05/05/2026
Voilà, il y a maintenant plus de dix jours, il s’est passé quelque chose que je dois vous partager. C’est très difficile pour moi, mais il est important de vous tenir informés et de vous raconter cette épreuve. Je suis encore très chamboulée et choquée.
En allant chercher Fahim dans le but d’aller faire un petit tour avant de partir en randonnée en Auvergne, il n’était pas avec les autres. Je l’ai appelé, mais il n’est pas venu — alors qu’il arrive toujours au galop. Je me suis approchée et j’ai aperçu du rouge au sol… étrange, il n’y a pas de coquelicots dans ce pré. En avançant, j’ai découvert l’horreur : son postérieur levé, la chair apparente. Une entaille impressionnante… pas de doute, on voyait les tendons.
J’appelle immédiatement la vétérinaire et Baptiste. J’étais déjà en larmes, presque incapable de parler ou même de respirer.
Très vite, nous partons en urgence à la Clinique du Mans. Déjà, monter dans le van était une épreuve pour lui. Plus d’une heure de route à pleurer, avec mille pensées qui se bousculent… dans ces moments-là, on a l’impression que tout s’effondre. Mon bébé de 5 ans, toute la vie devant lui, une carrière prometteuse avec déjà de très beaux résultats… tellement généreux, gentil et calme.
Nous rencontrons la chirurgienne, qui ne dresse pas un tableau très rassurant — ni pour son avenir, ni pour le budget, qui fait froid dans le dos. On a beau vouloir tout faire pour eux, il faut aussi être lucide : il y a des limites.
Je m’effondre encore davantage. Nous évoquons même l’euthanasie.
Nous décidons malgré tout de tenter l’opération, au moins pour évaluer précisément les dégâts et prendre la décision la plus juste pour lui, comme pour nous. Il faut alors le laisser seul dans son box. Lui dire au revoir… Je lui glisse quelques mots à l’oreille, puis il faut partir, espérer, et attendre ce coup de téléphone de la chirurgienne pendant l’opération.
Les heures passent. Beaucoup d’appels, de messages, de soutien et d’amour de la part de mon entourage… des personnes qui comptent énormément pour moi, qui me comprennent et me soutiennent dans ces moments où il faut rester lucide et imaginer l’avenir. Difficile d’être rationnelle.
Finalement, la chirurgienne nous appelle. Plusieurs bonnes nouvelles : le tendon fléchisseur profond n’est pas atteint, et la gaine n’est pas touchée. En revanche, le tendon superficiel est arraché aux trois quarts, impossible à suturer — elle a dû en couper une partie.
Avec ces éléments, nous décidons de poursuivre l’opération et de le garder avec nous.
La plaie a été entièrement suturée et nettoyée, un plâtre a été posé. Fahim s’est bien réveillé. Nous sommes, en quelque sorte, soulagés… mais je reste en colère que cela ait pu lui arriver.
Fahim n’aura plus de carrière sportive. Nous pouvons seulement espérer qu’un jour il puisse reprendre les chemins de randonnée… mais le parcours sera long. Il y a un risque qu’il boite à vie, son tendon ne se réparera jamais complètement. Sa vie est désormais changée à jamais.
De longs mois de box et de soins nous attendent. Nous allons devoir l’accompagner, le soutenir, et continuer d’espérer… car avec les chevaux, parfois, des miracles arrivent.
Alors merci de croiser les doigts pour lui, pour nous… pour que ce petit cheval si courageux et si gentil puisse un jour galoper à nouveau sur les chemins.
Il y a à peine une semaine, Fahim était mon cheval pour la randonnée des Écuries. Nous avons passé un week-end merveilleux. Il était, encore une fois, exceptionnel.
Aujourd’hui, nous ne savons pas exactement ce qu’il s’est passé… Il aurait pu se faire marche dessus... Un simple accident de pré… mais aux conséquences si lourdes.