02/20/2026
Message difficile à faire pour moi aujourd’hui, j’ai envie d’avoir des témoignages, car je n’en entends jamais parler de ses accidents là…
Il y a presque deux semaines, une jument appartenant à l’une de mes pensionnaires a perdu la vie dans un accident qui me hante encore. Un de mes troupeaux de six chevaux ont brisé leur fil d’enclos et se sont retrouvés dans la rue. L’une d’elles a été percutée violemment par un pick-up par derrière. Elle n’est pas morte sur le coup… et certains détails restent encore trop lourds à mettre en mots.
La rue de l’écurie est limitée à 50 km/h. Il y a des arrêts obligatoires de chaque côté, des lampadaires, aucun arbre ni obstacle visuel. Les chevaux portaient leurs couvertures, certaines avec des bandes réfléchissantes. La police avait déjà été avisée par un automobiliste que des chevaux se trouvaient sur la chaussée. L’accident est survenu vers 5 h 30 le matin.
Nous avons acheté l’écurie il y a presque sept ans. À l’époque, il y avait des clôtures de métal, de bois et électriques. Nous avons tout remplacé pour des clôtures électriques, convaincus qu’elles représentaient la solution la plus sécuritaire : une barrière mentale, moins de risques de blessures graves comme avec le métal, moins de détérioration qu’avec le bois. J’accepte aussi qu’ils portent des couvertures, sachant qu’ils ne pognent pas de choc, mais qu’une barrière mentale c’est assez fort pour leur faire peur. En près de sept ans, aucun accident, aucune blessure sérieuse liée aux clôtures… jusqu’à celui-ci… Je ne prétends pas qu’aucun cheval n’ait jamais brisé un enclos auparavant. Mais jamais personne n’avait été blessé. Et pour moi, cela comptait énormément.
Depuis, je reste profondément marquée. Traumatisée, même. Le jour même, j’ai installé une barrière supplémentaire à l’entrée afin qu’aucun cheval ne puisse plus jamais accéder à la rue. Les clôtures ont toujours été vérifiées matin et soir. Les chevaux ont du foin à volonté, eau chauffée, abris suffisants et ils sont loin de la rue…
J’essaie de continuer à croire que j’ai fait des choix réfléchis, sécuritaires, dans le meilleur intérêt des chevaux.
J’essaie de me répéter que c’est un accident. Que je ne suis pas négligente. Que je mets tout en œuvre pour le bien-être des chevaux en pension. Que cela aurait pu arriver à n’importe qui. Que vivre avec des animaux comporte des risques… Mais malgré tout, la peine reste présente. Je suis bouleversée, tout comme ma pensionnaire qui a perdu sa jument
Si certains d’entre vous ont vécu une situation semblable, que ce soit comme propriétaire d’écurie ou comme pensionnaire, j’aimerais beaucoup connaître votre histoire. J’aimerais savoir comment qu’on agit comme propriétaire d’écurie, ou comment une pensionnaire touchée aimerait être considérée.
Si le cœur vous en dit d’écrire votre expérience en commentaire ou en privé, j’aimerais tellement savoir comment on vit la perte d’un animal dans des situations exceptionnelles comme celle là