23/07/2025
Aujourd’hui, nous sommes submergés par la tristesse et la colère.
La grande famille des éleveurs est en deuil. Nous pleurons avec nos collègues qui voient disparaître leur troupeau, qui subissent ce massacre.
En un mois, on piétine le travail de plusieurs générations d’un simple arrêté administratif, pris loin de nos fermes, loin de nos réalités.
La dermatose nodulaire virale est là, oui. Elle touche nos vaches, mais elle se soigne et SURTOUT elle ne menace ni l’homme, ni les autres espèces. Pourtant, la sentence tombe, aveugle : massacre organisé, abattage systématique. Nos vaches ne sont pas des numéros sur un registre. Ce sont des vies, des regards, des habitudes, des caractères.
Nos vaches, ce sont nos matins, nos soirs, nos joies, nos peines. Les perdre, c’est perdre une partie de nous-mêmes, de notre famille.
Pendant ce temps, certains responsables politiques, prompts à juger la rentabilité de nos exploitations, restent silencieux sur la souffrance qu’ils infligent, sur la violence de leurs décisions.
Nous ne voulons pas entendre parler de résilience. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, nous sommes en colère et profondément tristes mais notre porte reste ouverte.
A tous ceux qui doutent, qui jugent sans savoir, nous ouvrons grand la porte de notre élevage. Venez voir notre quotidien, venez rencontrer nos animaux, venez comprendre la réalité de notre métier.
Ce sentiment d’acharnement, d’injustice, est immense. Notre métier, déjà mal compris, souvent dénigré, se retrouve encore une fois sacrifié sur l’autel de décisions administratives prises à la va-vite, sans dialogue, sans respect pour la réalité du terrain. Nos animaux, notre travail, notre vie : tout cela balayé d’un revers de main.
A tous nos collègues éleveurs qui traversent cette épreuve, à ceux qui ont tout perdu, nous adressons toute notre solidarité. Nous partageons votre douleur, votre colère, votre sentiment d’injustice. Sachez que vous n’êtes pas seuls.