Zen o' pattes - Éducation canine

Zen o' pattes - Éducation canine Éducation canine - Balade - Pension à domicile

20/12/2025
04/12/2025

Nez écrasé, peau pliée, arrière-train abaissé... Au fil des décennies, l'être humain a créé des races de chiens au gré de ses désirs. La santé de ses compagnons de route est, elle, passée à la trappe. Au point de leur réserver sciemment une vie de souffrance.

Qui n'a jamais craqué devant la bouille d'un Bouledogue Français ou les beaux yeux bleus d'un Berger Australien ? Pourtant, face à l'esthétique de ces chiens très en vogue se cache une autre tendance nocive, consistant à faire se reproduire entre eux des animaux aux caractères morphologiques exagérés. Quitte à ce que ces derniers accumulent les tares...

➡️ L'hypertype du chien, qu'est-ce que c'est ?

Oui, le Chihuahua descend bel et bien du loup, une évolution qui n’aurait très probablement pas eu lieu sans intervention humaine. La diversité génétique observée aujourd’hui chez les chiens donne l’illusion d’une grande variété, mais cette richesse est en réalité trompeuse. Pour préserver les morphologies patiemment façonnées au fil des décennies, les apports génétiques extérieurs ont été limités, au point de recourir parfois à la consanguinité. Avec, pour conséquence, des lignées de chiens toujours plus vulnérables.

Un chien de race est dit « typé » s'il correspond aux standards exigés par le LOF (Livre des Origines Français). Cela se joue sur de nombreux critères, allant de la taille au garrot à la forme des oreilles, en passant par l'allongement du museau ou la couleur de la robe. Quand ces détails sont poussés à l'excès, on parle alors d'hypertype : un museau complètement écrasé, des plis de peaux à n'en plus voir l'animal en-dessous, des yeux bleus chez une race qui a normalement les yeux foncés...

Le problème ? C'est qu'au lieu de stopper ces hypertypes en évitant de faire se reproduire des chiens qui y sont sujets, nombre d'éleveurs peu scrupuleux les ont au contraire développés. La loi de l'offre et la demande... appliquée à la santé des animaux.

Parce que c'est mignon, parce que c'est tendance, les Bouledogues peinent à respirer, les Cavalier King Charles accumulent les problèmes cardiaques, les Shar-Pei souffrent de problèmes de peaux très douloureux sous leurs nombreux plis, les Shih Tzu ont des globes oculaires si disproportionnés que leurs paupières ne peuvent plus les recouvrir ni les hydrater, les Bergers Allemands finissent paralysés par l'arthrose tant leur bassin s'est vu s'affaisser...

« Il y a eu quelques améliorations sur le Berger Allemand et son cousin le Berger Blanc Suisse ces dernières années, avec le retour à un côté un peu plus rustique, mais les magouilles génétiques restent terribles pour les animaux qui en souffrent », assure auprès de Mr Mondialisation, la docteure Marion Arribart, vétérinaire généraliste et comportementaliste en région rennaise :

« C'EST UN CRÈVE-CŒUR DE VOIR DES CHIENS QUI NE PEUVENT VIVRE SANS INTERVENTION CHIRURGICALE ET QUE LE MOMENT OÙ ILS RESPIRENT LE MIEUX, C'EST QUAND ILS SONT INTUBÉS PENDANT L'ANESTHÉSIE ! »

➡️ Le mythe des chiens qui « remplissent les poches des vétos »

Contrairement aux idées reçues, les vétérinaires se battent contre le phénomène des hypertypes. L'AFVAC (Association Française des Vétérinaires pour Animaux de Compagnie) a d'ailleurs lancé une campagne de sensibilisation à ce sujet :

« IL SERAIT URGENT QUE TOUS ACTEURS DE LA FILIÈRE DÉFINISSENT LES RECOMMANDATIONS ET RÈGLES AUXQUELLES DEVRA SE CONFORMER UNE SÉLECTION DIGNE DE CE NOM, DANS LE RESPECT DU BIEN-ÊTRE ANIMAL »

Une tendance que confirme Marion Arribart interviewée pour cet article : « Je ne peux évidemment pas parler au nom de tous les vétérinaires, mais dans ma carrière, je n'en ai jamais croisé qui se réjouisse de devoir opérer un bouledogue. Nous travaillons autant que possible sur la prévention, car pour nous, ce problème est un vrai casse-tête ! Les traitements qui peuvent fonctionner sont inabordables, nous opérons les mêmes chiens à répétition faute de trouver des solutions, et nous faisons face au désarroi, à l'incompréhension ou à la colère des propriétaires... »

Car être vétérinaire, ce n'est pas uniquement soigner les animaux. C'est aussi prendre soin de l'humain, et accompagner les propriétaires dans des étapes compliquées, allant de l'opération jusqu'à l'euthanasie. Une « charge mentale » souvent très lourde, qui engendre un taux de su***de chez les vétérinaires 3 à 4 fois plus élevé que la population générale.

Pour Marion Arribart qui exerce à son compte, « il existe des métiers bien moins complexes qui rapportent beaucoup plus. Je tiens à soigner les animaux, et à prendre soin des humains. Or, les chiens hypertypés nous mettent dans des situations où le manque de moyens médicaux ou financiers les condamnent - à l'instar des problèmes de comportements, qui reposent aussi sur une tendance à faire entrer les races dans des cases. »

« NOUS N'AVONS PAS BESOIN DES CHIENS HYPERTYPÉS POUR GAGNER NOTRE VIE. LA NATURE EST SUFFISAMMENT INJUSTE POUR QUE NOUS AYONS ASSEZ À FAIRE AVEC LES AUTRES PATHOLOGIES... »

➡️ Maîtres ou éleveurs... À qui la faute ?

Qui de l’œuf ou la poule ?... Faut-il en vouloir aux éleveurs de perpétuer des hypertypes pour des maîtres toujours en demande, ou aux maîtres de créer la demande et d'ainsi pousser les éleveurs à continuer sur leur lancée ? Au-delà de savoir sur qui rejeter le blâme, la question qui se pose aujourd'hui est plutôt de trouver comment stopper l'hémorragie.

L'association Animal Cross, qui a récemment mis le sujet en lumière, propose de signer une pétition pour lutter contre ce fléau. Mais elle en demande davantage : dossier très complet et documenté de 62 pages à l'appui, Animal Cross souhaite mettre en place 13 mesures pour mettre fin à la souffrance des animaux, en s'inspirant notamment de nos voisins européens.

Parmi elles : interdire la reproduction des races « médicalement dans une impasse », comme le Cavalier King Charles (interdiction actée en Norvège), stériliser les chiens malades ou porteurs de maladies, ou renforcer les contrôles vétérinaires dans les élevages de chiens à risques.

« Je suis peut-être naïve, mais je pense qu'informer et éduquer sont les clés pour essayer d'enrayer le problème, s'enquiert Marion Arribart. Il suffit de voir le nombre de chiots toujours en vente sur leboncoin alors que c'est censé être interdit... À très court terme, l'interdiction peut en effet devenir nécessaire si les choses ne vont pas assez vite - un peu comme avec l'écologie !

Mais je pense que nous devons vraiment insister sur le volet informatif. Aux personnes qui disent "Je veux un chien", nous devons expliquer tous les tenants et les aboutissants, incluant les soucis de santé. Car je ne crois pas en la mauvaise foi des gens qui achètent un Bouledogue ou un Shar-Pei : je pense simplement qu'ils ne savent pas. »

La diffusion large et rigoureuse de l’information apparaît aujourd’hui comme l’un des leviers essentiels pour enrayer un phénomène qui menace directement la santé et le bien-être de nombreux chiens. Vétérinaires, associations de protection animale, éleveurs, mais aussi particuliers sensibilisés à la cause animale : l’enjeu consiste à promouvoir la responsabilité.

Alors que les chiens croisés se révèlent souvent plus robustes que certaines lignées de race, l’heure semble venue de questionner l’emprise de critères purement esthétiques et de favoriser un retour à une diversité génétique bénéfique. Qu’il soit adopté ou acheté, un chien demeure avant tout un compagnon de vie d’une valeur inestimable, bien au-delà de la couleur de ses yeux.

✍🏼 Marie Waclaw

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Infos et Débats | Mr Mondialisation

04/11/2025

Ça fait un moment que j'ai très envie de râler (pour changer 😅).
Et puis bon, depuis que je sais que c'est bon pour la santé, pourquoi m'en priver? 🤪 .
Ceux qui me connaissent savent comme j'aime râler et c'est souvent pour défendre des bonnes causes il faut bien le reconnaitre ;) .

MAIS JE NE RALERAI PAS et je vais plutôt tourner ça en positif ;) .

J'aimerais donc remercier les joggeurs en rue ou ailleurs, qui ralentissent et / ou prennent leurs distances lorsqu'ils croisent un chien en laisse ou non d'ailleurs 👍.

Merci aux cyclistes qui préviennent de leur présence et ralentissent et / ou prennent leurs distances, peu importe l'endroit 🙏.

Merci aux passants dans la rue qui ne frôlent pas nos chiens et qui ne forcent pas le passage dans des zones étroites.
Merci à ceux qui passent du côté de l'humain et non du chien 🫶.

Merci aux parents qui éduquent leurs enfants et les empêchent de courir vers nos animaux, de crier, de passer trop près, de les toucher sans demander, de les saisir, de leur faire peur 🤝.

Merci aux personnes qui laissent les chiens tranquilles et qui les ignorent.
Petit ou grand il n'y a aucune raison d'aller vers un chien que l'on ne connait pas (à moins que celui-ci ne soit en danger / insécurité) ✌️.

Merci à celles et ceux qui ne lâchent pas leurs chiens s'ils ne savent pas les gérer 👏.

Merci aux personnes qui rattachent leurs chiens lorsqu'ils en voient d'autres en laisse 🙌.

Merci aux gens qui refléchissent et ne voient pas les chiens comme des objets 🤘.

MERCI 🌹 !
MERCI ❤️ !
MERCI 😘 !

(Ne faites pas attention aux beaux gosses, ils sont juste là pour attirer votre attention 😁)

Aimez, partagez, répandez la bonne humeur 😂.

21/10/2025
03/10/2025

Une grande dame s'en est allée.
Qui ne l'a pas admirée pour son travail exceptionnel, sa douceur et la passion qu'elle portait aux animaux et à la nature.
Repose en paix, chère Jane...

22/09/2025

Traumatisme - Quand le cerveau disjoncte

Sidération, dissociation, amnésie post-traumatique et mémoire traumatique.

Qu'est-ce que c'est? Il s'agit de mécanismes psychologiques et neurobiologiques de sauvegarde exceptionnels de l'organisme qui se mettent en place lors d'un traumatisme.

Les traumatismes qui sont susceptibles d'être à l'origine de ces mécanismes psychotraumatismes sont ceux qui sont vont menacer l'intégrité physique ou l'intégrité psychique.

Certains évènements de la vie constituent, pour l'individu qui les vit, comme une agression et un véritable choc traumatique.

Comme devant tout choc traumatique intense la victime peut réagir par la sidération et la dissociation, et potentiellement par l'amnésie post-traumatique.

Considérons, pour faire la métaphore, que notre système nerveux est comme un réseau électrique d'une maison.

Il comporte un circuit, des prises et un disjoncteur, qui saute lorsque le réseau affronte une charge supérieure à l'intensité pour laquelle il est prévu.

Si le disjoncteur ne fait pas son office, le risque d'incendie et de destruction totale du réseau et de la maison est majeur. Le disjoncteur est la protection.

De même notre système nerveux est prévu pour supporter une certaine charge émotionnelle, comme une charge électrique.

Quand une intensité maximale est dépassée, notre disjoncteur neurologique suit, nous cessons de ressentir quoi que ce soit et nous devenons incapables de réagir : c'est l'état de sidération. Sans cette sidération, nous risquons notre vie.

Ainsi, les agressions, quand elles sont suffisamment fortes pour saturer le système émotionnel de la victime, déclenchent la sidération chez celle-ci, l'empêchant de réagir, de se défendre et cette sidération peut la conduire à ne plus bouger, qui ressemble à un faux-semblant de calme.

Le système neurologique de la victime a disjoncté, pour protéger sa vie.

Par exemple, c'est le cas des femmes qui subissent un viol, elles sont loin d'être consentantes, elles sont sous l'effet de la sidération.

Passé l'état de choc, et la sidération, la victime peut toujours continuer d'agir et sembler dans son état normal. Qu'on ne s'y trompe pas!

Si la victime est ainsi, anormalement calme, c'est qu'elle vit la situation comme si elle la voyait de l'extérieur, elle est dans un état de dissociation.

La victime agit, mais son système émotionnel, qui dans une situation ordinaire, donne l'impression subjective d'être "dans" l'expérience vécue, d'y être associée, est complètement désactivé. Elle est dissociée et elle agit comme un automate.

La sidération est une réaction psychologique et physique involontaire face à un événement traumatique, brutal, ponctuel ou récurrent sous sa forme.

La sidération survient face à des agressions terrifiantes, incompréhensibles, ou des situations de violence perçues par la victime comme sans issue ou sans recours de poser une action salvatrice qui pourrait l'extraire de la situation.

Selon Anne Clothilde Ziégler, auteur de renom, le système de la sidération, dissociation, amnésie post-traumatique et mémoire traumatique peut aussi prendre racine dans l'emprise et l'abus dans la famille et le couple.

La sidération se manifeste par un blocage des fonctions supérieures du cerveau, entraînant une paralysie physique et psychique et une dissociation de la réalité, transformant l'individu en "statue" paralysée.

Face à un danger extrême, le cerveau bloque l'analyse et la réaction, permettant au corps de rester figé.

La sidération peut être le début de troubles traumatiques plus importants, rendant nécessaire une prise en charge psychologique.

Dissociation

La sidération peut s'accompagner d'un sentiment de détachement, de percevoir les événements comme s'ils arrivaient à quelqu'un d'autre, sans ressentir d'émotions.

La dissociation est un mécanisme de défense psychologique qui permet de se déconnecter de la réalité, de ses émotions et de ses sensations lors d'un événement traumatique perçu comme insupportable.

Bien qu'utile à court terme pour la survie, la dissociation peut devenir problématique à long terme, entraînant des troubles du comportement, des douleurs chroniques, et des difficultés à intégrer l'expérience traumatique dans le récit de sa vie.

Amnésie post-traumatique & Mémoire traumatique

Notre mémoire dépend de l'attention que nous portons au contenu à mémoriser et notre attention dépend de l'émotion ressentie.

Dans la mesure où la sidération et la dissociation interrompent notre circuit émotionnel, donc notre attention, elles compromettent grandement notre capacité à nous souvenir.

D'un évènement, il peut nous rester de vagues traces mémorielles, ou parfois pas de traces du tout.

Cependant, la charge émotionnelle non vécue, reste enkystée dans notre système inconscient, et elle contribue à nous tendre sourdement : c'est la mémoire traumatique.

Ainsi, chargée de ces mémoires inconscientes et explosives, la victime avance aussi prudemment que les conducteurs du film "Salaire de la Peur", par crainte de faire flamber le stress contenu des traumas répétés qu'elle porte.

Si elle s'est sidérée et dissociée, c'est que le niveau de stress vécu a été suffisamment intense pour compromettre sa santé immédiate, sinon sa vie , et peut entraîner l'activation des systèmes neurobiologiques de disjonction.

Impuissance acquise VS Sidération

Nous avons à distinguer l'impuissance acquise de la sidération, qui sont deux états psychologiques distincts, bien que l'impuissance acquise puisse parfois conduire à une forme de sidération.

L'impuissance acquise est un apprentissage de la passivité, où un individu, après des expériences répétées d'échecs ou de situations incontrôlables, finit par croire que ses actions sont inutiles et cesse de tenter de changer sa situation. Ce processus fonctionne plus sur la durée face à une expérience désagréable.

La sidération, quant à elle, est une réaction plus immédiate et physiologique à un événement traumatisant, un "gel" du système nerveux qui rend la victime incapable de réagir, de vocaliser ou d'agir au moment présent.

En conclusion

Des études montrent des similitudes frappantes entre le cerveau du chien et celui de l'homme. Tout comme nous, les animaux ressentent profondément les choses de la vie dans un silence stoïque.

Malgré les différences de taille, les cerveaux des chiens et des humains partagent les mêmes structures neuronales fondamentales, comme l’hippocampe pour la mémoire et l’amygdale pour les émotions.

Le psychotrauma laisse des séquelles plus ou moins durables, des troubles de stress post-traumatique incluant des troubles de l'humeur, alimentaires, anxieux et dépressifs, associés à des douleurs morales ou sociales, et parfois aussi à des douleurs chroniques. Le corps parle et ne ment pas!

Tout comme les humains, les animaux sont des Créatures sentientes, et elles peuvent vivre des traumatismes qui peuvent les perturber à vie, les sensibiliser, les rendre vulnérables.

La résilience peut être un chemin délicat pour les victimes de la vie, mais aussi pour les accompagnants bienveillants qui les soutiennent vers des jours meilleurs. Le chemin n'est pas linéaire, mais cela vaut la joie, de rallumer l'étincelle de vie.

Avec toute notre plus profonde empathie pour les personnes et les animaux traumatisés et bousculés par l'existence, et ceux qui les guident. Que la force de la résilience soit avec vous.

Soyez créatif!

Merci de respecter la source de cet article.

Sylvia Kramer.
Comportementaliste Spécialisée
Certifiée TR IDTE
Turid Rugaas International Dog Trainer Education.

Références :
Dissociation et mémoire traumatique de Marianne Kédia
Le trauma et le corps de Clare Pain
Anne Clothilde Ziegler - Somato-psychopédagogue.

20/09/2025

Les réseaux sociaux ont pris une place importante dans le monde de l’éducation canine. Aujourd’hui, il suffit de taper « éduquer son chien » sur internet pour voir apparaître une avalanche de vidéos, de tutos et de formations « clés en main ». Et c’est là que le problème commence. Colliers qui claquent, immersions forcées, chiens mis en détresse… Ces méthodes, que l’on espérait voir disparaître, se retrouvent désormais à portée de clic, mises en scène dans des vidéos séduisantes et impressionnantes.

De plus en plus d’éducateurs canin se mettent en avant sur les réseaux sociaux. Leurs vidéos sont montées comme de véritables séries Netflix :
• Un chien agressif ou incontrôlable, souvent d’une race impressionnante (Malinois, Staff, American Bully…)
• Un maître dépassé, en panique
• Une musique dramatique pour captiver l’audience
• Et, en quelques minutes, miracle : le chien devient « obéissant » et « apaisé ».

Mais la réalité est tout autre. Ces scénarios sont trompeurs et dangereux : ils banalisent des méthodes coercitives et laissent croire qu’il suffit de s’imposer pour régler les comportements d’un chien. Les séances filmées cachent souvent un niveau de stress extrême pour l’animal, invisible aux yeux des spectateurs novices.

L’illusion de la réussite rapide :
Ces vidéos vendent du rêve : Des résultats bluffants, 100 % garantis, en quelques minutes seulement ! Mais à quel prix ?
• Colliers étrangleurs
• Doubles laisses tendues
• Saccades violentes, étranglements
• Immersions forcées face à des peurs intenses
Le chien finit par se calmer, mais il ne s’agit pas d’apprentissage. Ce n’est pas de l’éducation. C’est de la résignation. Le chien cesse d’agir non pas parce qu’il comprend, mais parce qu’il renonce.

La maltraitance ne se limite pas aux coups ou aux cris. Elle peut être insidieuse. Un chien peut sembler « obéir » alors qu’il est en état de stress ou de sidération. Pour le comprendre, il faut apprendre à lire ses signaux d’inconfort :
• Détourner le regard ou tourner la tête sur le côté
• Cligner des yeux rapidement
• Se lécher la truffe
• Oreilles plaquées
• Queue rentrée sous le ventre
• Démarche raide ou saccadée
Ces signaux sont des appels à l’aide. Si on les ignore, on pousse l’animal à bout, parfois jusqu’à l’agressivité, parce qu’il n’aura pas le choix.

Depuis des années, les éducateurs canins positifs luttent contre les méthodes coercitives. Aujourd’hui, le combat a changé : ce ne sont plus seulement les particuliers qu’il faut informer, mais aussi les éducateurs 2.0 qui s’improvisent experts et propagent des techniques dépassées.

Pourtant, la science est claire :
• Les méthodes coercitives augmentent le stress, la peur et les troubles comportementaux.
• L’éducation bienveillante, fondée sur le respect et la compréhension du chien, donne des résultats durables sans nuire à son bien-être.

Le danger des réseaux sociaux :
Le problème, c’est que ces vidéos font croire qu’il existe des solutions simples, rapides et universelles. Elles jouent sur les émotions des propriétaires désemparés, qui veulent aider leur chien et obtiennent… de fausses promesses.
Un chien n’est pas une machine que l’on reprogramme en quelques minutes. C’est un être sensible, qui a besoin de temps, de patience et de compréhension.

Ensemble, faisons évoluer les mentalités :
Le SECEP s’engage pour une éducation respectueuse et éthique. Mais nous avons besoin de vous :
• Partagez des contenus fiables
• Dénoncez les dérives
• Apprenez à observer les signaux de votre chien
• Expliquez l’impact négatif des réseaux

L’éducation canine ne devrait pas être un spectacle. Elle doit être une rencontre, une relation, un apprentissage mutuel.

Réveillons les consciences :
Ensemble, faisons en sorte que les réseaux sociaux cessent de banaliser la maltraitance et deviennent des espaces de sensibilisation et de respect.

16/09/2025

Parfois, une publication me sort de ma torpeur habituelle quand je scrolle Facebook, le cerveau à demi conscient. Un petit coup de fouet !

Il peut s’agir d’un truc que je trouve super intéressant, un nouveau concept qui me pousse à réfléchir…Mais bon, clairement, le plus souvent c’est parce que je viens de lire une absurdité grosse comme une maison qui me fait douter de la compétence de mon ophtalmo. La dernière en date ? Je vous présente…

⚡ La coercition bienveillante ! 🙃

Si si, je vous assure. Je l’ai lu – avec et sans lunette pour être sûre 👀. En français correct, on appelle ça un oxymore : allier deux mots de sens contradictoires. C’est comme dire « l’obscure clarté », « la douce violence » ou même « la froide chaleur ».

Dans un poème, un oxymore, c’est plutôt classe. Mais quand on s’en sert pour vendre de la purée en flocon comme de la gastronomie, ça devient moins sympa. Ne nous y trompons pas, ce genre de formule a un seul but : rendre digeste ce qui - sans maquillage - passerait mal. Ce n’est ni plus ni moins que du marketing :

👉 On ne dit pas « malbouffe », on dit « restauration rapide ».
👉 On ne dit pas « éboueur », on dit « préposé à la propreté publique ».
👉 On ne dit pas « coup de collier étrangleur », on dit « fermeté éducative ».
👉 On ne dit pas « punition », on dit « cadre rassurant ».
👉 On ne dit pas « technique maltraitante, dépassée et décriée par la science », on dit « coercition bienveillante ».

Bah voyons. Comme si l’adjectif bienveillant devenait un passe-droit. Une sorte de certificat de bonne vie et mœurs.

🚫 Le vrai danger, ce n’est pas seulement ce vernis moral ridicule. C’est que ce genre de rhétorique ouvre la porte aux dérives : si on accepte l’idée qu’on peut être « coercitif mais bienveillant », alors tout peut être justifié. C’est exactement ce que la linguistique appelle un euphémisme toxique : on rend socialement acceptable ce qui devrait être remis en question.

➡️ Rappelons également que ce qui est coercitif, ce n’est pas donner un cadre clair à son chien (sauf si ce cadre est absurde ou beaucoup trop petit pour que le chien tienne à l’intérieur). Ce qui est coercitif, c’est la façon d’appliquer ce cadre. Et c’est là que la « coercition » s’oppose à la « bienveillance ».

😏 Et quand on me dit « tous les chiens n’écoutent pas avec de la douceur », je réponds cette jolie citation d'Abraham Maslow : « Si votre seul outil est un marteau, vous avez tendance à considérer chaque problème comme un clou ».

Enfin, il y a quand même une chose qui semble rassurante dans cette histoire : le vent tourne – et même les éducateurs coercitifs qui ont bien ri de la bienveillance et des bisounours s’en rendent compte 😉.

07/09/2025

Voilà une question qui fait froid dans le dos, car elle contient déjà une contradiction irréconciliable.

😡😡😡
Un chiot de trois mois laissé seul pendant neuf heures dans un appartement n'est pas simplement "à éduquer" à la solitude : c'est un être vivant qui a besoin de soins constants, de pauses physiologiques et d'interactions sociales essentielles à son développement émotionnel et cognitif.

‼️‼️‼️
Un chiot de 3 mois laissé seul 8 à 9 heures par jour ne s'habitue pas : IL SE DÉTRUIT.
Car la vérité est simple
👉on n'"habitue" pas un chiot à 8-9 heures de solitude,
ON LE CONDAMNE.

Un chiot c’est un animal en pleine croissance, avec des besoins constants de relations, de jeux, de sécurité et de physiologie que vous ne pouvez pas comprimer dans les créneaux horaires après le travail.

‼️‼️‼️
Un chien, d’ailleurs, n'est pas un engagement "d'heures libres" : c'est une présence vivante qui dépend de nous à tous les niveaux. Si votre temps est si limité, le choix le plus responsable est peut-être de reporter l'arrivée d'un chiot à un moment plus opportun, afin d'éviter de construire dès le départ une relation fragile et frustrante pour tous les deux.

‼️‼️‼️
Si vous envisagez de compenser avec des dog sitters, des parents ou des pensions, sachez que le point de référence du chien sera eux, et non vous. Ce sont eux qui garantiront la présence, les soins et la continuité. Vous ne resterez que le marginal qui rentre le soir.
Cela ne veut pas dire qu'il ne vous aimera pas, mais que vous ne serez pas la sécurité, la continuité et le guide dans sa vie : ce sont les personnes qui seront vraiment là pour lui tous les jours.

👉👉👉
Avoir un chien n'est pas une obligation, ni une prescription médicale,
c'est un choix qui nécessite du temps réel, et non une "délégation".
Si votre vie vous amène aujourd'hui à être dehors 9 heures par jour, le geste le plus responsable n'est pas de prendre un chiot, mais d'attendre. Car on ne prend pas un chien pour soi : on le prend pour lui, et il a droit à une vraie vie, pas à une prison vide.

🤷‍♂️🤷‍♂️🤷‍♂️
Et maintenant, je m'attends à ce que ceux qui s'indignent parce que ceux qui travaillent 8 heures par jour n'ont pas le droit d'avoir un chien... eh bien NON !

Un chien adulte bien équilibré peut peut-être tolérer quelques heures de solitude s'il est entouré d'une organisation qui lui procure mouvement, stimulation et compagnie. Mais un chiot ne le peut pas, car ses besoins sont beaucoup plus intenses et fréquents.

Le travail n'est pas le problème. Le problème est de penser qu'un chien doit s'adapter à une absence totale pendant toute la journée, sans que vous vous demandiez si vous pouvez vraiment lui offrir une vie digne. Je répète
👉 Un chien n'est pas une obligation, ce n'est pas un droit à revendiquer, c'est une responsabilité qui vous prend tout entier.

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04400

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Vendredi 09:00 - 19:00
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