04/09/2026
Pour mes 3 ans, je voulais partager l’histoire tragique de Nikita, ma 1ère chienne, victime de mon ignorance coupable il y a 30 ans 🤍
Sortie d’une enfance maltraitante, j’étais en mal de lien.
Je l'ai rencontrée à une braderie, grouillant avec ses frères et sœurs dans un carton.
Nikita, c’était toute ma vie. Une cabocharde avec des poils dans tous les sens.
Drôle, douce, belle, intelligente, gentille. Comme dans le petit Prince, elle était pour moi unique au monde, et j’étais pour elle unique au monde.
Las, l’amour ne suffit pas. Nikita était malheureuse, ses besoins non comblés, son angoisse de solitude non traitée..
J’étais étudiante, fauchée, et à l’époque voir un éduc était une bizarrerie…
Un dimanche, je suis sortie sans elle. Un voisin affolé me prévient : ma chienne gît dans la cour de l’immeuble.
J’avais fermé la porte oui, mais pas la fenêtre… Nikita, pour me rejoindre, avait sauté du 2è étage. Elle s’est brisé la colonne vertébrale.
Le véto de garde a supposé qu’une opération, peut-être…
Ce fût la pire nuit de ma vie près d’elle, impuissante, à l’écouter gémir et pleurer.
Le lendemain, sa vétérinaire a anéanti mes espoirs : seule une euthanasie pouvait la soulager.
J’ai emmené ma chienne d’à peine un an se faire piquer, je l’ai serrée contre moi jusqu’à la fin, et en l’écrivant 30 ans plus t**d je pleure à nouveau.
Je m’en veux toujours, de cette ignorance coupable qui lui a coûté si cher.
Elle est dans un coin de ma tête quand j’accompagne des binômes, c’est elle qui me souffle « aide-les, ça vaut le coup ».
Si tu pouvais lire ces quelques lignes, ma pauvre chienne, j’aimerais que tu saches à quel point je m’en veux encore, et comme j’aimerais ré-essayer..