31/03/2026
Après une année ou quelques années difficiles, il est temps de revenir. Après plus de 10 années a travaillé sur ce que je qualifie de "méthode affective", il est temps d'écouter les maîtres et de revenir à la relation, à l'affection.
L’idéologie positiviste !
« On ne vous demande plus d’y réfléchir, d’avoir une opinion, mais de vous y conformer, d'obéir ! »
L'alternative : "l'affectivisme" !
Depuis quelques années, le positivisme dans le monde de l’éducation canine a considérablement progressé. Nous pourrions penser qu’il s’est imposé par ses qualités novatrices, son efficacité supérieure par rapport à toutes les méthodes et techniques qui prévalaient jusqu’alors ! Nous pourrions nous dire que sa progression s’est construite sur une prise de conscience des maîtres et de professionnels éclairés, qui ont su démontrer son efficience pour améliorer la relation entre l’humain et l’animal. Nous serions tentés de croire que la bienveillance est à l’origine de sa conquête et de son expansion !
Nous aurions tort. Ce combat ne s’est pas élaboré pour l’animal, mais déjà et avant tout, pour celui qui en vivra !
La question qu’il faut poser et à laquelle il serait bien de répondre est la suivante : À qui a profité tout ce purin calomnieux déversé sur la profession pré-positivisme ?
Peut-être y a-t-il eu une espèce de préoccupation de bien-être animal au départ, j’en doute, mais soyons naïfs, qui motivait un positionnement parfois radical. Certainement, que beaucoup de ceux qui portaient et qui, aujourd’hui encore portent ces idées, importantes et fondées, étaient et sont désintéressées, et s’inquiètent sincèrement d’améliorer la vie des animaux. Merci à eux.
Dans l’ombre, d’autres utilisent, instrumentalisent ou manipulent ce mouvement pour prospérer et effacer la concurrence. Devenir indispensable, non pas en étant meilleur que tout ce qui se pratiquait dans « l’ancien temps » comme ils disent, mais en détruisant toutes techniques, outils ou structures qui ne s’alignent pas à eux, semble bien commode !
L’idée d’être bienveillant et d’aller dans le sens de la bientraitance, de ce bien-être animal, plébiscité à hauteur de 90% par les français, était plutôt alléchante. Qui refuserait d’y adhérer, à part quelques brutes ! Après, comme pour toute chose, la représentation, que chacun s’en fait, diffère. Il y a autant de besoin du chien, qu’il y a de maîtres derrière la laisse. Alors que vous pensiez être à la hauteur avec votre animal, un autre vous jugera en critiquant vos « manières », vos « positions », vos choix, votre engagement auprès de l’animal, votre manque d’implication et j’en passe. Quoique l’on puisse faire, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer et surenchérir sur ce que nous pourrions qualifier de valeur juste et équilibrée de ce que pourrait représenter le bien-être animal. Beaucoup aujourd’hui, portés par la mission divine de sauver la pauvre bête du méchant humain, et surtout par l’envie de rafler la mise, en dévalorisant le travail des autres, ceux qui ont pignon sur rue depuis des décennies parfois, radicalisent leur position et sont devenus, pour les professionnels de l’éducation canine édulcorée, les prescripteurs de psychotropes. Quand un professionnel de l’éducation canine appauvri techniquement sa caisse à outil, proportionnellement, il baisse son efficacité sur le terrain. La question de savoir s’il fallait évoluer et changer ou interdire certains comportements violents en éducation, n’est pas remise en cause. Il le fallait. Le positivisme a permis d’éradiquer beaucoup d’outrances éducatives. L’éducation positive peut s’enorgueillir d’avoir contribué à assainir les excès ! Mais la surenchère, en allant toujours plus loin dans l’assainissement méthodique, comme le refus du « non » en éducation, n’est plus une question de maltraitance, mais bien une volonté d’affaiblissement technique de l’éducateur, au profit des médicaments. La volonté première et obscure du positivisme n’a jamais été dans l’idée d’améliorer le bien-être animal, mais d’augmenter les profits de ceux qui médicalisent. Il serait facile, de prouver l’évolution des psychotropes en France, sur nos animaux de compagnie, si nous pouvions avoir les chiffres. C’est l’omerta ! Si quelqu’un a les chiffres, je suis preneur !
En interdisant l’utilisation de la contrainte en éducation canine, y compris celle que nous pourrions qualifier de verbale, comme l’usage du « non », qui, parait-il, stresse, et en prenant comme référence les travaux sur la pédagogie de l’enfant et notamment celle de l’éducation positive, ils ont volontairement affaibli l’efficacité éducative des professionnels de la technique et en parallèle augmenté les problèmes de comportement du chien, sur lesquels ils ont collé une étiquette et associé un médicament. Le positivisme n’a jamais été une position pour améliorer le bien-être canin ou animal, mais bien dans l’idée d’imposer la chimie, vue comme une alternative passive et respectueuse !
Entre la naïveté du sauveur ou l’avidité de l’opportuniste « éducateur moderne des nouveaux temps », qui y a décelé une solution rapide de se placer comme un défenseur des animaux opprimés et la cupidité et le cynisme des laboratoires, tous les ingrédients sont là pour imposer le positivisme, non pas comme une révolution efficiente en éducation canine, mais comme une obéissance à un système éducatif affaibli, qui rencontre rapidement des limites, que la chimie pallie !
Sous couvert de bien-être animal, on n’a jamais constaté autant de mal-être canin. On n’a jamais eu autant de chien mal dans leur peau comme l’on peut le remarquer aujourd’hui. Le positivisme est une tromperie, à laquelle nous devons obéir, sous peine d’être qualifié d’éducateur canin de l’ancien temps, sous peine d’être ostracisé, conspué, condamné ou jeté en pâture sur les réseaux sociaux ! Celui qui ne se conforme pas à cette idéologie est automatiquement contre le bien-être et doit être détruit. Celui qui osera pointer les limites de son application, sera systématiquement associé à une brute réactionnaire. Si l’on regarde de plus près, on se rend bien compte que les mots aujourd’hui en éducation canine se suffisent à eux-mêmes pour s’imposer. L’efficacité, les résultats de ladite méthode ne sont plus un critère pour accréditer son utilisation. Les mots mielleux et bienséants contentent l’oreille de la foule, du peuple, des maîtres, manipulés et conditionnés ou biberonnés à la bienveillance et au bien-être animal. Il n’est pas question ici de contester ces deux notions, qui sont fondamentales et légitimes, mais juste de relativiser et de bien comprendre que, parfois, vouloir le bien favorise le mal, le renforce. Obéir à l’éducation positive, s’y conformer pour éviter de passer pour une brute, un démodé ou un arriéré, est devenu une mécanique, un conditionnement sociétal. Depuis quelques décennies, on ne cherche plus à argumenter par la technique et l’efficacité de celle-ci, mais par la culpabilisation et la manipulation en jetant le discrédit sur ceux qui n’appliquent pas la nouvelle obéissance.
EN RESUME :
On est passé d’un mouvement d’amélioration méthodique en renforçant, en insistant davantage sur les bons comportements, en les valorisant, en les gratifiant, à une idéologie abusive et sectaire, qui ne cherche plus à convaincre par l’efficience et la raison de sa méthode, mais par une propagande de dénigrement systématique de tous ceux qui ne désirent pas se conformer à la nouvelle mouvance, de tous ceux qui refusent d’y obéir.
Le positivisme est devenu au fil des années, une méthode qui veut éduquer les chiens à obéir sans contrainte, en contraignant les maîtres ou les éducateurs canins qui refusent de s’y soumettre aveuglément, à obéir sans discuter, sans contester.
Ce mouvement a demandé à la filière de ne pas réfléchir, de ne plus réfléchir, mais d’obéir, en usant de tous les outils nauséabonds de la propagande.
À « Chien de famille » et « Agapê » nous appliquerons Kant, qui, je le cite, a écrit : « Penser par soi-même, c’est congédier la peur et la lâcheté pour prendre le risque de la liberté ».
C’est pourquoi, nous avons développé la méthode affective. Des limites, de l’apaisement et de la motivation, le trio technique et gagnant d’une bonne éducation.