09/04/2026
On parle beaucoup de faire en sorte qu'il n'y ait pas de frustration, pour un cheval travaillé en R+ (et c'est bien !).
On y retrouve en grande partie la notion d'éviter d'avoir un cheval frustré au travail (important).
Mais en y réfléchissant aujourd'hui, une chose sur laquelle j'avais du mal à mettre le doigt précisément m'a frappé.
Les détracteurs du travail avec récompense alimentaire ont un argument souvent : que nos chevaux ne nous voient pas seulement comme un distributeur à bonbons.
Et d'une certaine manière, je suis d'accord avec ça.
Ne me lapidez pas tout de suite, je m'explique !
Je suis d'accord avec le fait que ce n'est pas parce qu'on travaille avec des récompenses alimentaires, qu'il faudrait que notre relation entière avec notre cheval ne tourne qu'autour de cela.
Oui, je veux que ma jument soit bien dans le travail avec moi. Oui, je veux qu'elle soit motivée, contente de me voir.
Mais je ne veux pas forcément qu'elle n'ait presque que ça en tête : faire des choses avec moi pour avoir son bonbon. Parce qu'elle est un cheval et que c'est OK que certains jours elle préfère brouter parce qu'ils viennent de changer de champ, parce que là un nouveau vient d'arriver dans le troupeau et qu'elle a des trucs de cheval à gérer.
Et on y retrouve cette dimension d'éviter la frustration.
De la même manière que la mise en place du marqueur tel que je le transmets, juste un "petit plus" sur quelque chose de "bien" déjà, je crois que c'est ça ce que j'aspire à être au quotidien avec mes chevaux.
Un "petit plus".
Que s'ils ne l'ont pas, c'est un peu dommage mais ça n'est pas cata.
Je ne veux pas que ma jument travaillée en R+ veuille absolument qu'on fasse un truc pour avoir un bout de carotte, et ce même si elle est déjà presque dans le rouge de tout ce qu'elle a/doit gérer dans son environnement en parallèle (ou même juste, tout court).
On devrait toutes les 2 être capable de juste se dire bonjour, et puis se poser sans rien d'autre forcément, et que ça soit OK. Juste être là, avec elle, dans son environnement. Acceptée, mais pas essentielle.