Infiniment Canin

Infiniment Canin Je vous guide avec professionnalisme. Mon éthique : le respect du chien.

comportementaliste canin qui œuvre au quotidien pour le bien-être des chiens;l'éducation, rééducation et tout autre travail comportemental se fait avec l'humain et son chien.

ACACED : Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces DomestiquesCette "formation" dure deux jou...
09/05/2026

ACACED : Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques

Cette "formation" dure deux jours et est validée par un QCM de 60mm dans le meilleur des cas.

Cette agrément est obligatoire pour toute personne souhaitant s'installer en tant qu'educateur ou comportementaliste canin (ou félin).

RIEN DE PLUS ❗

Nombre de professionnels aujourd'hui, affichent sur leur site, ce seul sésame comme garantie de leur professionnalisme.

Non...pardon...souvent noyé d'arguments complémentaires , comme :
👉 j'ai toujours eu des chiens
👉 les chiens, c'est ma passion
👉 j'ai travaillé en refuge X années
👉 je suis parti voir des loups aux États-Unis
👉 j'ai suivi untel très connu pendant 15j sur son terrain
👉 j'ai inventé l'approche PsychoEthique de l'Olfaction (non scientifique mais validée par moi même)

Certains risquent même un "diplôme d'éducateur/comportementaliste" sans plus de précision .... Ok mais quelle formation, avec qui et quand ?

Vous l'avez compris, n'importe qui peut se déclarer professionnel dans le chien sans avoir une once de connaissance. C'est moche, mais c'est encore comme ça en 2025.

Et malheureusement, certains en forment d'autres et depuis quelques années, ça pousse comme des champignons, entraînant les chiens (et leurs humains) dans une maltraitance récurrente et parfois inouïe.

Certains humains veulent des résultats rapides et efficaces. Certains "professionnels" le leur garantissent. Les chiens trinques !

Alors pas évident de si retrouver car il existe plusieurs dénominations dans ce métier : Educateur, Educateur/comportementaliste, Coach en relation homme /chien, Cynologiste, Conseiller en comportement canin, etc...

Qu'importe le nom, l'important, c'est l'existence, à la base, non seulement d'une vraie formation mais aussi de sa qualité. C'est à dire, une formation à jour dans les connaissances actuelles et basée sur la bienveillance avec de la pratique en plus de la théorie.
Certaines sont reconnues par l'état, ce qui n'en fait pas pour autant des formations plus pointues, loin de là. D'autres non... et pourtant de qualité.

Les professionnels sérieux continuent de se former, tout au long de leur carrière car ce métier évolue avec l'avancée des connaissances scientifiques. En général, c'est spécifié sur leur site internet.

Et ces professionnels vous parlent d'observation, de confiance, de patience, de lien et de lâcher prise. D'éthologie, d'instinct et de besoins. Pas de chien aux ordres.

Ils ne vous vendent pas des forfaits de X séances sans vous avoir rencontrés, vous et votre chien et sans faire un bilan approfondi, quelque soit la ou les problématiques rencontrées.

Prenez le temps de vérifier le cursus du professionnel que vous allez faire intervenir. C'est important pour vous, pour votre chien et pour votre binôme.

* petite précision : certains pros ont démarré avec d'anciennes méthodes mais ils ont évolué au fil du temps. Ils se sont documentés, ont suivi des stages, ont été curieux et ont modifié leur vision du chien. Certains font aujourd'hui des conférences et/ou des stages. Ils sont transparents sur leur parcours. Et leur expérience est souvent riche d'enseignements sur les dégâts du coercitif. Tout cela est souvent visible sur leurs posts sur les RS et/ou sur leur site.

Anouck Arnould

Active dans la protection animale depuis 1998 et propriétaire de nombreux chiens, c'est tout naturellement que je m'oriente, il y a une quinzaine d'années vers le métier d'éducateur canin (la profession de comportementaliste n'existe alors pas encore, ou peu.). Cependant aucune formation ne corr...

22/04/2026

Comme il est agréable de se promener sur le RAVel en ces jours ensoleillés. Les propriétaires de chiens seront peut-être tentés de laisser leur mascotte se promener en toute liberté, sans laisse pour le brider.
Mais que se passerait-il si le chien se jetait sur les roues d'un cycliste qui arrive de face? S'il croisait un enfant de petite taille et qu'il lui sautait dessus pour jouer? S'il coursait un coureur ? S'il voulais dire bonjour à un autre chien et que celui-ci réagissait mal?
Ces situations sont déjà arrivées sur nos RAVeL. Si parfois, le chien ne cause qu'une belle frayeur, il est arrivé que certaines personnes ou animaux soient blessés.
Les maîtres pensent souvent que le chien répondra bien à l'appel de son nom, mais s'il ne le fait pas, leur responsabilité en tant que propriétaire sera engagée.
🧚‍♀️ Nous comptons sur le civisme de chacun pour faire du RAVeL un lieu sûr et agréable.
🐕Rappelez-vous aussi que le port de la laisse est obligatoire et que le non-respect de cette règle peut entraîner une amende.

Si vous aimez et respectez votre chien,ne vous trompez pas sur la personne qui va vous accompagner dans son éducation et...
22/04/2026

Si vous aimez et respectez votre chien,ne vous trompez pas sur la personne qui va vous accompagner dans son éducation et ses problèmes de comportements.

https://savoir-animal.fr/comment-eviter-pieges-mauvais-educateurs-canin/?fbclid=IwdGRjcARV-pJjbGNrBFX6kGV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAABHnKmg7AoYrwupEEFFTeIkeE_8fc6DNenpqSktwdiFhXTBYUdKEKvJbjx797Z_aem_rtXpBSqS1lbdQDJFLTm2zw

Protection des animaux : il devient essentiel de savoir distinguer un professionnel compétent d’un simple communicant.

18/04/2026

🐾 TRAVAILLER SUR LA DISTANCE DE DÉCLENCHEMENT DU CHIEN RÉACTIF 🐾

Travailler avec un chien réactif en méthode positive consiste souvent à travailler sur la distance de déclenchement du chien. En gros, c’est tout le contraire de l’immersion, méthode qui consiste à confronter directement le chien à ce qui le fait réagir, sans échappatoire, jusqu’à ce qu’il « s’y habitue ». L’immersion fonctionne rarement sur du long terme : un chien peut s’inhiber complètement face au stimulus qui l’effraie ou le met en colère, donnant l’impression qu’il n’y prête plus attention. Mais il ne s’agit que de résignation, parce qu’aucune autre solution que l’inhibition n’est proposée au chien. C’est, hélas, une façon de faire qui est encore beaucoup montrée sur les réseaux sociaux, parce qu’elle a un côté spectaculaire : on passe d’un chien écumant face à un humain étranger, à un chien placé au milieu de la foule et qui ne bouge pas une oreille. De quoi tromper le novice, qui pensera que la personne qui tient la laisse est forcément un peu magicienne. En réalité, le chien a renoncé à lutter, il est au-delà de la peur -c’est la fameuse « détresse acquise ». Aucun travail de fond n’est réalisé, et le chien recommencera à réagir quand il sera à nouveau placé dans des circonstances habituelles.

Il est plus intéressant -et plus éthique !- de pratiquer la désensibilisation plutôt que l’immersion. Désensibiliser, vous le savez, c’est exposer le chien au stimulus déclencheur par tout petits paliers, à un niveau qu’il est capable de supporter sans stress -ou presque- et augmenter la difficulté petit à petit, au fur et à mesure que l’animal est capable de tolérer davantage. Idéalement, on essaie de toujours garder l’animal en zone verte -la zone dans laquelle il ne déclenche pas- ou éventuellement en zone orange -pas trop foncé, l’orange 😉 !- mais jamais en zone rouge -zone dans laquelle le chien a trop peur ou est trop en colère pour être capable de faire fonctionner ses méninges, et donc d’apprendre.

Prenons un exemple concret : un chien qui a peur des coups de feu. On peut choisir de le placer en immersion, et de tirer des coups de feu près de lui jusqu’à ce qu’il cesse d’essayer de prendre la fuite. Bien sûr, on ne lui laissera pas la possibilité de se sauver, en l’attachant ou en l’enfermant. Face à ce qui lui fait peur, un animal qui a le choix opte pour la fuite dans presque tous les cas, à moins que l’expérience ne lui ait appris à répondre autrement à un stimulus aversif. Or, il sera ici obligé de subir, et soit il s’habituera -ce qui est peu probable, et surtout, ce qui se fera au prix d’une dose de stress énorme- soit il s’inhibera et deviendra encore plus sensible aux coups de feu par la suite. Il se sera donc produit une sensibilisation, l’inverse de l’effet souhaité. Inutile de prendre le risque de jouer à la roulette russe.

L’intérêt premier de la désensibilisation et du travail sur la distance de déclenchement est donc le respect des émotions du chien, car avec cette méthode, on ne le pousse jamais dans ses retranchements. Mais surtout, l’exposer très progressivement au stimulus qu’il perçoit comme négatif lui permet d’apprendre à observer, à écouter, et à réfléchir. Il en est encore capable, puisqu’il n’est pas placé en zone rouge ! Imaginons un chien réactif congénères, qui se déchaîne en bout de laisse dès qu’il aperçoit un autre chien : la première étape du travail de rééducation de cet individu sera le maintien d’une distance plus ou moins grande entre le stimulus déclencheur et lui. Nous ne le confronterons plus directement à d’autres chiens : nous travaillerons dans des endroits ouverts, où il pourra observer d’autres chiens de loin. Il faudra déterminer à partir de quelle distance le chien risque de déclencher, et éviter d’atteindre cette limite : notre but ne sera pas de corriger l’animal qui déclenche, mais de faire en sorte qu’il ne déclenche pas et de renforcer fortement le non-déclenchement. Toutou apprendra ainsi qu’il peut faire confiance à son humain, ce dernier ne le menant pas tout droit vers ce qui le met mal à l’aise. En agissant de la sorte, le chien peut observer, et se référer à son gardien puisque son cerveau est disponible. Il peut être récompensé avec quelque chose de très intéressant (jouet, récompense alimentaire…) et il apprend alors à associer le stimulus initialement désagréable à quelque chose de très positif. Son émotion change peu à peu. Et surtout, en prenant le temps d’observer l’autre, il prend le temps de communiquer. Au lieu de foncer tête baissée sur l’autre chien pour se décharger de son émotion négative, il regarde l’individu d’en face, observe ses signaux, et réapprend à s’ajuster à l’autre. Il remarque que ses signaux de communication ont un effet : celui d’éloigner l’autre, ou de l’apaiser. Le chien réactif n’est plus obligé d’aller aussi loin dans sa communication, et il peut redescendre de plusieurs échelons sur l’échelle de l’agression. Pourquoi dépenser toute son énergie à fulminer, quand un détournement de tête suffit ? Petit à petit, la distance pourra être réduite et le chien réapprendra à côtoyer ses congénères. Peut-être pas en liberté, et peut-être pas à moins de 2 mètres. Mais passer d’une distance de déclenchement de 15 mètres à une distance de 2 mètres, et pouvoir croiser un autre chien sur le trottoir d’en face sans que Toutou ne se transforme en dragon, n’est-ce pas déjà une immense victoire ?

Alors certes, cette méthode n’est pas spectaculaire. Elle ne permet pas de faire des milliers de vues sur Facebook ou Instagram, et elle prend du temps. Mais elle permet au chien -et à l’humain !- de profiter de promenades plus sereines, et de ne plus susciter les remarques désapprobatrices de ceux qui pensent qu’un chien réactif est forcément « mal éduqué ». Et surtout, elle permet au chien de réapprendre, au moins en partie, à interpréter et employer efficacement le langage de son espèce. Et ça, ça n’a pas de prix.

Elsa Weiss / Cynopolis Formations
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🐕 Texte garanti sans IA 🐩

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15/04/2026

Du vécu....avec ces imbéciles qui se croient les rois du monde.😡😡

13/04/2026

Les signaux de stress du chien ressemblent à des comportements ordinaires. C'est exactement pour ça qu'ils passent inaperçus.

Le bâillement tendu n'est pas de la fatigue — c'est une demande de désescalade. Le léchage rapide des babines n'est pas de la gourmandise — c'est un signal d'apaisement. Les oreilles asymétriques ne sont pas un hasard de posture — c'est un conflit interne actif entre fuir et rester.

La logique est la même pour tous les signaux : le chien communique avant d'agir. La queue serrée dont seule la pointe bouge est une mise en garde qui précède le mordre. Le blanc de l'œil visible signale un inconfort intense — arrêter l'interaction immédiatement est la réponse correcte.

Deux signaux souvent mal interprétés dans l'autre sens :
La gu**le ouverte et détendue avec langue pendante est une émotion positive réelle — muscles relâchés, contact maintenu.
La prosternation avant de jouer — pattes avant au sol, arrière-train levé — est une invitation explicite. Elle ne ressemble à aucun autre signal.

🐕 Lire le corps du chien avant qu'il agisse change complètement la dynamique.

28/03/2026
Le pourquoi du comment du "Assis" inutile https://www.facebook.com/share/p/1Bzu79nYdj/
27/03/2026

Le pourquoi du comment du "Assis" inutile
https://www.facebook.com/share/p/1Bzu79nYdj/

Ce matin, je suis entrée dans une animalerie avec Aslø.

Mis à part le fait qu'Aslø serait, selon la responsable du magasin, une bouvier bernois croisée staff — hypothèse audacieuse mais pourquoi pas — tout se passait plutôt calmement.

Jusqu'à la friandise.

La responsable propose une petite crassouille à Aslø. Un geste à priori gentil. A priori.
Aslø regarde. Observe. Attend.

Et là arrive le fameux ordre.
Le grand classique.
Le tonitruant.
Le définitif.

« ASSIS ! »

Pas un mot posé.
Pas une invitation.
Un ordre.
Un de ceux qui dit surtout : "C’est qui le patron ?"

Je précise calmement :

« Elle ne connaît pas cet ordre, et je ne tiens pas à ce qu'elle le connaisse. »

La personne insiste.
Sans vraiment m’écouter.
Après tout, ce n'est pas comme s'il était question de ma chienne.
Elle répète son ordre. De plus en plus fort, des fois que ce soit parce qu’Aslø n'a pas entendu.

Aslø, elle, finit par faire ce que font beaucoup de chiens intelligents :
elle réfléchit.
Et visiblement, elle conclut quelque chose comme :
"Bon… elle ne va pas me donner son truc. Tant p*s."

Elle s'assoit en me jetant un regard circonspect.
Et là, verdict immédiat :
« AH VOUS VOYEZ QU'ELLE CONNAÎT ! »

Non.
Elle ne connaît pas.
Elle s'adapte au contexte.

S'asseoir n'est pas obéir.
Un chien peut s'asseoir pour mille raisons :

- parce que c'est plus confortable
- parce qu'il attend
- parce qu'il se met en retrait
- parce qu'il tente de faire cesser une pression
- parce qu'il analyse une situation floue
- parce qu'il choisit la voie la plus simple

S'asseoir n’est pas une preuve de connaissance.
Encore moins une preuve d'obéissance.

C’est parfois juste une réponse sociale.
Une tentative de régulation.
Un compromis.

Mais quand on regarde le chien uniquement à travers la grille de l'ordre, on rate tout le reste.

Le problème, ce n'est pas le mot "assis".
C'est ce qu'il empêche de voir.

Il empêche de voir :
- la réflexion du chien
- son inconfort éventuel
- son intelligence situationnelle
- sa capacité d'adaptation

Un chien qui "obéit" vite est souvent perçu comme un bon chien.
Un chien qui réfléchit est souvent perçu comme têtu.

Et c’est là que ça m’inquiète.
Pas pour Aslø.
Elle va bien.
Elle sait gérer ce genre de situations.

Ce qui m'inquiète, c'est que cette personne est responsable d’une animalerie.
Et qu’elle donne probablement des conseils d’éducation toute la journée.

Des conseils basés sur :

- le contrôle
- l'ordre
- la dominance déguisée derrière une friandise
- et l'idée que si le chien fait quelque chose, c'est forcément qu'il "sait" et qu’il "doit".

Sans jamais se demander pourquoi il le fait.

Je n'ai pas argumenté.
Je n'ai pas donné mon métier.
Je n'ai pas corrigé.

Je l'ai laissée penser ce qu'elle voulait. Elle n'avait sans doute pas envie d'entendre quoi que ce soit à ce propos.

Mais cette scène est révélatrice d’un immense malentendu :
👉 un chien n'est pas un exécutant.
C'est un être vivant qui pense, ressent, anticipe, s'adapte, choisit.

Et parfois, il s'assoit.
Pas parce qu'il obéit.
Mais parce qu'il a compris que l'humain en face n'écoutera rien d'autre.

Prêt ou pas , cet article est bouleversant.
08/03/2026

Prêt ou pas , cet article est bouleversant.

Ils ne l’ont pas ramenée à la maison.
Ils ont planifié sa fin.

Un lundi gris, une famille de quatre est entrée dans notre refuge avec leur bouvier bernois de neuf ans.

Papa a rempli le formulaire d’abandon.
Maman a gardé ses lunettes de soleil.
Les enfants sont restés dans la voiture.

« Motif d’abandon : » Ne correspond plus à notre mode de vie.
« Problèmes de comportement : » Aucun.
« Durée de possession : » Neuf ans.

Neuf ans de Noëls.
Neuf ans d’orages où elle s’est sûrement blottie contre leurs jambes.
Neuf ans de siestes au salon, de miettes “par hasard” tombées, de soleil dans le jardin, et de routines du soir.

Et en moins de dix minutes, elle est devenue un numéro de dossier.

On l’a renommée Naya.
Ça ne me semblait pas juste qu’elle porte encore le nom prononcé par des gens capables de la laisser si facilement.

Quand son humain s’est agenouillé pour dire au revoir, Naya s’est illuminée.
Sa queue épaisse a remué si fort que tout son corps a suivi.
Elle a léché son visage. A posé ses pattes sur ses épaules.

Elle pensait que c’était juste une autre balade en voiture.
Elle pensait qu’ils rentraient.

Il m’a tendu la laisse.
Et il est parti sans se retourner.

Au début, Naya a tiré vers la porte.
De petits gémissements. Des pas pleins d’espoir.
Puis elle s’est arrêtée.

Elle m’a regardée.

Et j’ai vu l’instant exact où son cœur a compris ce que sa tête refusait.

Elle n’a pas aboyé.
Elle n’a pas grogné.
Elle n’a pas “fait de scène”.

Elle s’est juste refermée sur elle-même.

Elle a choisi le coin le plus éloigné du box.
Assise, tournée vers les barreaux.
La tête basse. Les oreilles lourdes.

Pendant trois jours, elle a à peine bougé.
Pas un son. Pas une réaction. Juste du chagrin.

Sur ses papiers, une case disait :
« Euthanasie si non adoptée. »

Parce qu’elle est âgée.
Parce que c’est un grand chien.
Parce que les refuges débordent.

Le quatrième jour, je me suis assis près d’elle, sur le béton froid. Je n’ai pas dit son nom. Je ne l’ai pas touchée. Je suis juste resté là.

Dix minutes.
Vingt.

Lentement… presque imperceptiblement…
Elle s’est rapprochée.

Pas complètement.
Juste assez pour que son épaule vienne se poser contre ma jambe.

Ce contact minuscule, tremblant.

Elle n’avait pas cessé d’aimer les humains.
Elle attendait juste que quelqu’un reste.

Naya n’est plus sur la liste d’euthanasie.

Ce week-end, un couple de retraités vient la rencontrer. Ils ont demandé expressément un bouvier bernois senior.

Ils ont dit : « On ne veut pas un chiot. On veut une âme. »

Souvenez-vous de ça :

Les bouviers bernois n’arrêtent pas d’aimer quand ils vieillissent.
Ils ne deviennent pas jetables quand la vie se complique.
Ils ne comprennent pas les “changements de mode de vie”.

Ils aiment, c’est tout. Pleinement. Intensément. Pour toujours.

Naya a donné neuf ans de loyauté.
Elle mérite le reste de sa vie avec quelqu’un qui sait que l’amour n’a pas de saison.

Si cette histoire vous a touché ne serait-ce qu’un peu, partagez-la.

Parce que quelque part ce soir, un autre grand chien est assis au fond d’un box, les yeux fixés sur une porte qui ne s’ouvrira plus jamais… en espérant encore qu’elle s’ouvre. 💔

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