25/10/2026
25 octobre 2026
Tout devient exquis pour celui qui, échappe aux ondes du superficiel. L’heureux peut s’adonner à cette passion, cueillir l’or du profond. Il entre en lui et hop, finis la petitesse et le médiocre de sa personne, il s’élève au-dessus de tous les clans, flammèche.
Je ne sais pas où l’élu va. Il l’ignore, lui aussi. Mais j’expérimente les joies qu’il ressent à prendre cette direction, les transes et transcendances qui le revigorent quand il opère l’ascension.
Je parle de lui, je parle de moi, même chose. « il » et « je » ne font qu’un, dans l’affaire. J’use jusqu’au trognon la poire liberté. Je renifle les mots quitte à leur donner un autre sens que celui commun adopté par le troupeau.
Je ne suis pas le coupable. Je répète. Une fée agite mes berlingots du haut. C’est elle, la responsable. Je la remercie, la locataire du cerveau. Elle mit diamants sur mon collier jusqu’à m’en débarrasser lors des rencontres extraordinaires qu’elle me fît vivre.
J’esquinte ma raison sur l’ardoise fêlée. Je suis Serge et Mathurin, tout à la fois. Je confie mes soucis à la benne des oublis.
Je ne vous laisse pas en plan pour autant. Je m’occupe de vous. Je ne cire pas vos chaussures mais presque. J’ai empathie pour vous, sincère. Quand je rédige, vous n’êtes pas loin, de l’autre côté de la page. Je prends cela en compte sans m’en apercevoir. Je voulais le souligner. Je n’écris pas pour moi, seul, quoique.
« -Tant p*s, il dit ». De ses lèvres lippues sortent deux mots où il a mis toute sa déception. Je viens de lui dire non. Il n’est pas question que je revienne au jeu babouin pour tenir une revue littéraire.
Déjà fait, payer les dettes. Chat échaudé craint l’eau froide. Puis, surtout, plus l’envie, plus de goût, je ne suis plus dans l’action. Je règne en mon couvent comme îlot sur l’océan.
Pourtant là, pas de risque à prendre, il possède l’oseille, beaucoup. Il est prêt à me rémunérer. Moi le fric, j’en ai besoin que dans le strict angle de la nécessité. Je ne suis pas envieux et ne me crée pas de besoins. Je conspue l’artificiel. Je suis l’anachronique dans la société de l’argent-roi.
J’en ai tenu, une, la littéraire revue. Je raconterai, peut-être plus t**d. Là, pas de motivation et sans elle, le mot se fige, fée ne l’anime plus.
Frais s’engouffre dans la pièce. Il est vrai que fenêtre est ouverte. Il annonce la venue du froid. Je m’emmitoufle de sensations. Je prépare l’hiver.
Je n’oublie pas de vous envoyer la contribution dominicale. Je n’ai plus que cela et voulue par moi, comme obligation
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JE MEURS DANS LA BEAUTÉ DES CHOSES
Je meurs dans la beauté des choses. C’est à dire que je suis parvenu à ne plus être aimanté par le superficiel qu’il soit se**el, économique ou sociétal.
Que le crabe m’accorde encore quelques années, je tiens à profiter profondément de cette sérénité. Cette félicité ne provient pas du triomphe de l’’esprit sur la matière.
Elle jaillit de ces moments uniques quand l’un et l’autre se fondent entre eux pour ne former plus qu’un...
Ce matin, parc Jean Royère, une feuille d’automne en sa forme bizarre, sans définition pour la raison, cristallisa toute cette énergie à voir la féerie dans le détail, à priori, insignifiant.
Un coloris jaune accentuait le rebord de ses nervures. Le messager happait l’attention de l’imaginaire et m’offrit une sorte de transe que l’assis ne peut vivre et ressentir puisque il n’a pas mis ses sens au service du merveilleux.
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LE LACET
Le nom du lieu couronne son importance si vous ressentez alors que vous ne faîtes que passer, les strates du mystère qui honorent son identité jusqu’à la vôtre.
J’écris cela alors que je viens de parcourir un sentier que j’ai nommé pour moi seul le « lacet de l’âme ». Je l’emprunte souvent quand s’empare de moi ce besoin inné de contemplation. Il mène vers la mer.
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REMÉMOREZ-VOUS !
Remémorez-vous !
Il y avait dans la cage
de brumes un parfum
dont les effluves
vous prenaient
gorge et mains
vous amenant
vers les prémices
d’une extase
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LE BAOBAB
Tout ourlé
d une dentelle
de pierres
le mur
épais et gris
cèle un jardin
Le clos sert à l’imaginaire
Celui-ci déploie
une sorte d’ouate
composée de voyelles
et de consonnes
Derrière l’enceinte
le mien devine
une rose pourprée
une allée sinueuse
glissant entre
une végétation dense
Au milieu
de l’éden sauvage
un baobab
accentue la présence
de l’étrange
dans l’existence.
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PAR CES APRÈS-MIDI
Par ces après-midis, où toutes senteurs se mêlent au froid qui les enserrent, je perfectionne mon don de me mettre en dehors de tout ce qui rabaisse. Je flaire l’indication que sème la magie dans le quotidien. Diable, si on ôte la dictature consumériste, tout est indication à la féerie. Il suffit d’entrer en soi, pour le ressentir.
Je bénéfice de cette facilité innée, de percevoir le profond. Ma sensibilité sert de fusée. Je l’ai aiguisée tout au long de ces années où, en mon non résolu d’un quelconque système, je tressais ma dentelle sans en attendre autre chose, que l’ouvrage en cours m’ouvre les chemins diffusant de la transe à chaque épreuve de la vie.
Serge Mathurin THÉBAULT