07/06/2026
Eᴛ sɪ ᴛᴏɴ ᴄʜᴇᴠᴀʟ ɴ’ᴀᴠᴀɪᴛ ᴘᴀs ʙᴇsᴏɪɴ ᴅ’ᴇ̂ᴛʀᴇ ᴄᴀʟᴍᴇ́ ?
Avant-hier, Spirit ne voulait pas manger sa ration avec son traitement.
J’ai essayé d’y ajouter de la carotte, puis de la compote, puis des herbes qu’il adore habituellement.
J’ai insisté. J’ai argumenté. 😅
J’ai essayé de lui mettre dans la bouche.
J’ai essayé de le convaincre.
Puis j’ai fini par sortir la seringue de gavage.
Et à ce moment-là, nous sommes entrés en conflit.
J’étais agacée.
Agacée de perdre du temps.
Agacée de ne pas réussir.
Avec, en arrière-plan, cette peur bien connue de nombreux gardiens : celle de ne pas réussir à prendre soin de son animal comme on le voudrait.
La peur de ne pas être à la hauteur.
La peur de ne pas remplir sa mission.
Et lui aussi était plein d’émotions.
Parce que même si Spirit est parfaitement éduqué pour recevoir un vermifuge ou une seringue, ce produit-là avait visiblement pour lui un goût, une odeur ou une sensation particulièrement désagréable.
Et il essayait simplement de me le dire…
Alors j’ai fini par appliquer mes propres conseils : je me suis arrêtée, et j’ai écouté.
Mais surtout… j’ai considéré.
J’ai d’abord considéré ce qui était là pour moi : ma frustration, ma colère, mon inquiétude, mon envie que cela fonctionne, mon besoin que les choses se passent comme je l’avais prévu.
Puis j’ai considéré ce qui était là pour lui : son inconfort, son refus, son émotion, sa tentative de communiquer quelque chose qui, de son point de vue, était parfaitement légitime.
« Je vois. Je me vois. Je te vois. »
Et quelque chose a changé.
Non pas parce que j’ai abandonné mon intention ou parce que j’ai décidé de ne plus lui donner son traitement. Mais parce qu’en offrant un espace à ce qui était présent, sans chercher à le combattre ou à le faire taire, la tension est progressivement redescendue, pour lui, et pour moi.
Quelques minutes plus t**d, j’ai pu lui administrer tranquillement la seringue, sans lutte, sans conflit, sans drama. Et cela continue depuis à se passer dans le même calme chaque jour.
Je crois que beaucoup de situations avec les chevaux ressemblent à cela.
En extérieur.
Au pansage.
Au moment de monter.
Dans les soins.
Dans le travail à pied.
Nous passons parfois beaucoup d’énergie à essayer de faire disparaître une émotion, une sensation alors que celle-ci demande simplement à être reconnue.
Écouter.
Considérer.
Puis répondre.
C’est un chemin que les chevaux m’enseignent chaque jour.
Et peut-être l’une des compétences les plus précieuses que nous puissions développer à leurs côtés.
Si ces sujets résonnent pour toi, si tu as envie d’apprendre à accompagner ton cheval avec davantage de clarté, de présence et de compréhension, que ce soit dans les petits défis du quotidien ou dans des situations plus complexes, ma porte est ouverte pour échanger.
Camille
ᒪᴀ ᗰᴇ́ᴅᴇᴄɪɴᴇ ᴅᴜ ᑕʜᴇᴠᴀʟ
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Éᴅᴜᴄᴀᴛʀɪᴄᴇ-Cᴏᴍᴘᴏʀᴛᴇᴍᴇɴᴛᴀʟɪsᴛᴇ & Éǫᴜɪᴄᴏᴀᴄʜ ᴅᴇs ᴄᴏᴜᴘʟᴇs ᴄʜᴇᴠᴀʟ-ᴘʀᴏᴘʀɪᴇ́ᴛᴀɪʀᴇ ~
𝘑’𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦 𝘭𝘦 𝘤𝘩𝘦𝘷𝘢𝘭 𝘦𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯 𝘢̀ 𝘨𝘳𝘢𝘯𝘥𝘪𝘳 𝘦𝘯𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦, 𝘦𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘤𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘪𝘢𝘯𝘤𝘦.