05/19/2021
LES ANIMAUX, VICTIMES DE LA CRISE DU LOGEMENT 🏠
On a beaucoup parlé de la vague d’adoptions engendrée par la pandémie, et nombreux sont celles et ceux qui craignent que des animaux achetés impulsivement soient bientôt abandonnés. Mais cette crise appréhendée en cache une autre: celle des déménagements et des nombreuses familles incapables de trouver un logement qui accepte leur animal.
Pourtant, un foyer sur deux au Québec vit avec un animal. Les personnes les mieux nanties réussissent parfois à s’en sortir en négociant avec leur propriétaire ou en accédant à la propriété. Mais ce sont les familles les moins privilégiées qui sont les plus touchées en raison du nombre de logements limité.
Comme dans le cas de bien d’autres problèmes de société, on a tendance à pointer du doigt les gestes individuels plutôt que les causes systémiques. À traiter de « sans cœur » les personnes qui sont contraintes de confier leur animal à des refuges alors qu’elles sont simplement victimes d’injustice.
Confronté à un problème semblable, le gouvernement de l’Ontario a réagi en adoptant, dans les années 1990, une loi invalidant toute clause interdisant la possession d’animaux dans les logements locatifs. La SPCA de Montréal répète depuis longtemps que le Québec doit suivre cet exemple.
Des solutions permettant de sortir de cette crise existent. Il s’agit simplement de faire preuve de solidarité et de considérer les animaux comme des membres de la famille à part entière. Pour en savoir plus : www.spca.com/les-animaux-victimes-de-la-crise-du-logement/
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ANIMALS, VICTIMS OF THE HOUSING CRISIS
Much has been said about the uptick in adoptions sparked by the pandemic, and many fear that these animals, often purchased impulsively, will soon be abandoned. However, this anticipated crisis is eclipsing another: that of moving season, a time of the year when many families who have not found an animal-friendly new home are forced to abandon their companion animal.
Yet, half of Quebec households have an animal. The more fortunate among them are able to come to an agreement with their landlord, while others just buy a home. Unfortunately, not everyone is so privileged: low-income families are most affected by no-pet clauses, given the limited availability of housing options.
As with many other social problems, there is a tendency to point the finger at individual actions rather than to systematic causes. People who are forced to relinquish their animal companions to shelters are treated as heartless, when they are actually the victims of injustice.
Faced with a similar issue in the mid-1990s, the Government of Ontario adopted a law invalidating any clause prohibiting the possession of animals in rental housing. The Montreal SPCA has long advocated for Quebec to follow this example.
Solutions to this crisis do exist. Landlords could simply show solidarity with animal-loving renters and consider their animals to be full-fledged family members. Read more: www.spca.com/en/animals-victims-of-the-housing-crisis/