Ecuries Goosse

Ecuries Goosse Les Ecuries Goosse vous proposent pensions et services sur-mesure. Nous accompagnons nos propriéta

Les Ecuries Goosse vous proposent pensions et services sur-mesure en fonction de vos besoins ; de la pension de base à 350€ TTC (3 repas + foin) à la pension de travail, du débourrage à la valorisation de votre cheval, nous vous accompagnons tout au long de vos envies pour que vous puissiez assouvir votre passion pour le cheval et l’Equitation. N’hésitez pas à nous contacter au : 06 31 14 64 70

Nos chevaux d’élevage sont issus des lignées suivantes :

Itot du château - JO
Nino du buissonnet - JO
Eden du noyel - GP Coupe du monde
Katchina mail - GP Coupe du monde
Galoubet - Chef de race

Equipements :
Carrière 45 x 80 (sablée fibrée)
Manège 24 x 48 (sablé fibré)
Tapis roulant
Parcours cross gué
Terrains en herbe
Nombreux paddock

Services :
Pension (3 repas + foin)
Pensions de travail
Elevage et vente de chevaux
Valorisation du cheval
Débourrage
Sortie en compétition tous niveaux (CSO, CCE, Dressage)

01/05/2026

BB Une Lys d'hammer 🥰 Eden du Rozel

01/05/2026

Sirius de Revel x Java

01/05/2026

Quiara petite fille Happy de Grall

01/05/2026

Sirius de Revel x Frégate
Petite fille Kolea du château

01/05/2026

Qolea de Vauclerc Chaccotage x vogue

15/03/2026

La 2 ème Région, organise une vente de pigeonneaux et paire d’œufs uniquement sur Francolomb. La vente commence le 09 Mars et se terminera dimanche 22 Mars 2026

15/03/2026

Quand la conviction remplace l’apprentissage

Dans notre société, il n’est pas rare de voir des contradictions qui interrogent. Des personnes vivant en appartement choisissent des chiens au besoin immense d’exercice, comme certains chiens de berger, sans toujours pouvoir leur offrir l’espace et l’activité dont ils ont réellement besoin.

Dans le monde du cheval, des situations comparables existent.

L’équitation est souvent présentée comme un sport. Elle l’est, bien sûr. Mais elle est bien plus que cela : c’est une discipline, une école d’humilité et de responsabilité.

Le cheval dépend entièrement de l’humain qui l’a choisi. Son bien-être, son éducation, son équilibre physique et mental reposent sur les décisions de son cavalier. Pourtant, il arrive parfois de rencontrer des cavaliers convaincus d’avoir raison contre tous, refusant l’expérience des professionnels, l’avis des entraîneurs ou les connaissances accumulées par des générations d’hommes et de femmes de cheval.

Lorsque l’ego prend le pas sur l’écoute, le cheval en paie souvent le prix.

La maltraitance animale n’est pas toujours spectaculaire. Elle ne se limite pas aux cas extrêmes que l’on condamne unanimement. Elle peut aussi se cacher dans l’ignorance, l’entêtement ou dans le refus de se remettre en question. Et trop souvent, on ferme les yeux en disant simplement : « il y a pire ».

Dernièrement encore, j’ai été témoin d’une situation qui illustre assez bien cette réalité.

Une cavalière, encore peu expérimentée, a récemment fait l’acquisition d’un jeune cheval. Un choix déjà exigeant pour un cavalier confirmé, et encore plus pour quelqu’un qui débute son apprentissage. Mais au-delà du choix du cheval, ce qui m’a frappé, c’est la certitude avec laquelle certaines idées étaient affirmées.

Par exemple, la conviction qu’un cheval ne devrait pas travailler tous les jours.

Dans l’absolu, bien sûr, tout dépend du travail, de l’intensité et du cheval lui-même. Mais dans ce cas précis, le résultat était assez évident : le cheval accumulait de l’énergie, de la frustration et un besoin croissant de se dépenser. Peu à peu, ce trop-plein se transformait en réactions explosives, en comportements difficiles et en incompréhension des deux côtés.

Plutôt que de solliciter l’avis d’un professionnel, la cavalière préférait partager ses inquiétudes avec d’autres cavaliers amateurs de l’écurie, chacun apportant son interprétation, ses conseils ou ses suppositions.

C’est ainsi que naissent parfois les doutes, les mauvaises interprétations et les remises en cause de ceux dont le métier est justement d’encadrer, d’enseigner et d’accompagner.

Je ne sais pas exactement d’où vient cette tendance que l’on observe de plus en plus : cette certitude d’avoir raison, cette difficulté à écouter, cette conviction de détenir la vérité malgré un manque d’expérience évident.

Peut-être est-ce un reflet de notre époque, où chacun peut avoir une opinion sur tout, souvent sans avoir réellement pris le temps d’apprendre.

Les réseaux sociaux y contribuent peut-être aussi. En quelques minutes, on peut visionner une vidéo, écouter un avis ou lire une méthode… et avoir l’impression d’avoir compris ce qui demande en réalité des années d’expérience.
Pourtant, dans le monde du cheval comme dans toute discipline exigeante, rien ne remplace l’apprentissage auprès de ceux qui ont consacré leur vie à comprendre et à transmettre.

Autrefois, on allait au cheval pour apprendre. Aujourd’hui, certains y vont déjà persuadés de savoir.

Dans le monde du cheval, pourtant, l’apprentissage devrait être une évidence permanente.

Être cavalier, c’est accepter une exigence simple : être plus sévère avec soi-même qu’avec son cheval.

Cela signifie apprendre sans cesse, écouter ceux qui savent, observer, comprendre et progresser.

Cela signifie aussi reconnaître ses limites. L’équitation demande de l’équilibre, de la mobilité et une certaine condition physique. Comme dans toutes les disciplines exigeantes — la danse, les arts martiaux ou le sport de haut niveau — le corps du pratiquant fait partie intégrante de l’harmonie du mouvement.

Dans ces disciplines, rien n’est laissé au hasard. La progression repose sur la répétition, la rigueur et la capacité à se remettre en question chaque jour. Le talent seul ne suffit jamais. Ce sont le travail, la discipline et les heures d’entraînement qui construisent peu à peu la justesse du geste.

L’équitation n’échappe pas à cette réalité.

Il est parfois difficile de l’accepter, mais le respect du cheval implique aussi de se poser honnêtement la question de notre propre condition physique. Un cavalier doit être capable d’accompagner son cheval avec légèreté, équilibre et mobilité. Lorsque le corps ne le permet plus, la responsabilité consiste parfois à s’adapter, à se remettre en forme… ou à repenser sa pratique.

Prendre soin de soi fait donc aussi partie du respect que l’on doit à son cheval.

Car monter n’est pas seulement diriger un animal puissant.

C’est chercher l’harmonie avec lui.

Et l’harmonie naît toujours de la discipline, du travail et de la remise en question.

Au fond, le véritable cavalier ne cherche pas à prouver qu’il a raison.

Il cherche simplement, chaque jour, à devenir meilleur pour son cheval.

Car dans l’équitation, le véritable travail ne commence pas avec le cheval…
il commence avec le cavalier.

Sportivement votre,
Éric

Le cheval nous apprend chaque jour une chose essentielle : l’humilité.

Crédit photo: Florence Clot



Quiara de Graal,  la fille de Savane de Graal 20ans de passion
26/02/2026

Quiara de Graal, la fille de Savane de Graal
20ans de passion

26/01/2026
26/01/2026

Exigence ou colère : ce que le cheval nous apprend sur nous-mêmes

Il n’est pas rare d’observer des cavaliers dont les réactions sont disproportionnées face aux réactions naturelles de leurs chevaux.
Un écart, une hésitation, une fuite instinctive… et la réponse humaine devient dure, brusque, parfois colérique.
L’exigence glisse alors insidieusement vers le rapport de force, et la pédagogie laisse place à la tension.

Cette dureté ne naît pas toujours d’une volonté de nuire.
Elle peut être l’expression d’une peur ou d’une ignorance du cavalier : peur de perdre le contrôle, de tomber, d’être jugé, ou simplement méconnaissance du fonctionnement émotionnel du cheval.
Mais elle peut aussi naître d’un besoin de contrôle, d’un sentiment de domination, où le cavalier cherche à s’imposer en se sentant plus fort que le cheval.
Dans ces moments-là, la maîtrise émotionnelle se perd rapidement, laissant place à la colère, parfois même à la violence.
La colère n’est alors que la partie visible d’un malaise plus profond.

Or, le cheval ne fuit jamais par provocation.
Il perçoit finement l’état émotionnel de l’humain qui l’accompagne.
Un cavalier tendu, inquiet ou en colère devient pour lui un signal d’alerte supplémentaire.
Il fuit par instinct, par inquiétude, par survie.
Lorsqu’un cavalier répond à cette peur par la colère, il ajoute une menace à une situation déjà perçue comme dangereuse.
Le cheval n’est plus seulement inquiet de son environnement : il l’est aussi de son cavalier.

Punir un cheval inquiet, c’est lui confirmer qu’il avait raison d’avoir peur.

Face à un cheval qui s’inquiète ou qui réagit par la fuite, parfois de manière violente, la réponse la plus juste est souvent la plus simple : rassurer.
S’arrêter. Respirer. Revenir calmement dans la zone inquiétante.
Parfois descendre de cheval et l’accompagner en main.
Laisser le temps au cheval d’observer, de comprendre, de relâcher.
Une voix posée, une attitude stable suffisent souvent à transformer un lieu perçu comme hostile en un espace neutre, voire confortable.

Il est essentiel de comprendre une chose fondamentale :
le cheval n’apprend pas comme l’humain, il ressent avant tout.
Il n’analyse pas la situation, il mémorise l’émotion qui l’accompagne.

Un lieu où il a eu peur devient un lieu dangereux.
Un exercice associé à la colère humaine devient un exercice anxiogène.
Et surtout, un cavalier qui perd son calme devient, aux yeux du cheval, une source d’insécurité.

Cette relation est profondément comparable à une expérience humaine.
Imaginez-vous seul dans un environnement tendu, entouré de personnes agressives, imprévisibles, potentiellement dangereuses.
Si l’une d’elles s’approche de vous avec hostilité, chercherez-vous spontanément l’affrontement ?
Ou tenterez-vous, par instinct de survie, d’apaiser la situation par la voix, le calme, la diplomatie ?

Affronter frontalement augmente presque toujours le risque.
Apaiser ouvre une possibilité de sécurité.

Le cheval fonctionne exactement de la même manière.
Il ne cherche ni domination ni contrainte, mais un repère stable.
Il nous renvoie sans filtre la qualité de notre maîtrise émotionnelle.

Être exigeant ne signifie pas être dur.
Être ferme ne signifie pas être violent.
Être un bon cavalier, c’est avant tout être capable de rester calme quand la situation devient inconfortable.

Dans les moments de peur, le cheval ne cherche pas un cavalier fort.
Il cherche un cavalier apaisant.

Et si, au fond, le cheval n’était pas là pour nous obéir…
mais pour nous apprendre à mieux nous maîtriser ?

Car un cheval confiant naît toujours d’un humain digne de confiance.
Il nous suit quand il se sent en sécurité, jamais quand il se sent contraint.

Il ne nous demande pas d’être parfaits, il nous demande d’être justes.

Sportivement votre,
Eric



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