05/08/2026
J ai écris un article pour Savoir Animal, Le Magazine des Animaux que je remercie 🫶🏾
"Du point de vue du cheval, cela se reflète sur sa longévité. La moyenne passe de 18 ans à 30 ans. Pouvez vous imaginer une relation de 20 à 30 ans de vie commune ? Nous sommes de plus en plus nombreuses à expérimenter ce noble chemin, à devenir accompagnatrice de fin de vie. Le temps devient plus lent, mais aussi mélancolique. Et là aussi, l’évolution des mœurs est observable. Avant le cheval âgé ou « usé » était vendu à la boucherie, placé dans les refuges, ou était abandonnés… Si ces cas sont toujours aussi fréquents, hélas, de plus en plus de femmes font le pari du contraire. La relation évolue, comme un parent âgé à qui l’on voue sa vie. Mais femme et cheval vieillissent ensemble, marchant ensemble dans le crépuscule d’une relation tissée par le temps long, fidèle et engagée. On le voit changer, marcher plus lentement, perdre la vue. Alors les questionnements évoluent… Doit-on déménager dans un lieu plus favorable à son âge ? Doit-on adopter un compagnon, partenaire de ses vieux jours ? Le besoin alimentaire augmente ainsi que les frais vétérinaires. Mais il faut tenir bon et cela rend la mission d’autant plus noble. L’accompagnement de fin de vie et le deuil qui en découle aboutissent à l’isolement face à une société spéciste qui ne prends pas en compte les sentiments liés à la relation humanimale. Cependant, les accidents de vie, de parcours, la maladie, le décès, les soucis financiers peuvent parfois mettre un terme à ces relations faute de soutien aboutissant au placement du cheval en refuge… Quid du deuil du cheval et de son avenir lorsqu’il ou elle perd sa partenaire humaine, ou de son partenaire équin lorsqu’il en a un…
Nos cris de liberté, d’affranchissement à des années de patriarcat et de domination se conjuguent au rythme de leur sabot sur la terre. Nous sommes des Femmes qui courent avec les Chevaux, habitées par l’esprit d’un esprit de chevalerie féminine effacées au cour des siècles, celui des révolutionnaires, des sorcières et de toutes celles qui furent jadis réduites au silence. Sauf que cette fois, nous nous faisons entendre.
Au regard de tous ces éléments, je pense plus que nécessaire que la société porte un regard plus évolué sur cela en s’adaptant. Si les milieux conservateurs semblent vouloir résister ils sont contraints néanmoins de s’adapter au fur et à mesure du monde nouveau bâtit par les femmes de chevaux : un monde équin qui se distingue du milieu équestre tel qu’il fut jadis.
Le crépuscule des chevaux n’est pas arrivé et je reste convaincue qu’en apprenant d’eux, nous pourrons faire une meilleure société humaine. C’est ce que je tente de proposer lors de mes webinaires sur ma plateforme danslespasdeschevaux.com, qu’ils portent sur le deuil, le burn out équestre ou encore le réensauvagement des chevaux." Dans les Pas des Chevaux
Lien en commentaire