, stricte, le genre à mesurer les marges, à aimer les choses nettes, à ne pas avoir beaucoup de patience pour ce qu’elle appelle “les fantaisies”. Quand elle a vu le chien, elle s’est raidie.

« Monsieur Dubois… les chiens ne sont pas autorisés dans l’établissement. »

« Il est en laisse. Et on reste ici, à l’entrée, » ai-je répondu doucement. « Je voulais parler du devoir de Noé. »

Elle a soupiré, comme si elle avait déjà eu cette conversation mille fois. « Je lui ai expliqué. L’objectif, c’est de comprendre la filiation, la famille au sens généalogique. Si j’accepte un chien, demain un enfant mettra son poisson rouge, et après-demain quelqu’un mettra sa console. Il faut bien mettre une limite. »

« Une console, ça respire pas, » a murmuré Noé, avec une petite voix qui tremblait mais qui tenait debout.

Madame Leroy a levé les yeux au-dessus de ses lunettes. « Ce n’est pas une question de respiration, Noé. C’est une question de définition. Dans la vie, les mots comptent. »

J’allais répondre. J’allais faire mon discours sur l’amour, sur ce qui tient une maison debout, sur tout ce qu’on appelle “famille” sans que ce soit inscrit dans un livret.

Mais Bastien m’a devancé.

Bastien, qui d’habitude se cache derrière moi dès qu’une voix se durcit, a avancé de lui-même. Sans tirer, sans agitation. Il s’est approché de Madame Leroy comme s’il savait exactement où aller.

« Gardez-le à distance, s’il vous plaît, » a-t-elle dit en reculant d’un pas. « Je… je ne suis pas très à l’aise avec les chiens. »

Bastien s’est assis. Puis il a fait ce qu’on appelle chez nous “le petit appui”. Quand quelqu’un est tendu, il vient se coller contre vos jambes, de tout son poids, comme une chaleur qui dit : ça va aller.

Il a posé ses quatre-vingts kilos contre ses tibias. Il a levé les yeux, lentement, ses yeux ambrés pleins de calme, et il a soufflé un long soupir, tranquille.

Madame Leroy s’est figée. Sa main a frém i, suspendue dans l’air. Elle a regardé ce museau grisonnant, cette oreille de travers, cette patience.

Le silence a tenu longtemps. Dix secondes. Vingt.

« Il le sent, » a chuchoté Noé. « Il voit quand quelqu’un a mal. »

Et là, son visage a changé. Pas d’un coup. Juste… un fissure. Une fatigue qui remontait à la surface.

« Mon mari… » a-t-elle commencé, puis sa voix s’est cassée. Elle a avalé sa salive. « Mon mari est mort il y a deux ans. On avait un berger allemand. Il s’asseyait comme ça. Pareil. »

Tout s’est apaisé d’un seul coup. Plus personne ne cherchait à gagner. On était juste là : un père un peu trop tendu, un enfant qui tenait bon, une femme qui portait son chagrin, et un vieux chien qui faisait le lien.

« Bastien, c’est pas un objet, madame, » a dit Noé tout bas.

Elle l’a regardé, les yeux brillants. Puis, doucement, elle a posé sa main sur la tête de Bastien. Elle a hésité une seconde, puis elle a caressé, comme si ce geste revenait de loin.

Bastien a fermé les yeux et a poussé sa tête dans sa paume.

Elle a pris la feuille froissée. Elle n’a pas effacé la remarque rouge. Mais elle a ouvert un tiroir, en a sorti une petite étoile dorée—celle qu’on garde pour les dictées impeccables—et elle l’a collée pile sur le front de Bastien, sur le dessin.

« En généalogie, » a-t-elle soufflé avec un sourire fragile, « on classe beaucoup de choses. Mais dans une maison… la famille, c’est aussi ce qui vous tient debout. »

Elle a relevé la tête vers moi. « Je lui demanderai juste de préciser que c’est un membre “choisi”. Et je corrige ma remarque. »

On est repartis. Noé souriait comme s’il avait récupéré quelque chose de précieux. Bastien remuait sa queue tordue, content, comme s’il avait simplement fait ce qu’il sait faire : rester, tenir, calmer.

Sur la route du retour, je pensais à tout ça.

On passe notre vie à apprendre aux enfants à entrer dans des cases. À suivre la consigne. À colorier sans dépasser. À connaître la bonne réponse. On appelle ça “être intelligent”.

Mais ce jour-là, mon fils et son chien m’ont rappelé autre chose.

On peut connaître toutes les définitions du monde, et pourtant rater l’essentiel, si on ne sait plus sentir la chaleur d’un vivant qui se colle à vous quand vous vacillez.

La famille, ce n’est pas seulement le sang. C’est ceux qui restent. Ceux qui attendent derrière la porte. Ceux qui comprennent vos larmes sans poser de questions.

Et parfois, le membre le plus humain de la famille, c’est celui qui soupire doucement, tout contre vos jambes, la queue qui bat, comme un cœur qui dit : je suis là.

Découvrez plus de belles histoires avec Choses Qui Te Font Réfléchir.

26/01/2026

Quand les pas ralentissent et que le museau devient gris. 🕰️❤️

Un jour, l'énergie débordante laisse place à des promenades tranquilles. Ces yeux brillants semblent un peu plus fatigués. Mais l'amour ? Lui, il ne vieillit jamais.

N'oublie pas qu'à l'intérieur, c'est toujours la même âme qui courait vers toi comme si tu étais son monde entier.

Sois patient avec son rythme. Ralentis ton pas pour t'accorder au sien. Offre des siestes supplémentaires, des paniers plus moelleux, des promenades plus courtes et tout le calme qu'il demande.

Ils t'ont offert leurs meilleures années sans réserve... Maintenant, ils méritent chaque seconde de ta gentillesse.

Aime-les jusqu'au dernier pas. 🐾

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15 Rue Lou Margali
Excénevex
74140

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