15/05/2026
(NdA, je suis également éleveuse de porcs gascons plein air)
J’habitue tous mes chiots petits aux cochons, je les y emmène pour n’importe quelle balade ou soin, simplement pour que ce ne soit pas un événement pour eux et qu’ils y soient complètement désensibilisés. Je ne leur demande rien de spécial, juste un peu de rappel, ils sont simplement là à m’accompagner dans le quotidien.
Quand ils sont bien habitués et qu’ils ne réagissent plus du tout à la présence des cochons (plus d’aboiements, plus de tentative de relations avec ces grosses bêtes noires et apathiques), je commence à travailler la connexion avec chaque chien dans ce milieu : le but est autant de les préparer à un éventuel travail de guidage, de tri ou de surveillance ponctuelle (ce que je n’ai pas encore mis en place) que d’améliorer la connexion dans ce contexte de « travail ». C’est en effet cette connexion qui me sera utile dans toutes les autres circonstances de la vie quotidienne, et j’aime la travailler aux cochons parce que ce contexte correspond extrêmement bien au mental et aux origines du GBS (surveillance du bétail, vigilance, garde, travail d’équipe).
Dans cette vidéo, je travaille ça avec Athènes qui est encore assez brouillon et peu concentrée, mais déjà « détachée » des cochons en eux-mêmes (on est en chemin !). J’avais fait asseoir Uther plus loin dans un premier temps, on voit qu’il est à sa place, il vient tranquillement quand je l’appelle, il est connecté et rien de l’environnement ne le disperse. Dans d’autres circonstances, même beaucoup plus stimulantes parce qu’exceptionnelles, je peux activer cette connexion que j’ai mise en place avec lui et c’est un outil merveilleux.
Bien entendu, ce travail de connexion peut se faire dans mille autres contextes. C’est un travail sur le long terme dont le but est la relation plutôt que des résultats d’obéissance pure.