25/04/2026
💥LE COLLIER ANTI-ABOIEMENT EST-IL VRAIMENT LA BONNE SOLUTION ?
Encore une fois, on me demande souvent ce que je pense des colliers anti-aboiement, et honnêtement je vais être clair, pour moi ce n’est pas la solution miracle que beaucoup imaginent, loin de là.
Déjà parce qu’un aboiement, ce n’est pas un bouton qu’on coupe, c’est un comportement, une communication, parfois une alerte, parfois de la frustration, parfois du stress, parfois juste un chien qui monte en pression tout seul dans son jardin en regardant vivre le quartier.
Donc vouloir faire taire sans comprendre pourquoi ça aboie, c’est souvent prendre le problème à l’envers.
Ensuite il y a un autre point que beaucoup oublient, c’est la fiabilité de ces machins, surtout quand on est sur du matériel bas de gamme ou dans un environnement avec plusieurs chiens. Tu imagines très bien le tableau, il y en a un qui aboie, l’autre qui n’a rien demandé se prend la sanction, la vibration, la giclée ou je ne sais quoi, et là on commence à fabriquer de l’injustice, de l’incompréhension, parfois même de la tension entre chiens.
Et ça, sur le terrain, ce n’est jamais une bonne idée. Il faut aussi dire les choses comme elles sont, certains chiens s’habituent.
Un chien avec du tempérament, un chien très motivé, un chien déjà dans une grosse charge émotionnelle, il peut très bien continuer malgré le collier.
Donc au mieux ça coupe un peu, au pire ça ne change rien, ou ça déplace le problème ailleurs. Et c’est là que beaucoup se trompent, parce qu’ils croient avoir réglé les aboiements alors qu’ils ont juste mis un couvercle sur la casserole.
Moi je préfère toujours poser la vraie question, pourquoi le chien aboie autant.
Parce qu’entre un chien qui alerte, un chien qui s’ennuie, un chien qui garde, un chien qui panique, un chien qui réagit à tout ce qui passe derrière le grillage ou un chien qui ne supporte pas la solitude, on ne parle pas du tout du même travail. Et tant qu’on n’a pas identifié ça, on bricole.
Le brise-vue par exemple, on en parle souvent, ça peut aider un peu dans certains cas, oui, mais si le chien entend, sent, anticipe, ou connaît déjà par coeur le rituel du quartier, ça ne changera pas grand-chose.
Par contre, dans bien des situations, une mesure toute bête peut déjà limiter la casse, rentrer le chien à l’intérieur quand on n’est pas là.
Ce n’est pas régler le fond du problème, mais au moins on évite qu’il passe deux heures à se monter la tête tout seul au fond du jardin pendant que tout le voisinage profite du concert.
Donc non, je ne suis pas anti réflexion, je suis juste contre les solutions faciles qu’on vend comme intelligentes alors qu’elles sont souvent paresseuses.
Pour moi, chez un pro, la vraie démarche ce n’est pas comment faire taire un chien, c’est comprendre ce qu’il essaie d’exprimer, dans quel contexte, avec quel niveau d’émotion, et ensuite seulement mettre en place un vrai travail.
Le reste, très souvent, c’est du cache misère un peu technologique, et parfois même un piège de plus pour des gens déjà perdus.
😉 Encore une fois, tout cela n’engage que moi, mais cette réflexion n’est pas sortie d’un chapeau, elle est le fruit d’une carrière entière passée à observer, analyser et étudier, après, chacun reste libre de faire comme il l’entend.